| Athènes 13/07 |
Les
usagers du métro athénien vendredi matin, avaient l'air calmes et
bien sages. La crise sans fioritures, la canicule et le ridicule
gouvernemental, nous auraient finissent par nous achever, on dirait.
Qui a dit que le ridicule ne tue pas ? Samaras, Venizelos,
Kouvelis et les leurs, « découvrant » d'un coup que le
« programme n'avance pas », et de ce fait, les nouvelles
mesures devraient être annoncées sous peu. Christine Lagarde
martèle de son côté que lorsqu'on est faible et qu'on fait appel à
l'institution qu'elle représente
si vaillamment, eh bien, on applique d'abord le « programme »
et seulement après, on espère avoir droit à la (timide) parole.
Elle a aussi fait remarquer que seulement une partie des fameuses
trois cents mesures prévues par le Mémorandum, ont été
appliquées, donc la Grèce doit s'aligner sur le reste (je cite de
mémoire, d'après le reportage radiophonique, diffusé sur Real-FM
vendredi 13/07). Les responsables au gouvernement métropolitain de
Berlin n'ont pas exprimé autre chose ces derniers jours...
Samariland disparaît chaque jour davantage sous les eaux de
l'archipel des banques, tistre fin...
| Couverture de CRASH - 13/07 |
La
crise n'en finit pas de nous avaler. On sent ses cristallisations
dans l'imaginaire, à travers le vécu et le quotidien pratiqué. En
plus, il faisait bien chaud ce vendredi, et beaucoup de travailleurs
et d'étudiants, en retard d'un rattrapage révisèrent en s'adonnant
au traitement de leurs dossiers toujours électroniques, dans les
salles climatisées de la République des cafés. Une apparente
atmosphère de... jolie et joyeuse tristesse y régnait, et cet
oxymore résumerait à lui seul, l'instantané de ce troisième mois
de juillet de « l'après vie ». Et pourtant, les
préoccupations de saison devancerait celles de la crise et durant un
bref moment, celles du minotaure de la financiarisation
« vampirisatrice » du fait politique : « Je
pars demain à Alepokhori, pas loin d'Athènes avec mon compagnon,
c'est une résidence secondaire que mes parents avaient acheté dans
les années 1990 et toi ? »
« Eh
bien moi, je partirai vers la fin du mois chez Anthi, une amie dont
les parents sont originaires d'une bourgade côtière en Epire, en
face de Corfou. Nous irons par la ligne régulière de la Compagnie
d'autocars, ensuite Monsieur Pavlos, le père d'Anthi, nous prêtera
sa vieille voiture sur place... les Cyclades hélas, c'est terminé »
(dialogue entre deux étudiantes).
| "Samariland" - Athènes 13/07 |
Et
en dehors des cafés et des bistrots, moins fréquentés que par le
passé, la taxinomie de la crise n'est plus à ses premiers
rangements. Je ne sais pas si c'est un fait lié au hasard, mais ce
dernier temps, j'observe au centre-ville, une multiplication des
femmes SDF, ou sinon, il s'agirait peut-être tout simplement d'une
« meilleure visibilité » de leurs cas. Comme par
exemple, devant le bâtiment de l'Université, et pratiquement en
face d'une petite plaque commémorative, oubliée de tous :
« Dédiée
à la mémoire des Athéniens tués en manifestant ici le 5 mars
1943, tombés sous les balles des occupants Allemands, manifestation
qui a réussi à annuler le départ forcé des travailleurs Grecs
vers les usines d'armement en Allemagne dans le cadre du STO ».
Détail intéressant, le monument o été inauguré au début des
années 2000, par le maire d'Athènes d'alors, un certain Dimitris
Avramopoulos, Ministre des Affaires étrangères du « gouvernement »
Samaras. Oui, les temps changent.
Georges
Trangas (le journaliste), vient de saisir la Cour Pénale
Internationale, déposant une plainte « pour
génocide perpétré sur le peuple grec »,
visant Angela Merkel, Christine Lagarde, Wolfgang Schäuble, José
Manuel Barroso et Herman Van Rompuy. D'où cette couverture de son
magasine politique « Crash », paru vendredi dernier. Au
moins, la symbolique y est toute crue, diraient sans doute certains.
