mardi 24 juillet 2012

Départs manqués



En d'autres temps, les seuls départs vraiment de saison concernaient les vacanciers et pratiquement tout le monde. Mais cela fait bien longtemps que nous constatons que ce juillet, et pour tout dire cet été 2012 nous réserverait des mauvais départs, c'est plutôt déjà mal parti.



* Photo de couverture: Un chantier. Athènes, le 23 juillet

13 commentaires

Anonyme a dit…

quand, dans les années 60 je lisais ORWELL cela me semblait loin ; je ne pensais cela impossible...mais tout ce que vous vivez y ressemble beaucoup... mon coeur est Grec

Valentin a dit…

Le récit d'une société sous occupation capitaliste extrême.
Peuple grec, vous êtes les cobayes des aliénations et les précurseurs des luttes à venir.
Nous ne vous oublions pas.

Michel a dit…

Bonjour,
Je ne sais pas que répondre à vos écrits, car tout est en train de s'effondrer comme un château de cartes et ils sont dépassés... "Ils" ce sont ceux de la "Troïka", l'Allemagne est en train de perdre la guerre qu'elle a lancée à l'Europe :
- son intransigeance générale et surtout vis-à-vis d'une banque centrale indépendante sans possibilités d'intervention directement près des États,
- l'abandon de la souveraineté budgétaire,
- l'abandon de la souveraineté politique au profit de la commission européenne.
Préfèreront-ils, "les importants" casser les banques ou l'Euro ? Quand on pense aux discours dans les médias avant le 17 juin..., maintenant eux-mêmes viennent à se poser ouvertement de telles questions.

Ici, en France, "bizarrement", chaque fois que le capital est vraiment menacé, ils se débrouillent pour mettre en place les socios démocrates types que sont les socialistes et Hollandréou. Avec eux au moins, le capital sait qu'il n'a rien à perdre, car ils se battent plus pour la lutte des places que pour la lutte des classes !

Erix a dit…

Toujours avec vous.. :)

BA a dit…

Mercredi 25 juillet 2012 :

Grèce : le chef d'état-major démissionne pour raisons "éthiques".

Le chef d'état-major des armées grec a démissionné dans la nuit de mardi à mercredi, avant une réunion gouvernementale sur la politique militaire, invoquant des raisons "d'éthique et de dignité".

Dans son communiqué, l'armée précise que le général Constantinos Ziazias a démissionné à 2h du matin, heure locale, pour "des raisons qui concernent l'éthique et la dignité, les siennes et celles de l'armée".

Ce départ intervient quelques heures avant la réunion du conseil grec sur la défense et la politique étrangères avec le Premier ministre Antonis Samaras.

Le général Ziazias a été nommé il y a neuf mois, juste avant le départ du gouvernement socialiste.

http://www.romandie.com/news/n/Grece_le_chef_d039etat_major_demissionne_pour_raisons_ethiques250720121053.asp

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour je vous remercie pour vos commentaires, vous avez raison c'est bien du ORWELL et du capitalisme extrême qu'il s'agit.Juste un mot sur la démission du chef d'état-major, tout laisse croire que ce n'est pas une bonne nouvelle non plus. Attendons aussi les déclarations Barroso !!

Riko a dit…

Même si nos médias ne nous informent pas , nous nous informons !!
Peuple Grecque vous avez tout mon soutiens ..
La crise gagne du terrains mais le système du principe capitaliste touche a sa fin , je l’espères .
Les choses changeront en bien, j'en ai la conviction , le chemin sera long pour tous...mais nous vaincrons :)

Toutatis a dit…

On commence à évoquer une autre évolution à la crise des dettes en Europe. Même Mario Draghi en parle. Il ne s'agirait plus de faire porter tout le fardeau sur les budgets des états (et des contribuables). Les créanciers seraient (enfin) appelés à participer, dans toute l'Europe. Cela veut dire une insécurité croissante de tous les placements financiers, on se sait pas jusqu'où ils pourront être ponctionnés. Quand cela deviendra plus explicite on verra surement de vastes mouvements de panique, comme on l'a vu en Grèce quand les gens retiraient l'argent de leurs comptes en banque. Quelques observateurs avaient depuis 2008 noté que c'était la seule réponse logique à la crise, de lointains Américains, et en France Olivier Delamarche
http://www.dailymotion.com/video/xsdwda_olivier-delamarche-personne-ne-merite-sa -note-aaa_news?search_algo=2
En attendant, ces 3 ou 4 ans consacrés uniquement à protéger à tout prix les créanciers auront couté des centaines de milliards d'€ supplémentaires.

