lundi 18 juin 2012

Signatures



La Grèce honorera ses signatures ”, telle fut la première déclaration du chef de la Nouvelle Démocratie, hier soir à la télévision. Nous n'avons pas entendu une seule fois par contre, la phrase “négociation du mémorandum”. Terminus. Le peuple a voté et enfin le résultat devient “conforme”. Il faut dire aussi que ce peuple a accompli son devoir...



* Photo de couverture: Garde Evzone. Athènes, mai 2012

47 commentaires

Toutatis a dit…

Ne pensez-vous pas que ce sont les positions de SYRIZA sur l'immigration qui l'ont empèché de recueillir un maximum de voix, et précipité pas mal d'électeurs vers ND ? N'aurait-il pas été préférable de baser le programme sur le thème unique de la crise financière et des relations avec l'Europe ?

C'est une tendance normale pour n'importe quel individu de considérer que ses options politiques forment un seul tout et qu'on ne peut pas en avoir un morceau sans avoir les autres aussi. Cela a certains avantages, l'unité de l'individu, et l'absence de questions à se poser sur ses propres choix, puisqu'ils sont apparemment en harmonie.
Mais une population ne fonctionne pas ainsi. Beaucoup de gens sont d'accord avec différentes parties des programmes de plusieurs partis politiques. L'intérèt porté aux différents thèmes varie aussi considérablement d'un individu à l'autre. D'où la nécessité à mon avis, en cas de crise majeure, de concentrer le plus possible le programme et la communication d'un parti sur la crise, et forcer ainsi les électeurs à se positionner sur cet unique thème.

Anonyme a dit…

" ... En attendant le match de vendredi au moins dans l'espoir : Grèce-Allemagne. Après tout, c'est aussi au sein de l'Euro 2012. Résistance ? "

:-D

Cré-@ctivement votre
El Sinsé

Anonyme a dit…

Avec en plus une pointe d'humour ( noir ? )

http://www.youtube.com/watch?v=aGmAmJFUvzM

Cré-@ctivement votre
El Sinsé

Marie luce a dit…

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gjs_uYKzXpA

court documentaire sur la Grèce qui m'a touchée, mais mon coeur bat au rythme de la Grèce

Anonyme a dit…

100% d'accord avec votre remarque : concentrer la critique contre le système là ou cela fait le plus mal et s'avère également le mieux à même de rassembler le plus grand nombre car il est plus facile de rassembler contre que pour (cf. notamment référendum de 2005 en France... même si cela fut sans suite, cela permet tout de même au fur et à mesure de commencer, très lentement hélas, à ouvrir les yeux sur le vaste cabinet capitonné dans lequel nous vivons, la perte de toute crédibilité du système et de ses sbires poursuit son chemin).

Aire Libre a dit…

Je vous laisse un lien, bonne lecture :
http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_soulages-paul-hermant?id=7789472
Extrait : (le seul qui ne se réjouisse pas !) Même les animateurs radio qui sont censés nous divertir félicitèrent les Grecs d'avoir choisi les mesures d'austérité !!!!
Nous sommes aujourd’hui le 18 juin 2012 et depuis ce matin, ce mot de soulagement nous fait notre journée. Les Grecs ont donc décidé de s’en remettre à ceux-là mêmes qui ont mené la barque de l’Etat vers le gouffre et nous en voilà tous satisfaits, comme allégés et délestés : les gouvernants, les commentateurs, les marchés, tout juste quelques divergents pour s’inquiéter de la reproduction du même.

La Bourse à Athènes se réjouit en gonflant ses indices. Les Européens voudraient même se montrer maintenant généreux et accorder des délais. C’est magnifique pour l’euro, les armateurs et les curés orthodoxes.

Nous sommes donc soulagés. Nous n’irons pas vers l’aventure et le tapis vert réglera le reste, les Héllènes défieront les Germains en 90 minutes, l’Euro rejouera l’euro, moins de médicaments, moins de pensions et moins de pain mais toujours des jeux : nous voilà pleinement rassurés.

Et si on dit cela, c’est parce que ce n’est jamais une très bonne nouvelle en Europe, le soulagement…

Et ce n’est pas une très belle nouvelle non plus lorsque les Européens se soulagent. L’extrême droite a l’air de beaucoup s’amuser ces temps-ci dans les urnes et hors des urnes. Les Grecs là-dessus non plus ne sont pas mal et les Français c’est tout juste : quel est donc ce pays où l’extrême droite serait désormais absente des parlements de l’Europe ? Il en reste vraiment peu. Mais de toute façon, quand il n’y a pas d’élus, il reste les rues.

Sébastien a dit…

Quelle est l'implantation géographique de l'Aube Dorée? présence seulement dans les grandes villes ? ont-ils les candidats dans toutes les régions de Grèce? leur nom est-il en rapport avec l'occultiste/sataniste Alexis Crowley, "Golden Gate" ?

Romanzini a dit…

On peut tout de même se réjouir du score du parti d'Alexis Tsipras, la résistance appartient à une poignée. L’abstention dénote le désarroi, le manque de confiance dans les choix politiques, dans les choix de société. Pour quels lendemains ? On nous a laissé croire que l'abondance, la croissance étaient notre avenir. Nos pères se sont battus au nom de la liberté, nous nous battons pourquoi ? pour maintenir notre niveau de vie de l'Europe de l'Ouest ? L'occident se prend dans la gueule le monde tel qu'il est, affamé, appauvri, pollué, en faillite, anti-démocratique. C'est peut-être le temps des changements...

