mercredi 29 août 2012

Athènes en... poule position



Nous attendons la fin août, la fin de l'euro (pour la Grèce), la fin des médicaments (pour les Grecs) et Maria, l'épouse croyante du cousin Vassilis, elle attend en plus de tout cela... la fin du monde. Vaste programme ! Bien avant cette fin du monde pourtant, Vassilis a cru bon prendre un cochon “pour la viande de Noël prochain” réaménageant une partie de l'étable de son grand père, transformé “entre temps” en garage, sauf que cet “entre temps” qui a bien duré depuis la fin des années 1970 s'est terminé avec la crise.



* Photo de couverture: La poule. Athènes, le 27 août

17 commentaires

grossir a dit…

Bon courage à eux. Quand ils sortiront de l'UE ça ira déjà mieux.

ilros a dit…

je vois pas comment ça peut durer encore un an sans qu' il y ait une guerre civile ou un coup d' état dans ce pays, aux vues de ce que nous narre l' auteur jour après jour !!!

Anonyme a dit…

Cher Panagiotis,

merci pour ce blog que je lis régulièrement et partage avec tout le monde possible. Un vrai regard qui nous change du lavage de cerveau quotidien des médias, grecs ou européens mais surtout grecs....

Anonyme a dit…

Très drôle.

Magne a dit…

à part le KKE et l'aube Dorée ....cherchez l'erreur personne ne veut quitter l'Europe ....
Etudiez le niveau de vie moyen en Grèce en 1975 et maintenant ....La Grèce de pays d'émigration est passé à pays d'immigration massive et incontrolée

Anonyme a dit…

Les responsables de la coalition gouvernementale (Nouvelle Démocratie, Pasok et Gauche Démocratique) se sont réunis ce mercredi matin 29 aout pour finaliser le paquet de 11,5 milliards d'euros d'économies qui doit être voté dans les semaines à venir afin d'obtenir la nouvelle dose promise à la Grèce. Au sortir de cette réunion, le ministre des finances qui était également présent a informé la presse que le scénario de base était finalisé. Voici les différentes mesures qui devraient être prises.
Nouveau schéma de réserve d'emploi. 35 000 à 45 000 fonctionnaires seront placés pendant trois ans sous ce régime et toucheront 65% (ou 75%) de leur salaire de base. Ils seront licenciés au bout de ces trois ans.
L'objectif de cette mesure est le licenciement de 150 000 agents d'ici 2015.
Les primes de Noël, Pâques et de congés seront supprimées.
Réduction de 10 à 30% du pécule (somme cotisée comme la retraite mais versée en une seule fois au moment de la cessation d'activité) de 23 caisses de retraites. La réduction atteindrait 40% pour certaines caisses.
Contribution d'1% du montant de la retraite pour tous ceux qui ont déjà perçu leur pécule. Contribution évidemment établie indépendamment du niveau des retraites et des autres coupes. Cette mesure concernerait à peu près 800.000 travailleurs.
Réduction échelonnée des retraites.
Le projet étudié par le gouvernement réduirait toutes les pensions de retraites supérieures à 600 ou 700 euros.
Pour les retraites les plus faibles la réduction serait de 1 à 2%. Pour une retraite proche de 1000€ la coupe serait de 5% tandis que pour une pension de 2000€ la réduction atteindrait 20%. Pour les pensions supérieures à 2000€ le taux augmenterait, et un plafond pourrait être institué (on parle de 2500€).
Les retraites de l'OGA, les assurances agricoles, pourraient également être réduites.
Un prélèvement supplémentaire sera institué sur les retraites complémentaires supérieures à 400€. On parle d'une réduction de 8 à 12% si la retraite ne dépasse pas 1000€, et de 15 à 20% au-delà.
La grille unique de salaires sera étendues aux entreprises d'utilité publique (DEKO), ce qui implique des réductions de salaires allant jusqu'à 35% (!)
Les allocations sociales liées aux revenus ainsi que les pensions versées aux femmes célibataires seront réduites.
La fusion et privatisation d'une cinquantaine d'organismes publics.
Seront privatisés entre autres la loterie nationale, l'ancien aéroport, les compagnies de gaz, d'électricité et d'eau, la compagnie de gestion de l'autoroute, les ports qui sont encore publics, l'ensemble des banques dans lesquels l'Etat grec a encore des parts, divers terrains à Corfu et Rhodes, ainsi que 28 immeubles appartenant à l'Etat.
Enfin les grilles de salaire spéciales devraient être revues à la baisse, mais les différentes parties de la coalition n'ont pas encore pu s'accorder sur la mesure à adopter pour les 200 000 agents concernés par cette mesure.
Le contenu du paquet sera encore discuté à plusieurs reprises dans les jours à venir, puis sera proposé à la troïka, qui devra valider, ou non, ces nouvelles coupes. Celle-ci sera de retour à Athènes autour du 8 septembre.

ilros a dit…

ouch ça fait mal là !!! imaginez un train de mesures pareilles en france c' est dingue !!