Anonyme a dit…

Bonjour
A propos des skoupidias (poubelles) laissées par les Albanais, j'aimerais formuler cette petite réflexion: comment voulez-vous que des gens respectent des leiux quand eux-mêmes sont méprisés? J'ai des amis grecs que j'apprécient beaucoup. le seul sujet de litige, c'est leur manière de parler des Albanais ....
Cela dit, je ne joue pas à la pure, en Suisse d'où je viens, on a de quoi balayer devant notre porte, comme on dit, car Lausanne (ma ville) est certes une cité ouverte aux autres cultures, elle fait exception... Ce n'est pas forcément le cas du reste du pays.
Cela rassure peut-être les gens de savoir qu'il y a quelqu'un en dessous (socialement) sur qui déverser sa frustration ...
Merci de votre article...
Je doute que les produits bios tsipuro aient du uccès, c'est bien dommage.
Nathalie

Namurois a dit…

Bonsoir panagiotis,

Je me demande si cette incertitude n'est pas due à la position que va devoir adopter la Troïka pour tenter de solutionner le problème espagnol.
La politique des memorandums menées en Grèce n'aura que peu d'impact sur celui-ci. De plus, le nouveau MES ne dispose pas des fonds nécessaires pour recapitaliser les banques espagnoles et boucher le trou du budget espagnol(plusieurs régions en état de cessation de paiement). En clair, employer le même méthode qu'en Grèce, entrainera la chute certaine de l'euro. Les agences de notation semblent le confirmer puisque Moodys vient de dégrader les notes de l'Allemagne, Pays Bas et Luxembourg en note négative.
Problème pour nos troïkans: peut on avoir des solutions différentes pour résoudre le même type de problème de dettes?
Continuer la politique de rigueur en Grèce et favoriser l'Espagne par quelques tours de passe passe?
Revoir le système complet?
Ou quoi?
Il est fort probable que les positions allemandes, françaises et européennes vont devoir évoluer rapidement dans les semaines qui viennent. Mais dans quel sens? Repli vers la souveraineté? dépeçage de l'Europe? schisme financier entre Nord et Sud?
Abandon des souveraineté en échange de la planche à billet européenne?
Faites vos jeux!

Les prochaines semaines risquent fort d'être cruciale pour les démocraties. La démission du chef des armées pourrait laisser comprendre que "certains plans" sont en préparation au cas où...

Magne a dit…

ah bon je ne savais pas que " certains plans " sont en préparation au cas ou .....les théories du complot ont encore de beaux jours devant elles si la Grèce est au fond du trou actuellement pas besoin de chercher des conspirations partout les années Papandréou à partir de 1980 y sont déjà pour beaucoup quand à la deuxième famille royale les Karamanlis leur héritier n'a fait que creusé le trou je suis passé il y peu à Aréopoli et dans le massif du Parnon le reboisement n'a pas commencé

Anonyme a dit…

bonjour Paniagotis, mon soutien est bien mince, je lis vos articles, le temps qui passe sous le chaud soleil du capital, et que vous savez si bien -trop bien- décrire, dénoncer. mon cœur est grec a dit un de vos lecteurs, mon âme est grecque, je me sens démunie face à l'ampleur de cette guerre souterraine qui cache son nom.
Corinne

yanick a dit…

Panagiotis,
vos témoignages laissent des traces, à n'en pas douter. Les moments que traverse le peuple grec ne sont pas fortuits. L'aubaine était trop bonne pour le capital (le prétexte fallacieux de la dette). Ici, on procède différemment, moins douloureusement pour l'instant. Mais la visée est la même, sans complot. Il ne s'agit que de l'expression déculpabilisée du capitalisme, c'est-à-dire du rapport de plus en plus direct à la jouissance de l'objet monétaire, ce qui est sans fin.
Un banquier l'exprimait très clairement il y a peu, seule ombre au tableau pour lui, dans un puéril aveu : qu'allaient objecter en définitive les peuples ? à savoir, seraient-ils prêts à sacrifier leur propre rapport cet objet (dans le meilleur des cas, sinon cela ne sera qu'un répit, certes nécessaire, mais insuffisant me semble-t-il) ? (http://www.lesmutins.org/Le-plan-de-bataille-des-financiers.html)
Plus qu'une ombre au tableau, d'ailleurs, il parlait de l'angoisse du capitaliste devant cet éventuel renversement...

filakia

Enregistrer un commentaire

L'équipe de "greek crisis" respecte toutes les opinions, mais se
réserve le droit de ne pas publier des commentaires offensifs...