Namurois a dit…

Apparemment, la victoire de la nouvelle démocratie serait due aux votes des + de 55 ans. Dans la tranche d'âge de 18 à 54 ans, Syriza arrive en tête et de loin!
Il y a un réel clivage dans la pyramide des âges.
Du à la crainte de perdre ses avoirs?
Une leçon à tirer de ces élections: on peut vraiment aller très loin dans l'oppression des citoyens avant de les faire réagir!

une étudiante a dit…

Kalispera !
Je lis votre blog régulièrement (en ce moment tout les soirs!) et je voulais vous remercier, parce que cela me permet de comprendre et de voir ce qu'il se passe VRAIMENT en grèce. Quand on lit la presse française, les grecs sont des faignants irresponsables et l'Europe est là pour les sauver. Je suis allée en grèce en 2010, j'y ai beaucoup voyagé, j'en suis vraiment revenue changée, je n'ai jamais rencontré des gens comme ça : ils m'ont accueillis, tout naturellement, sans rien attendre en retour, c'était vivant, beau, et vrai. (mon message n'alimente pas le débat, mais je tenais à vous dire tout cela, car j'adore vraiment votre blog, et le partage au maximum !)
Le peuple grec ne mérite pas cela (aucun peuple en fait) et j'espère que les européens vont se réveiller et faire bouger tout ça...
Merci !

Anonyme a dit…

C'est une peine que Siryza n'ai pas su inspirer de l'espoire a plus de gens... La Grèce était mon espoire pour l'europe.

Anonyme a dit…

p-s: L'espoire ne se perd pas hein
Et maintenant qu'une étudiante que passe me le rappelle, il me faut te remercier pour le blog, tes articles sont un périscope dans un océan de conneries et propagande ( j'avais pensé a "Une fenêtre incrustée dans le mur médiatique" mais j'aime bien les périscopes )
Merci,
Et je suis tristes, peut-être que si les non grecs qui se sentent solidaires, "nous" avions fait plus de gestes pour le montrer. Merkel et sa bande n'auraient pas réussis leurs perfides coup de pressions. Enfin qui sais combien "nous" sommes... (si quelqu'un a une estimation, je suis vraiment curieux)

Anonyme a dit…

La leçon a tirer est simple :
La classe populaire qui a le plus à perdre ne se déplace pas pour voter, parce que comme d'hab elle a rien compris au film.

Les classes aisées ont compris ou se trouvent leurs intérêts, et vont voter.

Et après comme d'hab, les classes populaires viennent chialer.

Et bien crevez puisque vous n’êtes même pas capable de prendre 10 mn pour sauvez l'avenir de vos gosses.

Ana a dit…

Bonjour à Vous !

Tikanis !

C'est avec intérêt que je viens puiser de vos nouvelles et suis satisfaite de vos messages auxquels je crois. Quasiment pour moi " la réelle source d'information ", peut-être point tronquée de ce qui se passe dans votre Pays. Je n'ai pas d'argent à vous transmettre cependant je vous suis presque fidèle et j'ai été très surprise du résultat de l'élection d'hier !

De Montréal ( Mon-Réel ). P.Q.

corinne a dit…

évidemment les + de 55 ans cherchent à préserver leurs acquits sociaux, si c'est comme en France...
j'ai 55 ans je sais de quoi je parle, je reviendrai avec un texte à ce sujet, je suis scandalisée par cette fracture de génération

Anonyme a dit…

Bonjour A ceux que l'on foule aux pieds (Victor Hugo)
Dimanche 17 juin j'ai mis un bulletin Syrisa dans l'enveloppe de mon bureau de vote. Je ne pouvais pas voter pour le PSVERT. Il faut savoir ce que c'est que de ne plus rien avoir surtout l'essentiel la nourriture un toît l'éducation la santé. Rentrer chez soi et annoncer à sa famille je n'ai plus de travail.

Anonyme a dit…

Ce qui m'étonne, c'est qu'on puisse raisonnablement souhaiter à la Grèce que Syriza soit porté au pouvoir, juste pour voir ce que ça peut donner, juste pour vivre par procuration la victoire d'une sorte de front de gauche à la grecque, alors même que son programme économique et social est irréaliste et se base sur l'espoir d'un changement radical de l'Europe toute entière.

Par exemple, Syriza proclame vouloir taxer les armateurs, chose qui semble faire l'unanimité en France. Cependant, de leur côté, ces derniers affirment qu'ils partiront si cela devait se produire. Et soyez assurés qu'ils le feront. Comme ils l'ont fait par le passé en changeant le pavillon de leur flotte. Dans une période aussi grave que celle que traverse la Grèce, peut-on vraiment prendre le risque de la priver d'une de ses principales forces économiques ? N'y a-t-il pas de choses plus constructives à faire pour sortir durablement ce pays de la crise ?

La Grèce est l'un des états les moins compétitifs, elle est classée 25e sur les 27 états que compte l'union européenne. Et classée 90e sur 142 pays, parmi les pays du Suds (ceux que l'on appelait autrefois, pays en voie de développement). De l'autre côté, on retrouve en tête la Finlande, la Suède ou le Danemark, des pays, qui, comme la Suède dans les années 80, ont connu de graves crises économiques, mais en ont profité pour refonder entièrement leur fonctionnement.

