mardi 24 juillet 2012

Départs manqués


Un chantier - Athènes 23/07
En d'autres temps, les seuls départs vraiment de saison concernaient les vacanciers et pratiquement tout le monde. Mais cela fait bien longtemps que nous constatons que ce juillet, et pour tout dire cet été 2012 nous réserverait des mauvais départs, c'est plutôt déjà mal parti. Nos médias lundi soir s'affolaient sur la crise et évoquèrent la « chute des places boursières » comme un avant-goût de l'Apocalypse, sacralisation oblige : « le sort de l'euro se joue encore une fois devant nos yeux, les marchés son frileux mais ils exercent des pressions, l'Allemagne fait souffler le froid aussi sur les marchés... », voilà pour un extrait de la litanie. Mais nous en sommes fatigués, trop même. On nous annonça par la même occasion des mesures chiffrées à 11 milliards d'euros, mais à quoi bon s'en émouvoir puisqu'on attend la fin de l'euro par les pluies d'automne ou par l'été indien, c'est selon.

Départ en vacances - Athènes 23/07
Finalement on ne sait plus quoi attendre. Nos métallos se disent détermines à poursuivre leur mouvement, la Troïka arrive, et durant les prochains jours le Secrétaire d'État adjoint du Trésor, Charles Collyns (U.S. Department of the Treasury's Assistant Secretary for International Finance), se rendra dans l'urgence à Rome et à Athènes, selon la presse économique de ce lundi. Inquiétudes alors, de la part des États-Unis ? Et on vient d'apprendre par les bulletins d'information à la radio (mardi après-midi) que José Manuel Barroso arrive aussi à Athènes jeudi afin de rencontrer Samaras et certains de ses ministres, une « visite d'urgence », décidément...
Samaras vient de déclarer qu'il fera baisser le taux de chômage en 2014, le ramenant de 24% actuellement à 10% et toute la Grèce en rigole mais dans l'amertume. Les professionnels du petit commerce estiment le nombre de faillites à prévoir d'ici la fin de l'année à 35.000, d'où déjà ce ridicule gouvernemental qui à lui seul ne suffira pas à... le tuer, c'est certain. Et la Troïka demeure intraitable. Les informations sur les « négociations » en cours laissent penser que « seuls les policiers de terrain et certains militaires échapperaient à la nouvelle baisse des salaires imposée par la Troïka sur l'ensemble de la fonction publique ». Au même moment, trente deux établissements de la Protection de l'enfance tirent la sonnette d'alarme : « le financement de l'État est réduite de 50%, les mécénat et les donations sont en chute libre car la nouvelle législation en fait un désavantage fiscal, le personnel n'est pas payé depuis des mois parfois, et nous risquons les fermetures en série en septembre. Ainsi plus de quinze mille enfants malades ou dont les parents ne peuvent plus faire face à leur entretien au quotidien se retrouveront dans la rue » (intervention sur l'antenne d'un responsable-coordinateur d'un établissement de ce type sur la radio Real-Fm mardi après-midi).

Les apories de notre système se dérèglent les unes après les autres au point où on doit se demander s'il ne faudrait plus tellement adopter le terme « système ». Cela ne veut pas dire pour autant que nous autres sur la planète des singes, nous soyons davantage clairvoyants sur les suites... « métaporiques ». En réalité on ne voit guère mieux, sauf que nous croyons sentir la poudre dans l'air du temps. Dèmos, un architecte rencontré hier, exprimait même ses « certitudes » à ce sujet : « En septembre déjà, tout va exploser, certains prendront les armes. Les Troïkans, ainsi que leurs valets bien de chez nous, auront des soucis à se faire. Nos dernières réserves ayant fondu sous le soleil de l'été, plus les nouvelles mesures, eh bien cela ne tiendra plus si longtemps. Je dois huit mois de cotisations à la Caisse d'Assurance des Indépendants et dix mille euros à la banque. Je cours derrière deux affaires qui ne se précisent plus tellement non plus. 

