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| Voula Papachristou - Source : inews.gr |
Par
temps de crise, juillettiste et beau de surcroit, tout devient
mélange. Qu'on s'y habitue ou pas peu importe. Nouvelles mesures
Troïkanes, visite surprise du président de la Commission européenne
José Manuel Barroso ce jeudi et Voula Papachristou, la triple
sauteuse, exclue mercredi de la sélection grecque devant participer
aux JO 2012. Depuis Athènes, elle a posté un tweet raciste contre
les immigrants africains, c'était « pour commenter »
l’apparition de moustiques porteurs du virus du Nil occidental à
Athènes ayant déjà provoqué deux décès, elle a posté sur son
compte Twitter : « Tellement d'Africains en Grèce. Au moins les
moustiques mangeront de la nourriture maison ». La Grèce, le
Nil, les Africains, ca saute aux yeux et ca saute tout court.
| "To Pontiki" - 26/07 |
La
jeune Voula s'en excuse, « non je ne suis pas raciste je ne
voulais pas porter atteinte à la dignité des personnes immigrées,
c'est un message que j'ai vu ailleurs avant de le reproduire »,
la Grèce se déchire une fois de plus et l'Aube dorée vient de
communiquer officiellement sur cette affaire : « (…) Le
seul racisme en cours est le racisme anti-grec (…) (...) C'est
triste pour ce pays, ayant généré l'esprit de l'Olympisme,
prouvant et glorifiant la supériorité de Hellénisme, des
dirigeants sous influence marxiste, décident alors de bannir et de
sanctionner quiconque ose se prononcer sur l'immigration clandestine,
même sous forme de blague (sic) ». La boucle... bouclée, le
pays peut tourner en rond. Tout comme avec l'affaire de la gifle du
député Aubedorien Kasidiaris agressant l'élue communiste Kanelli
sur un plateau de télévision, l'exclusion de Papachristou, la
médiatisation de cette affaire ainsi que celle des messages de
sympathie envers Kasidiaris que l'athlète aurait « twitté »
selon le reportage de ce matin (Radio Real-Fm), aucun doute, le vote
Aube dorée en sortira renforcé. La victimisation, la violence
politiquement exercée et « explicable », l'exacerbation
identitaire sur un corps social dépecé, et la dépossession de
l'avenir n'iront pas par quatre chemins pour rependre l'angélisme,
le temps de la naïveté est terminé, y compris pour les humanistes
et utopistes encore résolus, luttant contre le cauchemar.
Et
ce cauchemar n'est plus qu'une vue de l'esprit. Sous le titre :
« Seulement le peuple », notre hebdomadaire
satyrique To Pontiki (La Souris) de ce jeudi (26/07), note que
« lorsqu'un pays se trouve menacé et simultanément, d'une
catastrophe économique, sociale et nationale, il doit trouver ses
moyens pour résister. Mais alors comment ? Par l'alliance
peut-être même de circonstances entre ses élites intellectuelles,
économiques et politiques pour enfin exprimer le grand « Non »
d'une seule et même voix ? Ce qui présupposerait par ailleurs un
système politique adéquat et une société pouvant encore tenir
sous l'immense poids d'une telle décision. Supposant encore, que ces
trois composantes considèrent que leur existence et leur survie,
demeurent encore liées à celle du pays. Mais, rien de tel en Grèce
en ce moment. L'élite entrepreneuriale et celle du monde des
intellectuels, sauf exceptions, au demeurant si peu nombreuses, s'est
habituée depuis des décennies à mâcher l'argent tout prêt des
contribuables en amassant des sommes mythiques sans le moindre
risque, est en train de collaborer avec les envahisseurs économiques.
Sans surprise donc, des membres de ces élites, deviennent les
cagoulards (sic) et les proxénètes (sic) à la solde de la Troïka.
