jeudi 14 juin 2012

Système d'exploitation « eurosoft »


Campagne électorale - Athènes 12 juin 2012
À quatre jours des élections tout se désintègre. Le réel et ses perceptions, notre doxa politique ainsi que tous ses paradoxes réunis, désormais mis à nu. On nous « prépare » pour l'installation de la nouvelle version du système d'exploitation « eurosoft », le formatage serait en cours. Ainsi et par précaution, dans nos clusters ou dans nos caves, nous stockons déjà de la nourriture, de l'essence et de la patience. Au cas où... Visiblement, comme dans toute guerre, la peur se mêle à l'espoir à de proportions toujours plus improbables. Certains même, parmi les humbles « attitrés » de la première ligne, céderaient même à la panique. Citoyens disons lambda, des matricules et des comptes. Chez ceux, qui possèdent encore un peu d'économies, c'est sauve qui peut. Enfin et pour ne rien arranger, fatalement s'y ajoutent aussi, les « pertes collatérales », comme ce pharmacien, abattu à l'heure du repas de midi par les bandits du jour, nos pharmacies seront donc fermées demain vendredi, en signe de deuil et de protestation, car la criminalité rampante de ces derniers mois, est analysée et vécue, comme un fait politique.

"Températures de saison" - Athènes 12 juin 2012
Avant hier, Antonia, retraitée modeste de la Grèce rurale, a reçu son avis d'imposition de l'année 2012, et depuis, elle ne sait plus comment y faire face. Refrain connu, la retraite déjà maigre est amputée, tandis que l'imposition se trouve considérablement augmentée. Yannis, petit commerçant encore en activité voit son imposition tripler cette année, et il s'en sortira grâce à son épargne. Il est moins serein qu'il y un an : « J'ai 71 ans, je travaille depuis l'âge de seize ans, ce magasin je l'ai depuis quarante ans, je travaille encore, mais je vois que c'est fichu. Je veux que ce pays soit enfin gouverné par sa jeunesse, que tous ces anciens de la Nouvelle Démocratie et du PASOK disparaissent à jamais. Ils ont trop mangé durant trente ans, ils ont placé leurs sbires dans l'administration, ce n'est plus tolérable ». Un autre homme, la quarantaine passée, intervint alors dans la discussion : « Nous ne voulons plus les voir... et nous prendrons les armes... » Qui, comment, contre qui ? Mystère. Et la mort, nous guette, y compris dans un sens très politique. Un militaire à la retraite s'est suicidé hier, mais la nouvelle n'a pas été largement diffusée. Les médias ne rapportent plus grand chose à propos des suicides, propagande ou alors banalisation ?

Les déclarations de François Hollande à la "Une" de la presse grecque - 14/06/2012
Ici, le futur c'est pour demain matin. Notre Démocratie Hellénique ainsi brisée en mille morceaux... se terminerait, on le sent, et on assiste peut-être déjà, à son râle agonique. Car sa mise à mort est inscrite sur la feuille de route des bancocrates. C'est ouvertement exprimé à Bruxelles ou à Berlin, et on commence à le suggérer même depuis Paris : « Votez Mémorandum et on vous aidera ensuite ». C'est en résumé ce que le Président de la République française, a souhaité nous dire à sa manière, certes, et très gentiment mercredi soir, en accordant une interview à la chaine de télévision grecque « Mega », soit dit au passage, la télévision la plus « en phase » avec le régime bancocrate et le Pasokisme chez nous, pratiquant la déformation systématique des propos des adversaires politiques du système. C'est évident. Les intérêts des élites politiques et économiques françaises, souhaitent nous maintenir en... milieu carcéral eurolandais, nous avertissant d'ailleurs sans mentir, que parmi les "geôliers", certains étant plus « méchants », nous "prépareraient" alors pour le bagne. C'est finalement le seul sens réellement existant (et restant) de l'Union Européenne : anti-démocratique, anti-populaire, anti-social, anti-humaniste, et ceci, depuis étouffement du « Non » des Français au référendum sur le traité établissant une « Constitution pour l'Europe » de 2005, et jusqu'au vote anti-mémorandum grec du 6 mai 2012. L'histoire s'en souviendra et les historiens de l'après U.E., souligneront l'ironie dans toute sa diachronie. Un futur cas d'école à Sciences Po. Mais, il ne faudrait pas non plus accabler incommensurablement les politiques, il agissent rarement « hors saison », et avouons-le, même les historiens n'y arrivent pas parfois. Donc passons ? Sauf que la déclaration de François Hollande, peut aussi indiquer une porte de "sortie honorable", c'est à dire la négociation du Mémorandum, une thèse déjà... Syriziste, selon l'analyse de l'hebdomadaire satyrique "To Pontiki" jeudi 14 juin.