Dans
la rue, on rencontre encore des hommes, des bêtes et leurs histoires
croisées. Dans un quartier central, devenu « difficile »,
on vend désormais de l'immobilier, pour mille euros le m², mais il
y aurait peut-être à manger et à boire dans ces affaires.
Justement, à ce même quartier, Kitsos, un chat de gouttière,
trouve à manger et à boire tous les matins, devant une boutique
spécialisée dans les produits pour animaux. La femme qui tient la
boutique et qui pense nourrir Kitsos est si formelle dans ses
propos : « Notre
vie et celle des bêtes n'est plus comme avant. Ils sont de plus plus
fréquemment les victimes d'une violence gratuite, allant jusqu'à
leur mise à mort. Le pire c'est que des immigrés clandestins les
tuent pour ensuite consommer leur viande, les chiens en sont les
premières victimes, viennent ensuite les chats.... à quand notre
tour ? Notre société se mangera entre elle
».
| Kitsos - Athènes 13/07 |
| Rue Fylis |
Après
avoir franchi deux avenues pratiquement englouti dans un bitume
fondant sous la chaleur, j'ai été témoin rue Fylis, d'une autre
petite musique, orchestrée par notre temps présent. Un homme,
relativement âgé, visiblement propriétaire d'un appartement situé
au premier étage d'un de ces immeubles exclusivement habités par
des immigrés, était en train de jeter depuis le balcon et vers la
rue, les affaires, habits et matelas, d'un ancien locataire. En même
temps, le nouveau locataire, un Pakistanais découvrait les lieux.
Une passante a aussitôt violemment interpelé le propriétaire de
l'appartement : « Pourquoi
les jetez-vous ainsi, toutes ces affaires, c'est ignoble, elle
brassent toute la saleté et la maladie véhiculées par ces gens, il
y en a assez, nous ne pourrons plus supporter longtemps cette
situation je vous préviens. »
L'homme, gêné, répondit aussitôt, pratiquement sans animosité :
« Mais
Madame, je descendrai pour mettre tout cela dans les bennes en face,
laissez-nous terminer, c'est déjà assez pénible. »
Rue
Fylis, où on y découvre aussi certaine traces d'un passé
architectural typique des années 1930. Sauf que dans un sens nous
revenons vraiment en arrière. J'ai rencontré dans les environs des
amis, musicologues et écrivains de notre mouvement « Unité
2012 ». Nous préparerons la rentrée, et elle sera musicale,
poétique et combative. Combattre l'acculturation c'est aussi une
tâche terriblement difficile, mais comme en politique, si l'on ne
tente rien, le destin est déjà écrit.
| Contre le STO 1943 |
Nous
avons eu aussi l'occasion d'analyser la nouvelle étape de notre
mauvais chaos. La lutte contre le Mémorandum et l'opposition à
celui-ci, ne seraient plus tellement de la même actualité. Car ses
effets dans la destruction durable et... miraculeusement soutenable
des nos aptitudes à exister, socialement, symboliquement et
économiquement, ne peuvent plus être effacés, quoi qu'il arrive,
politiquement au moins. Même si, un jour prochain ou lointain, la
proposition de loi déposée avant hier par le parti communiste (KKE)
comportant en un seul article la suppression du Mémorandum, est
enfin adoptée. Donc nous regarderons loin, nous allons opter pour la
longue durée historique, par la solidarité, l'inventivité, et le
fait culturel marquant et libérateur. Après tout, « l'Unité
2012 » n'est pas un parti politique et il ne le sera jamais,
sans pour autant négliger ses interconnexions libres et ouvertes
(extrême-droite exceptée), avec les forces politiques « classique »
et/ou issues du Rubicon anti-mémorandiste et des premiers cercles,
alors actifs à l'époque, venant du mouvement de Mikis Theodorakis.
