lundi 9 juillet 2012

Les particules de l'insignifiant


« Notre grand cirque » - Affiche du spectacle - juillet 2012
Chaque juillet déjà, nos vies ralentissaient au gré des caprices prévisibles du beau temps trop fixe, et cette semaine n'échappe pas à la règle... petite canicule, 41° C dès ce lundi, plus le discours de l'investiture de Samaras, c'en est trop. Juin, fut déjà un mois très éprouvant pour tous ici. Selon G. Gousos, responsable syndicaliste chez les ambulancier au SAMU athénien en un mois (début juin – début juillet), les ambulanciers de l'Attique ont recensé 354 tentatives de suicide, dont une cinquantaine, ont été couronnées de... succès, selon le reportage du journal Avgi (08/07). Rien qu'entre le dimanche 01/07 juillet et le jeudi 05/07, cinq autres citoyens de l'agglomération, ont volontairement interrompu leur périple. Retour au chaos, au grand vide. Et cette augmentation des... « Interruptions Volontaires de Périple » (IVP) serait à mettre en corrélation avec les résultats électoraux, en tout cas partiellement.


Salamine dans un café à Koulouri - Juillet 2012
Il y a peu de jours, l'écrivain Panos Theodoridis, a été licencié du journal Angelioforos de Thessalonique parce qu'il a « osé » publier deux chroniques, la première portait un regard critique sur Olga Kefalogianni, ministre chargée du Tourisme au cabinet Samaras, fille de Yannis Kefalogiannis, ancien député et ministre (Nouvelle Démocratie) et de Helleni Vardinogiannis, femme issue de cette famille illustre, d'armateurs et raffineurs crétois. Sa deuxième chronique a eu le grand tort d'évoquer le cheminement politique de Kyriakos Mitsotakis (Nouvelle Démocratie), fils de Constantin Mitsotakis (Premier Ministre, 1990-1993) et frère de Dora Bakoyanni, Ministre de la Culture (1992-1993), maire d’Athènes (2003-2006), et ministre des Affaires étrangères (2006-2009). Moralité : à Salonique sous les Troïkans, bien davantage que par le passé, on ne critique par les... saintes familles machin. Les syndicats journalistes n'ont pas souhaité réagir, l'Union des écrivains non plus, a noté dimanche le quotidien Avgi (08/07).

Sauf que le peuple a voté. Et les « gouvernants » annoncent d'ores et déjà la mise en vente des « bijoux de famille », biens et avoirs de l'État et en « fast track » (sic). Réseaux d'électricité et d'eau, terres, gisements de pétrole réels ou furtifs, immobilier et pratiquement, l'ensemble des bords de mer allant d'Athènes au Cap Sounion, histoire de faire immerger enfin la Riviera athénienne (sic). Giorgos Trangas, le vieux journaliste ce matin sur les ondes de Real FM, exhorta les « Maîtres Fous » et les autres aménageurs de la... grande braderie, « à ne pas tout bétonner et surtout, laisser un accès libre et gratuit vers les plages pour le... très bas peuple ». Au même moment où les liaisons maritimes, période estivale comprise, se raréfient et deviennent alors inabordables au point d'en alarmer les maires d'Ydra, Spetses et Poros, ah, voilà que les temps changent pour tous ou presque : l'ex classe, finalement très moyenne, se voit progressivement interdire de fait la plage et le parasol libre. Pour ce qui est de la grande braderie en tout cas, Alexis Tasipras a menacé les éventuels signataires, d'un probable futur emprisonnement, et Antonis Samaras lui répondit sèchement : « arrêtez les idioties de ce genre, et alors dites dans ce cas là, que c'est moi-même que vous mettrez en prison ».