Place de la Constitution - reporteurs - Athènes 14 juin 2012
Depuis Athènes, on se montrera assez compréhensifs avec le futur encore une fois, à défaut de l'avoir suffisamment été avec le sens de l'histoire. « Votez mémorandum, car sinon, l'axe franco-allemand ou banco-allemand, ou banco-americain, (ou tout à la fois), ira passer le balai chez vous, et sur les derniers morceaux de votre miroir démocratique brisé ». Voilà le message d'alerte avant formatage. Pas de choix, le formatage de très bas niveau comme unique option. Pourquoi se rendre aux urnes, là où le droit de vote ne sera plus une fonction installée par le... système d'exploitation ? Question d'emballage peu-être, mais pas pour si longtemps et pas qu'en Grèce.

Là résiderait le sens profond du paradigme grec. Car faire croire aux opinions publiques de la perfide eurocratie, que le pays représentant 3% de l'économie de « l'Euro belt » détruira la dernière monnaie continentale gérée par l'Allemagne, ou que le méta-capitalisme mondial serait en péril parce 30% des Grecs ont fraudé vis à vis du fisc de leur pays, (à l'image du 100% des maîtres économiques de ce très monde) c'est courir le risque du bug pour... rien.

Le seul grand paradigme qui découle de l'affaire grecque se résumerait en cette volonté de pulvériser les institutions démocratiques dans un espace publique si proche du modèle occidental, et néanmoins si « exotique » pour pouvoir le stigmatiser, et ainsi permettre un des meilleurs « essais nature », avant la finalisation du projet ailleurs. Ce qui n'enlève rien à la responsabilité des Grecs eux-mêmes, car ils ont cru participer à la « fête » du turbocapitalisme et du consumérisme, faisant comme si, leur pays était une grande puissance géopolitique tout en cautionnant un pouvoir politique durablement petit et historiquement néfaste.

La Grèce n'est pas un pays européen au même titre que ceux de l'eurocentre, ni balkanique d'ailleurs de la même manière que ses voisins. Dépourvu d'authentique bourgeoisie industrielle, et sans vrai capitalisme non plus pour les mêmes raisons, ce pays fut le seul des Balkans à ne pas connaître le... réalisme du socialisme intégral de l'après 1945. La Guerre civile n'a rien arrangé (un épisode quasi inaugural d'ailleurs de la Guerre froide), et on se souvient encore, combien l'ambassadeur des États-Unis, pouvait également, administrer de gifles (au sens propre et figuré), aux « ministres » du « gouvernement » grec de l'époque. Depuis, le capitalisme familiocrate individualiste avant l'heure, s'est imposé comme « règlement intérieur » du pays.