Mais
depuis, ce premier temps nous semble trop lointain, et il l'est
effectivement. Un cercle aussi se referme en ce qui concernerait
la... « Bataille de l'exégèse ». Entre 2010 et 2012,
toute une multiplication d'articles, d'émissions, de documentaires,
de livres et de sites internet ont même sur-informé les citoyens
sur les vrais responsables de la crise. Mêlée certes de la grande
propagande bancocrate, tout autant omniprésente, cette information
est devenue de plus en plus insoutenable pour les « sujets ».
« On
sait : le FMI, les Banques, Simitis, Papandréou, les CDS, les SWAPS
et les Speads et alors ? Que change-t-il ? »,
entend-on dans la rue.
Étrange
aveu d'impuissance. Le peuple sait, le peuple souffre et pourtant,
non seulement il ne se révolte plus, mais en prime, et sous la
terreur psychologique, il a pour une (ultime ?) fois, voté en faveur
du plus mauvais pantin de la scène politique grecque des trente
dernière années (à l'exception de l'inégalable Georges Papandréou
et ses diatribes ahurissantes). C'est n'est pas par hasard qu'il
aurait fallu justement trente ans de « monstre doux » en
Europe, avant qu'il ne devienne effectivement méchant, vraiment
méchant et ceci, définitivement. Mais avouons-le, cela relève
d'une certaine poésie que de vivre l'effondrement de toute une
« belle époque ». On en savourerait presque les
poussières du temps tombant, sauf que nous tombons avec.
| Athènes 13/07 (En bas affiches de Fotis Kouvelis) |
Hier
vendredi, en fin d'après-midi, j'ai en quelque sorte porté secours
à mon ami Th., journaliste au chômage. Il a été hospitalisé la
veille après un malaise survenu chez l'épicier du coin, entre un
paquet de biscottes et deux tomates. L'ambulance du SAMU est arrivée
en 45 minutes, mais elle est arrivée, c'est le principal. Oxygène,
immobilisation et les suites dans le protocole. « Ah... vous
êtes chômeur... il faut que vous puissiez suivre un traitement,
puis voir si on peut s'occuper de vous... en aide psychologique,
voyez-vous ce que je veux dire. Évidement, il y a des examens à
faire au niveau du cœur, plus de 200 battements à la minute et la
petite tension à 13, c'est que... comment vous le dire, votre tête
explose par une énergie en somme très négative ».
Mon
ami était en réalité très énervé depuis plusieurs jours.
Semaine pénible pour lui : Récupérer un document à la
Caisse des journalistes l'exemptant partiellement de la nouvelle
surimposition sur l'immobilier, (il s'agit en fait d'un report de
deux ans). Puis, mener aussi l'autre bataille, depuis la même
tranchée que son épouse, cette fois-ci, à la Caisse des praticiens
médecins. « Vous devez les dernières cotisations, 1.600
euros » « Oui, mais la Caisse doit à Madame 5.600
depuis 2010, donc il faudrait déjà au moins considérer que nous ne
sommes plus redevables » « Non, et encore non, Monsieur
le Président de notre Caisse, a décidé à ne plus accepter un tel
calcul » « Eh bien, allez vous faire... voir, l'argent
que vous réclamez n'existe pas, ou pour vous le dire autrement,
c'est notre dernière réserve pour partir samedi prochain dans le
Péloponnèse. Des amis nous prêtent leur résidence sur la côte de
Leonidion. On ne se laissera plus vivre ou mourir selon votre manière
mais en choisissant la nôtre... »
Entre-temps,
S., l'épouse de mon ami Th., est arrivée à l'hôpital, et elle a
pris part à la réunion des médecins... diagnosticiens. Le chômage,
les têtes qui chauffent et peut-être en dernier lieu la canicule,
plus de 41 C ce samedi sur Athènes, rien de plus grave. J'ai emmené
mes amis chez eux, mobilisant ma vieille voiture, eux ils n'ont
jamais eu de voiture et en ce moment, les 25 euros de taxi entre
l'hôpital et leur appartement devient désormais une dépense
douloureuse. Et comme dans toute histoire qui se respecte, le détail
du jour fut toujours poignant : Les médecins de l'hôpital
publique, n'ont pas pratiqué certains examens, pourtant bien
indispensables, une fois la « clarification » faite,
sur... l'identité professionnelle du patient. Pourra-t-il payer ?
