| Haute Hermoupolis - 05/08 |
On
dirait qu'en ce début août 2012 la saison à Syros devienne enfin
« normale », et que même les petits avions d'Olympic Air
adaptés à l'aérodrome de l'île, y contribuent à la hauteur de
leurs maigres capacités. Et évidemment ces ferrys aoûtiens
surtout, qui finissent et ceci depuis samedi, par déverser une
certaine masse de touristes sur le port d'Hermoupolis. C'est vrai
qu'il arrive désormais aux clients d'attendre quelques minutes avant
d'être servi chez le glacier Italien en face de l'embarcadère, ou
patienter pour un café de l'autre côté du port, et encore.
| L'avion de ligne - Syros Août 2012 |
Dimanche
(05/08) midi, l'emblématique café de la haute ville d'Hermoupolis
(sa terrasse offre la meilleure vue sur la ville, le port et la
baie), étaient fermé. Seule une dame d'un certain âge avait ouvert
sa boutique de souvenirs et d'artisanat local sans guère d'illusions
: « La saison
est déjà presque close, elle ne s'est pas vraiment ouverte cette
année en réalité. Le café ouvrira ses portes dans l'après midi
seulement, le gérant ne s'en sort pas voyez-vous, il ne peut plus
donner du travail à ses employés du matin, moi-même, j'employais
deux personnes dans ma boutique mais c'était bien avant. Tout
s'effondre... à Syros aussi... La saison touristique s'est
considérablement réduite, trois semaines pour ne pas dire deux ».
Pour ceux qui ont osé ouvrir leurs commerces de saison en mars
dernier, comme à chaque mois de mars depuis « toujours »,
la portion 2012 est déjà bien amère et l'hiver prolongé, au sens
propre et d'ailleurs figuré. Car la « saison morte »
s'est prolongée cette année jusqu'en juillet, aux dires de tous ici
à Syros, c'était un juillet catastrophique. « Nous
devrions nous y habituer enfin »
avouent certains habitants. C'est dans ce même ordre des choses
nouvelles que certaines petites sucreries locales ne coûtent guère
plus que quelques dizaines de centimes, on s'y retrouverait même en
convertissant leur prix en drachmes. Indéniablement... notre récente
histoire monétaire a un sens. Désormais, à travers les ruelles de
la Haute Hermoupolis on peut « dénicher » tant
« d'occasions et d'affaires », car comme ailleurs,
l'immobilier est mis en vente dans le désespoir, d'autant plus que
le bourg est (encore) classé, ce qui n'arrange plus grand monde
finalement par ce temps de crise.
| Haute Hermoupolis - 05/08 |
| Haute Hermoupolis - 05/08 - à vendre ou à louer |
| Haute Hermoupolis Vue sur le port - 05/08 |
L'été
grec, splendide et récurent dans ses aspects finalement les plus
élémentaires est au rendez-vous plus vrai que jamais, et pour une
fois sans « ses » masses humaines, dans certaines
Cyclades en tout cas. « Son » modèle touristique déjà
plongé du mauvais côté de la vague depuis 2004, touche à sa fin,
même si par certains de leurs aspects, les apparences demeurent.
Mais seulement les apparences. Dans son éditorial du dimanche 05
Août, le journal Avgi
(proche de SYRIZA), s'en réjouit presque de cette fin du mauvais
paradigme, sous un titre évoquant : « L'été
grec en crise ».
Bâtiments délabrés, installations à l'abandon, plages portant les
stigmates du sur-investissement destructeur, sur-appropriation des
espaces à la fois sous impulsion locale et « globale »,
le tourisme en somme, un « marché mythique » dans une
« économie » pour en finir mondiale, et doublée d'un
life-style
ennemi des harmonies. Les deux dernières générations de Grecs en
raffolait tant, croyant par la même occasion aux mythes fondateurs
de la bancocratie plus au « crédit-vacances » popularisé
à l'occasion avec les fonds structurels bruxellois, parfois
transformés en résidences dans les Cyclades. C'était aussi après
l'intronisation de l'autre grand mythe, celui de l'euro et de la
« construction démocratique » de l'Union Européenne.
Pauvre peuple... pauvre d'esprit !
Nous
commençons par comprendre enfin aussi nos « gouvernants »,
la Grèce sera gardée coûte que coûte dans l'euro au moins pour un
temps encore, mais pas les Grecs. La dite masse monétaire ne circule
plus, elle devient d'ailleurs de plus en plus rare comme les
vacanciers sur les îles, à un tel point où même Adam Smith aurait
du mal à reconnaître son capitalisme. On ne naviguer même plus à
vue, car on coule déjà et à l'aveuglette. L'insularité
fonctionnelle dans son échelle d'antan, a cédé sa place et ses
espaces à la mondialisation, puis cette dernière ne promettra plus
que du néant, autrement dit du chaos. Et n'en déplaise aux
nostalgiques des anachronismes supposés idylliques, l'insularité
vécue et pratiquée de l'avant tourisme ne reviendra plus, même si
les fréquentations de saison vont rappeler les chiffres analogues
des années '50.