Le temps Syriziste montre d'emblée ses dents, mais rien ne dit qu'il pourra ainsi mordre. À cette occasion, et puisqu'il est question de SYRIZA, je voudrais apporter une première réponse à un commentaire plein de sens, qui a été posté récemment, à la suite d'un billet publié sur ce blog : « (…) je trouve que vous n'êtes pas très impartial avec Alexis Tsipras... (…) J'ai un peu l'impression que Syriza se satisfait plutôt bien de ne pas avoir à assumer ses promesses de campagne et à mettre ses blanches mains dans le cambouis, non ? (...) »

Vers Salamine - juillet 2012
Je ne suis peut-être pas un « impartial de type idéal », mais je pense toutefois demeurer authentique, c'est à dire, allant dans le sens de l'histoire pour le dire simplement. Je connais en effet, le petit monde SYRIZA, partiellement en tout cas, (je ré-précise que je ne suis encarté nulle part). Cette gauche, ou « gauche » selon certains, représente une possible facette du futur et toujours hypothétique espoir dans ce pays, et bien davantage : Tsipras, s'est opposé (verbalement en tout cas) à la gestion bancocrate de l'Europe et peut-être bien malgré lui a ouvert une brèche à l'édifice, à un moment où pour une fois, les enjeux politiques d'un scrutin étaient réels, car cela fait depuis des décennies qu'ils ne le sont plus au sein de l'Europe « démocratique ». Nos régimes étaient déjà pseudo-démocratiques, des « oligarchies démocratiques », Cornélius Castoriadis considérait que notre société n’est pas une démocratie mais « une oligarchie dominée par la bureaucratie des partis », sauf que dans les faits, un certain choix potentiellement démocratique restait encore possible à réaliser, sous conditions certes, et elle s'y ajoute bien évidemment, la bureaucratie des banques et des réseaux pour combler notre temps finissant il me semble.

Tsipras, ses camarades et cette partie du peuple qui leur ont apporté leurs bulletins de vote, représentent au mieux cette petite brèche, rien de plus, mais c'est déjà immense. Je crois aussi savoir par un certain zeitgeist faisant dans l'implicite, qu'effectivement, certains Syrizistes ont été soulagés : « gouverner sous ces conditions et sans une majorité très large, le bras de fer serait improbable », se disaient-ils entre deux réunions et entre eux. Et voilà que ce parti est en train de se transformer en un grand parti de masse, tout comme l'Aube dorée d'ailleurs, toute proportion gardée. Ainsi SYRIZA, et je dirais presque malgré lui, a incarné une première création d'un certain Front Populaire à confirmer... à manger ou à boire. Quant à certaines positions pro-Européennes de cette gauche radicale, elles laissent vraiment désirer, mais je ne voudrais pas pour l'instant m'attarder davantage sur cette psychanalyse finalement du politiquement possible, les lecteurs du blog doivent avoir une idée plus que certaine deja, de mon positionnement sur les affaires de la « maison commune » de l'U.E. et sur la géopolitique. Mais peut-on finalement reprocher à Syriza de n'est pas être beaucoup plus mûr politiquement que l'ensemble de la société, alors vieux débat dans la philosophie politique, toujours récurrent.

Salamine, les bâtiments de l'ancienne quarantaine sanitaire
Je dirais aussi, (et) répondant à un autre commentaire laissé sur le blog, qu'effectivement, mon analyse de la société a évolué au fil des événements, non pas en termes très profonds, philosophiques disons, mais en ce qui relèverait de mon rapport au fait social et aux « syllogismes collectifs » à travers mes observations d'abord, puis par le biais de mes actes, sociaux, interpersonnels et évidemment politiques. C'est ainsi certainement, que par les temps qui courent (et qui courent très vite), mon regard sur Syriza par exemple changera, non pas par opportunisme, mais tout simplement parce que l'action, les discours, les représentations et les « acquis évènementiels », me concernant et nous concernant ici (et même ailleurs), en modifieront le regard. Lorsque l'histoire est en « excès de vitesse », nos horizons s'obligent à un remodelage constant, espoir ou pas.

