vendredi 1 juin 2012

“Kommandantur SPD ?”



Les derniers jours qui précèdent les élections à la Baronnie s'avèreront de plus en plus passionnels et passionnants. La drame y est déjà, au même titre que le sang, la mort, les espions, les intimidations et la résistance, et on s'y attend vivement... à un éventuel “appel du 18 juin” !

27 commentaires

Arthur a dit…

Je lis votre blog avec passion, vous êtes devenu en France un des premiers moyens d'information sur ce qui se passe en Grèce.

Puis-je vous faire une demande ? Cessez de répéter cette fable selon laquelle le geste héroïque du 30 au 31 mai 1941 « fut le premier acte de résistance en Grèce, et probablement un des tout premiers en Europe ».

En Grèce je ne sais pas, mais les Allemands anti-nazis ont résisté dès 1933 (les camps de concentration ont été ouverts pour les briser), les Espagnols luttaient contre les armées allemandes et italiennes en 1936, la résistance en Pologne a commencé en 1939 dès le début de l'occupation du pays, les premiers actes de résistance en France ont eu lieu en 1940 et le 11 novembre de la même année les étudiants défilaient à Paris (beaucoup ont été arrêtés et déportés). Et s'il faut évoquer l'année 1941, le 1er janvier le réseau de résistance où militait mon grand-père a fait dérailler un train de soldats permissionnaires « pour leur souhaiter une mauvaise année », racontait-il en riant.

La résistance au nazisme a été suffisamment difficile, les résistants ont été suffisamment glorieux - et la situation actuelle dans laquelle se débat toute l'Europe, avec la Grèce sur la ligne de front, est suffisamment inquiétante et tragique -, pour que personne ne se lance dans une concurrence somme toute assez dérisoire, et surtout un peu tristement chauvine, sur le mode : c'est moi qui ait commencé.

Anonyme a dit…

certes mais de Gaulle a salué la résistance grecque qui a retenu les Allemands/Hitler suffisamment longtemps pour qu'ils/il retardent leur avancée en Russie et l'hiver russe a fait le reste. Idem en 14, la victoire est venue des Balkans... si mes souvenirs sont bons, les généraux français sur le front d'Orient ont 'désobéi' aux volontés stratégiques de Paris pour faire tomber les villes depuis Bitola jusqu'au Danube avec le soutien des Serbes, des Grecs et des Anglais... les Anglais ont applaudi, les Français ont reconnu, un peu tard, le tour de force. Ce ne sera pas la première fois que tout part des Balkans.
http://crbn-mk.courriers.info/IMG/pdf/_Orient_et_campagne_Macedoine.pdf

Arthur a dit…

Je ne nie nullement la valeur et la vaillance des résistants grecs, ni l'importance politique et militaire de leur action... J'aimerais simplement que cette concurrence chauvine, aussi odieuse que la concurrence victimaire, ne sévisse pas pas *aussi* sur ce si estimable blog.

Car en plus de son aspect assez ridicule, du genre « c'est moi qui la quéquette la plus longue », il se trouve que l'Europe, Grèce incluse, est actuellement rongée par le chauvinisme et la xénophobie, notre ami Panagiotis Grigoriou s'en fait aussi largement l'écho, et qu'y céder même un tout petit peu contribue à risquer de rallumer un incendie dont on sait par avance les conséquences. Je suis d'ailleurs sûr qu'il sera d'accord avec moi : le geste de Manolis Glezos et Apóstolos Sántas serait-il le dixième, le centième, le millième acte de résistance en Europe, en serait-il moins important et moins héroïque ?

D'ailleurs, ils auraient été bien en peine de lutter contre une occupation militaire avant qu'elle ne se produise, et l'Allemagne n'a envahi la Grèce qu'en avril 1941, suite à l'échec des tentatives d'invasion par l'armée italienne (pour mémoire, la quasi-totalité du reste de l'Europe était alors déjà occupée et partout se développaient des mouvement de résistance). Ce n'est ni un reproche ni rien d'autre d'aussi absurde, c'est juste un constat historique.