| Œuvre de Samios - Pinacothèque d'Hermoupolis 04/08 |
Les
Cyclades tristes ainsi que les autres lieux uniques de cet archipel,
saluent l'aporie du futur avec le même effroi finalement que la
Thessalie, le Mezzogiorno ou la Sicile par exemple, toute proportion
gardée, nul ne sera plus maître de son destin, de sa vie et bientôt
de ses biens propres ce qui peut toujours faire très mal. Le journal
de « l'Aube de gauche » (Avgi
en grec, c'est « l'aube ») croit comprendre « qu'une
sorte de décroissance serait déjà à l'œuvre, permettant pour une
fois aux sociétés et aux communautés locales, pourtant déjà
divisées suivant les castes de la professionnalisation et au gré
des (micro) secteurs d'activité, le temps nécessaire à la pause, à
la réflexion et ainsi potentiellement, à la mise en place d'un
nouveau paradigme, en rupture avec le gaspillage historique du modèle
touristique méditerranéen ».
Est-ce possible ?
Car
néanmoins, on peut aussi rester dubitatif face à cette analyse et
ceci pour deux raisons : D'abord, la société se délitant par
le bas, ainsi, le dénuement initié par la chute du « modèle
mythique » n'est pas forcement synonyme de sagesse retrouvée,
supposons d'ailleurs qu'elle existât jadis pour qu'elle soit
retrouvée de nos jours, rien de moins évident. Ensuite, l'impulsion
venant d'en haut, ce ciment collectif d'espoir demeure introuvable,
pour ne pas dire qu'elle s'éloigne au fur et à mesure que la
politique du choc et des fractures sociales multiples se poursuivent
sans aucun répit. Il va falloir sortir du choc d'abord, pour
retrouver ensuite une certaine capacité de scruter l'horizon au-delà
des îles, à moins que, « un arrêt cardiaque général »,
c'est à dire la faillite totale, n' introduise un autre paramétrage
dans le vol plané de la Grèce et ce sera brusquement la fin de
l'apnée ou de la bancocratie, c'est selon.
| Pinacothèque d'Hermoupolis 04/08 |
| Œuvre de Papanelopoulos - Pinacothèque d'Hermoupolis 04/08 |
À
Syros en tout cas, les vacanciers Grecs se montrent assez tristes et
râleurs à toute occasion, on pourrait alors dire que quelque part
c'est... la fin des privilèges, à commencer par celui de
l'insouciance du temps vaqué, sauf que le « temps vaqué »
a aussi vécu, entre chômage réel, licenciements potentiels et
incertitude eschatologique. En deux ans de Mémorandum, c'est aussi
notre rapport au temps et à ses coupures qui se trouve aussi
modifié. Entre téléologie et « finition en cours »
nous sommes finalement bien servis.
Signes
d'époque entre-temps, Takis, membre des « Activistes
autonomes » de Syros et co-initiateur des cuisines solidaires
et collectives, chômeur lui-même, affirme que sur l'île il y en a
qui commencent par chercher leur nourriture dans les poubelles,
« scènes déjà
vues »
souligne-t-il. « Mais
il y en a beaucoup d'autres qui ont honte et n'osent pas se montrer
aux cuisines collectives comme notre foyer, qui en même temps est un
lieu solidaire, créateur de lien politique de gauche et espace
culturel. En plus et pour nous compliquer la tâche et le rôle, ce
volet solidaire au quotidien et finalement d'urgence, l'aide
alimentaire pour dire les choses par leur nom, est plutôt l'œuvre
de l'Église ici, Catholique et Orthodoxe, c'est une forme de
concurrence et d'institutionnalisation de l'assistanat porteur et
vecteur d'un autre message idéologique qui n'est pas le nôtre bien
évidemment ». Ces
derniers jours en plus, Takis et ses camarades se préoccupèrent
aussi d'autre chose.
| Œuvre de Fasianos - Pinacothèque d'Hermoupolis 04/08 |
La
rumeur courut à travers l'île, reléguée par la presse locale, et
selon elle, « des
cadres athéniens de l'Aube dorée seraient sur le point d'embarquer
pour Syros afin d'épauler leurs adeptes locaux dans la mise en place
d'une antenne locale du mouvement, ayant pignon sur rue ».
Takis et les siens pensaient alors organiser un « front de
principe efficace », allant des autonomes à SYRIZA, en
passant si possible par le KKE (parti communiste) et par ses membres
actifs. On pensait ainsi, que sous peu, les adeptes du parti de
Michaliolakos seraient prêts à se montrer sur le port, « plus
nombreux que la quarantaine avérée des aubedoriens d'Hermoupolis,
car on pensait que quelque chose serait en préparation pour la date
du 4 août, jour anniversaire du régime fasciste instaurée par le
Général Metaxas en 1936 ».
Certes, la commémoration du 4 Août 1936 peut sembler si lointaine
et désuète (sauf que le Général Metaxas avait dit non au FMI de
l'époque, c'est encore probable, mais entre le « probable »
et le « vraisemblable » dans ce pays mouliné, on (se)
mélange bien pieds et tête à présent.