L'histoire se fera alors et ne jugera finalement personne. Ce midi, dans un café athénien et sous une température de saison, les clients et clientes (la soixantaine passée), lisaient la presse du régime, mais c'est surtout le scepticisme qu'y régnait. Un mendiant Pakistanais, accompagné d'un enfant est venu troublé l'ordre des sceptiques, provoquant une altercation. D'abord la serveuse, une jeune femme d'origine étrangère est venue insulter le mendiant le jetant hors de l'établissement. Puis, deux clients, se sont mis à échanger des propos très politiques et néanmoins polis pour une fois, sur les responsabilités individuelles, collectives, et mondialisantes dans cette situation. Et comme dans tout café de commerce qui se respecte, à la boucle finale tout le monde a eu droit à la litanie sur les « voleurs politiciens ». « Certes, mais moi j'ai cotisé durant quarante ans et j'ai déjà perdu la moitié de ma retraite, le Paki lui, devrait par contre rester chez lui, ici ce n'est pas la terre promise », a déclaré un homme excédé, se sentant fortifié par le vécu de son âge et de ses « acquis », désormais sur un radeau de sauvetage. Et comme ce n'était pas... la mer à boire non plus, son contradicteur, électeur Syriza selon ses dires, s'est levé brusquement, et il a ainsi quitté le café.

"Un mendiant Pakistanais, accompagné d'un enfant" - Athènes 09/07
Ces derniers jours on sent un certain énervement latent dans les relations avec autrui. Dans le métro, sur les trottoirs et à travers les rocades, lorsqu'elles sont encore fréquentées et fréquentables. Les Aubedoriens quant à eux, ils exercent une violence quotidienne sur les immigrés, souvent diurne d'ailleurs, menaces, intimidations et sang qui coule en silence. La Police observe bien entendu !

Ces derniers jours aussi, on se lasse et on se laisse gouverner pour se tourner vers l'insignifiant dans ses frontières de l'été, enfin franchies malgré tout. Déjà, le camping libre se généralise sur certaines plages de l'Attique entre vendredi et dimanche, les âmes ont toujours eu aussi besoin d'un certain néant, qui dirait le contraire ? La Troïka permanente s'installera parait-il prenant possession d'un immeuble avenue du Pirée, et certains amis Albanais, installés depuis 22 ans à Salamine ne veulent pas quitter la Grèce comme l'ont déjà fait d'autres : « Nous avons notre maison bien à nous enfin depuis deux ans. Nous nous en sortons difficilement comme tout le monde. Mais en Albanie ce n'est plus chez nous vraiment. Même notre accent, l'usage des mots qui est le nôtre de la langue albanaise se trouve modifié. Nos enfants ne connaissent pas d'autre univers que celui de Salamine. Sauf que désormais nous avons peur... et pas que de la crise ».

Récemment, notre presse, a également évoqué cette annonce de la découverte par les chercheurs du CERN, de cette nouvelle particule qui a toutes les apparences du célèbre boson de Higgs, la « particule de Dieu enfin dévoilée ». Les gens restent indifférents car il y a d'autres nouvelles, plus préoccupantes (au sens positif du terme) et pour tout dire utiles : Plus de 7 tonnes de légumes sont gracieusement offerts aux citoyens de Thessalonique aujourd'hui par les « services d'urgence humanitaire » de la municipalité, c'est une action conjointe, menée de concert avec les coopératives agricoles de la région d'Ierapetra, en Crète. On apprend que les stratégies de survie en ville, à Thessalonique plus exactement, se précisent au fil des mois et dans la douleur.

Le Théâtre National de la Grèce du Nord, basé à Thessalonique, représente à travers tout le pays cet été, « Notre grand cirque », une pièce historique et musicale célèbre depuis sa première présentation au public, c'était durant les derniers mois de la dictature des Colonels, les séances ont été d'ailleurs interrompues par la police. C'est une vision ironique et satyrique des événements grecs depuis le 19ème siècle. L'accent est mis sur la vassalisation du pays et sur les luttes et autres révoltes populaires. J'avais assisté enfant, à cette pièce, en 1974 et le message partagé et diffusé par le monde des adultes d'alors c'était : « résistance ». Est-ce un hasard artistique cette nouvelle programmation, surtout en ce moment ? Les époques se parlent-elles alors ? et si oui c'est pour dire quoi au juste ? Que l'histoire n'est qu'un théâtre ?

Ce qui n'empêche pas finalement la quête de l'insignifiant et de ses particules. Juillet, cœur de l'été grec, un pied dans l'histoire et un pied sous l'eau, au sens strict et figuré en même temps pour une fois. 