La première serait presque conclue, je devrais en organiser le chantier mais je n'ai pas été payé du tout, même pas trois cent euros sous forme d'une petite avance, avant la crise une avance de cinq mille euros était d'emblée acquise et d'ailleurs déjà elle n'était pas de trop, donc j'attends. C'est la première fois dans ma vie et dans ma vie professionnelle que je me trouve dans une situation pareille. Ma fille étudie aux États-Unis (mon ex-épouse y habite), je pense m'y rendre et trouver un travail, n'importe lequel. Ici à Athènes je me suis remis à cohabiter avec ma mère, c'est insupportable que de dépendre en partie de sa maigre retraite, j'ai 52 ans et cela ne devrait pas se passer ainsi. Je crois qu'au niveau de l'Europe et du monde il y a quelque chose qui cloche vraiment, la dictature des banques, ainsi que la tromperie des dettes souveraines devenues tellement grosses et visibles, leur affaire n'est pas logique donc elle finira par s'effondrer ».

Citrons ramassés - Athènes 23/07
Au demeurant, j'ai fait remarquer à Dèmos qu'il y a six mois il disait la même chose sur la prochaine révolte estivale alors pressentie, et pour l'instant, il n'en est rien. Puis, l'histoire humaine a souvent été soumise à des affaires qui n'étaient pas logiques, mais vraiment pas du tout. De même que les révolutions ne paraissent jamais comme très logiques non plus, parait-il. Dèmos qui porte finalement assez bien son nom, est déboussolé car ses repères en prennent un coup en deux ans de mémorandum. En plus, il doit supporter sa mère qui le... supporte, on tourne dans le vide même chez soi, et cette « intériorisation » de la crise y ajoute dans la mauvaise psychanalyse dans tous les cas de figure. « Je ne me sens plus chez moi à la maison, et je ne me sens plus chez moi dans la rue, ce n'est plus mon pays », explique Démos. Il a fini son verre d'alcool fort, car il boit, et il est parti pour rentrer « chez lui ».

Ce qu'arrive à Dèmos aura valeur de topos (lieu) sociologique largement partagé. Finalement, la société, ce haut lieu des luttes, ce terrain des affrontements entre les classes sociales se trouve à son tour dérobée par les bancocrates. D'où d'ailleurs le malaise ressenti à travers certaines tentatives de lutte « à l'ancienne ». Interdits de « terrain social » nous serions alors prêts pour l'Apocalypse, sur Internet circulent de plus en plus des « affirmations sur preuves que le jugement dernier est imminent, ce qui validerait certaines prophéties issues des moines du Mont Athos », rien que cela et... amen !

Les familles albanaises sur la plage - 22/07

Le couple au parasol bleu sur la même plage - 22/07

 La société étant dérobée, il nous reste heureusement les plages. Sur la côte Est de l'Attique au bout d'une mauvaise route il y a une crique, jadis (et à jamais ?) enlaidie par des « bâtisseurs » ayant abandonné une fois n'est pas coutume, leurs constructions illégales donnant sur la petite baie. C'est dans ces ruines... des années 1980 ou 1990, que certains plantent des tentes afin d'y passer le week-end. Dimanche dernier, trois familles albanaises qui avaient ainsi campé s'apprêtèrent à partir, lorsqu'un couple de Grecs quitta son parasol bleu pour aller leur faire la remarque concernant les poubelles « à ne pas laisser sur place ». L'ambiance n'a pas dégénéré, néanmoins les Albanais ont ramassé les poubelles... pour les abandonner finalement entre les murs des ruines, nos autres « poubelles fixes ». Le couple découvrant la « tromperie » s'est emporté nous expliquant que « ces gens nous salissent les plages et il nous est souvent difficile de réagir car ils s'énervent, mais je sais ce qu'il leur faut » a dit l'homme. « Nous devrions prendre leurs immatriculations et alerter la Police a rajouté la femme », mais son compagnon s'est montré plus « déterminé » : « Non, pas la Police c'est l'Aube dorée qu'il faut faire venir » a-t-il dit et la jeune femme a aussitôt porté son regard ailleurs, gênée. Visiblement, les précipices et les éboulis de nos usages descendent jusqu'aux plages les moins accessibles, de plus en plus tout lien construit ou déconstruit avec autrui se résumerait à la seule rupture initiatrice des comportements, l'altérité et l'identité jusqu'à l'extrême. « L'Âge des extrêmes II » aurait déjà commencé en 2012, écrira sans doute le prochain Eric Hobsbawm vers la fin de notre « court XXIe siècle ». Mais nous espérons en organiser les prolongations, lui inversant la vapeur à ce siècle.