Malgré ses difficultés, la Grèce devrait s'en inspirer et porter au pouvoir ceux qui offrent des solutions courageuses, plutôt que des propositions visant à faire croire que la Grèce peut faire un saut de la passé en revivant la période pré-2009. Quand Georges Papandréou s'est fait élire, il avait justement proposé de faire la Grèce le Danemark du Sud, il avait affirmé que de l'argent, il y en avait. Il s'est malheureusement rendu compte rapidement de l'inverse. Pourquoi dès lors ce que Papandréou n'est pas parvenu à faire, Syriza le pourrait ? Comment Syriza compte-t-il s'y prendre pour financer son programme économique ? Avec quel argent ?

Avec toutes les promesses qu'il fait, j'ai un peu l'impression que Syriza est en passe de devenir le Pasok d'Andréas Papandréou, celui-là même qui a sa part de responsabilité dans le système clientéliste et bureaucratique qui a gangréné la Grèce depuis ces 30 dernières années. Le Pasok de 2012 est particulièrement délaissé, parce que ses anciens électeurs ont parfaitement compris qu'il n'y avait plus d'argent ou de postes dans la fonction publique à espérer. Ils se reportent dès lors sur le parti qui leur fait croire que les choses peuvent redevenir comme avant, et que de l'argent, il y en a.

La Grèce possède de formidables atouts pour s'en sortir, les solutions étant à mon sens plus politiques, qu'économiques. Mais pour y arriver, elle doit réformer son Etat en profondeur, rendre son système fiscal plus juste et performant, en finir une bonne fois pour toute avec la bureaucratie, se doter moyens pour s'attaquer à la corruption, réduire massivement le nombre de fonctionnaires, former avec efficacité ceux qui resteront, privatiser les entreprises publiques déficitaires, investir dans l'innovation, la recherche et l'éducation. Mais bien sûr, tout cela demande du courage politique, il est beaucoup plus aisé d'augmenter les impôts et de réduire les salaires, pensions et retraites, plutôt que de s'attaquer à des changements structurels en profondeur... Syriza, de part son projet politique et économique, me semble être le moins bien placé (avec le KKE) pour faire toutes ces transformations. C'est pourquoi je pense que non, ceux qui ont voté pour la nouvelle démocratie ne l'ont pas fait uniquement par peur, mais plutôt par défaut, contre Syriza et ses propositions économiques inadaptées à la résolution des problèmes.

Anonyme a dit…

A L'ATTENTION D'Anonyme...
Cette liste des pays du monde montre un classement non exhaustif du produit intérieur brut nominal, c'est-à-dire à prix courant des pays. Elle a été établie par le Fonds monétaire international (FMI) (quelques pays ne sont pas dans la liste) et la Banque mondiale. Les valeurs de PIB en dollars sont calculées selon les taux de change officiels. Les données sont valables pour l'année 2011.http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_%28nominal%29

Anonyme a dit…

La Grèce &st donc classée 34ème sur 184 pays cher ami ! Alors arrêtez de délirer SVP !
(& non pas 90e sur 142 pays...)

Anonyme a dit…

tiens un con !

Anonyme a dit…

Vous ne semblez pas m'avoir bien lu ou bien compris. Vous me parlez du PIB nominal, quand je vous parle de la compétitivité économiques des états. Le forum économique mondial a établi un classement des pays par compétitivité, et dans ce classement, la Grèce est classée 25e parmi les pays de l'UE, et 90e parmi le reste des pays étudiés. Voici un article en anglais qui en parle :
http://greece.greekreporter.com/2012/06/09/cant-compete-greece-nears-rock-bottom-in-eu/

Et le classement sous forme de fichier pdf :
http://www3.weforum.org/docs/WEF_GCR_CompetitivenessIndexRanking_2011-12.pdf

Au lieu de m'accuser de délirer, vous feriez sans doute mieux de vous renseigner sur le sujet. Pour ceux qui connaissent la Grèce, il n'y a rien d'incroyable dans le fait de dire que ce pays offre malheureusement de moins en moins d'opportunités d'investissement. C'est un pays où la difficulté d'entreprendre est de plus en plus difficile compte tenu, entre autre, d'une administration et d'une bureaucratie excessivement lourde, incompétente et omniprésente.

Anonyme a dit…

L'insulte est l'arme de ceux qui ne savent pas argumenter. Autrement, vous vous seriez fait une joie de me démontrer que j'ai tort. Si la Grèce souhaite réduire durablement son taux de chômage et retrouver le chemin de la croissance et de l'espoir, ce n'est certainement pas en revenant aux formules du passé qui ont poussé ce pays dans cette crise intenable, mais en se réformant comme l'ont fait par le passé de nombreux pays avec le succès qu'on leur connait aujourd'hui. Certains hommes politiques, comme le maire de Thessalonique l'ont parfaitement bien compris, mais ils sont bien peu nombreux à oser en parler, il est bien plus simple et payant de faire des promesses qui ne pourront jamais être tenues et de surfer sur la colère d'un peuple agonisant. Λεφτα δεν υπαρχουν.

Anonyme a dit…

Vous voulez transformer un Grec , Français, Italien.....en un Allemand .....je doute que ça soit possible et que vous ayez une chance de réussir....je crois qu'il y a déja suffisamment d'Allemands en Europe....

Anonyme a dit…

Je ne crois pas que les allemands aient le monopole de la performance. L'Allemagne n'est pas le seul pays à s'en être sorti et disposer aujourd'hui d'un fonctionnement économique plus ou moins sain, d'autant que je ne suis pas persuadé qu'il pourrait s'appliquer à tous les pays. Je ne souhaite pas transformer les uns et les autres en allemands, mais faire en sorte que chacun puisse s'inspirer de modèles qui ont fait leur preuve, de la même façon que l'on invite les pays à opter pour un système politique démocratique. Rien que le fait de lutter contre la corruption et la bureaucratie, tout en facilitant les embauches, la création d'entreprises et les investissements, constitueraient autant de points positifs qui permettraient, j'en suis convaincu, de réduire drastiquement le chômage des jeunes et de refaire partir l'économie du pays. Tout est une question de réformes et de volonté, mais je suis persuadé qu'ils y arriveront.