Et à part ça, j'avoue que la stratégie balkanique des badernes qui ont dirigé le grand massacre de 1914-1918 ne m'arrache, dans le meilleur des cas, qu'une moue de mépris écœuré : savoir d'où est venue la « victoire » dans cette immonde et inadmissible boucherie m'indiffère tout à fait. Et je ne vois pas le rapport entre cette guerre civile que tous les peuples ont perdu, cette matrice du nazisme tout comme du stalinisme, avec la lutte contre le régime hitlérien. Mais c'est, je le reconnais, un tout autre problème.

madam☆gaspar a dit…

Merci Panagiotis pour ce billet, utile au moins pour ceux qui veulent en savoir plus.
Si Anonyme était au fait de tous les évènements de cette période, d'autres non, merci donc de nous transmettre l'information; il reste important de retracer ces instants d'héroïsme grec, que l'on ne nous apprend pas sur les bancs de l'école.
Rebecca

Panagiotis Grigoriou a dit…

Eh oui vous n'avez pas tort, dans le sens où les stéréotypes sont toujours fonctionnels. Évidemment que toute concurrence à la résistance tout comme à la victimisation serait au moins inutile. Mais ce que je trouve intéressant c'est qu'on s'en souvient en ce moment précis de l'histoire du temps présent. C'est une "réalité sentie" d'où parfois votre "surprise", tout à fait compréhensible, le blog est aussi en train de suivre les humeurs du moment.

Merci

Panagiotis Grigoriou a dit…

C'est vrai, les historiens discutent toujours et encore sur la portée de la résistance grecque ayant retardé la Campagne de Russie. Pour ce qui est de 14 c'est un peu plus compliqué, mais comme ce n'est pas dans la thématique du blog j'en parle pas. Sur mon site disons personnel vous trouverez certains de mes écrits sur cette période.

Merci

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, je vous remercie pour votre commentaire. La xénophobie est en effet une "grande" gagnante parmi d'autres, à travers les mentalités. En Grèce de 2012 le moment devient paroxysmique donc ce que vous observez, y compris à travers le blog c'est une facette de la réalité, pas forcement humaniste car l'Europe s'éloigne des Lumières, je pense que voues serrez d'accord avec cette constatation.

Attendons les suites et agissons.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir et merci pour votre commentaire. C'est aussi exact que nos connaissances scolaires sont toujours partielles pour ne pas dire partiales dans tous nos pays.

Arthur a dit…

Panagiotis, vous avez hélas raison... Le problème, me semble-t-il, c'est que cette falsification historique, outre son aspect insupportablement nationaliste, témoigne aussi d'une grave erreur d'analyse, qui à mon sens désarme partiellement le combat : la domination que nous vivons et dont le peuple grec est une des premières et principales victime n'est en rien semblable à la domination nazie, ni dans sa nature ni dans ses effets. Pour ne parler que de quelques-uns des effets, je ne vois aucun génocide qui soit en cours et vous êtes toujours en liberté (croyez-vous que les nazis vous auraient permis de bloguer en paix ?).

Et comme vous êtes observateur tout autant qu'acteur, anthropologue et historien tout autant que Grec plongé dans la mêlée (hum... l'observation participe témoigne d'un sens de la mesure et de l'équilibre dont je serais bien incapable !), je me suis contenté de regretter que vous répercutiez cette légende sans le moindre recul critique, sans analyse du pourquoi elle a surgit et des conséquences de ce surgissement, et surtout sans démenti d'aucune sorte qui permettrait aux lecteurs de votre blog, vous savez que nous sommes très nombreux, de mieux analyser ce surgissement, ses causes et ses conséquences.

Et à part ça, merci encore de votre travail d'information, d'analyse et aussi merci pour vos coups de colère et de rage : ils nous sont infiniment précieux.

Anonyme a dit…

Bonjour ,

Ainsi donc la presse grecque a tu la présence de la baleine dans la baie pour éviter qu'elle ne soit "bouffée par les affamés" .

J'aimerais savoir combien de temps , encore , elle pourra taire la localisation des requins dans la ville car ça se mange aussi ;-)

Bonne tortore pour le 17 juin (ici on n'a que du flamby et ça nourrit pas).

Bernie .

Catitalia a dit…

"Et s'il faut évoquer l'année 1941, le 1er janvier le réseau de résistance où militait mon grand-père a fait dérailler un train de soldats permissionnaires"

Vous donnez dans le travers que vous dénoncez en apparence. Le transférant au niveau individuel et non plus national mais le procédé mental est le meme.