Il est vrai que nous sommes nombreux dans ce pays à être au
chômage, sans indemnités et sans aucune couverture maladie non
plus. Ceux qui en bénéficient encore ne sont pas toujours mieux
soignés, mais enfin. Et le personnel hospitalier faisait preuve d'un
mutisme très significatif, lorsque la question sur la fermeture
d'une soixantaine d'établissements de santé publique. Les gens ont
visiblement peur, ils ne s'expriment plus comme avant, avant les
élections surtout. Sauf un medecin urgentiste qui a parlé « de
crise humanitaire organisée, une honte ». Trangas et ses
juristes de l'Université de Thessalonique qui ont déposé cette
plainte auprès de la Cour Pénale Internationale pour « génocide »,
n'ont pas entamé cette procédure en « rigolos » ni afin
de créer du sensationnel journalistique.
| Protestation secteur de la Sante - Athènes 13/07 |
Ces
derniers jours enfin, mon ami Th. s'est disputé avec ses camarades
de gauche sur l'attitude à tenir face à l'Aube dorée. Il considère
que les manifestations antiracistes réunissant au mieux cinq cent
personnes, dont une minorité agissante d'immigrés se réclamant
ouvertement d'un certain islamisme, est un piège à c... surtout
lorsque la société s'y montre très hostile. « Il faut se
concentrer à combattre l'ennemi no 1 du peuple, c'est à dire la
Troïka et le gouvernement de la collaboration tripartite, et en même
temps occuper le terrain des luttes et des solidarités au quotidien.
Lui ôter la société et ses liens avant qu'elle soit dévorée par
l'Aube dorée, voilà ce qu'il faut faire, au lieu de déployer un
antiracisme stérile et éloigné des préoccupations des gens. Après
tout, on sait qu'à chaque fois qu'un peuple est attaqué, il se
referme sur lui même, les ouvertures s'estompent, et l'humanisme
n'en sort pas gagnant, c'est un fait opératoire vivant dans notre
société, le nier c'est courir le risque de voir la gauche
complétement marginalisée par le fait social. Ce n'est pas la
société qui ira vers la gauche, aussi bonnes qu'elle soient ses
utopies, mais la gauche qui doit se tourner vers la société, pour
en goûter de sa m... et pour en fabriquer si possible après, autre
chose. Et de toute manière, il faut se rendre à l'évidence, notre
pays au bord de la crise humanitaire, ne peut pas comporter en son
sein deux millions d'immigrés clandestins sur un total d'onze
millions d'habitants, même si ces malheureux sont là par les
mécanismes de la mondialisation ».
Voilà
pour les positions de mon ami. Je remarque qu'ailleurs et toujours à
gauche, chez SYRIZA par exemple, l'immigration et l'Aube dorée
deviennent des préoccupations de taille. Il serait temps, Ilias
Kasidiaris de l'Aube dorée, déclare aux journaliste de la revue
Crash (13/07) que son mouvement se préparait à prendre le pouvoir
par les urnes, « soit nous y arriverons dans pas longtemps,
ou sinon c'est jamais », tient à préciser. Certains
« vieux sages » (SYRIZA), ayant connu d'autres luttes
politiques depuis les années 1950, pensent que la gauche ne devrait
pas faire de la politique comme avant la crise. C'est également mon
avis. Le méta-politique bancocrate est bien plus... byzantine, que
les Colonels par exemple. Dans un univers où les niveaux
intermédiaires entre le vrai et le factice serait en train de se
démultiplier au fil des mois mémorandistes, on ne joue plus sur le
même terrain.