Finalement,
c'est un autre événement relevant de cette nouvelle envergure
historique de saison, qui a conduit les adeptes de l'Aube dorée de
Syros sur le port. C'était samedi soir, et j'avais bien remarqué
une présence policière inhabituelle sur le port et aux alentours,
mais sans y voir disons, d'attention particulière. La police locale
était pourtant là, opérant le transfert de « l'ogre de
Paros », du « bourreau des Cyclades » et pour tout
dire du « monstre Pakistanais », (car) selon les
reportages, « après
les aveux et les résultats des tests ADN, sur Ali M. et sur sa
victime, [une
jeune grecque âgée de 15 ans],
violentée et sauvagement frappée par le présumé agresseur en
plein jour et à proximité de la plage célèbre au sable doré, la
« Côte d'or ». Le Pakistanais, âgé de 21 ans, aurait
d'abord tenté de voler le portable de la fille avant de la frapper,
puis de l'agresser sexuellement ».
La fille est toujours dans le coma dans un hôpital athénien et
toute la Grèce suit ce fait divers, devenu le crime de l'été 2012.
![]() |
| La Police sur le port de Syros samedi 04/08 - source inews.gr |
Takis
de Syros pense que cette affaire serait plutôt montée, mais montée
ou pas, cet événement « cluster » est à la fois fort
significatif et une fois de plus, catalyseur des opinions. Moins
conspirationnistes que Takis, deux autres habitants d'Hermoupolis
rencontrés dimanche matin sur le port, partageaient néanmoins le
même avis que lui pour ce qui est d'un autre aspect de l'affaire :
« on en fait un
très gros plat, on médiatise à l'extrême un drame et un crime, et
on mobilise une escorte policière comme pour un tueur en série. En
plus, en interne depuis la Police on aurait bien délibérément
informé les types de l'Aube dorée ».
Sur ce dernier point, Takis est aussi formel : « on
offre encore une affaire à l'Aube dorée et sur un plateau, c'est de
l'orchestration mais en tout cas au moins, ce n'est pas en ce 4 Août
que les fascistes auront mis en place leur antenne locale à
Hermoupolis... pour l'instant en tout cas ».
| "Je m'habille, je mange et je fais du tourisme grec" - Syros 08/2012 |
Après
la... télé réalité de Kasidiaris, et la distribution de patates
et d'autres denrées sur la place de la Constitution sous
présentation de la pièce nationale d'identité pour ainsi pouvoir
en bénéficier, voilà que « l'Ogre de Paros » en
rajoutera une pièce de plus, à un édifice culturel et politique...
« prêt à porter ». Nul doute que l'Aube dorée prépare
son accession au pouvoir, et ainsi, elle teste l'opinion avant de la
dévorer alors toute crue et même bien croquante car, déjà...
précuite. « C'est
maintenant ou jamais »,
s'amusent à dire les cadres du mouvement d'extrême droite. Ainsi,
les sociétés consuméristes du tout dernier Occident seraient en
cours de fascisation depuis bien longtemps, sauf que le
« besoin final» était mis en veilleuse. Mais le temps
d'après est enfin arrivé. Il suffit d'ouvrir simplement ses yeux,
c'est si visible. À ce propos, la gauche grecque (pas le PASOK, la
gauche), n'est certainement pas idiote à défaut d'être encore
capable d'initiatives, ce qui relève encore de toute une autre
affaire et combien de taille. Giorgos Koropoulis à travers son texte
publié au journal Avgi
du dimanche (05/08) explique à sa manière « qu'une
société pillée et fascisée n'est plus réceptive des messages
antiracistes venus d'en haut et elle considéra toujours que la
solidarité de tous envers tous est un non sens. Peut-être aussi,
parce qu'instinctivement, la société ressent que quelque chose de
clair et d'éclairant doit manquer au discours de la gauche. Même
les combats livrés par les élus de gauche au sein du Parlement
n'ont guère de sens car le peuple a compris que la « Parlement »
n'a plus aucun sens ».
Et j'y ajouterais, surtout depuis que le peuple est privé de son
pain, de ses spectacles et de ses vacances sur les îles,
« coutumes » alors subventionnées par les organismes de
crédit et autres banques, devenues de fait, grandes prédatrices
devant l'éternel (?) social.
| Place de la Mairie Hermoupolis - 08.2012 |
C'est
ainsi que certains lecteurs bienveillants et intellectuellement
honnêtes (aussi) de ce blog même, n'arrivent pas à comprendre
comment ceci devient alors possible en Grèce, autrement-dit, comment
les gens ne réagissent pas ou pas assez « comme il faut »,
ou encore pourquoi j'utilise parfois le terme « méta-démocratie »
pour designer les faits et gestes de la nouvelle situation. Ces amis
du blog parfois, pensent et pensent logiquement suivant une analyse
qui présuppose une certaine rationalité, sans doute encore immergés
dans un univers sociétal où l'emploi ainsi qu'une certaine
régularité des salaires versés à chaque fin du mois serait encore
« de mise », car au-delà, c'est d'autre chose qu'il
s'agit, et cette « autre chose » s'apparente bien à une
mutation. On peut certainement mieux philosopher (et tant mieux) se
procurant les œuvres Polanyi usant du dernier salaire tombé, mais
sans salaire depuis des mois, sans aucune couverture santé et sans
Polanyi non plus d'ailleurs, les priorités vitales acceptables et
acceptées peuvent changer d'axe de rotation. Par conséquent, les
polarités sociales et « sociables » risquent de
s'inverser et dans pareil cas le mauvais chaos sera assuré.