Un chantier futur immeuble d'habitation - Athènes 23/07
Hier matin en me rendant à la supérette du quartier, j'ai remarqué que le seul chantier du coin, une... entière fierté si intrigante, avance de jour en jour. On entend les ouvriers immigrés et natifs de la Baronnie travailler dès 7h du matin. Des passants s'arrêtent parfois admirer non pas l'architecture, car il s'agit en somme d'un futur immeuble d'habitation comportant plusieurs appartements, mais le chantier, le travail autrement dit, car sa raréfaction l'a transformé en spectacle, drôle d'époque. Plus la question qui reste en suspens alors posée par un retraité : « Et qui va acheter ces appartements lorsque la moitié des appartements du quartier sont vides, à vendre ou à louer ? ». Il était sorti un gobelet rempli d'eau dans la main qu'il entreposa au pied d'un arbre, « c'est pour les chats du coin » a-t-il ajouté. En rentrant chez lui, dans un immeuble voisin il s'est penché pour prendre quelques citrons ramassés, laissés devant l'entrée de son immeuble sur un dépliant « expliquant le basculement définitif et nécessaire des nos télévisions vers le signal numérique ». De l'autre côté de l'entrée effectivement, un chat errant mais habitué des lieux attendait son hypothétique dû.

« C'est pour les chats du coin » - Athènes 23/07
Sauf que les hypothèses de l'humanité quotidienne ont changé. À la supérette – épicerie du quartier tout le monde se connait. Une employée observant l'hésitation d'une cliente face à deux packs de bières a voulu intervenir : « Madame Evgenia, prenez la marque « M », plutôt que le pack de la firme « A », vous savez la bière « M » est grecque ». Madame Evgenia a pourtant opté pour la bière importée : « Comment voulez vous que j'achète de la bière grecque qui est plus chère, lorsque mon salaire a été diminué de moitié en deux ans, je touche six cent euros par mois ». L'employée s'est excusée : « Comme vous voulez, je comprends, je gagne d'ailleurs exactement comme vous ». Pour la... micro-histoire économique, j'ai noté que la bière « M » est vendue 4,97 euros, tandis que sa concurrente « A » 4,54 euros... seulement.

Madame Evgenia faisant ses calculs au centime près, d'autres citoyens partaient encore en vacances chargeant même leurs berlines allemandes jusque sur le toit. Départs remarqués et remarquables, bientôt un autre nouveau spectacle.

"L'électricien du coin vient de faire faillite" - 23/07
Dans la même rue de la supérette j'ai remarqué que le deuxième électricien du coin vient de faire faillite. Les locaux sont à louer et l'enseigne du magasin mise à la poubelle. L'autre électricien, étant jadis situé pratiquement en face, avait déjà fait faillite il y a un an. Mais on annonce par un papier collé derrière une vitre du magasin vide, « l'ouverture prochaine d'une boutique qui vendra du vin et du tsipouro » (ouzo non anisé) de culture biologique en provenance de l'île de Lemnos en Égée du Nord.

En attendant le vin de Lemnos, l'autre vraie vie ne perd plus une seconde. Le métallos d'Aspropyrgos résistent devant l'aciérie, encore une fois ce matin ils ont reçu la « visite  chimique » de la Police. Hier soir (lundi), ces grévistes ont manifesté au centre ville d'Athènes place Omonia, tandis que le ministre du Travail... sinistré les recevra enfin vendredi. 

Ce matin également, les conducteurs du métro athénien ont débrayé durant deux heures pour dénoncer la mise en détention d'un de leurs collègues depuis hier soir, suite à une tentative de suicide survenue à la station Attiki. Une personne s'est jetée sur les voies, fort heureusement, le machiniste a alors stoppé la rame juste à temps et la personne a échappé à la mort. Pour « s'en assurer de la déposition ficée pour le lendemain » (aujourd'hui) le Procureur a ordonné la mise en détention du conducteur, encore une première dans ce « genre d'affaire ». Départs précipités et parfois manqués...
"Ouverture prochaine - vin et tsipouro de Lemnos" - 23/07

13 commentaires:

Anonyme a dit…

quand, dans les années 60 je lisais ORWELL cela me semblait loin ; je ne pensais cela impossible...mais tout ce que vous vivez y ressemble beaucoup... mon coeur est Grec

Valentin a dit…

Le récit d'une société sous occupation capitaliste extrême.
Peuple grec, vous êtes les cobayes des aliénations et les précurseurs des luttes à venir.
Nous ne vous oublions pas.

