dimanche 17 juin 2012

L'autre évidence poétique



La première évidence est poétique: selon les sondages à la sortie des urnes ainsi que selon les premiers résultats, la droite de la Nouvelle Démocratie et la Gauche Radicale de SYRIZA seraient à égalité, ou enfin presque. 30% pour la droite et 26% pour SYRIZA. Donc la nuit électorale sera vraisemblablement longue pour bien affiner tous les paramètres du vote.

25 commentaires

stéphane a dit…

La poésie du futur qui se construit sur le néant du passé (proche) n'est effectivement que cela... de la poésie.
Il est temps de passer a autre chose :)
Si les partis respectent leurs engagements.. c'est une autre histoire..

Jean-Baptiste Billé a dit…

Merci Panagiotis pour cette réaction à chaud qui donne un peu d'espoir...
Je ne vois aucune raison de ne pas espérer en la poésie du futur. Que restera-t-il de ce gouvernement à venir une fois que le mémorandum aura (encore plus ?) mis le peuple à terre ? Les chiens de garde de la pensée unique devraient en effet toucher double salaire, quel beau travail ils ont fait... Bravo et courage à tous les Grecs qui ont continué de penser et d'agir avec grandeur, générosité, espoir. Chers amis Grecs, nous sommes nombreux à vous soutenir et à condamner la stratégie du choc ! Merci encore pour ce blog, courage et à bientôt.

ARTH a dit…

Merci pour cette analyse poétique. Je suis beaucoup votre blog, donc je vous remercie d'informer autrement de l'actualité en Grèce.
J'essaie de faire la même chose a Madrid. Informer, ou réformer la population. Difficile en temps de surdésinformation!
L'espoir ici se trouve chez les indignés ou 15Mistes. C'est la fin de l'adolescence, où la seule solution est de devenir adulte, autonome, et reconstruire un autre système basé peut-être sur des valeurs plus humaines que l'argent.. On en discute, ensembles, et on décide ensembles des nouvelles manières de vivre, ensembles.
Bref, c'est le retour à la démocratie, au sens éthymologique du terme, et "temps" mieux!

Michel a dit…

Bonsoir,
Faudra comprendre un jour pourquoi les citoyens votent contre eux-mêmes ?

Anonyme a dit…

Vu le résultat des élections de la dernière chance ....la Grèce a choisi d'être un protectorat..... plus de 30 années de misère l'attend....et tout cela pour des subsides qui vont seulement bénéficier à une petite minorité....enfin, on peut dire que contrairement à d'autres, vous avez eu un dernier choix avec ces élections.....

Axelle Frebutte a dit…

Et voilà...les résultats seraient tombés ... ND l'emporte, la peur a gagné...on reste avec les mêmes, ceux qui ont conduit au chaos et on resigne pour les mesures injustes et inhumaines d'austérité qui ne font qu'agraver la situation du pays... je suis déçue, je ne comprends pas très bien...le masochisme est-il de rigueur ? L'ère des suicides, de la faim, de l'exode, de la pénurie de soins et de médicaments ne fait que commencer... Par peur des menaces (et je comprends que quand il reste un tout petit peu de patrimoine on a peur de la perdre, surtout quand on a des enfants et des responsabilités), une majorité de Grecs tournent le dos au changement... Nul ne sait si Syriza aurait pu améliorer les choses mais par ce résultat, il est certain que ce ne sera pas le cas ...
Analogie avec le football : Hier l'espoir s'est réveillé quand le petit poucet grec, à qui on ne donnait aucune chance, s'est qualifié pour les quarts de finale de l'EURO - Top 8 européen !!
Il y a de fortes chances que les Grecs vont rencontrer l'allemagne et malgré moi, malgré le fait que l'équipe allemande soit très forte, je me laissais aller à rêver d'une miraculeuse victoire du petit contre la domination du grand, ultra puissant...
A l'heure actuelle, mon rêve a éclaté, tout rentrera dans l'ordre et il y a de très fortes chances que le 22 juin au soir les Grecs rentreront à la maison...
En politique comme au football, finalement tout reste dans l'ordre établi... les gros restent les gros, les petits restent à leur place et comme disaient la chanson :"Non, non rien n'a changé; tout tout va continuer"
On sacrifie tout un peuple sur l'autel du profit, de la "phynance", des magouilles...et par peur (compréhensible)une majorité de ce peuple donne son accord ... Je ne suis pas en colère, je ne me le permettrais pas, vivant en Belgique, je ne peux juger, seulement essayer de comprendre mais je suis ...triste !!! J'ai mal à ma grécitude, j'ai mal pour mes amis grecs, pour leur "no future"...
Léonidas...tu as été oublié...Molon Labe ??? Quesako ???!!! Aujourd'hui les Perses sont passés...
Alla...ellada mou, omorfi kai paraxeni patrida, s'agapao tosso poli...