Bon, je ne vais pas continuer sur les nobles actions de mon papi pendant la dernière guerre parce que cela ne présente pas le moindre intéret public, mais me concentrer sur la difficulté à ne pas faire psychologiquement du conflit actuel une affaire nationale : on a beau diriger nos critiques sur la politique de Mme Merkel et de ses vassaux, ainsi que sur leurs électeurs dont ils tirent en apparence leur pouvoir de nuisance, et reconnaitre dans ces gens-là sinon nos ennemis, du moins leurs alliés, il n'empeche que lorsque vous vous trouvez face à un de ces specimens (voir certains commentateurs des articles sur le site de "presse europe" par exemple) en particulier allemands, convaincus de s'exprimer au nom de leur peuple, dont ils confisquent ainsi la diversité, il est extrèmement difficile de rester calme, et de continuer à penser la question comme politiquement économique et sociale(et relevant de choix de ce type) et non pas politiquement nationale.

Dedi a dit…

Vraiment, s´attarder à revendiquer les prouesses de la résistance européenne au nazisme n´est pas à l´ordre du jour.L´Europe "américanisée" n´a, depuis lors, plus eu à résister contre une quelconque dictature, mis à part la Grèce et l´Espagne dont le mecanisme de résistance n´est pas "rouillé".
Peut-être faudrait- il rappeler que mettre en évidence un acte marquant de résistance est un moyen de la mobiliser tout à fait compréhensible en ce qui concerne la Grèce.

La résistance sur les autres continents, face au colonialisme,par contre n´a jamais cessé d´être d´actualité et reste bien huilée .

Un évènement important qui semble anodin pour l´Europe médiatiquement désinformée est sur le point de se déclencher à Rio de Janeiro dans le cadre du RIO+20 et devrait animer le monde entier.Je suis actuellement sur place et je peux vous confirmer que les conflits idéologiques entre capitalistes verts et défenseurs de nos valeurs humaines ne manquent pas de s´échauffer progressivement lors de forum, réunions, etc et ce déjà depuis le mois de mars.
Si tant de fièrté de résistance a besoin de s´extérioriser,en voilà l´occasion.

Lisez bien l´acte des revendications à ce lien ci-dessous, il nous concerne tous et des mobilisations de solidarité qui y réagirons dans le monde entier, dépendra, on l´espère, notre avenir à tous.

Il concentre tous les problèmes qui sont en cours dont les crises, les manipulations bancaires, les guerres, les dictatures, qui sont tous issus du système actuel et dont on ne voit les conséquences en Europe, qu´à travers l´exemple de la Grèce

Voici l´acte des revendications complet, issu du Forum social thématique « Crise capitaliste – Justice sociale et environnementale » qui s’est déroulé à Porto Alegre du 24 au 29 janvier 2012 en prévision du RIO+20.

Les mouvements sociaux qui y ont participé, proposent notamment l’organisation d’une journée d’action mondiale contre le capitalisme le 5 juin 2012 et celle d’un Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale avant la tenue de la Conférence des Nations-unies Rio+20 (20-22 juin) qui sera consacrée à la question du développement.

Beaucoup de gens sont pour l´instant en train de "fuir" la ville de Rio pour éviter le chaos auquel on s´attend et qui devrait se maintenir jusqu´au jour de la conférence.
http://www.suisse.attac.org/​FSM-Declaration-finale-de-l

Anonyme a dit…

Catitalia, je ne doute pas que ce soit difficile, mais c'est indispensable. Sauf si vous envisagez sérieusement de résoudre cette crise par une guerre européenne, voire mondiale. Remplacer l'oppression par la barbarie, en effet quel progrès! La lutte des peuples est donc devenue si désespérée qu'elle ne peut plus s'exprimer que par le racisme, le nationalisme et le conflit de tous contre tous? Vous ne voyez pas le rapport entre ce que vous écrivez, et que vous renvoyez si étrangement à une posture psychologique et à une "difficulté à rester calme" (sic), et les pogroms anti immigrés ou la montée des partis xénophobes et néo-nazis, en Grèce, en France et ailleurs?
PS. Arthur évoquait l'action d'un réseau de résistance armée en 1941 et aussi la lutte des très nombreux Allemands anti nazis, je ne vois donc pas pourquoi vous ironisez sur une action "au niveau individuel". Et d'ailleurs, même les actions "au niveau individuel" étaient passibles de mort pendant l'occupation, du coup ça ne vous donne pas le droit d'ironiser du tout.