| "Certaines peintures récentes en témoignent d'ailleurs de cette osmose" |
Ce
dernier chaos semble aussi préoccuper certains parmi les nombreux
autres ressortissants Européens (Européens et pas uniquement
« Euro-Uniens »), installés dans les îles Égéennes
depuis des années. « Nous
sommes venus nous installer en Grèce parce le pays et les habitants
sont accueillants et aussi parce qu'en Grèce, un certain chaos
disons originel offrait cet « à peu près » laissant
encore place au vents et aux vagues dans la vie et dans la mort. Mais
désormais, nous craignons qu'un mauvais chaos incontrôlable,
violent et destructeur en prenne la place... c'est triste et à la
fois dangereux... par une telle éventualité il est possible qu'un
jour nous irons quitter le pays ».
| Hermoupolis O8/2012 |
Pourtant des communautés « grécomixtes » du Rebetiko
ont déjà créé du sens et de l'harmonie dans les petits coins
d'Hermoupolis, certaines peintures récentes en témoignent
d'ailleurs de cette osmose, les participants les regardent aussi sous
le coup de l'émotion car certains musiciens ainsi représentés, ont
quitté ce monde et Syros, avant le temps des « Ogres »
de l'Aube dorée. D'autres ressortissants de l'Europe des âmes et
des esprits, des retraités Suisses par exemple, installés à Syros
depuis plus de dix ans, expriment pareillement leur aporie face au
présent et surtout face au futur : « Les
Grecs sont devenus tristes en deux ans seulement. Nous ne
reconnaissons plus nos amis d'ici. Les gens tombent économiquement
et psychologiquement comme des mouches et nous ne pouvons rien faire
pour arrêter le cours des choses. Nous sommes impuissants face à la
catastrophe mais le risque qui se profile maintenant est de perdre
progressivement notre réseau ici ou sinon sa flamme ».
Pourtant encore, tout y est à Syros, la culture, les arts, la
peinture notamment, et les esprits ouverts et libres.
| Sucreries locales bon marché - Hermoupolis 08/2012 |
Néanmoins,
ce qui arrive aux Grecs, concerne dans une certaine mesure aussi les
nombreux autres Européens installés en Grèce, celle des îles en
tout cas. L'effondrement de la classe moyenne n'est pas sans
conséquences sur la sociabilité et les teneurs des échanges à la
fois dans le symbolique
que dans l'économique, c'est évident et pourtant encore bien
imprévisible. Pour les autres étrangers, les Pakistanais par
exemple, aussi installés dans les îles la question ne se posera
plus en pareils termes car d'emblée et indépendamment de leurs
actes, ils appartiendront de plus en plus au « merveilleux
monde des orges et des bêtes immondes », si ce n'était pas le
cas déjà depuis toujours. L'humain s'y perd, la Troïka règne et
le démantèlement suit son cours.
Samaras,
Kouvelis et Venizélos (la Troïka gouvernementale de l'intérieur
élue par une minorité majorée et suffisante des citoyens en juin
dernier) connaissant bien la suite des événements impossibles et
pourtant à venir pour après-demain, poursuivent dans l'impasse
mémorandaire, c'est vrai que leur crétinisme n'a pas plus d'égal
en Grèce depuis les années '30 je dirais. Sauf que la Grèce
n'existe plus car par un seul et même processus on vise la
destruction, à la fois de la société, de l'État et de la nation,
dans la mesure d'ailleurs souvent variable d'ailleurs, où ces trois
aspects de l'appartenance des hommes et des femmes existèrent depuis
deux siècles au moins.
| "Sauf que la taverne à Vari..." - 05.08 |
| "Ouzo avec mézé pour quatre euros" |
L'histoire
reconnaîtra sans doute les siens après coup et comme toujours.
Seules les îles ne bougeront pas d'un pouce. Rhénée (Rinia) et ses enterrés
antiques nous saluera d'en face, cachant Délos et ses temples. Pour
le reste et (nos) autres survivances humaines, on n'en sait rien en
réalité mais on espère toujours. Nous vivons au jour le jour sans
certitudes. Sauf que la taverne à Vari était presque vide un
dimanche soir d'Août 2012 et que nous avons bu à deux, un ouzo avec
mézé pour quatre euros, facture à l'appui. « Les
gens lorsqu'ils ont pu faire un repas à midi, ne reviennent plus le
soir et inversement, ce n'est plus possible »
nous assura le serveur. Début août 2012, une saison à Syros
disons... « normale ».
| Hermoupolis ville haute - 05/08 |

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17 commentaires:
Bonjour. Je vis a Syros. Votre reportage est très juste.
On est un groupe de francophones que vit a Syros. On aime cette ile, pour ça on a crée l'AFASYR (Amicale Francophone des Amis de Syros)pour en faciliter l'accueil, pour rendre le séjour à Syros le plus agréable possible et pour participer au rayonnement culturel de l' ile. Pour ça Je vous informe de la création de l' "OPEN ART STUDIOS"; un chemin reliant les différents ateliers d'artistes de Syros, ouverts aux amateurs d'art.
