mercredi 11 juillet 2012

Terre brûlée



Lorsqu'on est ministre on ne compte plus ses heures”, phrase jadis stéréotypée, un cliché presque. Chez nous par contre, on les compte, surtout depuis l'investiture du gouvernement Samaras. Déjà deux ministres ont démissionné, Rapanos à l'Économie, officiellement pour des raisons de santé et Vernicos...

8 commentaires

fincaparaiso a dit…

la chaleur accablante serait elle complice de l'apathie apparente des Grecs , voire de la morbidité de la jeunesse qui considère déjà sa génération dans la tombe face à cet assommoir que l'on appelle Troikans?
En espagne le ministre Rajoy a fait l'objet d'un standing ovation de la part de ses députés lorsqu'il a annoncé qu'il abandonnait son programme électoral pour réaliser 65000 millions d'euros d'économie
au Portugal ceux sont les médecins qui descendent dans la rue pour protéger leurs revenus,les malades,eux, n'ont même plus les moyens de se payer un car pour manifester en ville.
En France, HOLLANDE se prépare lui aussi à abandonner son programme éléctoral mais avec toute la rouerie de ses fonctions de secrétaire géneral de Parti pendant 10ans.
les populations de ces 3 pays pour ne citer qu'eux ,semblent de plus en plus insensibles aux peines d'austérités qui leurs sont administrées, un peu comme un autiste qui semble toujours absent de son corps et de son âme lorsque l'on s'adresse à lui ou que l'on lui impose d'avaler une potion ....

Anonyme a dit…

Vous parlez des privatisations prévues de 60 hôpitaux. la question que je me pose, c'est comment fonctionneront ils, fussent ils privatisés? Car cela suppose des gens pour se faire soigner, et si la "sécu" grecque ne rembourse plus les soins( et pourquoi pourraient ils mieux rembourser si privé que si public), si les gens n'ont plus de revenus ou de fortune personnelle pour se soigner, il n' y aura tout simplement plus de clients.
A moins que l'on privatise les structures tout en sommant l"état d'assurer un flux constant et conséquent de financement des soins.
Qu'en pensez vous?

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour votre commentaire, je ne dirais pas que les peuples soient vraiment insensibles, mais en paraphrasant (Raffaelle Simone), j'y ajouterais à votre juste remarque que la bancocratie nouvelle, non seulement elle détruit les sociétés, mais elle empêche aussi de naître. (R. Simone avait écrit : "La droite nouvelle, ne détruit pas, elle empêche de naître" - "Le Monstre Doux - L'Occident vire-t-il à droite ?" - 2010).

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour votre questionnement de bon sens. Justement et à vrai dire nous ne savons pas encore tout sur cette affaire et sur ses contours. Je crois qu'il s'agit d'une première annonce "préparatrice" de l'opinion publique. Cela prendra un certain temps et je crois que la privatisation de ces hôpitaux et/ou services, offrira déjà les infrastructures existantes aux prétendants du secteur privé, pour un prix dérisoire. Ensuite, l'impossibilité croissante dans la quelle se trouvent les citoyens, c'est à dire financer leurs soins, restera insoluble, mais je ne pense pas que cette situation serait en train d'effrayer les initiateurs des "reformes". Affaire à suivre !

jml a dit…

Le sol se dérobe pour les plus fragiles, et personne ne réagit, ils (troikans)appliquent leur funeste programme en toute connaissance de cause. Peut-on les qualifier de criminels, criminels d'une guerre économique contre le peuple grec, et contre les peuples européens... Et pas de réactions dans les rangs même de l'extrême gauche en France. Abandonnés à notre triste sort !

Magne a dit…

l'extreme gauche elle pense ses plaies des dernières elections le défaut d'unité cela se paye LO est une quasi secte , le PT un groupuscule et quand au NPA son refus de participer même de loin à une coalition avec le FG se paie ...les Français enfin une majorité d'entre eux ne voulaient plus de Nicolas Sarkozy sans plus .

DidierF a dit…

J'ai beaucoup entendu parler de suicides en Grèce. Je sais que quand un individu subi une violence intolérable, il doit faire quelque chose avec ça. Il n'a à la base que deux choix : la tourner contre lui (suicide), l'infliger à d'autres (meurtre). J'ai peur de l'arrivée des meurtres.

Je comprends pourquoi il y a des suicides. Je présente mes condoléances aux familles. Je vais avoir beaucoup plus de peine à présenter mes condoléances aux familles des banquiers, des ministres, des financiers, des représentants de la troïka. Je le regrette.

Eric B a dit…

J'ai cru comprendre que la sécurité sociale (publique) ne remboursait que le séjour / les soins à l'hôpital public, et qu'il fallait une assurance privée pour se faire rembourser l'hôpital privé (plus cher, mais avec plus de moyens et de meilleure qualité, du moins tant que les gens peuvent payer, bien sûr). Si c'est vrai, la privatisation d'hôpitaux veut dire que la sécurité sociale déremboursera ces hôpitaux, qui deviendront inaccessibles à ceux qui n'ont pas d'assurance privée...

Évidemment, que ce soit dans le public ou le privé, impossible de se faire rembourser le montant qui passe dans les "petites enveloppes". Si on demande à le déclarer (pour pouvoir se faire rembourser) c'est plus cher, pour un remboursement faible dans tous les cas. Le calcul est vite fait...

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