Car
le maintient de leurs « privilèges historiques », ainsi
que la poursuite de la saignée imposée au peuple, selon leur
logique n'est pas compatible avec le maintient des droits
élémentaires, jadis octroyés à la « plèbe ». Le
vieux système du pouvoir politique « poly-tentaculaire »,
ayant bénéficié du soutien du 80% du vote de la « plèbe »,
en échange de miettes et par la mise en place des fourmilières de
parasites fidèles et toujours serviteurs, il utilisait l'État comme
un bien propre et profitable, ainsi au lieu de gouverner il régnait
en maître. Il devient évident que ce système politique préfère
faire dans la connivence avec nos geôliers, aussi parce qu'il peut
toujours craindre qu'un jour, le peuple lui demanderait des comptes
pour tout ses crimes commises depuis ces dernières années.
| "L'État répressif de Samaras" - "To Pontiki" 26/07 |
La
société, étant sous le choc car victime d'une violence inouïe,
s'exprimant par la manière dont elle est traitée, cette violence se
retourne contre elle-même suivant un « automatisme social »
bien prévisible. Par la même occasion, elle se culpabilise, pour
avoir attrapé jadis et avec quelle gourmandise, les miettes que ses
maitres laissèrent savamment tomber de leur tablée après avoir
détourné tant d'argent public, selon la petite phrase célèbre de
Pangalos (PASOK) : « Nous avons piqué dans l'assiette
tous ensemble ». Eh bien, cette société, espère encore à
tort, qu'elle n'aura pas à vivre l'abime, tel déjà présenté.
Parmi
les composantes de la vie collective du pays, déjà évoquées, les
premiers, c'est à dire, les élites économiques, politiques et
intellectuelles ne bougeront pas, et il est peu probable qu'elles
changeront d'optique et de camp dans un futur proche. Ce qui signifie
que le peuple pillé restera seul et il demeurera, tant qu'il ne se
décide pas à prendre en main la responsabilité de la lutte pour sa
survie et pour celle du pays. Car seul le peuple peut désormais
imposer ses propres règles à un jeu évidemment chiqué. »
| "Et le peuple attendra sur les plages" - été 2012 |
Et
le peuple attendra sur les plages où une certaine nervosité d'un
genre encore nouveau est sur le point de régner. Hier, je me suis
rendu chez un ami habitant la côte Est de l'Attique, puis nous nous
sommes rendus sur la plage, bondée de monde. Sauf que les
cafeterias, restaurants et autres glaciers étaient pratiquement
vides à 14h, du jamais vu. Les plagistes de notre plagiat de
modernité bancocrate se plaignirent entre eux de leur situation, le
regard fixe sur l'extrémité Sud du Golfe d'Eubée et sur la mer
Égée, les Cyclades d'en face, Andros, la première au loin proche
mais inaccessible. Ils ne savent peut-être pas que les autorités
locales d'Andros ne pouvant plus faire face au traitement de déchets
après l'effondrement dans la mer de l'ancienne déchetterie déjà
« hors norme », et le reportage de cette semaine (sur le
site internet la télévision Skaï), fait état de cette grande
transhumance
pélagique des déchets d'Andros, alors repérés jusque dans les
îles du Dodécanèse. Contrairement à ce que pense l'homme du couple
au parasol bleu (voir le billet précédent du blog), les Albanais
habitant en Grèce ne sont ni les seuls ni les uniques « semeurs »
de poubelles dans ce pays, sauf qu'il peuvent être facilement
« catégorisants », comme les Africains et les moustique
du Nil en Grèce, ainsi repérés par Voula Papachristou. Mais au
lieu de la nourriture maison on mangera tous les poubelles maison sur
terre et sur mer semble-t-il.
| "Le petit libraire du coin" - Athènes 26/07 |
Mélanges
d'époque et de saison. À proximité de la plage, près de la ville
d'Igoumenitsa au Nord-ouest de la Grèce en mer Ionienne, on vient de
découvrir des ossements humains tandis qu'à l'extrémité Nord-est
en mer Égée, toute l'île de Lesbos a été plongé dans le noir
après une panne touchant son réseau d'électricité. C'était avant
hier entre 23h et 5h du matin. Hier encore à Athènes le ministère
de l'Économie a été évacué de toute présence humaine suite à
une menace à la bombe après un coup de fil, mais aucun explosif n'a
été trouvé. « Pauvres
gens, c'est plongés dans la nuit que nous exploserons tous »
disait à son ami le petit libraire du coin. Assis tous les deux
devant le magasin pour prendre un peu d'air, ils sirotaient un café
ce matin et en absence de clients en commentant les titres des
quotidiens du jour. Ensuite, toujours sans client, le libraire est
resté seul et finalement libre dans ses lectures. C'est un héros ce
libraire je crois car il tient le coup. Après l'électricien, c'est
aussi le carreleur... de proximité qui vient de faire faillite comme
je viens de constater. Drôle de proximité enfin...