Toutatis a dit…

Faire un classement de "compétitivité" c'est d'emblée se situer dans un modèle économique et une certaine vision du monde. Dans laquelle pour simplifier les états, les régions, les villes, les hommes sont des concurrents se battant toujours les uns contre les autres. L'ennui avec ce système c'est qu'il risque de favoriser finalement des sociétés hyper-inégalitaires où des armées d'esclaves seront au service que quelques "entrepreneurs" qui auront ainsi la compétitivité maximale avec des coûts de production quasi-nuls. Il est certain qu'avant d'en arriver là on assistera à des révolutions violentes, ainsi qu'au rétablissement de frontières un peu partout, réduisant à néant la notion même de compétitivité.

Anonyme a dit…

Si vous regardez les pays qui arrivent en tête du classement (Suisse, Singapour, Suède, Finlande, Etats-Unis, Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Japon et Royaume-Uni), je ne suis pas persuadé qu'on puisse réellement qualifier ces pays d'hyper-inégalitaires où la population serait constituée d'une majorité d'esclaves au service d'entrepreneurs véreux. En revanche, si maintenant vous regardez les pays situés en bas du classement (Chad, Haïti, Burundi, Angola, Yemen, Mauritanie, Burkina Faso, Lesotho), je ne suis pas convaincu que leur situation sociale, politique et économique soit plus envieuse que celle des pays les plus compétitifs...

Je vois pour ma part une corrélation évidente entre ce classement et le niveau de vie de la population. D'où la raison pour laquelle je pense vraiment que les hommes politiques grecs devraient regarder ce type de classement et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour améliorer la place de leur pays. Cela ne pourra qu'avoir une incidence positive sur le chômage et la protection sociale.

Namurois a dit…

Il y a un problème dans votre raisonnement et il est de taille!
Le parti que vous semblez définir comme étant celui qui peut sortir la Grèce du marasme... est justement celui qui a enfoncé la Grèce.
Votre postulat de départ sur le côté irréaliste des propositions de Syriza et le réalisme de celles de l'ancienne majorité de droite est donc tronqué.
S'il était si facile que cela d'amener la Grèce dans les hauts du classement, pourquoi en est elle arrivé là?
Certainement parce qu'il y a d'autres critères qui semblent vous échapper.
Les balances excédentaires de l'Allemagne, des Pays Bas ou du Danemark ne s'expliquent pas uniquement par la croissance.
Quant aux USA ou au Royaume Uni, vous semblez ne pas avoir entendu parler des crises financières provoquées dans ces deux pays, ni connaître leurs répercussions sur l'économie.
A toutes fins utiles, je vous signale que les USA, tout comme le Japon, ont leurs propres banques centrales et ont les dettes les plus élevées de la planète.
Cela ne les empêche pas d'avoir une croissance.
Dans ces pays, la dette n'est pas synonyme de récession.
En Europe et en Grèce, Espagne, Italie... la dette EST synonyme de récession.
La politique de rigueur émise par le traité et le règlement de la dette par monde financier interposé, empêche toute relance économique des pays dits endettés.
Il suffit pour cela de regarder les fonds TARGET2 et les VTLOR. Toute aide européenne donnée à la Grèce ne suffira pas à combler le déficit financier de la dette.
Aussi bonne que pourrait être la politique de relance économique de la Grèce, elle ne saurait voir le jour, faute de capitaux et de diminution de la dette.
Nous nous trouvons donc bien devant une spéculation financière menée par des pays en excédents comptables et en devises, comme l'Allemagne.
Sans changement radical de politique au sein de l'Europe, les pays fragilisés par la dette seront satellisés par les excédentaires... Comme c'est déjà presque le cas en Grèce.

Anonyme a dit…

C'est sidérant tout de même...L'€ a mené la Grêce ou elle est et les grecques pour se sortir de cette situation se sont donc dis que la meilleur solution c'était de rester dans l'€ ???

Anonyme a dit…

Namurois, quel est le rapport entre votre intervention et mes précédents messages ? A quel moment ai-je par exemple prétendu que les USA ou le RU n'avaient jamais connu de crise financière ? Citez-moi le passage exact où j'explique cela.

J'ai très simplement expliqué que la position des pays les plus compétitifs était bien plus enviable que celle des pays figurants dans les tréfonds de ce classement. Donc avant de me soupçonner d'être à côté de la plaque, assurez-vous de ne pas avoir, vous-même, des problèmes de compréhension.

Pour le reste, si l'on se tient aux éléments problématiques signalés par le forum mondial économique, voici ce que l'on peut notamment y lire :
- Inefficacité de la bureaucratie.
- Accès aux financements.
- Corruption.
- Règlementations fiscales.
- Instabilité politique.
- Taux des taxes.
- Réglementation restrictive du travail.
- Insuffisance des infrastructures.

Contrairement à ce que vous affirmez, en dehors de l'accès aux financements et de l'insuffisance des infrastructures, tout le reste dépend uniquement du bon vouloir d'un éventuel gouvernement réformateur. Il n'y a pas besoin d'avoir une balance commerciale excédentaire pour s'attaquer à une bureaucratie étouffante, pas plus qu'il n'est nécessaire d'avoir sa propre "banque centrale" pour modifier un système fiscal inégalitaire.