Les modalités pour ces visites sont diffusées par affiches, plaquettes et médias; elles se tiendront de la mi Juillet à la mi Septembre 2012.
http://afasyros.blogspot.gr/2012/07/open-aert-studios-syros-2012.html
<< ....une société pillée et fascisée n'est plus réceptive des messages antiracistes venus d'en haut et elle considérera toujours que la solidarité de tous envers tous est un non sens. Peut-être aussi, parce qu'instinctivement, la société ressent que quelque chose de clair et d'éclairant doit manquer au discours de la gauche. Même les combats livrés par les élus de gauche au sein du Parlement n'ont guère de sens car le peuple a compris que la « Parlement » n'a plus aucun sens ».
Je fais partie de ces lecteurs (j'espère ne pas être le seul) qui pensent très sincèrement que ce que nous décrit et analyse Panaglotis correspond à quelques détails près :<< un univers sociétal où l'emploi ainsi qu'une certaine régularité des salaires versés à chaque fin du mois serait encore « de mise » à ce qui se dessine en France : l'incapacité du Pasok français et de son dirigeant à comprendre que la fascisation des esprits et de la société n'a pas été stoppée par la victoire de leur parti et que celle ci ne sert à rien dans la mesure où elle ne remet pas en cause la logique de la troïka (ils ne comprennent même pas ce que cela signifie).
Les commandos de l'Aube Dorée en Grèce comme en France peuvent jouer impunément dans tous les registres de provocation : ils auront le "soutien" des médias et l'assentiment de toute une partie de la population qui est prête à accepter une fascisation de la politique.
Et nous n'avons face à cette situation que nos pauvres arguments individuels à exprimer pour tenter de s'opposer à la diabolisation de l'étranger et du plus pauvre que moi.
Heureusement que le film va bientot sortir en France, cela nous donnera l'occasion de nous exprimer publiquement et collectivement.
Merci encore à Panaglotis de nous tenir éveillés.
Petite expérience journalistique sur une radio libre bruxelloise que j'avais introduite notamment à partir de ce blog. Résultats : Un philosophe grec admirateur de l'Allemagne, un poète grec en rupture de stalinisme, un constitutionnaliste de service, un bouc émissaire islamo-belge surgissant tel le Deus ex Machina : l'invocation des mannes de Karl Kraus, l'auteur de la 3ème nuit de Walpürgis, suffira-t-elle à conjurer le spectre des années 30 ?
"En plus d'un cerveau droit et d'un cerveau gauche, nous avons tous un cerveau social-démocrate duquel nous devons nous apprendre à nous méfier" (Vasquez Montalban, L'étrangleur )
Une émission de Panik sur la ville à écouter ici : http://www.radiopanik.org/spip/Grece-4-Y-a-t-il-un-message-pour-l
Je compte y aller bientôt histoire de me faire une idée par moi même rapidement
Panagioti,ca fait un bon moment que je lis ton blog
Tes chroniques et analyses personnelles sont souvent de l actualitee brute
Mais tu le fais non comme un anthropologue mais comme un journaliste a sensation,pas de recul sur l actualitee instantanee
Tes analyses sont a chaud alors qu en Grece la complexite emotionnel du grec n est pas un facteur stable
Aujourd hui il broie du noir,demain il oublie tout avec une parea
Le Grec n est pas un depressif,c est un excite
Il se lasse tres vite
Il ne supporte pas les rengaines routinieres
Si une personne a toujours des discours negatifs,il ne fera plus parti de la parea
Le grec ne supporte pas qu on lui crache la verite a tout heure et moment de la journee
Il ne sort pas de chez lui pour entendre ce qu il voit et entend sortir du televiseur ou de son compagnon ou compagne
Il sort pour vivre et se sentir vivre
Si il ne le fait pas et se morfond dans sa demeure ,il est capable de faire l irreparable a ses proches ou a son integrite si la melancolie devient suicidaire
Alors il sort dehors
Panagioti,le grec aime se plaindre ,c est sa specialitee maison
Tout va mal,je ne m en sors pas,un tel ceci un tel cela
Il commence toujours a se plaindre et fini par plaindre les autres qui sont selon lui encore en plus mauvaise posture en blagant,ironisant ou carrement avec du cynisme,il s auto remonte le morale de ce fait
Il n accepte pas d etre dans le camps des battus
C est pourquoi il se bat et continuera a se battre car il sait qu il n ai pas seul qu il a un noyaux dur famillialle ou relationnelle qui l epaulera d une maniere ou d autre
Tout n est pas une question d EURO
La decriptude d un systeme economique n est pas celui d un systeme de societe
C est pas parce que on est dans la decheance economique qu on arrive plus a finir les mois qu on decrepis personnellement
Dans cet atmosphere ,on apprend tres vite a vivre avec des dettes,qu il n y a pas de honte a etre endetter
Que de toutes facons ,il n y a plus de choix,on doit a tout le monde mais on payera qu en on pourra,chose impensable i, y a peu pour la majoriter des grecs,moi avoir des dettes mais quel honte
Fini cet etat d ame on est tous endetter alors pourquoi avoir honte ???