| "Le carreleur... de proximité qui vient de faire faillite" - 26/07 |
Mon
ami Th. (journaliste au chômage), tient aussi le coup après son
malaise l'ayant conduit à l'hôpital. Hier soir il s'est rendu au
Théâtre sous l'Acropole pour assister à une répétition de Tosca
par notre Opéra national. Un de ses amis, choriste, lui avait
procuré deux invitations, pour lui et pour son épouse, seul moyen
d'accès à une certaine culture et une culture encore certaine pour
nous tous désormais, « bonne
distribution mais pas exceptionnelle pour autant »
a-t-il dit mon ami. Sur l'actualité courante il est également
formel : « Ce
n'est pas José Manuel Barroso et encore moins Voula Papachristou qui
doivent retenir notre attention. La vraie nouvelle du jour se résume
à la visite du Secrétaire d'État adjoint du Trésor Étasunien,
Charles Collyns, se rendant dans l'urgence à Rome et à Athènes,
preuve que les États-Unis seraient en train de bouger ».
Entre
temps, devenue alors insignifiante, la commémoration de la mort de
Sotirs Petroulas entre « initiés » est alors passée
inaperçue. Sotiris Petroulas, jeune étudiant en économie de 23
ans, tué par une grenade de gaz lacrymogène qui explosa sur sa
tête. La police avait fait disparaître le corps, c'était au 21
juillet 1965. Au lendemain matin, quelques militants de la gauche,
découvrant un groupe d’agents en train d’enterrer Petroulas à
Kokkinia, quartier populaire de la capitale l'alerte populaire a été
donnée. Mikis Theodorakis fut prévenu. Aidé par les habitants du
quartier, il réussit à se faire remettre le corps. Le jour suivant,
des centaines de milliers de personnes ont accompagné le mort de la
cathédrale d’Athènes au cimetière, et Theodorakis a écrit une
chanson à la mémoire de son ami tué. Mais que reste-t-il des
mélanges de 1965 ?


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31 commentaires:
Bonjour, les frontières n'ont-elles pas été inventées pour des rentabilités économiques (droits de passages, octrois)? Aucun animal ne se soucie de cela, moustique compris!
Je remercie J Travolta de m'avoir enfin ouvert les yeux (svp, regardez le lien joint) le mal-être des grecs n'est que mensonge, tout va bien en Grèce! J'espère que ce n'est pas guidé par tel personnage que Charles Collyns vous visite!
http://fr.euronews.com/2012/07/26/vacances-grecques-pour-john-travolta-et-robert-de-niro/
C'était, de ma part, de l'ironie, mes remerciements à J Travolta... Il m'est inquiètant de constater comment certains regards ne voient pas certaines choses...
Cordialement
Le pauvre Travolta embourbé dans la scientologie, pas étonnant. Remarquez l'UE devient aussi très performante pour faire prendre les vessies pour des lanternes en forme de sauvetage.
c'est très facile de jeter la pierre à Travolta 95 % au moins des touristes qui sont en Grèce ressentent la même chose
Panagiotis, peux tu nous dire qui est ce monsieur corrompu jusqu'à l'os, qui a été choisi pour être président de la délégation grecque aux olympiades de Londres, de qui il est le mari, quel est son travail et quel argent il a détourné ?
Pour des accords tri-partite AELE - Russie - Grèce ?
Et si des négociations s'engageaient de manière tripartite entre les pays membres de l'AELE Association Européenne de Libre-Échange ( Suisse, Norvège, Liechtenstein, Islande ), la Grèce et la Russie. Ceci pour les Grecs fassent appel diplomatiquement et financièrement aux Russes pour les aider à sortir de l'Union Européenne et négocier leur entrée dans l'AELE.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_europ%C3%A9enne_de_libre-%C3%A9change
Les Russes ont l'habitude de l'aide internationaliste et sont membres du Conseil de Sécurité, d'où le droit de veto et la solidarité de la religion orthodoxe pourrait jouer et cela pourrait être une carte à jouer pour contrer l'offensive diplomatique des États-Unis en Syrie et contre l'OTAN en Méditerranée.