Anonyme a dit…

Raisonnement assez simpliste, je trouve. Si l'euro était le coupable tout désigné, pourquoi tous les pays ayant cette monnaie ne connaitraient-ils pas le même sort ?

blob a dit…

Euh, vous voulez dire la Golden Dawn?

Ana a dit…

Mais oui hein " ceux que l'on foule aux pieds ".

Et pourtant nous vivons sur cette même Planète.

Gangrenée au dernier degré !

Chez vous comme ici.

Chez vous s'est rendu " pire " qu'avant . Ici à la " dictature du néolibéralisme " on peut toujours nous répondre ;" Cause toujours " ! Tandis que chez vous ce sont les âmes que l'on vient récolter à tort !

Oui, je sais. Oui j'ai lu. Oui j'ai vu pour chez vous, pour la Grèce. Facile à dire et à écrire du loin de ma Province Nord Américaine...Je sais !

Oui je me souviens de ce pharmacien qui s'est tué sous cet arbre ! Ciel !!!!! Je voudrais bien vous dire: Venez chez moi, j'ai du bon pain et du vin et de la neige lorsque les " érables " s'éteignent et rougissent !

Que puis-je ? Depuis que nous sommes reliés à la Planète et avons vu " La Petite Vietnamienne brûlée qui marchait sur la route en 1968 ?

Est-ce que cela vaut " la peine " de vous transmettre ma pensée qui n'aura aucune réponse encourageante lorsque passée le paillasson ?

de Montréal ( Mon Réel ) P.Q.

Anonyme a dit…

J'ai l'impression qu'un troll est arrivé en force sur ce forum. Je suis d'accord avec Toutatis. Se situer dans le prisme sur la compétitivité est en soi une grille de lecture. Dire que les pays qui vont mieux sont des pays compétitifs. En général les pays riches ont de bonnes infrastructures, sont moins corrompus que les autres, le poids de la fiscalité est considérée comme facilitant l'activité économique, et ils ont plus facilement accès aux financements extérieurs etc.... forcément puisque ça marche bien pour eux.
Si on entre dans les détails, on voit que les pays les plus compétitifs sont très différents. Prenons les pays nordiques, ils sont égalitaires, un taux de prélèvements obligatoires parmi les plus élevés du monde qui devrait être dés-incitatif à l'activité économique, une administration pléthorique et un marché du travail rigide (encore que l'OIT rappelait dans son dernier rapport de 2012, qu'il n'y avait pas de lien entre chômage et rigidité du travail, je parlais de grille de lecture....).
Enfin il faudrait souligner que le terme "compétitivité" ne veut rien dire. Je veux bien qu'on dise qu'il faille améliorer la "productivité" donc permettre aux gens de créer plus de richesses par tête d'habitant mais la compétitivité du pays est une valeur relative qui se régule par le taux de change de sa monnaie. En clair, je paie plus d'impôts, mes salariés bossent 20H par semaine, ils sont moins productifs que les autres parce qu'ils glandent quand j'ai le dos tourné. Mais quand je compare le prix du même produit aux EU ou ailleurs, il existera toujours un taux de change pour la monnaie locale qui me permettra de vendre mon produit sur tous les marchés internationaux malgré tous mes handicaps de départ.
Donc si la Grèce dans votre diagnostic a un problème de compétitivité, c'est avant tout un problème de monnaie.

Gribouille

phil-ellada a dit…

Merci à "Anonyme" de ce (très) long exposé avec force d'arguments, nous expliquant en long en large et en travers que les grecs n'ont que ce qu'ils méritent, que la ND et le PASOK sont les seuls à pouvoir régler les problèmes... etc...etc.. ce sont eux pourtant qui ont emmené le pays ds le mur depuis 40 ans bientôt... les grecs sont donc,si on lit bien "anonyme", les seuls à être ds cette situation en Europe... Grands cours sur l'administration pléthorique, la corruption, etc... choses tout à fait vrai d'ailleurs...mais RIEN... RIEN... sur le monde financier et ses dérives depuis sa libéralisation... juste un petit exemple... l'affaire Kerviel qui occupe les médias français en ce moment... pour grossir le trait, Kerviel dis c'est pas moi, la SG dis c'est pas moi... une simple constatation...de deux choses l'une... ou la banque savait ce que Kerviel faisait, ou elle ne le savait pas... si elle le savait, pas besoin de faire un long discours sur les dérives évoquées plus haut... ou elle ne le savait pas, et là je dirais, c'est encore pire... ça veut donc dire (et je suis certain que c'est tjrs possible en ce moment) qu'un seul homme peut mettre une banque "OUT" en quelques secondes... sans pare-feu, sans sécurité, sans rien... je crois qu'on nous prend décidément pour des c...!!! comme on ns explique aussi que la Grèce si elle sortait de l'euro (et c'est bien ce qui fout la trouille à la nomenklatura bancocrate), tout petit pays de la zone euro, ne représentant qu'un faible % de PIB en Europe, à elle tt seule, elle mettrait tt le système en péril !!! non! je crois qu'on a mis en Europe la charrue avant les boeufs... belle idée la monnaie unique... très belle idée... et je suis sincère... mais avant il fallait construire une Europe politique et pas une Europe uniquement braquée sur les échanges bancaires... la situation grecque est désastreuse... mais pouvons nous ns poser en donneur de leçons... la France (et pourtant son administration est considérée comme une des meilleures au monde)est en faillite (Fillon oct.2007), l'Allemagne ne survit que parce qu'elle a déréglementé son marché du travail et les allemands vivant sous le seuil de pauvreté sont de + en + nombreux... l'Espagne qui grâce à ses banques est en train d'exploser en vol, etc... etc... alors continuons comme ça... à remettre tjrs les mêmes au pouvoir qui nous expliquent qu'on est des c... et qu'eux, bien qu'au pouvoir depuis un demi siècle ont tt compris et qu'ils ont les solutions... le système libéral est pourri, ne bénéficie qu'à une tte petite partie de la population et "anonyme" doit en faire partie...

