mercredi 22 août 2012

Les antennes de la crise



La crise c'est de l'inachevé permanent à travers une architecture du nuisible durable. On s'y habitue et on lutte alors comme on peut, sauf qu'on ne peut plus vraiment grand chose visiblement. Il y a qu'à observer certaines constructions hôtelières inachevées et structurellement “par-esthétiques” sur l'île d'Egine où nous avons marqué une deuxième pose pendant le périple du retour depuis Hydra... ses chats et ses CRS, par un vent de force 7 et une mer bien agitée à l'exception du Nord d'Egine.



* Photo de couverture: Antenne illégale (?). Athènes, le 21 août

12 commentaires

Alan Maupetit a dit…

Merci pour votre blog.
Alan

Katerina a dit…

Merci Panayoti de nous tenir au courant de ce qui se passe en Grèce, mais après t'avoir lu, à chaque fois, j'ai envie de me suicider. N'y a-t-il rien de positif à rapporter ? Il y a bien des initiatives de citoyens qui ne se résignent pas ?

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour et merci pour le commentaire. Le positif est pour l'instant caché par l'ambiance mais il existe bien évidement à part nos mers toujours accueillantes ! J'avais déjà mentionné par exemple les initiatives citoyennes de Syros et concernant ce dernier article, rien que la perspective de la renaissance d'un quotidien prenant la place laissée vacante d'Elefterotypia constitue un pas en avant, c'est une initiative citoyenne des journalistes et rédacteurs, j'espère que journal renaîtra effectivement.

Anonyme a dit…

Bonsoir

En passant ... : Interview de Katerina Igglezi ( Députée Syriza et membre de la commission économique du Parlement ) Elle analyse la politique du Premier ministre grec qui multiplie les entretiens avec les chefs d'Etat européens dans l'espoir d'assoupir les mesures d'austérité, et alerte sur les risques de détérioration sociale dans le pays.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20120823trib000715849/si-la-grece-sort-aujourd-hui-de-la-zone-euro-demain-ce-sera-l-italie.html

Cré-@ctivement votre
Sinsé

Anonyme a dit…

θάρρος : ευρώ είναι νεκρός
Selon le Financial Times Deutschland d'aujourd'hui vendredi un groupe de travail dirigé par le secrétaire d’État aux Finances allemand Thomas Steffen étudie les répercussions économiques que pourrait produire une sortie de la Grèce de la zone euro.
Selon les sources du ministère des Finances, la création de ce groupe de travail montre que Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble veulent être parés à toute éventualité, y compris la pire. "Des collègues effectuent des calculs sur les conséquences financières (d'une sortie grecque) et étudient comment empêcher un effet de domino sur les autres pays de la zone euro".
Interrogé sur ce groupe de travail, un porte-parole de Schäuble a dit que le gouvernement devait être préparé à toute éventualité, y compris celles qui sont "improbables".
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Angela Merkel et François Hollande ont appelé jeudi le Premier ministre grec Antonis Samaras à poursuivre les réformes et à tenir ses engagements, sans répondre immédiatement à son souhait d'obtenir un assouplissement de la cure d'austérité administrée à son pays.
aucun moyen de l’empêcher..., si la Grèce sort et repart (ce qui est plus que probable) l'an prochain et que l’Espagne ne s'en sort pas dans le meme temps (ce qui est plus que probable vu leur etat actuel et les repercution de la sortie de la Grèce), ils les suivront.. il y aura aussi le portugal et l'italie.


Jan-petit a dit…

Je tient a vous remercier de partager de la belle façon dont vous le faite, votre compte rendue de la situation en Grèce.
J'ai conscience que cette situation dégradée s'étend aux autres pays européens. Au delà de la compassion et de la solidarité que j'éprouve en vous lisant, cela me permet d'anticiper en m'organisant pour éviter les affres de la crise.
Fermer les portes de l'Union européenne à la Grèce est une idée qui fait son chemin. Mais c'est se tromper de diagnostique et de traitement, car la finance n'a pas de frontières.
Par ailleurs, je me demande si la Grèce qui est le premier pays à tomber dans la marmite de "la crise de la civilisation occidentale" n'est pas sans relations avec le fait qu'elle est originellement en bonne partie fondatrice de cette civilisation? Notamment pour ses regrettée vertus démocratiques. Simple coincidence?

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bien que culturellement distincte de la Grèce antique, il est exact que choisir la Grèce de 2010 pour en faire "un cas" dans le démantèlement des démocraties (ou "démocraties") occidentales, est un fait symboliquement assez éloquent.

Merci pour votre commentaire

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour vos commentaires ainsi que pour les informations et liens complémentaires à nos sujets. Personnellement je ne vois rien de très nouveaux et surtout de différent, dans les déclarations Samaras - Hollande - Merkel. La presse britannique ironise même en présentant Samaras comme étant le "mendiant de l'Europe en tournée". En Grèce aussi, nous savons que Samaras joue ses dernières cartes déjà déchirées d'ailleurs. Fait très significatif, Samaras a ordonné à son Ministre des Finances de faire le nécessaire afin d'amnistier les délits de corruption de la société Siemens en Grèce, la mettant ainsi à l'abri de toute poursuite sur le territoire grec. Ce qui a réconforté Angela Merkel dans sa position dominatrice... géopolitique oblige ! (Selon la presse électronique grecque de ce Samedi 25/08)

Anonyme a dit…

M. Grigoriou, quelle est votre opinion sur Syriza, qui sur l'île d'Ikaria a fait alliance avec le PASOK, Nea Demokratia et le LAOS pour battre le KKE (Parti Communiste Grec) dans un de ses bastions? Syriza est-il digne de confiance? Sachant qu'en plus il y a beaucoup d'anciens du PASOK à Syriza et que Synaspysmos avait voté Maastricht?

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, votre question en "temps politiquement normal" trouverait une réponse toute tranchée selon les opinions, "oui" ou "non". Mais notre temps n'est plus, ni dans la normalité des faits politiques habituels et encore moins dans sa disposition disons, autrement-dit nous sommes dépassés par les cadences connues. Sous cet angle, nous pouvons faire confiance à SYRIZA, en dépit de ses positions passées sur Maastricht car Syriza a su créer une dynamique potentiellement de renversement. Rien n'a été prouvé certes mais nous n'avons pas le luxe d'attendre des meilleures positions. D'ailleurs je considère que la bataille contre le mémorandum, si elle est livrée un jour, par Syriza par exemple, conduirait cette position à revoir sa copie sur l'Union Européenne, d'où l'hostilité vis à vis de Syriza déjà de la part de Bruxelles. Est-ce-que Syriza sera à la hauteur ? Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte donc toute prévision est difficile. Par contre je reste davantage dubitatif sur les anciens du Pasok qui sont en train de monter sur les wagon de la gauche radicale. Les anciens Syrizistes devraient être prudents également.

Anonyme a dit…

Merci beaucoup d'avoir eu la gentillesse de répondre. Comme je ne sais pas le grec, je voulais aussi vous demander votre point de vue sur l'affaire Ikaria. C'est quand même incroyable vu de France une alliance pareille. Comment une telle chose a-t-elle pu être possible?
En france voir un parti de gauche dite radicale s'allier avec un des partis équivalents au FN et à l'UMP pour battre des communistes serait inimaginable.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour,

Ikaria, île dite "rouge" à cause de la position historiquement renforcée du PC, n'est pas ce que Syriza aurait fait de mieux, pour le dire gentiment. Les affaires et tensions locales ont sans doute jouer un certain rôle tout autant que la position isolationniste du PC grec. Espérons que ceci ne se reproduira pas et restera aisni une exception.

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