Les membres de L'AELE vont mieux que ceux de l'UE, mais l'organisation a besoin de se renforcer, cannibalisée qu'elle a été par la « construction » européenne.
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1786
vous le savez PANAGIOTIS, que le peuple Grec est réduit en esclavage pour longtemps, mais cela n'est pas la première fois qu'un peuple est réduit en esclavage avec la complicité de ses dirigeants...et je ne pense pas que ce peuple soit capable de s'en sortir tout seul parce qu'il ne dispose pas en l'état de moyens sufisants pour y arriver: c'est pourquoi les troikans laisseront la Grèce enchainée à l'euro ,pour leur permettre de faire subir à la population toutes les soumissions sans qu'elle puisse faire autrechose que remuer sa chaine en signe de protestation
Bonjour et merci pour vos remarques et commentaires du jour, y compris sur Travolta, sur ce dernier je crois que nous ne devrions pas accorder trop d'attention à son regard ni l'accabler non plus. Il a un "rang" et un rôle, il les fait... gentiment balader à bord d'un yacht etc Passons !
Ah, il s'agit de Spyros Kapralos est né en 1955 ayant étudié l'économie à l'Université d'Athènes, puis MBA à l'INSEAD, en France. Ancien athlète, il a servi comme directeur exécutif du Comité organisateur des Jeux olympiques en 2004. Et en Octobre 2004 après les JO donc, il a été nommé président de la Bourse d'Athènes et en 2009, a été élu président d'une "structure inteboursière européenne". Avant tout donc il est le "mari de la finance" et ceci explique cela !
Bonjour, bonne idée mais irréaliste dans le cadre des Traités actuels, d'autant plus que le pays est encore moins souverain que par le passé, il faudrait alors un changement radical pour en arriver à une telle option géopolitique. Pour faire un peu dans un certain cynisme je dirais qu'on a la géopolitique qu'on mérite, mais rien n'est immuable.
Eh oui le processus sera long, voire très long. Une partie des gens inféodés au néant d'abord culturel et intellectuel, ne sont pas capables d'analyse et surtout de praxis pour modifier le cours des affaires collectives et pas seulement qu'en Grèce.
J'ai fait une erreur, je pensais que c'était Isidoros Kouvelis, alors qu'il n'est que chef de mission, mais semble t il... c'est lui qui aurait pris la décision de renvoyer l'athlète.
En tout les cas les médias se sont rassasiés de cette nouvelle.
Si les 95% des touristes dont vous parlez vont en Grèce (ou ailleurs) sont du genre à prendre l'avion entre-eux, à l'aller comme au retour, à aller au club de vacances entre-eux, à manger matin midi et soir entre-eux,à aller à la plage privée entre-eux, en excursion entre-eux,qui ont affaire à du personnel français et qui au final n'ont pas parlé à un seul autochtone de tout leur séjour, c'est sûr que leur ressenti est très objectif et à valeur de mètre étalon.
PS : le chiffre de 95% que vous sortez, je suppose qu'il résulte d'études, de statistiques que vous avez faites et qui tiennent la route, cela va de soi.
pour Travolta c'est normal, il a confondu Greece et Grease
Et c’est bien là le drame de l’Europe, qui s'allie aux forces du mal par la soumission au néant culturel, intellectuel. L’Europe est un désert spirituel aussi et surtout. Et c’est donc la spirale de mort qui domine au détriment de la spirale de vie qui est générée elle par le respect des valeurs sacrées.... Et je ne parle pas de religion. La religion n’a pas la propriété du sacré. Je parle de la part sacrée, divine en chacun de nous, qui n’est plus explorée, et alimentée, voir enseignée.... Dans le cas contraire c’est le svastika, la spirale de mort qui domine et engendre des Hitler ou des “banksters internationaux” ou autres pillards au niveau des personnes, qui font masses.... Et la catastrophe est alors inévitable. Il n’y a que la vérité, la vie pour réparer la machine à faire de l’argent, à piller, et détruire des vies.... Et dans ce système de mensonge organisé, de désinformation... c’est la loi du mensonge, du néant... Mais pour trouver les outils pour réparer la machine à fric, il faut revenir au coeur de l’homme, de ses valeurs essentielles. Ces valeurs qui ont porté l’humanité depuis la nuit des temps. Et que nous, tout à coup avons niées, dans l’intérêt des lobbies et autres manipulateurs. Et nier la Vérité, c’est nier la Vie.... Et l’humanité est bien mal barrée.... Merci Panagiotis pour votre combat de vérité.....