Anonyme a dit…

Euh, pendant que vous-y êtes, on peut ressusciter "Mickey" Reagan et son dieu Milton Friedman...
D'après ce que j'ai compris, pour "sauver" la Grèce, vous prétendez que des méthodes telles que les privatisations, la baisse du nombre de fonctionnaires, la non-imposition des Popes et des armateurs pourraient la relever économiquement?!
Ce sont ces méthodes qui l'ont foutu en l'air!
De deux choses l'une:
-soit vous êtes adepte de la pensée des économistes orthodoxes (Elie cohen etc.)
-soit vous êtes inconscient du monde dans lequel vous vivez!
L'histoire que vit la Grèce actuellement est une conséquence de ce qui n'a pas été résolu après la dictature des colonels (exonérations d'impôts des armateurs et de l’Église, maintient des oligarchies etc.).
Sans parler de G. Sachs qui a trafiqué les comptes pour que le pays puisse accéder à la zone euro, les JO de 2004, l’opulence de son armée (surtout du nombre de sous-marins) et j'en passe.
Pour moi, Syriza est une des (trop) rares forces d'opposition à l'ordre financiaro-corporatiste que ce soit en Grèce ou ailleurs en Europe.
Ne vous en déplaise, selon beaucoup de spécialistes (Paul Jorion, Frédéric lordon etc.), le capitalisme est en train de se déliter.
Mais bien sûr, il y en aura toujours des comme vous pour croire (ou faire croire) que ce système a un avenir et que l'austérité (piège à con selon Jacques Delors) est le meilleur chemin vers la prospérité.
Vive la Grèce et son peuple souverain!
Merci à toi Panogiotis!

Anonyme a dit…

Juste pour votre info.....L'Allemagne s'attend actuellement à une croissance proche de 0 (au mieux) et beaucoup croient qu'elle va entrer en récession ....es-ce l'exemple à suivre....???

Anonyme a dit…

@ Anonyme19/06/12 17:42
Votre commentaire me rend profondément triste tant vous êtes en symbiose avec la DOXA néolibérale qui sévit depuis près de 30-40 ans en Europe et dans le monde.
Les solution et le système tel qu'il existe actuellement EST irréaliste, c'est cela que vous devriez comprendre.
Les richesses existent mais le phénomène grec, à l'identique de ce qui s'est fait en France, En Espagne, en Allemagne depuis des décennies est pénalisé non par la hausse "incontrolée" des dépenses publiques mais par des des recettes fiscales en bernes qui ne sont pas du tout le résultat d'une "errance" ou d'un manque de controle des politique, mais BIEN AU CONTRAIRE, le résultat de l'action politique commandée par le diktat néo libéral.
Donc - de recettes fiscales + sauvetage des banques + crise économique systémique liée à la crise des subprime = augmentation des dettes publiques.
Et puis, biensur, pour couronner le tout, impossibilité de se refinancer auprès d'une banque centrale à 0 ou 1 % mais engraissage des banques qui,, après avoir été sauvée spéculent sur nos dettes qui sont la résultante de LEUR CRISE et de LEUR POLITIQUE LIBERALE...J'arrête, j'ai mal au coeur !
Et ensuite, on vient nous dire que nous vivons au dessus de nos moyens, que l'ennemi est l'immigré, l'assisté, le fraudeur du peuple pendant que dans le même temps les grandes fortunes et les grandes entreprises par l'optimisation fiscale et l'évasion frauduleuse qu'elles pratiquent font s'évader près de 600 MILLIARDS rien que pour la France.
Vous parlez comme la TROIKA (réformer sa fiscalité, privatiser le public...etc) mais ce que vous mettez en avant est précisément LE SYSTEME qui nous a mis dans la panade !
Eh bien réformons pour être plus compétitifs alors, plus compétitifs que qui ? ou s'arrêtera-t-on ? plus que les chinois? pourquoi pas puisque le marché de l'emploi est mondial aujourd'hui....
C'est cette trajectoire sans avenir qu'il faut combattre et s'ériger contre cette fatalité que vous défendez, non sans ironie dans votre message.
Pour moi, soit vous êtes un privilégié qui n'avez bcp de choses à perdre à une évolution radicale. Soit vous êtes toujours sous l'emprise de la propagande destinée à fabriquer le consentement.
Le système qui veut toujours plus de dérégulation, de "liberté", de libre marché est un système qui apauvrit les population, créé les inégalités, fragilise la santé des plus précaires, détruit les écosystèmes, brise les acquis sociaux obtenus de longue lutte, détruit les liens sociaux et induit que l'ennemi est le voisin et non l'oligarchie, génère la faim, la famine, contribue au sous-dévellopement...etc
Qui pourrait le nier aujourd'hui ? renseignez vous bon sang, vous ne pouvez nier le rôle absolument criminel par ex. du FMI et de la PAC sur les population d'afrique sub-saharienne valorisant les exportations qui permettent la spéculations et tuant l'agriculture vivrière.
Au vue de ce court réquisitoire, il n'est pas utile, il est VITAL que SYRISA perce et gouverne en Grèce. Ce serait un signe très fort au monde, à l'EUrope dont les populations se posent beaucoup, beaucoup de question en ce moment (ouvrez les yeux). Et puis, il faut bien commencer par quelque part...
Rien ne se fera en quelques années, il faudra plus longtemps et c'est un sacré défi mais il faut que nous le relevions pour nous et nos enfants ou petits enfants car nous sommes tous concernés. Nous n'avons pas le choix de toute façon.
D'autres l'ont déjà compris (Argentine, Equateur, Islande...) dans des contextes différends, ils s'inscrivent dans un mouvement à contre courant du néo-féodalisme actuel et c'est tant mieux.
L'avenir est à l'espoir,
Nous vaincrons.
Fraternellement