Kiosque "Nouvelle Démocratie" - Athènes 14 juin 2012
Travail, famille et clan, voilà une dimension de taille dans le projet sociétal, et en plus, sans cette osmose entre le monde de la gauche et celui de la droite au sein du même État-nation, sans ces compromis nécessaires, initiateurs des trente glorieuses (comme en France dès 1944-1946), voilà une autre conséquence de la Guerre civile. Ainsi la Grèce a finalement basé son « essor » sur émigration de ses jeunes vers l'Allemagne, l'Australie et les États-Unis, sur la petite propriété et entreprise, sur la marine marchande et enfin sur le tourisme. Car il demeure significatif qu'encore de nos jours, les salariés du secteur privé employés des entreprises d'une certaine taille, disons capitalistique, demeurent minoritaires. Petite entreprise, individualisme acharné, clientélisme et microcapitalisme clanique ont relativement bien fonctionné jusqu'à l'avènement de la « parousie bancaire », et de sa sœur adoptive ou jumelle (c'est selon) l'Union Européenne, (et des autres structures porteuses du même projet « social ultraliberal » comme le FMI par exemple). La suite de l'histoire semble mieux connue, introduction de la monnaie euro-allemande (l'euro), et spéculation illimitée, accompagnée de l'endettement et d'une acculturation... globalisante.

Les politiciens n'ont jamais voulu expliquer ces enjeux à leurs clients, les « citoyens », et ses derniers, peu regardants sur les conséquences et le long terme, ils se sont contentés des facilités, comme avec « leurs » banquiers. Pourtant, il y a un paramètre très occidental, traversant l'altérité de « l'hybris » grecque. Le régime politique demeure démocratique (certes, porteur d'un sens dans le civisme assez atrophié), tandis que les libertés d'expression et de débat n'ont rien à envier à leurs équivalents, chez les autres démocraties à l'occidentale, de l'avant crise en tout cas. Une démocratie finalement para-bourgeoise, parachutée jusqu'au Kilimandjaro du néo-capitalisme des bancocrates, sans se donner la peine de passer (et sans le pouvoir) par le stade stabilisateur et créateur de structures et des mentalités "grand productives", celui de l'industrie et de l'innovation.


D'où l'immense intérêt du crash test grec : « Broyons le paradigme atypique pour mieux affiner les méthodes ailleurs ». Décidément, le siècle bancocrate soit il verra le jour dès demain sans la démocratie, soit les peuples redeviendront souverains et les travailleurs retravailleront, mais encore, il va falloir inventer à l'échèle du monde pour ainsi façonner un autre cadre international ou régional, en Europe déjà, ce qui n'est guère démontrable par avance ou par auto-proclamation.

Nul n'est prophète nulle part, et les Grecs qui n'ont rien « d'un peuple élu », et ceci, en dépit des inepties conspirationnistes racontées, très en vogue chez nous en ce moment. En revanche, ce qui est certain c'est que le peuple grec se trouve (presque) « malgré lui», sur la première ligne de la Troisième Grande guerre des monnaies et des géopolitiques en gestation à travers cette région "hypostasique" du monde. Et les enjeux de cette guerre, froide d'abord et potentiellement « chaude » par la suite, échappent (partiellement) à notre grille d'analyse en Grèce, pourtant, après deux années, vécues sous le memorandum.

"Place Syntagma derrière l'arbre de Dimitri, la Nouvelle Démocratie a installé son kiosque" - 14/06/2012
Et on ira enfin revoter. Place Syntagma et derrière l'arbre de Dimitri, la Nouvelle Démocratie a installé son kiosque à l'ancienne. Mauvais présage ? Ainsi, les plus accablés parmi nous sont pessimistes sur le court terme - SYRIZA ou pas - car tout semble nous conduire vers la « gentille » Apocalypse, sauf qu'on peut aussi savourer ces rares moments créatifs dans l'action politique, à travers les terrasses des cafés, les meetings et enfin nos plages, très fréquentées. C'est vrai qu'à 35°C à l'ombre et au chômage, le temps ne manque plus. Pareillement, pour ceux qui travaillent encore, c'est désormais la semaine de quatre ou de trois jours, comme chez certaines maisons d'édition athéniennes. Cela fait aussi partie du formatage.