Michel a dit…

Bonjour,
Je ne sais pas que répondre à vos écrits, car tout est en train de s'effondrer comme un château de cartes et ils sont dépassés... "Ils" ce sont ceux de la "Troïka", l'Allemagne est en train de perdre la guerre qu'elle a lancée à l'Europe :
- son intransigeance générale et surtout vis-à-vis d'une banque centrale indépendante sans possibilités d'intervention directement près des États,
- l'abandon de la souveraineté budgétaire,
- l'abandon de la souveraineté politique au profit de la commission européenne.
Préfèreront-ils, "les importants" casser les banques ou l'Euro ? Quand on pense aux discours dans les médias avant le 17 juin..., maintenant eux-mêmes viennent à se poser ouvertement de telles questions.

Ici, en France, "bizarrement", chaque fois que le capital est vraiment menacé, ils se débrouillent pour mettre en place les socios démocrates types que sont les socialistes et Hollandréou. Avec eux au moins, le capital sait qu'il n'a rien à perdre, car ils se battent plus pour la lutte des places que pour la lutte des classes !

Erix a dit…

Toujours avec vous.. :)

BA a dit…

Mercredi 25 juillet 2012 :

Grèce : le chef d'état-major démissionne pour raisons "éthiques".

Le chef d'état-major des armées grec a démissionné dans la nuit de mardi à mercredi, avant une réunion gouvernementale sur la politique militaire, invoquant des raisons "d'éthique et de dignité".

Dans son communiqué, l'armée précise que le général Constantinos Ziazias a démissionné à 2h du matin, heure locale, pour "des raisons qui concernent l'éthique et la dignité, les siennes et celles de l'armée".

Ce départ intervient quelques heures avant la réunion du conseil grec sur la défense et la politique étrangères avec le Premier ministre Antonis Samaras.

Le général Ziazias a été nommé il y a neuf mois, juste avant le départ du gouvernement socialiste.

http://www.romandie.com/news/n/Grece_le_chef_d039etat_major_demissionne_pour_raisons_ethiques250720121053.asp

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour je vous remercie pour vos commentaires, vous avez raison c'est bien du ORWELL et du capitalisme extrême qu'il s'agit.Juste un mot sur la démission du chef d'état-major, tout laisse croire que ce n'est pas une bonne nouvelle non plus. Attendons aussi les déclarations Barroso !!

Riko a dit…

Même si nos médias ne nous informent pas , nous nous informons !!
Peuple Grecque vous avez tout mon soutiens ..
La crise gagne du terrains mais le système du principe capitaliste touche a sa fin , je l’espères .
Les choses changeront en bien, j'en ai la conviction , le chemin sera long pour tous...mais nous vaincrons :)

Toutatis a dit…

On commence à évoquer une autre évolution à la crise des dettes en Europe. Même Mario Draghi en parle. Il ne s'agirait plus de faire porter tout le fardeau sur les budgets des états (et des contribuables). Les créanciers seraient (enfin) appelés à participer, dans toute l'Europe. Cela veut dire une insécurité croissante de tous les placements financiers, on se sait pas jusqu'où ils pourront être ponctionnés. Quand cela deviendra plus explicite on verra surement de vastes mouvements de panique, comme on l'a vu en Grèce quand les gens retiraient l'argent de leurs comptes en banque. Quelques observateurs avaient depuis 2008 noté que c'était la seule réponse logique à la crise, de lointains Américains, et en France Olivier Delamarche
http://www.dailymotion.com/video/xsdwda_olivier-delamarche-personne-ne-merite-sa -note-aaa_news?search_algo=2
En attendant, ces 3 ou 4 ans consacrés uniquement à protéger à tout prix les créanciers auront couté des centaines de milliards d'€ supplémentaires.