Anonyme a dit…

Sainte Croissance.

Juste pour info: une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité.

Anonyme a dit…

Je n'ai parlé à aucun moment de maintenir l'exemption d'imposition de l'Eglise.

Ensuite, non, vous vous méprenez complètement, ce qui a foutu en l'air la Grèce, comme vous dites, c'est le déficit de 15% et l'accroissement délirant de la dette publique, justement provoqués, entre autre, par une fonction publique pléthorique et l'absence de privatisations. Si vous imaginez un seul instant que taxer l'Eglise et les armateurs auraient suffit à éviter ce désastre, vous vous mettez clairement le doigt dans l'oeil. C'est l'absence d'Etat, la corruption et la lâcheté de ses élites qui a plombé a Grèce.

L'austérité pratiquée n'est pas la seule solution, même si elles auraient sans doute même moins été douloureuses si elles avaient pu être précédées de réformes structurelles. Je comprends que vous soyez touché par la crise en Grèce, l'étant moi-même, bien au delà de ce que vous pouvez imaginer, mais cela ne doit pas nous dispenser de voir la vérité en face et de souhaiter que la Grèce s'en sorte en modernisant ses institutions.

Anonyme a dit…

Vous parlez de libéralisme comme s'il s'agissait du mal absolu. Permettez-moi tout de même de vous rappeler que les pays ayant connu une économie dite "organisée" ont commencé à sortir de la tête de l'eau justement au moment où ils en ont abandonné les préceptes. Allez donc demander à la plupart des pays baltes, qui ont pourtant connu de graves crises économiques, ou à la Pologne, ou à la Chine, s'ils préfèrent leur train de vie actuel ou bien, par exemple, celui des années 80.

Le système actuel n'est certes pas le meilleur qui puisse exister, pour autant, pourquoi cette fascination et cette envie de tester les recettes du passé qui n'ont rien apporté aux pays qui ont eu leur malheur de les tester ou les subir ? Il y a certainement des moyens d'améliorer le sort des plus démunis, c'est totalement souhaitable, pour autant, troqueriez-vous votre place pour celle d'un habitant ne vivant pas dans un pays ayant adopté cette doctrine économique que vous rejetez tant ? Seriez-vous certain d'y trouver le même confort de vie ?

La seule chose sur laquelle j'accorde un tant soit peu de crédit à Syrisa, c'est sur sa volonté de faire un audit de la dette publique et sur son projet de s'attaquer à la corruption politique. Pour le reste, je ne parviens pas à être convaincu par son programme économique.

Anonyme a dit…

Relisez la définition de Troll. Je suis contraint de vous dire que, non, un troll n'est pas quelqu'un qui a une vision différente de la votre.

En se fiant à votre message, il se dégage une impression de fatalisme, voire même de déterminisme. Les pays riches ne peuvent que le rester en ayant les moyens d'y parvenir. Et les pays en difficulté ne peuvent rien y changer, ils sont condamnés à le rester, par manque d'argent, d'infrastructure, etc. Si les choses étaient aussi simples que cela, pourquoi certains pays parviendraient-ils à commencer s'en sortir, tels que la Turquie, le Brésil ou la Pologne ? Même tout cela reste encore assez fragile, ces pays avaient des moyens financiers inférieurs à ceux de la Grèce (qui pour sa part, avait le soutien des institutions européennes), et pourtant, les résultats des réformes menées commencent à se faire sentir. L'absence de finances n'explique pas tout.

Quant à votre conclusion, elle est pour le moins surprenante. Accuser l'euro d'être responsable de la crise grecque est parfaitement réducteur. Si l'euro était le véritable problème, tous les pays chercheraient à en sortir, et aucun ne chercherait à y entrer.

Anonyme a dit…

Au lieu de faire des jugements hâtifs, et si vous preniez plutôt le temps ou la peine de relire ou comprendre correctement mes messages ? A quel moment ai-je affirmé que les grecs n'avaient que ce qu'ils méritent ? Ou que le Pasok et la ND sont les seuls à pouvoir régler les problèmes ? Nulle part.

Pour le reste, je ne peux pas vous donner tort quant aux dérives de notre système financier et sur la nécessite de faire une union politique, néanmoins, il s'agit là de moyens sur laquelle la Grèce ne peut pas agir, à moins bien sûr, de s'isoler du reste de l'Europe et de s'imaginer capable d'auto-suffisance.