Catitalia a dit…

Anonyme n°x.

"je ne doute pas que ce soit difficile, mais c'est indispensable."

Je suppose que le pronom démonstratif "ce" désigne la "nécessité de ne pas faire des problèmes actuels des affaires nationales". Je le trouve souhaitable, oui. Le rendre "indispensable" ne me semble pas en mon modeste pouvoir. Et je comprends que des etres désemparés, destructurés par les difficultés de la vie quotidienne, entendant les voix de certains médias qui en font justement des affaires nationales cèdent à ces vieux démons, épouvantables démons. Je ne me vois pas leur faire une docte leçon de gluante morale.

"Sauf si vous envisagez sérieusement de résoudre cette crise par une guerre européenne, voire mondiale. Remplacer l'oppression par la barbarie, en effet quel progrès! La lutte des peuples est donc devenue si désespérée qu'elle ne peut plus s'exprimer que par le racisme, le nationalisme et le conflit de tous contre tous?"

Je ne comprends pas de quoi vous parlez.

"Vous ne voyez pas le rapport entre ce que vous écrivez, et que vous renvoyez si étrangement à une posture psychologique et à une "difficulté à rester calme" (sic), et les pogroms anti immigrés ou la montée des partis xénophobes et néo-nazis, en Grèce, en France et ailleurs?"

Posture psychologique oui, bien sur, si je dis mentale ou imaginaire vous comprenez mieux ? Il y a plusieurs façons d'imaginer, de voir, de concevoir, d'analyser la crise actuelle. L'analyser en terme nationaux en est une, et ceux des Grecs que ne cèdent pas à cet angle de vue sont d'une patience remarquable au vu de ce que nous lisons ça et là dans la presse européenne sur leur incapacité et leur paresse atavique. La Grèce par ci, la Grèce par là. Serait-ce trop demander à nos élites journalistiques de remplacer La Grèce par les "(pseudo)-élites grecques traditionnelles" ?

A titre personnel, je ne partage pas du tout cette vision, je n'imagine pas la question en ces termes nationaux. Je déplore d'ailleurs qu'il ne se crée pas des réseaux européens trans-nationaux de résistance à la finance.

" "difficulté à rester calme" (sic)"

Oui, que voulez-vous, il arrive que je me laisse aller à la colère quand je discute avec un Allemand ou un Anglais ou meme un Français qui prétend incarner sa nation et me tient des propos fallacieux et injurieux sur les Grecs pris globalement, les Espagnols pris globalement ou les Italiens pris globalement, sous prétexte que ces derniers pompent l'argent de sa vertueuse nation. Il me vient il est vrai l'envie provisoire de rentrer dans ses perspectives nationalistes et rayer sans discernement l'Allemagne de la carte, de couler l'Angleterre et de passer les Français au fil de la guillotine.

" Arthur évoquait l'action d'un réseau de résistance armée en 1941 et aussi la lutte des très nombreux Allemands anti nazis, je ne vois donc pas pourquoi vous ironisez sur une action "au niveau individuel". Et d'ailleurs, même les actions "au niveau individuel" étaient passibles de mort pendant l'occupation, du coup ça ne vous donne pas le droit d'ironiser du tout."

Dans le passage que je citais, et auquel je répondais, Arthur avait éprouvé le besoin d'évoquer une figure familiale, ce qui à mon humble avis jetait une ombre sur les motivations affichées de son intervention.
Je ne vous reconnais pas le droit que me signaler ce que j'ai ou pas le droit de penser ou d'écrire, cela relève de ma conscience.
Si mes propos dérangent monsieur Grigoriou, je n'ai bien sur aucune objection à ce qu'il efface l'intervention.

Catitalia a dit…

Bien...

Mes excuses pour me laisser publiquement emporter par mon énervement contre l'habituel Français (ma nation pullule malheureusement de ces individus) qui la ramène pour dire que les Gaulois aussi étaient civilisés ou que le réseau du papi a agi 5 mois avant Glezos ou que ... l'épisode suivant très bientot à n'en pas douter...