nous avons été en Grèce 3 semaines en Juin en Méssénie et en Laconie hors d'Athènes nous n'avons pas noté de signe tangible de la crise hormis la baisse des prix pratiqué par deux hôtels ou nous étions déjà allé quand à parler avec des Grecs nous l'avons fait et la crise n'est pas forcément le 1 er sujet qu'il abordent et vous seriez fort surpris d'entendre certains d'entre eux en parler ....
les animaux n'ont pas de frontières mais certains ont des territoires ou les autres animaux ne sont pas les bienvenus ......les frontières n'ont pas été inventés pour les taxes ...mais elles s'ont inhérentes aux hommes regarde l'antiquité Grecque par ex
Alors, on nous aurait menti, une fois de plus ?
Ce serait un complot d'abominables gauchistes visant à jeter le discrédit sur le FMI, cette œuvre de bienfaisance qui tend la main aux peuples ? On nous aurait raconté des bêtises sur les banques, aussi, qui ne demandent qu'à sortir le peuple grec de l'ornière ? Les salaires n'ont pas diminué ? Il n'y a pas de problèmes de soins ?
Ah la la, je me suis encore fait avoir !
D'un autre côté, vous n'avez pas tout à fait tort. J'ai un ami armateur qui exploite une vingtaine de navires porte-container. La crise, ce n'est pas le premier sujet qu'il aborde. En effet, il est actuellement confronté a un cruel dilemme quant à la couleur des sièges du Falcon 7X qu'il vient de commander à Mérignac : il hésite entre le cuir gris perle et le cuir couleur biscuit.
l'Europe ... que dis je le monde est un chaudron dans lequel le peuple est plongé ... sans aucune réaction comme cette petite grenouille : http://storage.canalblog.com/14/83/525620/69269104.pdf
dans les années 70 les Quilapayun chantaient "el pueblo unido jama sera vincido" mais le peuple ne s'est jamais uni ... bien au contraire il s'est perpetuellement divisé .. et continue à se retourner contre plus faible que lui et jamais contre ses bourreaux ..
quand aux touristes je ne crois pas qu'en France les touristes ont un quelconque aperçu de la crise qui s'y déroule pas plus qu'au Maroc ou en Thailande ... c'est l'état même de touriste qui veut ça
merci Panagiotis malgré ces tristes nouvelles c'est un plaisir de te lire et personnellement j'espère que cet effondrement nous amènera tous à réflechir sur le monde dans lequel nous vivons et quelle société nous voulons construire .. avant que l'eau ne nous brule les pattes et nos rêves qui vont avec ... bien amicalement
vous êtes dans la caricature grossière personne ne nous a parlé du FMI et je n'en parle pas quand au conversations avec les Grecs je me souviens particulièrement de celle ci un Grec revenu il y a quelques années du Canada se plaignait que dans son village personne ne veut payer pour le collectif ....... ordures ...électricité en gros les charges communales
il n' y a pas de sentiment collectif et tout le monde est très content de frauder
en gros comparé au Canada il n'y a pas d'état de droit en Grèce et tout marche ici par relations
au fait
tout le monde n'est pas fonctionnaire ou retraité en Grèce , les problèmes économico politiques de la Grèce ne datent pas d'hier et 30 ans de gabegie et de corruption à tous les niveaux ne vont pas disparaitre par un coup de baguette magique
En terme de caricature, vous êtes pas mal non plus, si je puis me permettre.
Alors, je récapitule :
- vous avez discuté avec deux ou trois grecs et pour eux, la crise que traverse leur pays n'est pas leur préoccupation première. Cela vaut donc pour les onze autres millions de grecs.