Vivre endetter et l accepter par la force des choses cette situation ramene le grec dans les annees 50 et 60 ou il n y avais pas d etat providence ou personne ne payait d impots ou de cotisation social
Une epoque qui refait surface aujourd hui
Le grec depuis 2008 a vu son bas de laine fondre ,d abords c etait celui de son couple,apres celui de ses parents,aujourd hui le petit pecule de ses grands parents
Le tiroire s est vide il ne peux plus payer ses taxes,surtaxes,impots car il n arrive plus a tenir le mois
Apres ce choc initial d etre devenu un endetter,il s habitue tres vite a cette nouvelle donne
Vu l etat du fisc et de la justice en Grece ou tout se traine d annee en annee,il n a plus peur d avoir des dettes car l appareil judiciare et fiscal de l etat par en deliquescence
Qu a t il peur d avoir une plainte d un tiers,meme ca il n a plus peur ,le plaignant doit au prealable payer 150 euros pour formuler une plainte
Le grec que tu depein Panagioti ,il n existe que dans ton fort interieur,celui que tu ne veux pas devenir
Suite
Le fantasme des medias occidentaux depuis plus de trois ans est de voir ce pays se rebeller ,s auto detruire,s embrasser
La ou il croit que ca y est que tout va peter apres une nuit,une semaine de destruction localiser,il se rend compte que ce n est qu un cirque,un defoulement du type hooligans apres un match de foot
Ton exemple des dires des expatrier ,retraites et de leurs craintes est une preuve que vis dans ton pays comme un spectateur etranger
Le grec n est pas triste,il est en colere avec son pays,son voisin et avec sois meme,sa colere se transforme en joie pour un rien,rien que par un bon moment sur une cafettaria
Il ne sent plus la tristesse,ni l ennuie car il sait qu il peut compter sur ceux qu ils aiment pour lui remonter le morale
Alors il se remet en question et par a l aventure
Ca le stimule car ca faisait plus de 20 ans qu il s ennuyait de son statut de ce que va dire le voisin
Aujourd hui il est libre ,il n a plus le choix ,il doit vaincre,se battre ou mourir
Car il ne peux plus s ennuyer car tout les jours il sait qu il doit assumer car demain il n y aura peut etre pas de lendemain
Cette crise est un stimulant pour les grecs de s auto reinventer personnellement
Alors triste non ,stimuler oui,tomber dans l ennui non en colere oui,en desamour non ,a la recherche d une simple joie de vivre oui
Ce que je te dis c est mon ressentis en tant que grec vivant a Athenes ,pere de 4 enfants avec femme au foyer ,qui ne sait pas si demain j arriverais a subvenir a mes besoins
Je suis tout sauf Triste,on a plus le temps de l etre ,la stimulation de demain il n y aura pas de lendemain,ca ne te laisse pas le temps de penser mais d agir
Ce que tu devrais faire sur place mon ami,il faut que tu te mette a la patte toi aussi,etre un chroniqueur ne tiendra qu un moment,demain ca sera l Espagne,l Italie
Les feux des projecteurs s eteindrons sur la Grece et les grecs et sur ton blog aussi
Construit du solide mon ami par de l ephemere,ne demande pas laumone car demain tu leur appartiendra
Ta leme
Bonjour et pour vos commentaires divers et variés dans leurs interrogations et même suggestions ! La crise n'est pas éphémère et son temps sera long, l'avenir dira combien les Grecs et les autres peuples concernés réaliseront un autre chemin. La crise peut aussi devenir un "stimulant" mais encore sous conditions et les gens n'ont pas forcement les clefs de ces conditions, pour l'instant en tous cas.
Bonjour Monsieur
Pouvez-vous nous en dire plus à propos de cet article ?....
http://www.lalibre.be/actu/international/article/753822/les-terribles-rafles-grecques.html
Nous sommes un couple mixte, greco etc, nous vivons dans les Cyclades et quelquefois nous sommes fatigués de voir nos amis français et grecs quelquefois aussi et nous sommes moins patients avec nos amis grecs... le pays s'est divisé...nous ne les voyons plus.. et attendons patiemment que nos amis français s'en aillent en les voyant le moins possible.
Et comme vous devez être fatigués Panagioti de nous rendre cette actualité... reposez vous!!!
NOTRE TETE ECLATE QUELQUEFOIS... nous n'en pouvons plus....
il est vrai que si nos yeux sont ouverts sur la réalité nous avons de moins en moins d'interlocuteurs car cette réalité dure, empire de jour en jour et continue. Peut-être il faut continuer d'observer et ne pas parler pour justement que la tête respire. Cependant merci à Panagiotis de ces compte rendu - Rendez vous qui gardent le lien avec vous et nous maintiennent les yeux ouverts et conservent un rythme dans cette perte de repère.
@ Martine-Bxl
...
Vous posez la question sur le fond sans doute mais j'avoue que je me pose aussi la question sur la façon dont les événements sont traités dans l'article.
Je reprends quelques extraits:
1er extrait.
"Il faut reconnaitre, continue Angélique Kourounis, qu’il existe un véritable problème visuel dans le centre d’Athènes."