Pytheas a dit…

Peur de quoi? SYRIZA ne remet rien en question ou si peu, il propose la sortie de cette merde d'euro??? non!! alors ou est le danger? Tsipras rebel de pacotille, épouvantaille facile et idiot utile du système. Y avait franchement pas à craindre quoi que ce soit pourtant. La situation est pas si dramatique que ça pour que ça continue à voter largement pour la voie unique, comme ici d'ailleurs, dormez braves gens, jusqu'ici tout va bien...

nadine bompart a dit…

Et voilà...Un beau rêve s'est écroulé, le rêve d'un pays d'Europe qui nous aurait montré une autre voie possible...
Comme ici, en France, avec le Front de Gauche....
Il va falloir attendre, encore attendre, que tous ces "braves gens" réagissent, réfléchissent, se décident enfin à suivre une autre voie que celle de la peur et du repli sur soi...
Combien de morts, combien de drames d'ici là ?

Marie-luce a dit…

SIRIZA, FRONT DE GAUCHE, IRLANDE; ce n'est pas encore pour aujourd'hui; les théoriciens des peurs fantasmagoriques sont arrivés encore une fois à obtenir le consentement des peuples - Dans cette période obscure Tsipras, Mélenchon et leurs équipes porteurs des lumières ont encore du travail pour éclairer, réveiller, malgré tous les coups qu'ils reçoivent. Mais il ne faut pas désespérer - pour changer de logique il faut du temps et du travail ; les idées semées trouveront sûrement leurs conditions pour germer. - Ray Bradebury a disparu, mais comme dans Fahrenheit 451, des "hommes livres" restent éveillés et vigilants. Ne lâchons rien, Résistance

Axelle Frebutte a dit…

Il est facile de parler ainsi, mais ... Ils ont été matraqués par tous les media, Hollande est même intervenu à la TV grecque pour les influencer ... S'ils votaient SYRisa l'Europe allait les exclure, leur situation serait encore pire, ils n'auraient plus d'aide de personne, Carrefour a annoncé quitter le pays, d'autres entreprises ont menacé leurs ouvriers ou employés restant de délocaliser, l'église n'est sûrement pas restée tranquille non plus... mettez-vous à leur place une seconde, tous n'ont pas non plus une culture ou connaissance politique suffisante, un accès à des médias alternatifs...alors oui beaucoup ont eu peur...
De plus, personne ne parle ici du problème de l'afflux massif d'émigrés clandestins, que la Turquie laisse aimablement passer, que l'Europe refoule dans le premier pays européen traversé, la Grèce qui devient ainsi le bourbier de l'émigration non contrôlée, le réceptable de la misère du monde alors que la misère s'installe dans le pays aussi. Quand, dans les villes ou ailleurs on n'a plus d'argent pour manger ou se soigner, les réflexes de protection contre les "envahisseurs" sont courants...et dans le programmes de Syrisa on parle d'accueil généralisé et sans conditions alors que ND s'est engouffrée dans ce problème en promettant de rendre la Grèce aux Grecs, cela aussi a pu jouer ...
Je suis pourtant de votre avis et je pense aussi qu'une chance est passée, seul le fait que Syrisa passe, ainsi que la désobéissance aux diktats, aurait pu nous donner la réponse à la question du résultat qu'ils auraient pu obtenir...nous ne le saurons pas, les Grecs non plus, ils ont eu peur du risque de connaître encore pire si le reste du monde se fâchait contre eux et prenait des mesures contre eux, les laissant avec leurs dettes, leur misère et le flux continuel et important des clandestins qui peu à peu les asphyxie...
Ne critiquez trop vivement, nous sommes déçus, c'est vrai mais les conseilleurs ne sont pas les payeurs et à mon avis seuls les Grecs ont le droit de se mettre en colère contre les Grecs ayant voté ND. Pas nous !!!

Ne nous transformons pas en ceux que nous critiquons et n'imposons pas notre façon de voir aux Grecs...

ilros a dit…

faudra pas pleurer un vote est un vote point barre les grecs ont fait leur choix très bien bon courage !!!!

M a dit…

Drôle de temps, drôle d'époque.

Petit poème d'Andrée Chedid qui me semble être de circonstance:

Le muscle de l'espoir

J'ai traversé des seuils rencontré le partage
j'imaginais des sons des saveurs des reflets
j'inventais une durée par-delà tout naufrage
J'ai gravé l'avenir dans la moelle du passé
Je réduisais les murs
Transperçais les enceintes
J'ai aimanté les mots
J'ai dansé le silence
sur les nervures du temps
J'ai comblé d'herbes
Les gouffres les brèches les failles
Enroulé de soleils la spirale des nuits
Au versant des carnages
J'ai sauvegardé l'oiseau.

-----

Et un peu de musique ;)
http://www.youtube.com/watch?v=PcFov5qhNP0

-----

Souhaitons-nous... du courage dans l'obstination.