- Vous avez discuté avec un grec revenu du Canada vous ayant dit que tout le monde est content de frauder les impôts, ne veut pas payer le ramassage des ordures et tout le reste. Cela vaut donc également pour les onze autres millions de grecs.
Donc, en gros, ce qui arrive à ce peuple, est entièrement dû a son inconséquence, à son incivisme, à son individualisme ?
C'est l'ouvrier, l'employé moyen qui a mis son pays dans la panade ?
Parce que le fisc grec, si un(e) employé(e) ou ouvrier ne paye pas ses impôts, ne va rien faire a son encontre ?
Ceux qui ont magouiller en Grèce sont du même acabit que ceux qui magouillent en France et qui nous coûtent (en France)des dizaines de milliards d'euros de manque à gagner chaque année et ce ne sont certainement pas les petites gens qui fraudent l'impôt car ils n'en n'ont même pas la possibilité.
1 non la crise que traverse leur pays n'est pas leur principal sujet de conversation avec les ETRANGERS
2 je suis désolé mais l'intérêt commun n'est pas la principale préoccupation de la majorité des Grecs cela se saurait quand on voit les décharges d'ordures sauvages ou pas et qu'en pense aux problèmes d'Andros en matière de déchets .....
3 les salariés quand à eux ont leur impôts retenus à la source mais quand ils font faire des travaux ils payent au noir moralité les artisans et d'ailleurs les professions libérales échappent en partie à l'impôt indirect
4 l'inconséquence et le clientélisme à été encouragés par la classe politique tout bords confondues ,la majorité de la population à eu des miettes plus ou moins grosses certes mais ne s'est pas trop posés de question
et maintenant on nous sert que tout est de la faute du FMI de l'europe ......
Lisez attentivement le blog s'il vous plait et vous verrez que vous mélangez deux réalités, la situation grecque et ses pratiques fort désagréables si on se place du côté d'une citoyenneté disons responsable et la guerre menée par le FMI et les bancocrates. Le manque indéniable d'intérêt commun chez les Grecs (en tout cas jusque là) n'est pas la cause de "leur" crise mais un facteur aggravant et un prétexte souvent utilisé par les bancocrates et par vous si je comprends bien votre propos. Vous vous trompez, les crises des dettes dites souveraines sont calculées pour anéantir les démocraties occidentales restantes, indépendamment du seuil de responsabilité et responsabilisation des citoyens, clientélismes ou pas. D'ailleurs les meilleurs fraudeurs à l'impôt, clientélistes et escrocs sont d'abord et loin devant les Grecs ou les Italiens, Français etc, ces tenants mondiaux de notre... magnifique système ! Sauf que cela n'enlève rien à l'exigence du futur pour un fonctionnement sociétal et social libéré des clientélismes et à tout niveau.
Cette plaisanterie de mauvais goût de Papachristou n'est pas de son invention.
Elle circule sur le net grec via les e-mails que les Grecs se font suivre ou via facebook depuis un petit moment (et coïncide avec l'apparition du virus du Nil en 2010, qui a fait 10 fois plus de victimes en Grèce qu'en France).
A titre personnel dans la mesure où cette athlète s'est immédiatement excusée (j'insiste sur le fait qu'elle s'est excusée, sinon je ne dirais pas ce qui va suivre), je trouve très peu "humaniste" (pour reprendre les valeurs affichées par ceux qui ont demandé son exclusion) de l'avoir exclue, de lui avoir fait perdre son sponsor (voir les tweets du journaliste Aris Chatzistéphanou à son sponsor Procter & Gamble) et d'avoir ainsi foutu en l'air la carrière d'une jeune fille de 23 ans.
Cette histoire de tweets, est une histoire entre Grecs (qui est au courant des tweets grecs de Papachristou à part les Grecs?) et une fois de plus les Grecs ont réagi avec démesure.
Sans parler des commentaires des divers partis politiques : c'est quelque part assez ironique, de voir cette classe politique grecque incapable, minable, corrompue, qui s'est totalement foutue des intérêts nationaux de la Grèce et des notions d'éthique et de morale, en appeler à virer une athlète de 23 ans brillante et qui a réussi dans son sport, au nom... de la morale. Je pense à titre personnel encore une fois, que ses excuses ou une autre sanction que l'exclusion suffisaient.