J'espère, presque désespérément, que SYRIZA remportera les élections. Parce que dans l'effondrement actuel de nos habitudes et par suite de notre perception, de nos représentations du monde, il est important (je n'ose pas dramatiser en utilisant l'adjectif "vital") que nous ayons des points d'ancrage pour notre reconstruction imaginaire, autres que nationalistes. La course engagée pour la "construction mentale de l'avenir" n'est pas banale.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir et merci pour le débat. Nous pouvons ne pas être d'accord, tant que certaines limites philosophiques et d'expression ne soient pas dépassées, vos interventions seront présentes sur ce blog, et je n'effacerai donc pas par exemple, le commentaire de Catitalia ! Les "questions nationales" soulèveront toujours la poussière de l'histoire surtout lorsque les richesses sont de plus en plus mal reparties au sein des sociétés humaines. Et en ce moment malheureusement la bancocratie en arrive avec prouesse. Mais comme je crois au provisoire et non pas à l'éternel dans l'histoire, nous pouvons toujours agir, lutter et si possible vivre. A bientôt pour un billet différent
Merci

P. KERJEAN a dit…

Je suis terrifié à l'idée que le peuple Grec puisse, de lui même, voter pour une coalition pro-memorandum et se mettre ainsi lui même dans les chaines.
Si même un peuple aussi teigneux et chatouilleux que celui-là capitule sans combat devant le Veau d'Or qui, là, jette le masque et montre toute la vraie hideur de son dessein, alors personne ne pourra rien pour lui.

Et après, ce sera notre tour.

Toutatis a dit…

Je pense que le conflit actuel est une affaire nationale, mais pas dans le sens qui consisterait à accuser d'autres, Allemands ou non, des maux dont on souffre. C'est une affaire nationale dans le sens où les gens semblent incapables de se prendre en main en tant que nation, et semblent aussi incapables d'imaginer autre chose que dans le cadre de l'Europe. Pourtant ils sont bien identifiés en tant que tels par les brimades qu'on leur inflige. Le système efface ou remet en place des critères nationaux quand ça l'arrange. Quand il les remet en place c'est en général pour infliger des punitions. Comme dans le cas irlandais où les banques ne connaissent pas de frontières quand il s'agit de jouer avec les capitaux, mais retrouvent miraculeusement leur nationalité et leur lien avec le peuple quand elles vont mal et que c'est au contribuable irlandais de les renflouer.

Aire Libre a dit…

Une lettre de Raoul Vaneigem écrite en avril 2012 , je copie un extrait et laisse le lien :
Oui, l'Europe de la finance a voulu faire un exemple. Mais dans sa hargne à frapper le pays qui lui semblait le plus faible dans la zone Euro, dans sa violence démesurée, son masque est tombé. C'est maintenant, plus que jamais, le moment de montrer du doigt à tous son vrai visage : celui du totalitarisme. Car il s'agit bien de cela. Et il n'y a qu'une seule réponse au totalitarisme : la lutte, tenace et sans concession, jusqu'au combat s'il le faut, puisque l'existence même est en jeu. Nous avons un monde, une vie, des valeurs à défendre. Partout dans les rues, ce sont nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos parents, qui sont frappés sous nos yeux, même éloignés. Nous avons faim, froid, mal avec eux. Tous les coups qui sont portés nous blessent également. Chaque enfant grec qui s'évanouit dans sa cour d'école nous appelle à l'indignation et à la révolte. Pour les Grecs, l'heure est venue de dire non, et pour nous tous de les soutenir.
La Grèce est notre passé. Elle est aussi notre avenir. Réinventons-le avec elle !
En 2012, soyons tous Grecs !"
Le lien : http://inventin.lautre.net/contributions.html#pardelalimpossible

Toutatis a dit…

Il y avait quand même déjà d'autres indices qui dévoilaient la vraie nature de cette Europe. Comme le fait qu'on fasse revoter le peuples jusqu'à ce que les abandons de souveraineté soient acceptés, et qu'on ne les fasse jamais revoter pour aller en arrière.

Catitalia a dit…

Bonjour Toutatis,

"Pourtant ils sont bien identifiés en tant que [nation] par les brimades qu'on leur inflige. Le système efface ou remet en place des critères nationaux quand ça l'arrange."