Merci beaucoup pour votre blog, nous relayons.

jiemo a dit…

Je ne vous cache pas ma déception , aussi bien pour nos amis grecs que pour nos concitoyens français , ici le bipartisme est en route , signes annonciateurs de la fin de nos démocraties !

Tristesse !

fincaparaiso a dit…

la poesie du futur???!!!!
demandez aux populations tunisiennes, egyptiennes, syriennes comment elle vivent leur poesie du futur et vous aurez toutes les nuances de réponses des pouvoirs politiques et financiers aux revendications énergiques de ces citoyens!

Catitalia a dit…

Bonjour.

Je crois qu'un Grec n'entend pas tout à fait la même chose par "poésie" qu'un francophone. La poésie en grec, si je ne m'abuse, est création, force imaginatrice créatrice (pas du tout la joliesse un peu vaine qu'entend un Français). Les jeunes, l'avenir, ont voté SYRIZA.

Catherine

nemo a dit…

Panagiotis,

Aucune poésie, que ce soit passée ou future, n'est jamais sortie et ne sortira jamais des urnes. Pas seulement des urnes, en tout cas. L'enjeu et la lutte sont ailleurs. Et c'est là qu'il faut ne pas faiblir. Bon courage par la suite, le vent continue mauvais et le ciel devient, même si bleu, de plus en plus gris plomb.

Nicolas VDR a dit…

Les peuples ne sont finalement pas si malheureux que ça. La preuve, ils remettent constamment ceux qui vont les massacrer. Alors, qu'ils arrêtent de se plaindre.

Anonyme a dit…

On a les résultats des suffrages exprimés, mais quels sont les chiffres de l'abstention ?
Courage aux Grecs

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour vos commentaires, je précise les chiffres de l'abstention : 39% en juin 2012, 34,9% en mai 2012, et 32% en 2009.

oulipia a dit…

A Axelle : "Une chance est passée"...
Oui, mais personnellement, je serais étonnée que le prochain gouvernement tienne le coup longtemps.
Pour autant, les Maîtres du pays, le voyant toujours ingouvernable, laisseront-ils (la question se posera bientôt) refaire des élections, où, cette fois, tout un chacun ayant absolument compris ce qu'il en est de la "renégociation" du mnimonio façon Samaras, on voit mal comment les gens, terreur médiatique ou pas, pourrait ne pas se vouer au Syriza - dernière carte "anti-austérité" à jouer ?

Anonyme a dit…

Αντίσταση!

Anonyme a dit…

Merci "nemo", effectivement, c'est la lutte, les combats au quotidien sur le terrain qui doivent continuer leur chemin, se renforcer, les urnes ne sont qu'un indicateur. Bon courage aux Grecs, et merci pour le blog!!!

Axelle a dit…

Si les Maîtres prennent le risque de les laisser voter encore une fois !!! Rien n'est moins sûr ! Ils ont eu chaud cette fois ...

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour et encore merci pour vos commentaires, par manque de temps je n'arrive pas à répondre en ce moment et je m'en excuse. Juste une remarque qui s'impose au moins. Ceux qui suivent ce blog depuis un moment déjà en lisant attentivement et aussi parfois entre les lignes, seraient probablement moins surpris que d'autres sur les résultats des élections de juin. Un système de pensée, d'acculturation, de déshumanisation et de conditionnement et sa composante de la politique visible et "visiblement démocratique" ne se laisse pas menacer si facilement. Moi aussi je suis déçu des résultats, mais pas du tout surpris. Et je ne suis pas le seul. Je suis en train de recueillir les témoignages des athéniens, globalement ils sont déçus, c'est dans agglomération d'Athènes que SYRIZA est arrivé en tête. Ce qui n'enlève rien à la responsabilité des "citoyens". En tout cas le clivage entre les générations et entre chômeurs et actifs (notamment du secteur public) se confirme. Nous poursuivrons. J'ai parfois dit à travers ce blog que le processus de la "dé-mémorandisation" prendra des années et il demeurera incertain jusqu'au bout, comme toujours dans l'histoire humaine. Dernière remarque, nous comparons parfois le sort de Grèce à celui de l'Argentine ou de l'Équateur (ou dans un sens à celui de la Russie et de la Turquie, pays qui également ont d'une certaine manière éloigné la "perspective" FMI chez aux), et nous pensons que la Grèce pourrait agir de la même manière. Il s'avère que non, car les pressions extérieures, et les liens extérieur - intérieur, en rapport avec l'appartenance de la Grèce à l'U.E., ont dépassé l'imaginable. A méditer pour les politologues dont la pensée demeure encore libre, et surtout pour les peuples de l'espace U.E. - encore merci.

Corinne a dit…

ah bon ? poésie en France n'a pas le même sens ? ah bon ! bon ! ben je vais continuer à regarder le match de foot...

Enregistrer un commentaire

L'équipe de "greek crisis" respecte toutes les opinions, mais se
réserve le droit de ne pas publier des commentaires offensifs...