Toutatis a dit…

Il me semble que dans les "réformes" il y a la volonté de faire triompher certaines positions idéologiques, le recul de l'état par exemple, qui se mélangent habilement avec des moyens effectifs de règler les problèmes. On a l'impression que la résolution de la crise n'est qu'une sorte de prétexte. Il faut bien dire cependant que dans le cas de la Grèce des réformes s'imposent indiscutablement, mais j'ai l'impression qu'on cherche à y rajouter des choses qui n'ont rien à voir avec la résolution de la crise, comme des privatisations massives qui sont vues légitimement par beaucoup de Grecs comme des tentatives de pillage. Dans d'autres pays en crise le caractère de prétexte des "réformes" est beaucoup plus visible, par exemple en Irlande, où on fait payer aux contribuables, à la population, les erreurs de banques privées qui retrouvent miraculeusement leur lien avec le pays d'origine dès qu'elles ont des problèmes alors qu'elles cherchent à s'en séparer le plus possible quand tout va bien.

En ce qui concerne l'euro, il prive évidemment un pays en crise de la dévaluation de sa monnaie, et ce qu'on cherche à faire en Grèce c'est justement une simulation de dévaluation, mais qui fonctionne beaucoup moins bien qu'une dévaluation. En particulier tous les acteurs économiques endettés, à commencer par les individus, souffrent énormément de cette simulation de dévaluation, car leurs revenus baissent mais leurs dettes restent intactes, alors qu'avec une dévaluation on ne verrait pas de différence.

Anonyme a dit…

Oui je suis assez d'accord avec vous, je ne crois pas qu'il soit nécessaire que la Grèce accepte tout et n'importe quoi afin de bénéficier du soutien de la Troïka. Par exemple, je ne comprends pas pourquoi l'état devrait privatiser les entreprises publiques qui lui rapportent de l'argent (comme l'OPAP, sorte de française des jeux grecque), alors que je suis parfaitement d'accord pour vendre celles qui au contraire pèsent sur la fiscalité des grecs. Même si bien sûr, ces privatisations ne doivent en aucun cas se faire comme si l'on donnait l'impression de brader les bijoux de famille. Et l'argent récupéré ne devrait surtout pas, selon moi, servir à rembourser les intérêts de la dette, mais plutôt à investir dans l'innovation ou des projets infrastructure visant à créer des emplois et redémarrer l'économie grecque.

Enfin, oui, il est certain que l'euro représente un certain problème pour la Grèce, mais je ne crois pas pour autant qu'il soit responsable du mal dont elle souffre aujourd'hui. Pas plus que je ne suis convaincu qu'une sortie pourrait l'aider. Ou alors, seulement de façon temporaire, mais à quel prix pour les générations futures...

Anonyme a dit…

@ Anonyme19/06/12 17:42

Oser parler de compétitivité à des gens qui ont faim et qui ne peuvent plus se soigner ou envoyer les enfants à l'école. C'est vraiment indécent!
Saviez-vous que les grecs sont les travailleurs qui prennent le moins de congés payés???

Vous parlez comme mes profs d'économie payés à 3500€/net par mois et qui disait que les ouvriers et les employés devaient se serrer la ceinture. Je suis à l'aise pour en parler, je suis prof aussi (mais je ne gagne pas encore 3500€). J'espère que ça viendra pour tout le monde ici ;-)

Prônez la compétitivité avec des chinois qui imposent le travail forcé ou des allemands au travail sous le seuil de pauvreté et qui ont une espérance de vie qui diminuent mais que veut-on?

Et quand nous serons moins chers que les esclaves chinois, ils essaieront à leur tour d'être moins chers que nous? C'est drôle comme raisonnement économique. Ca me fait penser à la croissance infinie, de nos "plans de relance".

Il est temps de changer de paradigmes économiques.
Paul Pirson.

Anonyme a dit…

Les pays que j'ai cités et qui se trouvent en tête du classement ont une population ayant le même niveau vie que les chinois, ou bien vous faites juste exprès de ne pas comprendre ? Quand j'évoque la notion de compétitivité, je ne parle pas spécialement des salaires (je ne suis pas pour une réduction des salaires, si ça peut mettre les choses au clair), mais de la fiscalité, de la taxation, du fonctionnement étatique, de la possibilité pour un salarié ou un entrepreneur d'avoir recours à une administration simple et efficace (la bureaucratie grecque est un véritable cauchemar et frein à la relance économique), à la réduction de la corruption, à la stabilité juridique, et à un accès facilité pour ceux qui souhaiteraient faire des investissements.

Voilà ce dont je parle et dont j'estime que cela aurait un impact positif pour l'économie de ce pays et fatalement sur sa population. Je trouve surréaliste que vous osiez appeler ça de l'indécence.

Michel a dit…

Bonjour,
Ainsi, les citoyens grecs ont élu les incendiaires... pour éteindre le feu. Car :
- qui donc n'a pas pris les mesures pour ne pas en arriver là,
en particulier imposer l'église, les entreprises, les professions libérales plutôt que d'emprunter pour payer les intérêts des anciens emprunts entre autres.

- qui donc a caché les comptes pour ne pas montrer l'ampleur des déficits dès 2005.

Les mêmes qui sont au gouvernement aujourd'hui !

D'une manière générale dans tous les pays européens il y a un tel matraquage idéologique qu'ils appellent "information" occultant l'essentiel laissant filtrer l'accessoire.

Rousseau (le Jean-Jacques) disait déjà qu'un Peuple ne serait jamais différent que ce que son gouvernement veut qu'il soit. En effet, avant les curés prêchaient la bonne parole, de nos jours les médias les ont remplacés.

Moralité, fouinez sur le web et arrêtez d'écouter les soi-disant informations.

Des médias alternatifs existent (ce blog en est un). Qu'ils s'agissent d'économie, d'international, de politique tous ont la possibilité d'activer vos neurones... autrement.

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