Oui.

"les gens semblent incapables de se prendre en main en tant que nation, et semblent aussi incapables d'imaginer autre chose que dans le cadre de l'Europe."

Là en revanche je ne vois pas pourquoi vous posez la question en termes d'"incapacité". Il se peut aussi que nombre d'entre eux n'aient pas envie d'imaginer autre chose que dans le cadre de l'Europe. Le problème est que ce cadre là a èté complètement parasité par des types inféodés aux marchés, à la finance...
Ce que je trouve frappant au contraire c'est l'incapacité des Européens, des citoyens de l'UE, à s'organiser au-delà de leurs frontières nationales. Pourquoi n'y a-t-il personne pour organiser à Bruxelles ou devant la BCE, le 17 juin, une manifestation contre le memorandum qui réunirait des individus de toutes nationalités ? Pourquoi n'y a-t-il personne pour organiser des èlections factices devant les consulats ou ambassades de Grèce des différentes grandes villes européennes où les citoyens de ces pays là pourraient symboliquement voter contre le memorandum en meme temps que les Grecs ? Pourquoi sommes-nous incapables de nous organiser pour qu'il éclate au grand jour, qu'il soit clair pour tout le monde que ce n'est pas à la Grèce que s'attaque la finance mais à l'ensemble des citoyens européens ?

Catitalia a dit…

"The Greeks are not passive victims: they are at war with the European economic establishment, and what they need is solidarity in their struggle, because it is our struggle too.

Greece is not an exception. It is one of the main testing grounds for a new socio-economic model of potentially unlimited application: a depoliticised technocracy in which bankers and other experts are allowed to demolish democracy. By saving Greece from its so-called saviours, we also save Europe itself."

Extrait de http://www.lrb.co.uk/v34/n11/slavoj-zizek/save-us-from-the-saviours

Un intéressant article qui aborde également la question évoquée ici des tentations, et meme actions dans le cas de la Grèce, racistes nationalistes.

L'article de Slavoj Zizek est traduit là : http://www.presseurop.eu/fr/content/article/2098901-gardez-nous-de-nos-sauveurs

Anonyme a dit…

Peuple de grece réveille toi
Le temps est venue pour le combat
Leurs dictature est leurs seul loi
J' en ai assez de leurs débats
Des vérité qui nous cache
Je me révolte comme un apache
Finie le temps des crimes des injures
Je veux leurs scalp a ma ceinture
Contre les être qui sont sans foi
De leurs système de leurs troïka
Ont écriras une page d'histoire
Pour la plus belle des victoires
De notre combat notre fierté
Que nos enfants en soit libérer

Anonyme a dit…

Mais quel comble du malheur de voir le nom de Margaret Thatcher, cette papesse de l'ultra-libéralisme niant l'existence même de toute société en tant que telle, apparaître comme la référence dans le message d'Alexandre, l'un des derniers suicidés de cette néo-colonisation par la finance avec la complicité de l'UE -si c'est bien la citation authentique qu'il a faite!

David a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
David a dit…

Pour Georges Soros, l’Europe a trois mois pour sauver l’euro.
Pour lui la Grèce dira oui à la troïka et après trois mois l’Allemagne va commencer aussi à faiblir. Et donc l’Europe à cette fenêtre là pour imposer par “autorité” les mesures qui sauveraient l’euro. Autorité veut dire pour lui l’Allemagne....

Il est de plus en plus question d’Europe sous les termes de dictature et de mensonge au profit des bancocrates ou bankster.
L’Europe politique est morte. Elle tente de sauver sa monnaie, mais son âme est déjà éteinte. L’Europe politique n’a plus de sens. Elle n’a plus que le sens du profit, que les technocrates tentent de préserver pour leurs patrons au détriment du peuple européen. Mais la défaite est déjà là, dans les Esprits des européens. Les bancocrates tentent de sauver les meubles, mais il y a le feu à la maison....

Anonyme a dit…

Merci pour votre article!
J'aime l'Allemagne, mais pas le "modèle allemand". Je m'en explique à ma façon dans mon blog http://condrozbelge.com/, sous le titre "Une Allemagne s’il-vous-plaît, et sans modèle" .

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