Il existe un "véritable" "problème visuel" dans le centre d'Athènes... Mouiii ?
-Qu'est-ce donc que ce "problème visuel" ? Pour un problème présenté comme "véritable", c'est un peu flou comme caractérisation si l'on veut pouvoir le "reconnaître".
-Pour qui est-ce un "véritable" problème ?
Pour celui ou celle qui doit convaincre du caractère "véritable" - par opposition à inexact, inventé - de ce "problème visuel" ? La journaliste s'inclue-t-elle parmi ceux qui sont gênés visuellement ?
De quoi faut-il être convaincu d'ailleurs ? Que le véritable problème relève du visuel ?
Ou alors je n'ai pas compris ce qu'elle veut dire; peut-être veut-elle dire que "c'"est un problème visible ??? Quoi est le véritable problème ?
C'est la façon dont la journaliste pose le "problème" qui pose problème, selon moi. Ou la façon dont elle ne le pose pas, et/ou dont l'article ne le pose pas.
2ème extrait.
"Politiquement, effectuer de telles rafles est quelque chose qui peut rapporter, et le gouvernement sait que s’il veut survivre, il doit ratisser à droite et couper l’herbe sous le pied du parti néonazi Aube Dorée."AK
Le gouvernement "sait" que s'il veut "survivre", il "doit"...
Je ne sors pas du sentiment d’ambiguïté que m'inspire le positionnement d'Angélique Kourounis et la place donnée aux citations de ses propos dans l'organisation de l'article.
J'aurais formulé les choses plutôt dans cet esprit:
"
- Rafler des sans-papier pour rafler la mise dans l'opinion publique.
Le gouvernement reprend à son compte une politique que n'aurait pas boudé l'Aube Dorée. Pourquoi ? Compte-tenu de l'importance que prend le parti néo-nazi dans le champ politique -[préciser comment, en quoi]-, le gouvernement juge utile de marcher sur ses plates bandes.
Et pour endiguer la misère ?
- A défaut de combattre la misère, combattons les miséreux.
Ce ne sont certainement pas les "rafles" de sans-papiers qui vont régler le problème de la misère grandissante.
Mais pour le gouvernement reconnaître cela l'amènerait aussi à reconnaître que la politique économique qu'il mène comme réponse à la crise n'est pas non plus une solution à celle-ci, qu'elle est même constitutive de cette misère. La misère est de plus en plus difficile à ignorer, de plus en plus difficile à occulter. S'en prendre à ses figures plutôt qu'à ses fondements, plutôt que de reconnaître quelles seraient des solutions véritables, voilà quel est le véritable problème.
"
3ème extrait.
"ces rafles ont été organisées par l’Etat, et que même si elle ne doivent tout simplement pas avoir lieu, leur seul point positif est qu’elles vont couper l’herbe sous le pied des néo-nazis qui dans le passé ont organisé des expéditions punitives sans être inquiétés"
Il faudrait trouver un point positif au fait de voir un gouvernement mener une politique que des néo-nazis approuveraient ? Heuuuuu...
Les néo-Saigneurs (oligarques européens de la dite "nouvelle économie": chargés d'assurer le gavage des rentiers) saignent tant et tant les peuples asservis à "la dette", qu'ils en arrivent à douter eux-mêmes: auront-ils assez de sang ?
Voici ce que vient de sortir la Komandantur Troïkante basée à Bruxelles: (s'ajoutant aux nouvelles décisions de privatisations à marche forcée: chemins de fer, électricité etc.)
http://www.romandie.com/news/n/UEBruxelles_ne_va_pas_demander_a_Athenes_de_reduire_son_deficit_plus_que_prevu58070820121630.asp
UE/Bruxelles ne va pas demander à Athènes de réduire son déficit plus que prévu
BRUXELLES (awp/afp) - La Commission européenne n'entend pas demander à Athènes d'atteindre un déficit inférieur à 120% du PIB d'ici 2020, jugeant "ambitieux" cet objectif négocié dans le cadre du second plan d'aide au pays.
Ramener le déficit à 120% du PIB en 2020 est "un objectif ambitieux et nous nous y tenons", a affirmé mardi Olivier Bailly, un porte-parole de la Commission européenne. Il était interrogé sur un article de presse évoquant des pressions du Fonds monétaire international (FMI) pour qu'Athènes ramène son déficit autour de 100% du PIB en 2020.
Selon un article du Wall Street Journal, le FMI --un des principaux bailleurs de fonds de la Grèce-- fait pression pour que les Etats de la zone euro acceptent de subir des pertes sur les obligations grecques qu'ils détiennent et que, de son côté, Athènes ramène son déficit public autour de 100%.
Jusqu'ici, seul le secteur privé (banques, assurances etc.) a accepté de subir d'importantes pertes (ou décote en jargon financier) sur la dette grecque.
En mars, la zone euro avait lancé un deuxième programme d'aide à la Grèce, d'un montant de 130 milliards d'euros, passant par un effacement notable de la dette grecque détenue par le secteur privé. Grâce à ce programme, la dette du pays devait revenir en-deçà de 120% d'ici 2020 contre plus de 160% actuellement.