Caroline a dit…

http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-grece-se-meurt-la-grece-est-121924

Désolée pour le titre un brin "racoleur", mais il fallait que cela soit lu.

Merci pour vos chroniques que je partage toujours avec le plus grand nombre.

Caroline Courson

Jacoti a dit…

Point avec une amie ayant une petite retraite, on l'a eue au téléphone ce matin.
560€ de pension et une allocation de 200€.
L'allocation est coupée entièrement et 30€ sera enlevé de sa pension.

Bien vieillir, vivre vieux, vivre longtemps !!!

LD a dit…

"L'Islande s'en sort économiquement grâce à une politique de gauche !"

Bonjour Panagiotis,
voici le dernier article que j'ai mis sur notre blog "Par solidarité, je suis grec". Il peut servir d'écho à tes irremplaçables reportage sur la vie quotidienne en Grèce sous la dictature de la Troïka.

http://jesuisgrec.blogspot.fr/2012/09/lislande-sen-sort-economiquement-grace.html

amitiés,
Luc

L'Islande s'en sort économiquement grâce à une politique de gauche ! (défaut de paiement, nationalisations, dévaluation, augmentation courageuse des prestations chômage, implications des citoyens, poursuites judiciaires contre les banquiers fraudeurs, retour à la croissance...)

Voir cet article de la Tribune.
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120831trib000717168/sortie-de-crise-bons-baisers-d-islande.html

Voilà qui pourrait inspirer d'autres pays européens, comme la Grèce (même si l'Islande n'avait le carcan du traité de Maastricht et pourtant ce carcan n'est pas éternel, il suffirait de revoir enfin les institutions européennes, les rendant enfin responsables devant les citoyens européens, et non seulement devant l'oligarchie financière)...

(Nota : cet article intéressant ne parle pas de la révolution démocratique qu'a lancée simultanément l'Islande avec une processus constituant ouvert aux simples citoyens).

(Je sais, la Grèce n'est pas l'Islande, mais elle n'est pas non plus l'Argentine, qui elle aussi s'en est sortie en désobéissant aux diktats du FMI.)

Magne a dit…

300 000 Islandais .......hors de la zone Euros ....
Quand aux Argentins renseignez vous un peu .sérieusement leur situation est loin d'être idyllique

Anonyme a dit…

L'idée selon laquelle l'euro aurait échoué est dangereusement naïve. L'euro fait exactement ce que le géniteur des principes de l'euro ( et le 1% des plus riches qui en avaient soutenu le principe) avait prévu et planifié qu'il fasse.

Le géniteur des principes de l'euro est l'ex-économiste de l'Université de Chicago : Robert Mundell. Le théoricien de « l'économie de l'offre » est maintenant professeur à l'Université de Columbia, mais je le connaissais à travers son lien avec mon professeur de l'Université de Chicago : Milton Friedman, ceci bien avant la recherche de Mundell sur les devises et taux de change. Ce sont les recherches de Robert Mundell sur les devises et les taux de change qui ont généré le modèle de l'union monétaire européenne et celui de la monnaie unique européenne.

Mundell, alors, était plus préoccupé par ses arrangements de salle de bains. Le professeur Mundell, qui a à la fois un prix Nobel et une ancienne villa en Toscane, m'a dit, exaspéré :

« Ils ne me laisseront même pas avoir un WC. Ils ont des règles qui me disent que je ne peux pas avoir un WC dans cette salle ! Pouvez-vous imaginer cela ? »

Il se trouve que je ne peux pas l'imaginer. Mais comme je n'ai pas une villa italienne, donc je ne peux pas imaginer la frustration du à des règlements régissant le placement des pièces.

Mais Mundell, un canado-américain volontaire et obstiné, était résolu à faire une chose: trouver une arme qui pourrait balayer la législation gouvernementale et le droit du travail. ( Il détestait vraiment les plombiers syndiqués qui l'avaient empêché de déplacer son trône.)

« Il est très difficile de licencier des travailleurs en Europe », se plaignit-il. Sa contre-attaque : l'euro.

Lire la suite ici : http://etienne.chouard.free.fr/forum/viewtopic.php?pid=20834#p20834

Anonyme a dit…

En quoi l'espace informatique ouvert au débats offert aux internautes par Étienne Chouard vous dérange-t-il ?

Je vous signale, puisque vous semblez ne l'avoir pas lu, qu'il s'agit juste d'une traduction en français d'un article du Guardian.

En quoi, les propos de Greg Palast dans son article du Guardian du 26 juin 2012 sur la conception et les buts de l'euro dont nous voyons les effets en Grèce n'aurait pas droit d' être cité en tant que commentaires sur ce blog ?