La désintégration se précise alors. Hier, mon ami S.P., instituteur, s'est rendu à "sa" banque, pour retirer 5.000 euros, c'est à dire l'ensemble de ses économies. Prétextant le changement de la législation ainsi que du règlement, les employés de l'agence, ont exigé la présentation d'un certain nombre de documents, (avis d'imposition par exemple) pour que la demande puisse aboutir. Mais à chaque fois, un nouveau document manquait, comme par hasard. S.P., excédé, s'est rendu enfin au commissariat le plus proche, pour... se faire aider, car il considère que la banque n'a pas le droit de refuser la restitution de cette somme. Les policiers, souriants et amers, lui ont alors expliqué que « tout simplement le clash commence et qu'on ne peut plus rien faire ».
Au théâtre d'Hérode Atticus - Athènes 12 juin 2012
Les économies restantes des particuliers seraient sans le dire en train d'être saisies par les banques, au même moment où « l'État grec », ne verse que les salaires et les retraites. Tout le reste s'effondre, système de santé, fournisseurs... et la violence court les rues. Bientôt la crise humanitaire sera ouverte, organisée par les bancocrates et tout serait bouclé guichets fermés. Les nantis et les « débrouillards » ont acheté de l'immobilier à Londres ou à Berlin et le meilleur « Syrizisme réel », aura du mal à imposer la fiscalité juste, déjà dans un pays sans économie. Et Samaras encore moins. Voilà ce que la logique nous suggérerait. Sauf que la création humaine n'est pas rationnelle et le totalitarisme bancocrate non plus.

Attendons le 17 juin et profitons de l'instant. Au théâtre d'Hérode Atticus, construit au pied de l'Acropole d'Athènes, une représentation de « Il Trovatore » de Guiseppe Verdi par L'Opéra National Grec a été fort appréciée. Moments achroniques enfin, véritablement européens, hors de la portée du système « eurosoft ».

« Il Trovatore » de Guiseppe Verdi - Athènes 12 juin 2012

25 commentaires:

Katerina a dit…

Kaliméra Panagioti,

hier soir, au Théâtre de la Ville à Paris, Angélique Ionatos nous-vous a souhaité du courage et à chanté (entre autres) "a capella" Romiosini..
Moments achroniques en effet, hors de la portée du système et qu'il faut savourer.
Portez-vous bien, nous sommes suspendus à vos mots

Célia a dit…

Syriza pourrait-elle, sans quitter l'euro, mettre en place une monnaie complémentaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_compl%C3%A9mentaire) ? Histoire de relancer les échanges à l'intérieur de la Grèce sans pâtir de la fuite de l'argent des riches, et ce le temps qu'il faut pour rétablir le système fiscal...

Jean-Baptiste Billé a dit…

Kalispéra Panagioti,
Comme je suis d'accord avec Katerina qui s'exprime plus haut ! Quand on voit ce concert des sublimes Angélique Ionatos et Katerina Fotinaki, on ne peut qu'avoir l'espoir que "les rêves prendront leur revanche" ! Pour ceux qui auraient raté ce moment magnifique, Mediapart donne accès à la vidéo. Merci aux artistes, Angélique, Katerina, et les autres, dont Mikis Theodorakis calomnié ces jours-ci... Et merci encore et encore à Panagiotis dont les chroniques informées, subtiles et engagées sont devenues depuis des mois indispensables. Bon courage à tous les Grecs qui résistent, nous sommes très nombreux à être "avec vous" ! Avec toute mon amitié.

Anonyme a dit…

oui profitons du moment car ce qui se prépare n'est même pas imaginable car nouveau et approche le moment où nous allons vous rejoindre (espagne, italie et..france)de toute facon l'euro va faire plouf et vous allez peut être nous montrer le chemin
A force de petits raccommodages successifs nos petits présidents qui se permettent d'interferer dans votre vote( notre président normal a du être envoyé à la place de merkel trop "droite dans ses bottes",mais j'espère avec l'effet contraire à celui souhaité, savent déjà que l'europe conçue comme elle est ne peut pas continuer.
c'est comme un enfant qui voit passer les pompiers et crie "un incendie, un incendie"
Si nous nous sommes pas idiots, c'est peut être une possibilité de réfléchir à d'autres formes de société en partant du respect de l'homme , de ses besoins et de modifier notre comportement par rapport à notre terre.