Anonyme a dit…

Bonjour
A propos des skoupidias (poubelles) laissées par les Albanais, j'aimerais formuler cette petite réflexion: comment voulez-vous que des gens respectent des leiux quand eux-mêmes sont méprisés? J'ai des amis grecs que j'apprécient beaucoup. le seul sujet de litige, c'est leur manière de parler des Albanais ....
Cela dit, je ne joue pas à la pure, en Suisse d'où je viens, on a de quoi balayer devant notre porte, comme on dit, car Lausanne (ma ville) est certes une cité ouverte aux autres cultures, elle fait exception... Ce n'est pas forcément le cas du reste du pays.
Cela rassure peut-être les gens de savoir qu'il y a quelqu'un en dessous (socialement) sur qui déverser sa frustration ...
Merci de votre article...
Je doute que les produits bios tsipuro aient du uccès, c'est bien dommage.
Nathalie

Namurois a dit…

Bonsoir panagiotis,

Je me demande si cette incertitude n'est pas due à la position que va devoir adopter la Troïka pour tenter de solutionner le problème espagnol.
La politique des memorandums menées en Grèce n'aura que peu d'impact sur celui-ci. De plus, le nouveau MES ne dispose pas des fonds nécessaires pour recapitaliser les banques espagnoles et boucher le trou du budget espagnol(plusieurs régions en état de cessation de paiement). En clair, employer le même méthode qu'en Grèce, entrainera la chute certaine de l'euro. Les agences de notation semblent le confirmer puisque Moodys vient de dégrader les notes de l'Allemagne, Pays Bas et Luxembourg en note négative.
Problème pour nos troïkans: peut on avoir des solutions différentes pour résoudre le même type de problème de dettes?
Continuer la politique de rigueur en Grèce et favoriser l'Espagne par quelques tours de passe passe?
Revoir le système complet?
Ou quoi?
Il est fort probable que les positions allemandes, françaises et européennes vont devoir évoluer rapidement dans les semaines qui viennent. Mais dans quel sens? Repli vers la souveraineté? dépeçage de l'Europe? schisme financier entre Nord et Sud?
Abandon des souveraineté en échange de la planche à billet européenne?
Faites vos jeux!

Les prochaines semaines risquent fort d'être cruciale pour les démocraties. La démission du chef des armées pourrait laisser comprendre que "certains plans" sont en préparation au cas où...

Magne a dit…

ah bon je ne savais pas que " certains plans " sont en préparation au cas ou .....les théories du complot ont encore de beaux jours devant elles si la Grèce est au fond du trou actuellement pas besoin de chercher des conspirations partout les années Papandréou à partir de 1980 y sont déjà pour beaucoup quand à la deuxième famille royale les Karamanlis leur héritier n'a fait que creusé le trou je suis passé il y peu à Aréopoli et dans le massif du Parnon le reboisement n'a pas commencé

Anonyme a dit…

bonjour Paniagotis, mon soutien est bien mince, je lis vos articles, le temps qui passe sous le chaud soleil du capital, et que vous savez si bien -trop bien- décrire, dénoncer. mon cœur est grec a dit un de vos lecteurs, mon âme est grecque, je me sens démunie face à l'ampleur de cette guerre souterraine qui cache son nom.
Corinne

yanick a dit…

Panagiotis,
vos témoignages laissent des traces, à n'en pas douter. Les moments que traverse le peuple grec ne sont pas fortuits. L'aubaine était trop bonne pour le capital (le prétexte fallacieux de la dette). Ici, on procède différemment, moins douloureusement pour l'instant. Mais la visée est la même, sans complot. Il ne s'agit que de l'expression déculpabilisée du capitalisme, c'est-à-dire du rapport de plus en plus direct à la jouissance de l'objet monétaire, ce qui est sans fin.
Un banquier l'exprimait très clairement il y a peu, seule ombre au tableau pour lui, dans un puéril aveu : qu'allaient objecter en définitive les peuples ? à savoir, seraient-ils prêts à sacrifier leur propre rapport cet objet (dans le meilleur des cas, sinon cela ne sera qu'un répit, certes nécessaire, mais insuffisant me semble-t-il) ? (http://www.lesmutins.org/Le-plan-de-bataille-des-financiers.html)
Plus qu'une ombre au tableau, d'ailleurs, il parlait de l'angoisse du capitaliste devant cet éventuel renversement...

filakia

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