Quant à Aube dorée, je me demande ce que pouvaient bien attendre les autres partis, ceux qui ont signé Dublin 2 et qui n'ont pas fait de travail efficace de régulation de l'immigration depuis 20 ans, bref les partis qui ont ainsi laissé exploser le pourcentage de migrants par rapport à la population. Ils ont la responsabilité exclusive de la montée d'aube dorée, par leur inaction en matière d'immigration.
Les Grecs ne sont pas racistes, ils sont même à mon avis naïvement ouverts. Mais l'afflux de migrants semble disproportionné, pas seulement du points de vue économique : même ce cap invisible, qui fait qu'au-delà de certaines proportions les migrants sont perçus comme pouvant modifier pour toujours la composition culturelle d'une société, me semble avoir été franchi en Grèce.
Je pense que les Grecs n'ont encore absolument rien vu en matière d'immigration. Dans quelques années un gouvernement régularisera forcément ces centaines de milliers de migrants, qui demanderont alors le regroupement familial. L'état grec ne pourra pas le leur refuser en raison des dispositions de la convention européenne des droits de l'homme, et en raison du fait que les hommes politiques grecs sont trop mauvais juristes pour trouver les portes de sortie juridiques à ce type de problèmes.
La Grèce dans sera donc doute un pays communautarisé où il y aura très rapidement, autant de jeunes de moins de 30 ans d'origine pakistanaise ou africaine que de jeunes de moins de 30 ans d'origine grecque. Dans 50 ans la population grecque aura donc connu le plus grand bouleversement de sa composition depuis les invasions slaves du moyen-âge que l'empire romain d'Orient avait traitées à coup de guerres, de déplacements de population et d'assimilation par la religion, autant de "solutions" évidemment inapplicables aujourd'hui.
A l'heure de la mondialisation, qu'est-ce qui remplacera la matrice ethno-culturelle, et ethno-religieuse, qui a également permis à la Grèce de se faire avec ses minorités de Vlahi et d'Arvanites au 19e siècle (deux populations très proches des Grecs, même religion, même culture populaire, même folklore, même membres du millet Rum sous l'empire ottoman, souvent bilingues, sans doute en partie de même origine au moins pour ce qui concerne les Arvanites s'il est vrai qu'ils descendent des Illyriens ou des Pélasges - les Arvanites, albanophones mais mêlés aux Grecs depuis des siècles, minoritaires au sein du monde albanophone car orthodoxes, et ayant autant pour ennemis les Turcs que les albanais musulmans).
La question de l'économie ne sera pas le seul défi de la Grèce. Même si aujourd'hui l'économie est bien sûr le problème n°1 de la Grèce, et celui qui touche le plus les Grecs au jour le jour, leur préoccupation première, et la cause de l'exode de tant de jeunes la question du remplacement de population qu'elle connaît se révélera à terme une problématique au moins aussi importante.
Petite précision en réponse à certains de vos commentaires,je ne partage pas l'avis selon lequel l'histoire de Papachristou serait inventée; sauf qu'il y a de l'invention dans, à travers et depuis cette affaire. Aux yeux de l'analyste c'est précisément ce questionnement sur le "moment fertilisant" capable à faire naître et grandir cette affaire. Pour ce qui est du Comité Olympique évidemment qu'il y a de l'hypocrisie et des connivences relevant d'un affairisme de taille mais ce n'est pas le sujet de l'article. Soyons enfin prudents pour ce qui relèverait des mélanges des ethnicités en pleine "saison mondialisante" nous ne devons pas interpréter les faits en utilisant nos seuls stéréotypes et outils intellectuels du passé main en inventer d'autres à l'occasion si nous en sommes encore capables. Mais certes vous avez aussi raison, la question de l'économie ne sera pas le seul défi ni de la Grèce, ni des autres pays et nations, il y aura certainement à dire et à redire sur le couple identité/altérité.