Pierre Rode a dit…

Suivi par ses apôtres et, déjà, une foule, Jésus avance et rencontre un vieil homme qui pleure.
– Vieil homme, dis-moi, pourquoi pleures-tu ?
– Jésus, je suis né paralytique et vais bientôt mourir sans avoir jamais marché !
– Crois en moi et marche.
Le vieil homme se lève, et marche "Hosanna ! Hosanna !" s'écrie la foule agenouillée
La scène se reproduit plus loin avec une vieille femme. Et les "Hosanna !" résonnent à nouveau. La procession se remet en marche et Jésus aperçoit alors un jeune homme, très beau, assis mais l'air en bonne santé, et qui ne contient pas ses sanglots. Jésus s'en approche.
– Dis-moi, jeune homme, pourquoi pleures-tu ?
– Je suis Grec, Jésus, et mon pays est en crise !
Alors, Jésus s'assoit à ses côtés, et ils pleurent ensemble.

Question : il y a-t-il de l'humour en Grèce sur le memorendum, la crise ? Quelles blagues se raconte-t-on quand c'est la guerre ?

Anonyme a dit…

Kalinichta,

MDR ! Chez moi, il se dit que la Grèce a une culture d'avance et que les "bochs" ne sont simplement pas assez subtiles pour comprendre... Mais tout humour a ses limites ! Que dire pour nos amis Egyptiens ou Iraniens ou Irakiens...

Et dire qu'il y a des braves gens partout !

Tenez... L'angoisse de l'inconnu sera passée bientôt !

Au plaisir de vous lire...
BAV
L'Emmerdeur

Anonyme a dit…

Y a-t'il des mouvements sociaux genre assemblée a niveau local qui se forment?

Anonyme a dit…

Les heures sont longues en attendant le vote............

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour

Eh bien oui, initiés par le "mouvement des places" mais ce type de "démocratie locale" est en perte de vitesse pour l'instant et de toute façon incapable d'apporter des réponses au-delà d'un seuil dans la prise des décisions. Pour l'instant la grande polarisation c'est gauche-droite.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour vos messages, si je ne réponds pas toujours en ce moment c'est par manque de temps !

C'est ce temps de l'histoire qui s'accélère.

Encore merci

Anonyme a dit…

peuple grec il est temps de croire en vous seul!votre histoire est d'une beautée infinie,vos monuments aussi et votre pays est d'une beautée spectaculaire,il est plus urgent de vous réunir tous est de reprendre le destin et la politique de votre pays à votre propre compte sans attendre quoi que ce soit de vos politiques, la democratie athénienne a fonctionnée pendant plus de deux cents ans avec le peuple et pour le peuple sans avoir recours aux riches ou à des gens comrupus,votre salut ne viendra que par vous ! je pense sans vouloir vous commandez, qu' il est temps absolument de chassé ses politiques ,qui vont sinon vous conduire à la déroute! vous vous devez pour vos enfants vos anciens de reprendre ce qui vous appartient de droit votre libertée de pensée ! je sais que je ne suis qu'un ouvrier avec peu de connaissance mais si la france doit suivre le meme chemin je vous garanti que je serais impitoyable avec ceux qui nous aurons mentis ! enfin pour abrégé mon monologue, ne vous preoccupez pas de ce que l'europe ou les bancocrates vous dictes par les medias vendu au sytème ,car tout ce que vous voyez à la tv ne correspond qu'a de la propagande pour vous travaillez l'esprit et vous empéchez de pensée par vous meme! je vous en conjure regnagnée votre indépendence et votre libertée sinon je ne sais pas ce qu'il se passera pour votre peuple mais je crains le pire.