Salamine juillet 2012 - "La quête de l'insignifiant et de ses particules"
Nécrologies du jour : on vient de  l'apprendre d'après les médias électroniques à 15h, on enregistre trois suicides déjà ce lundi, deux sur l'île d'Eubée (deux hommes, respectivement âgés de 40 et de 80 ans) et un autre homme, âgé de 42 ans, chômeur et père de deux enfants dans le Péloponnèse.

21 commentaires:

Anonyme a dit…

Lorsque l'Allemagne nazie a démantelé la Tchécoslovaquie, le monde a réagi, c'est comme ça que la guerre mondiale à éclaté : l’Allemagne avait dépassé les bornes.
Lorsque la Grèce est mise en vente à la découpe, personne ne bouge, et c'est bien là le plus important,et inquiétant, car ce n'est plus ce qui est fait qui compte, mais QUI le fait.
Comme ce "Qui" est celui qui ordonne les gouvernances, on est mal partis ou que ce soit.

philippe a dit…

j'aime beaucoup ce blog mais je ne sais pourquoi, à chaque fois que j'arrive sur cette page, la photo en en-tête ne me donne vraiment pas envie de continuer. trop clichée, trop niaise en gros. voilà, à bon entendeur salut

Anonyme a dit…

"Lorsque la Grèce est mise en vente à la découpe, personne ne bouge"

Ben si, les acheteurs! Ceux qui nous gouvernent pouvaient pas rêver de s'acheter un chouette palais en bord de mer à Athènes! Bientôt, dans Gala, on aura des supers photos de fêtes de stars avec "en toile de fond, ce décor qui vit naître notre chère Démocratie"...

Magne a dit…

Révise ton histoire , la Tchecoslovaquie à été démantelé avec l'aval de la France et de la Grande Bretagne d'une part d'autres part les frontiéres issus de la 1 ere guerre mondiale comme de la 2 eme étaient iniques à tous point de vue malheur aux vaincus ...

GLeboutte a dit…

"les âmes ont toujours eu aussi besoin d'un certain néant, qui dirait le contraire"

Oui, oui !
Continuez !!

Namurois a dit…

Panagiotis,

On comprend qu'une certaine oligarchie voit d'un mauvais oeil de laisser la rue à Syriza.
A ton avis,concernant l'aube dorée, y aurait il une volonté politique déterminée d'occupation du pays, derrière ces milices?

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour, je ne pense pas que nous en sommes là. Il y a deux dynamiques, celle de l'Aube dorée qui avance ses thèses et ses actions en se "popularisant", les agissements criminels et autres violences de ses milices, plus l'organisation d'une "solidarité ethnique", visent occuper progressivement le terrain politique et social.

Puis, je ne sais pas quels seraient les plans des occupants du pays, c'est à dire des bancocrates. Instrumentaliser l'Aube dorée (plus que de "naturel"), l'utiliser à terme comme "force alternative" face à une alternative de gauche ? La laisser accélérer l'implosion sociale pour ainsi ensuite intervenir militairement même en Grèce sous prétexte de rétablissement de l'ordre ou de la "démocratie", il s'agit je crois de suppositions que nous pouvons faire, mais rien n'est certain, la situation est très fluide, la société grecque est "travaillée" de toute part !

fincaparaiso a dit…

bientôt nous ne pourrons plus compter sur les capacités de décryptage des décisions des troikans par notre ami JORION:en lui offrant une chaire à l'université libre de bruxelles,les néoliberaux savent que désormais il se taira

Anonyme a dit…

Ne jamais oublier le statut salarial bancaire de Jorion durant de longues années.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour,

Je comprends vos craintes sur le "silence possible et futur" de Paul Jorion, mais je ne suis pas d'accord avec votre raisonnement. Déjà, le statut salarial bancaire n'est pas un synonyme "d'automaticité dans l'asservissement" et l'immense travail et débat suscités par le blog de Paul Jorion peuvent en fournir la preuve. Donc encourageons-le toujours, à poursuivre son décryptage, y compris à partir de son Université.