Samedi
soir à Salamine, des vacancier venus du Pirée et des environs,
réécoutaient des chansons de Mikis Theodorakis, très populaires
dans les années 1960 : « Nous vivrons, même en étant
si pauvres ». Les gens, soupirent en chantant et en
chuchotant les paroles, c'est vrai aussi que la pauvreté est de
retour. Sauf qu'il y a une différence de taille : ceux qui
écoutaient ces chansons dans les années 1960, appartenaient au
monde de la gauche sociologique et politique, ils en étaient même
stigmatisés pour leurs goûts musicaux, devenus par la suite
clandestins durant la dictature des Colonels. En juillet 2012, les
enfants du Pirée et de Salamine, tout en écoutant du vieux
Theodorakis, peuvent tout autant être des électeurs de gauche que
de l'Aube dorée. C'est aussi cela une mutation.
Un
cargo mixte ayant jeté l'encre près de la côte-Est de l'île,
vient de approvisionner en gasoil maritime par un petit pétrolier.
Il ira sans doute rejoindre les quais du port commercial appartenant
à COSCO, puis une fois chargé, il nous quittera pour une nouvelle
rotation. Notre pays subissant la canicule et ses mutations, plus
celles du nouvel ordre européen ou mondial est parfois privé de ce
temps de pose nécessaire à la réflexion à la contemplation et au
jugement de la situation. Cargos mixtes, mutations, nos chats et
chiens et nos autres diagnostiques... nos neurones explosent. L'été
grec, mais surement plus vraiment celui de Jacques Lacarrière.
Message plus récent

9 commentaires:
préciser que COSCO = les chinois du pirée... magnifique texte, une fois de plus. zozefine
La situation est-elle vraiment si différente par rapport à avant ? Il parait qu'il était fréquent pour obtenir certains soins dans un hopital public de devoir discrètement donner des billets de banque au médecin (on voit ça aussi chez nous d'ailleurs). Dans un établissement privé au moins on a le vrai prix.
pourrions nous , nous expliquez les rancœurs , nazies??
cette idée de vouloir tuées des peuples.
une idée fais plus de blessées, que toute théorie pratique.
Un peuple qui s'organisent; a chance de voir ces "enfants".
Merci pour vos commentaires, juste une remarque, oui les billets dans la poche des médecins existent toujours, mais en perte de vitesse parait-il à cause de la crise.
Je lis toujours avec beaucoup d'intérêts vos textes qui décrivent avec minutie la situation grecque. Ce qui permet de rester proche avec le peuple grec.
Bonjour,
Merci encore pour ce texte, c'est toujours passionnant.
J'ai lu ce week-end le petit livre juste publié de Michel Bouillet "Non ! les Grecs ne sont ni des voleurs ni des menteurs !" (éd. Nessy). Il reprend l'histoire récente de la Grèce (depuis 1821) en donnant des pistes pour comprendre la situation actuelle (la dette, la troïka...). Beaucoup de choses intéressantes, même si parfois rapides (format du livre). Il retrace les grandes périodes, et s'avance parfois à des exemples assez percutants : cette idée que l'enveloppe donnée aux médecins porte un nom moins reluisant que ce qui en France s'appelle... dépassement d'honoraires ! Ou cette autre idée que le clientélisme aurait un pendant dans la collusion bien française (entre autres) entre décideurs politiques et détenteurs de pouvoir économique...
Bon courage Panagiotis pour continuer à écouter, agir, penser, créer... et nous donner à voir et comprendre la situation.
Merci encore !
Je suis du Québec. Je suis très intéressée par l'économie et franchement, par le biais du vos billets, j'arrive a me faire une idée plus quotidienne de la crise en Grèce. Les médias parlent peu des effets chez les gens. On croirait que cette crise n'existe pas. Pourtant, nous saurons bien la vivre nous aussi. Elle s'approche.
La cause de la crise? L'insondable bêtise des gens et des politiques.
Bonsoir, merci pour vos commentaires et encouragements, c'est aussi primordial dans la vie d'un blog vécu et pratiqué ! Juste deux remarques : c'est vrai que les dépassements d'honoraires sont une forme organisée et supposons-le toujours mieux imposée que l'enveloppe grecque, puis, je suis d'accord sur les causes de la crise, elle est d'abord humaine et elle mérite donc à être résolue par les sociétés (encore ?) humaines...
Enregistrer un commentaire