Anonyme a dit…

Cette intervention de François Hollande dont vous parlez n'a pas du tout été médiatisée en France. Mais c'est vraiment typique du PS parti des social-traitres dont on peut résumer ainsi la politique : "Ils ne disent pas ce qu'ils font et ils ne font pas ce qu'ils disent". Le PS islandais a eu la même attitude, exhortant les citoyens islandais à rembourser la dette. Heureusement l'Islande est une VRAIE démocratie et c'est par referendum que le peuple a voté par deux fois contre le remboursement de la dette. Les banquiers anglais et hollandais, principaux créanciers de l'Islande, sont furieux mais bon entre la misère du peuple et le manque à gagner des banques, il faut être la dernière des crapules pour hésiter ne serait-ce qu'une seconde.
J'espère pour les Grecs qu'Alexis Tsipras sera élu et qu'il aura les couilles de restructurer la dette de manière unilatérale. S'il fait ça les partenaires européens seront bien obligés de négocier. Ils arrêteront d'imposer cette politique d'austérité imbécile qui a provoqué la crise de 1929.
Enfin il ne faut pas oublier que l'économie n'est pas une science et encore moins une divinité dont nous serions les esclaves. Le politique doit primer sur l'économie. L'économie trouve toujours son chemin, je ne me fais pas de souci pour elle.

Denderman a dit…

"Oui moullande" ou "non maisrkel" ? That is the question. Le oui moullande serait une victoire pour l' Eurobankratie du Nord qui depuis le début a leurré le Sud sur un air de flûte enchantée : "Consommez (nos produits uniformisés) maintenant payez après (avec les intérêts)". Resultat : par exemple au Portugal : disparition en quelques années de produits de consommation de base locaux traditionnels et de qualité , fromages, conserves,salaisons, beurre, fruits, dans l'épicerie ou supérette du coin, en échange de produits déversés du Nord dans allées des temples de la "grande distribution" en barquette de plastique ou prétranchés sous vide et conservateurs. Si le non Grec est un peu "non maisrkel" à ça,je comprends. NB Au Portugal, on recommence à consommer local, même non-calibré normes UE.

corinne a dit…

ah oui ça fait du bien de rire, nom de zeus, que nous reste-t-il ? le rire et l'imagination

corinne a dit…

vos textes sont saisissants, merci

Anonyme a dit…

merci pour ces billets et ce blog, que je lis très régulièrement. Je suis en train de lire "la stratégie des chocs" de Naomie Klein, et ça donne une grille d'interprétation très claire de ce qui se passe en Europe, surtout en Grèce.

Okeanos a dit…

Naomi Klein a été interviewée par l'équipe de Catastroika (que tout le monde devrait regarder). OkeaNews a retranscrit une partie de l'interview par la : http://www.okeanews.fr/strategie-choc-grece-interview-naomi-klein/

Anonyme a dit…

Je ne comprends pas ceux qui vont voter Nouvelle Démocratie (la continuitée au sein de l'Europe) alors que l'Europe viens de vous enlever la démocratie...

titus a dit…

Il faut regarder a Buenos Aires, le jour aprés la fermeture de banques... Le gens san pouvoir retirer leur argent, san travail, sans rien.... De reseuax de changes de marchandise sans argent, pour se changer nourriture, boulot, service, etc.
Sans argent, ils reussirent a faire bouger le minimum,jusqau produire une monnai alternative. Pendent six mois, 1milion et demi des personne ont reussi a travaller-commercer des bien primaires avec de l'argent alternative..

voir:
http://selvasorg.blogspot.com/2011/10/il-successo-delle-monete-alternative-in.html

BA a dit…

Samedi 16 juin 2012 :

Allemagne : un responsable conservateur lance un avertissement aux Grecs.

L'un des responsables conservateurs allemands, Wolfgang Bosbach, a estimé samedi que si la gauche radicale grecque l'emporte lors des élections de dimanche, la sortie de la Grèce de la zone euro ne "sera qu'une question de temps".