Merci pour vos commentaires

Catitalia a dit…

"Les Aubedoriens quant à eux, ils exercent une violence quotidienne sur les immigrés, souvent diurne d'ailleurs, menaces, intimidations et sang qui coule en silence. La Police observe bien entendu !"

Cela ressemble étrangement à une description de l'Italie du début des années 20. Ca ne s'appelait pas "Aube dorée", ça s'appelait "Fasci italiani di combattimento" et leur cible n'était pas les immigrés mais les "bolchéviques". Toutefois les prises à parti violentes d'individus sur fond d'indifférence bienveillante des "forces de l'ordre" officielles, sont similaires.

(soupir)

Magne a dit…

Vu le nombre de clandestin en Grèce et en particuliers dans les grandes villes Aube Dorée progresse puisqu'il n'y a pas de réponse de l'état Grec ni de l'Europe à ce probléme les dits clandestins peuvent aussi servir comme pression du patronat pour baisser les salaires

Anonyme a dit…

"Laisser faire les nazis parce que pour l'instant ils nous servent": ce fut la grande illusion du gouvernement et de la classe dirigeante en Allemagne avant 1933. On connaît la suite... mais bon oui, je sais, l'histoire parait-il ne se répète pas! Parait-il...

Anonyme a dit…

Un grand merci pour votre témoignage d'une honnêteté sans faille, je suis comme vous très dubitatif sur Syriza.

Concernant Aube dorée, il n'y a qu'un moyen de s'en débarrasser c'est d'utiliser les mêmes armes qu'eux, les terroriser !…

Denis,
membre du Parti de Gauche français

magne a dit…

et comment et en pratique on les terrorise , tu peux expliquer en détail ?

JiPai a dit…

Dans terroriser, il y a "terreur" le parti de gauche n'est pas là pour la terreur. Il y a erreur! L'humain d'abord.
JiPai, membre du PG.

D.M. a dit…

Il aurait fallu "terroriser" Aube Dorée bien avant qu'ils ne réalisent 7% des voix et passent devant...le KKE !
Je ne comprends pas l'inaction passée des grands partis de gauche face à ces cogneurs bas-du-front.
Le KKE aurait du étouffer dans l'oeuf ces descendants des Xités et autres Bataillons de sécurité !

Ceci est mon premier commentaire sur ce blog : je remercie vivement l'auteur pour ses analyses et impressions. Un regard lucide sur mon pays d'origine...

Magne a dit…

en 2009 l'aube dorée faisait 0.29 % à l'éléction de la Vouli ......entre temps la crise éclate et l' absence de travail social des partis sur le terrain ce paye cash quand au KKE , lui il attend la révolution ...il peut attendre encore longtemps ..il est mort

D.M. a dit…

L'on pourrait évoquer longtemps les erreurs stratégiques du KKE (notamment selon moi 1- l'absence de prise en compte du sentiment patriotique des grecs et 2- une mauvaise démarche, trop sectaire, vis à vis des opportunistes de Syriza ). Là n'était pas mon propos.
Quant à votre "il est mort", je vous répondrai simplement "il en a vu d'autres, et des plus dures".

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour vos commentaires qui laissent parfois perplexe, c'est normal et souhaitable. Une certaine "réponse" à l'Aube dorée, avancée en Grèce par une partie de la Gauche, consisterait à occuper le terrain social, au sens premier du terme, c'est à dire l'aide d'urgence et une solidarité couplée d'un sens politique à contre courant de celui des Aubedorins. Je ne sais pas quelle sera la portée d'une telle réponse. Pour ce qui est du KKE, sa lecture des faits culturels intrinsèques à la société en temps de crise, a été partielle. Mais il n'est pas mort il me semble. Par contre, on devrait se poser la question si finalement le monde (les représentations, les façons d'agir et de faire) auquel s'adresse ce parti historique de la Gauche, ne serait-il mort...

yvan a dit…

La France aussi se fait privatiser, mais discrètement ... en douceur.
Ne soyons pas inquiets : les nationalisations seront d'autant plus fortes après les révolutions.

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