Mais le programme est "sorti des rails", selon de nombreux responsables européens, et a pâti de plusieurs mois d'inertie politique en Grèce. Résultat, les besoins financiers de la Grèce ont augmenté.
"On n'a plus de marge de manoeuvre s'il faut faire un nouvel effort pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables nationaux", a estimé un diplomate européen.
La Grèce pourrait donc être contrainte de négocier une restructuration de sa dette vis-à-vis de la Banque centrale européenne et des Etats de la zone euro.
Cette idée a déjà circulé en mars dernier mais n'a jamais pris forme, face au refus de la zone euro et de l'institut monétaire.
rp
oui même si je pleure je ne suis pas triste, en colère, comme le dit Alex.
je suis en France, je ne prends même pas le temps de lire ce blog... j'aurais presque honte de venir en touriste en Grèce, alors que j'aime ce pays, parce que j'aime ce pays
comme on aime son père et sa mère
j'ai honte à l'Europe
Corinne
Je n'ai pas revu mes amis grecs depuis 4 ans (importants problèmes). Je vais enfin y retourner fin Août pour la 17ème fois depuis 23 ans. Mes amis sont dans les Cyclades. J'ai beaucoup pleuré avec eux et pour eux (par internet interposé), mais maintenant ça y est, je vais les voir, les toucher, les embrasser, rire, pleurer, discuter, manger, boire, vivre quoi ! mais intensément comme ils savent si bien le faire. Ici en France on sait plus vivre simplement, tout est compliqué.
Merci pour votre blog que je viens de découvrir récemment (par rezo.net). Au retour, je vous donnerai mes impressions et réflexions. Je vous embrasse. Béatrice.
Bonjour ,
Ce message est à la destination de Martine-bxl que je ne peux joindre autrement. mes excuses à Panagiotis Grigooriou que je lit tres regulierement .
Chacun peut avoir sa façon d'ecrire , vous auriez formulé différement ce que j'ai ecrit , tres bien c'est votre droit, vous pouvez aussi dire que vous n'aimez pas ce que j'ecrit c 'est aussi votre droit ,mais je n'accepte pas le mot ambiguité.
Il n y a aucune ambiguité dans mes ecrits ou mes reportages radio et télé sur ce qui se passe en Grèce avec les sans papiers et les migrants. Je me suis battue d'arrache pied pour que l'on parle de néo nazi lorsqu'on parle d'Aube Dorée dans les médias francophones et non d'extrême droite qui a déja deux partis distincts dans le pays .Des partis qui n'ont jamais à la différence d'Aube Dorée prôné la haine et la violence et qui l ont encore moins mise en pratique.
Mais vous avez raison sur un point . j'aurai peut être du effectivement être plus précise lorsque j'évoquai le problème de visibilitè. Il s agit du résultat de la polique de laissez aller , de laissez pourrir de tous les gouvernemnts qui se sont succédé ces derniéres cinq années
Resultat: le centre d'Athénes , que j'ai longuement decrit dans plusieurs articles dans la Libre et devenu un ghettos malodorant , mal famé , taggé de partout , repère de tous les les trafic , de tous les miséreux comme vous dites et de tous lesmalfrats. Le terreau idéal pour tous les extrémistes néo naz qui circulent en moto et qui poignardent tout ce qui est vaguement basané, ou qui a les yeux bridés .Un irakien est mort la semaine dernière. Je vous invite à lire Charlie Hebdo cette semaine ou j'ecrit longuement sur les rafles d'Athénes .Alors oui, il y un point positif à ces rafles par ailleurs condamnables en tous points , elles coupent l'herbe sous le pied des néo Nazis en Grèce qui ont le vent en poupe ( deux fois 7% aux elelctions en moins d'un mois .En voyant la police agir peut être que les grecs qui votaient Aube Dorée ne recommenceront peut être pas pas lors des prochaines élections légistaltives anticipées et c'est la prioité politique du moment car tant que les neo nazi seront au parlement grec ils auront une légitimité, dangeureuse par les tempsqui courrent . AK
@ Angélique Kourounis
J'espère que vous lirez mon propos même si je l'écris bien tardivement (je suis une lectrice assidue de ce blog mais j'avoue avoir fait un break pendant l'été). Vous avez adressé votre réponse à Martine-bxl alors que la critique provenait d'un(e) M qui répondait au message de Martine-bxl.
Rectification faite je viens donc de lire votre article et ce (ou cette) M n'a décidément rien compris.
@ M
Le fait d'écrire "doit" pour expliquer les agissements du gouvernement de coalition ne veut pas dire qu'on est d'accord avec. Il s'agit, en l'occurrence, d'expliquer quelle est sa position et, surtout, sa façon de penser ce qui n'a rien à voir. Quant aux rafles,aussi insupportables soient-elles, elles ont au moins le mérite de mettre à l'abri des personnes qui risquent leurs vies mises en danger par les néo nazies d'Aube dorée.
Le scandale vient d'abord de la politique européenne, de la troïka, de la finance et du capitalisme qui se foutent comme de leur première chemise de la misère et de la mort des populations.
En lisant ce blog, on voit se dessiner l'avenir de tous les peuples européens et ceux qui ne le voient pas ou refusent de le voir finiront par s'en mordre les doigts.
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