"Si la gauche radicale s'obstine à dire qu'elle souhaite avoir les aides des autres pays de la zone euro dans leur intégralité mais qu'elle ne veut pas apporter de contreparties, alors ce ne sera qu'une question de temps avant que la Grèce ne sorte" de la zone euro, a souligné M. Bosbach, président de la commission des Affaires intérieures à la chambre des députés, et proche de la chancelière Angela Merkel.

Ce responsable de l'Union démocrate-chrétienne (CDU) assure en outre qu'indépendamment du vote de dimanche, la Grèce ne remplit pas les conditions pour être membre de la zone euro.

"Il manque au pays le dynamisme de son économie, de la compétitivité et une administration efficace. Et ce ne sont pas les nouveaux milliards d'aide qui vont changer ça fondamentalement", a souligné M. Bosbach dans l'édition dominicale du "Frankfurter Allgemeine Zeitung", selon des extraits diffusés samedi.

Selon lui, toutefois, une sortie éventuelle de la Grèce ne sera pas décidée "dans les semaines à venir" mais l'Europe devra aider le pays économiquement dans la phase de transition.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00449674-allemagne-un-responsable-conservateur-lance-un-avertissement-aux-grecs-334541.php

Dedi a dit…

à ce lien: une conférence du Dr Mattias Rath, spécialiste en médecine nutritionnelle et cellulaire qui par ses recherches historiques bien documentées explique le processus de la création de l´UE et de sa conquête par le cartel Pharmaceutique depuis peu avant la mise de pouvoir de Hitler jusqu´à nos jours.Il n´y aucune politique pour vaincre cela mais qu´une prise de conscience populaire pour pouvoir agir solidairement de manière adéquate et avec des moyens alternatifs.Autrement dit la Résistance.Ce qui se décidera au RIO+20 servira de tremplin pour une prise de pouvoir par ces cartels sur toutes les ressources naturelles de l´occident, du nord au sud, aux dépends des gouvernements impuissants voire compatissants.La grèce n´est réellement qu´un Laboratoire et ne sert que de référence pour ce qui se prépare à une plus grande échelle.De ce qui se passera en Grèce maintenant et ensuite à ce RIO+20 dépendra notre avenir.Nous sommes à un moment clé de l´histoire, qu´on en soit bien tous conscients. http://www.dailymotion.com/video/xgfe4i_les-magouilles-de-l-industrie-pharmaceutique-dr-rath-1-4_lifestyle

Michel a dit…

L'Europe vient de prêter 100 Milliards d'euros à l'Espagne sans contrepartie. Deux poids deux mesures...
Cependant ils font les gros bras, ceux de la troïka, mais que le Peuple Grec s'avance sur la voie citoyenne, et nous verrons, ceux de la troïka seront moins arrogants pour pouvoir récupérer le maximum pour les banques..

Pour Panagiotis Grigoriou : serait-il possible d'avoir des infos dimanche soir. Merci

corinne a dit…

fête des pères demain, nos pères qui se sont battus pour une certaine liberté de l'Europe... où sont les alliés dans cette guerre ?

nao a dit…

Je suis votre blog depuis quelques mois et je vous remercie d'exposer votre point de vue si juste , point de vue qui me , qui nous permet de découvrir une image "plus" réaliste de l'identité grecque et de ce que vous vivez, supportez,... De la petite France d'où je vous écris,je ne peux pas grand chose pour vous mais sachez que je partage votre combat et vos appréciations d'ici et d'ailleurs, sachez que tous les français ne sont pas tous ignorants et aveugles . Vive la Grèce et que la Victoire de l'humain l'emporte sur la bancodécomposition!!!! je suis de tout coeur avec vous!!!!!!

Anonyme a dit…

"La chancelière allemande Angela Merkel a appelé samedi les Grecs à voter pour la discipline budgétaire, en clair la droite....."

Vous allez obéir???

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