Bonjour M. Gregoriou
Concernant Papachristou je ne dis absolument pas que l'histoire est inventé, je dis que la plaisanterie douteuse qu'elle a mise sur son tweeter est une plaisanterie qui circule sur les réseaux sociaux grecs depuis plusieurs mois; elle n'a fait que la reprendre.
Pour le reste voici un article qui m'exprime assez bien :
http://www.soccerplus.gr/vipiece/26345
Concernant l'immigration Le problème de la Grèce est qu'elle a laissé faire sans avoir pensé le "nouveau" (très hypothétique) modèle d'assimilation ou alors, sans penser les conséquences du communautarisme.
J'entends parfois dire en Grèce que les enfants de Pakistanais pourront devenir grecs par la "paidia", mais les mêmes disent qu'il faut une "polupolitismiki paidia" à l'allemande (mettant l'accent sur l'apprentissage de la culture de provenance) et non pas une "ethniki paidia" ce qui me semble contradictoire.
Loin des stéréotypes je me pose des questions, c'est tout. Et pour cela j'essaie de me fonder sur ce que l'identité grec a pu avoir de plus assimilateur, avec le cas des Arvanites et des Vlahi.
Ma conviction est que la Grèce ne s'est posée ces questions (à supposer qu'elle l'ait fait) que trop tard, et qu'une fois de plus les Grecs se limitent à un raisonnement teinté de fatalisme de type "la Grèce en a vu d'autres" pour espérer que comme par magie, ce problème se réglera tout seul.
Et je me demande quels seront les dommages collatéraux du nouveau modèle.
Par delà le couple identité/altérité je pense que les Grecs devraient, pour une fois dans leur histoire récente, ne percevoir cette question que du point de vue de l'intérêt national (je suis assez fatigué du Grec moderne philosophe, de l'intellectuel de Kolonaki qui aborde toutes les questions contemporaines par le prisme de la morale, de la philosophie, si ce n'est pas par le prisme d'un freud de bazar, bref du blabla de café autour de son frapedaki, et jamais du point de vue de l'intérêt national, laissant aux générations futures le soin de se débrouiller avec la Grèce délabrée que ces grands penseurs de la "matapoliteusi" ratée ont laissée, bousillant la démocratie acquise au prix du sang de leurs frères Chypriotes).
Bonjour
Merci pour votre point de vue intéressant, je suis d'accord avec vous sur ce que vous décrivez des Grecs modernes et "philosophes", et de leurs prismes. Mais pour en arriver à un intérêt national disons raisonnable et ouvert, laissant aux générations futures les clefs et les moyens d'un certain avenir, il aurait fallu que d'autres liens soient établis entre les "intellectuels", les responsables économiques et politiques et la géopolitique du monde actuel disons pour aller vite. Pour défendre des intérêts il faut d'abord les considérer comme étant les siens... et nous sommes loin du compte en Grèce. Par (contre) exemple, supposons même que Mario Monti en Italie n'ira pas jusqu'à accepter une catastrophe totale du corps social de son pays, supposons.
Bonjour
Je suis d'accord avec vous : c'est un fait que les élites grecques ne semblent pas vraiment considérer que les intérêts nationaux et vitaux de la Grèce soient les leurs. Ou en tout cas, ils ne sont pas prêts à sacrifier les leurs pour ceux-là.
Bonne continuation (désolé pour les fautes de frappe que je vois en relisant les commentaires laissés sur votre blog... mais j'ai écrit avec "pathos" et donc trop vite... :)
Un dernier point M. Grigoriou : pour faire coincider le monde de la pensée, et celui de la politique, je pense que la Grèce devrait s'inspirer de la Turquie pour ce qui est de l'élaboration de stratégies et de la défense de ses intérêts nationaux; la Turquie, à travers divers instituts publics crée des stratégies à long terme dans tous les domaines (il y a 10 ans ils avaient élaboré un plan de développement de l'industrie et des exportations qu'ils ont appliqué en tout point; je peux essayer de vous retrouver cela de façon plus précise si ça vous intéresse, dès mon retour de congés).
Merci pour votre remarque, je pense que la Turquie offre un exemple de "gestion du fait géopolitique" en train de réussir, mais tout comme d'autres pays, l'Argentine par exemple, la Turquie ne fait pas partie de l'Union Européenne.
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