Au nom de quoi, il serait interdit de débattre sur l'euro ? Est-ce que les concepteurs de l'euro ont eu pitié des peuples pour mériter le silence sur leurs agissements ? En quoi un débat sur l'euro devrait-il dériver conformément à vos attentes de telle sorte qu'il soit interdit d'en débattre ?

Si c'est Étienne Chouard qui vous dérange vous pouvez calmement lire la suite ici :

L'euro fera vraiment son travail quand la crise aura frappé, expliquât alors, Mundell . Le retrait du contrôle du gouvernement sur la monnaie empêchera alors l'utilisation des politiques monétaire et budgétaire keynésiennes par les vilains petits élus pour sortir une nation de la récession.

« L'euro mettra la politique monétaire hors de la portée des hommes politiques », a-t-il dit. « Et sans la politique budgétaire, la seule façon pour les nations pour pouvoir conserver des emplois est la surenchère dans réduction des règles du commerce. »

Il citât, alors les lois du travail, les règlements environnementaux et, bien sûr, les taxes et les impôts. Tout cela serait éliminé par l'euro. La démocratie ne serait pas autorisé à interférer avec le marché ( ou avec la plomberie ).

Comme un autre lauréat du prix Nobel, Paul Krugman l'avait remarqué, la création de la zone euro violait une observation de base de l'économie concernant les « zones monétaires optimales ». Cette observation pratique avait pourtant été théorisée par Robert Mundell en personne.

Pour lui, ce n'était pas une objection qui tienne. Pour Robert Mundell, le but de l'euro n'était pas de faire de l'Europe une puissante unité économique unifiée. Son but était approximativement le même que celui de Reagan et Thatcher : la révolution conservatrice.

Anonyme a dit…

« Ronald Reagan n'aurait pas été élu président sans l'influence de Robert Mundell », a écrit Jude Wanniski dans le Wall Street Journal. L'économie de l'offre mise au point par Mundell est devenu le modèle théorique des Reaganomics, la révolution économique conservatrice - ou comme George Bush Père l'avait appelée : « l'économie vaudou »: la croyance magique en la panacée du libre-marché qui a également inspiré les politiques de Mme Thatcher.

Mundell m'a expliqué que, en fait, l'euro est fait d'une pièce avec Reaganomics :

« La discipline monétaire s'imposera aussi bien que la discipline budgétaire sur les politiciens. »

Et quand une crise arrivera, les nations économiquement désarmées n'auront plus comme solution que déréglementer le droit du travail, privatiser les entreprises d'Etat en masse, réduire les impôts et d'envoyer les États-providence en Europe dans les égouts.

Ainsi, nous voyons que le Premier ministre (non élu) Mario Monti exige la "réforme" du droit du travail en Italie pour rendre plus facile le licenciement pour les employeurs comme Mundell voulait le faire pour les plombiers toscans. Mario Draghi, la tête (non élue) de la Banque centrale européenne, appelle à des « réformes structurelles » - un euphémisme pour l'écrasement des protections légales des travailleurs. Tous deux citent la théorie nébuleuse selon laquelle cette « dévaluation interne » à chaque nation devra la rendre plus compétitive. En oubliant soigneusement de préciser que si toutes les nations de l'UE l'appliquent, cette « compétitivité » s'annule et que les seuls qui en profitent dans ce cas, ce sont les employeurs.

Monti et Draghi ne peuvent pas expliquer de manière crédible comment, si tous les pays du continent déprécient leur main-d'œuvre, que tous puissent ainsi acquérir un avantage concurrentiel.
Mais ils n'ont pas à expliquer leurs politiques; ils n'ont qu'à laisser les marchés travailler sur les obligations de chaque nation. Par conséquent, l'union monétaire est la lutte des classes par d'autres moyens.

Nicolas VDR a dit…

Je viens de lire les commentaires sous l'article que vous mettez en lien.

Les commentaires de beaucoup (trop) de personnes sont édifiants, mais finalement guère étonnants : ils prennent la défense des banques e de ceux qui nous ont mis dans la panade !!!

Ce que certains appellent le syndrome de Stockholm, peut-être ?

Martine-Bxl a dit…

Cher Panagiotis,
Pouvez-vous approfondir ceci :

http://fr.sott.net/articles/show/8503-Gaz-Petrole-Grece

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, je vous remercie pour vos commentaires très nombreux... à suivre la poule et sa position. Plus sérieusement et en réponse au dernier commentaire, je ne peux que confirmer en tout cas en partie, les informations apportées par l'article de soft.net. Oui,effectivement, il y a des hydrocarbures en Mer Egée et mer Libyenne (au Sud de la Crète); par contre et à titre personnel je suis incapable d'évaluer l'importance. Pour le reste, je n'ouvrirai pas un débat ici sur ce blog concernant l'euro, il est disons "ouvert de fait" par mes positions sur l'euro et par mes observations issues de la vie quotidienne sous l'euro en phase II, terminale ou pas, qui peut le dire avec exactitude ?

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