mardi 12 juin 2012

38ème parallèle nord



Melons de Crète - Athènes 8 juin 2012
Les faits historiques ne se répètent guère, ou alors il s'agit d'une farce, c'est bien connu. Précisément, nous y sommes en Grèce depuis ces derniers jours, et nous assisterions même à cette double farce : l'avènement d'une ambiance relevant à la fois de la Guerre froide, et la République de Weimar. Tout conduit à penser que la récente tournure du « débat » politique, les intimidations verbales et physiques, les agressions en tout genre, la décrépitude généralisée des institutions restantes, les méthodes et les « arguments » ralliant à la fois maccarthysme et machiavélisme, relèvent de ce premier point de non retour dans lequel nous nous trouvons, après deux ans de Mémorandum et trente ans de République mensongère. Sous l'emprise aussi d'un régime, s'exerçant comme une variante, quelque peu atypique ou balkanisée du «  monstre doux ».

"Certains bistrots de la capitale acceptent encore les chiens errants" - Athènes 8 juin 2012
Et c'est précisément par le truchement de la mise en énigme de l'histoire immédiate que le futur désormais si proche, se génère sous nos yeux. La droite... Samariste (Samaras est le chef de la Nouvelle Démocratie) reprendrait du poil de la bête (et quelle bête !), accusant SYRIZA de tous les maux... prévisibles, à découvrir prochainement sur les écrans plasma du court 21ème siècle, ainsi que de sa prochaine Grande guerre tout autant prévisible, si Tsipras gagne les élections... cela va de soi. La Guerre froide et le 38ème parallèle sont de retour, la Guerre civile grecque aussi.

On oublierait presque que la Grèce et une partie de la péninsule coréenne se trouvent à la même latitude, et que ce fameux 38éme Parallèle du nord, décidément historique, traverse la Grèce, passant même au nord d'Athènes. Ainsi, la droite (PASOK compris), la Troïka, et la bancocratie, veulent faire croire que SYRIZA incarne la version moderne du « péril rouge ». On réalise dans ce but de nombreux spots propagandistes... d'une bonne teneur en détergent en psychologie collective, tout en injectant au même moment, une forte dose « de l'instinctif » en rappel, dans un corps social souffrant, et le cas échéant, si cela ne suffit plus, on peut aussi déverser un purin plus que toxique, sur les candidats de l'aile gauche de SYRIZA par exemple, comme l'a fait récemment, la chaîne de télévision MEGA, et ceci, à maintes reprises.

À SYRIZA c'est alors l'urgence. Construire un véritable autre projet, prévoir les suites possibles, répondre aux adversaires politiques, assumer le cas échéant la responsabilité du chaos. Enfin, et ceci n'est pas une moindre affaire, avancer en équilibriste et sans balancier, entre une position « européenne » (« pour une Europe des peuples et dans la volonté de reformer les Traités et des institutions »), et une Europe redevenue (crypto)nationale à travers ses pratiques de « gouvernance », et pour finir, sous la haute autorité des escrocs mondiaux incontournables (?) et redoutables. Et pour ce qui est de la synchronie, peu avant un effondrement global désormais pressenti comme étant très probable. Et c'est comme si, un équivalant de SYRIZA (ou une autre configuration politique), arrivait au pouvoir en France, en Russe ou en Allemagne, au 28 juin 1914, Août étant alors imminent.

Hara Kalatzidou mezzo-soprano - Athènes 10 juin 2012
On peut par ailleurs remarquer sans s'y tromper, que désormais, tout acte politique s'opérerait déjà et progressivement sous l'emprise d'une certaine « culture de guerre et de la violence », sournoise, rampante, et pour tout dire, redoutable. Et en pareil cas d'habitude, c'est l'extrême droite qui peut apparaitre comme étant « plus en phase avec la société », à la plus grande satisfaction des bancocrates « réellement existants », car ces derniers comme on le sait, ne sont jamais directement concernés par le sort réservé aux nouveaux... gueux de l'ostière. Car se « mettre en phase avec la société » ne serait pas forcement gage d'humanisme. Ainsi les courageux Syrizistes, doivent également se mettre en phase avec le syllogisme collectif, sauf que la société doit se dépasser en substance, et contre elle-même.

Les plages autour d'Athènes, étaient encore bondées ce week-end, surtout le dimanche. Par 35°C, et ne pouvant plus « s'évader loin » comme jadis, nos nombreux semi-déclassés sociaux, nous tous en réalité, nous nous rabattons alors sur l'accessible. Où on y emmène, repas, boissons, journaux et revues, idées et... préoccupation. On parlera alors volontiers de l'insécurité ou des cambriolages, et ceci n'a plus rien de théorique, car il a d'immeubles, où aucun appartement n'a été épargné : « Ah... qu'ils me prennent tout, d'ailleurs je n'ai plus rien de valeur depuis le dernier cambriolage, seulement voilà... je crains davantage d'y être là, chez moi au moment de l'infraction, je crains pour ma vie, tu vois », discussion « exemplaire », entre deux nageuses.

Hara Kalatzidou mezzo-soprano - Athènes 10 juin 2012
Inéluctablement, ces discussions, se terminent toujours par un détour obligatoire par... l'Aube dorée. Ainsi, lorsqu'on est relativement âgé, « on condamne... mais on comprend quand même», et lorsqu'on est plus jeune, voire très jeune, on peut surtout « comprendre et en redemander du rab ». Le sentiment général est que l'Aube dorée en sort requinquée de son dernier « grand moment » télévisé, tout comme sa cousine un peu trop germaine récement, la Nouvelle démocratie. Ilias Kasidiaris vient de porter plainte même, contre le deux élues de gauche pour agression verbale (insulte), et à l'occasion, contre la chaîne « Ant-1 » pour tentative de séquestration. Il a porté plainte également, contre le rédacteur en chef et directeur de l'hebdomadaire satyrique « To Pondiki » (La Souris), pour abus de pouvoir. Ce dernier, depuis le plateau de la télévision (car il participa à ce « débat »), aurait aussitôt décroché son téléphone mobile pour joindre la magistrate, laquelle a à son tour, a immédiatement ordonné l'arrestation de Kasidiaris.

Autocollant du parti de gauche ANTARSYA - Athènes 8 juin 2012
Sur le site de la « Souris », nombreux sont les commentateurs qui s'en prennent à Antonis Delatolas : « vous faites partie du même système, Il aura fallu attendre deux décennies pour qu'elle voie le jour un mandat d'arrêt à l'encontre de Tsohatzopoulos, mais seulement trente secondes pour inculper Kasidiaris pour un simple coup de poing ». Rappelons-le, Tsohadzopoulos, cet ex-ministre PASOK à la défense, ayant bénéficié des pots-de-vin en provenance de Siemens et d'autres sociétés, les sommes s'élèveraient à plusieurs dizaines de millions d'euros, selon les éléments de l'instruction, partiellement rendus publiques.

La « logique » de notre nouvelle vie politique devient alors implacable, ainsi, toute condamnation de l'agression de Kassidiaris, « argumentée à l'ancienne » devient difficile à tenir. Lorsque la règle du débat politique s'apparente à un champ de bataille, même transposé, lorsque la violence et la mort en deviennent des expressions récurrentes à travers un éventail assez large dans les attitudes individuelles et collectives (violence du Mémorandum, déshumanisation grandissante, anomie, criminalité, meurtres, suicides, indignation violente), plus la pulsion de la mort, il ne faudrait plus s'étonner de « l'accueil réservé » à l'acte de Kasidiaris, chez une partie de la population au moins, et surtout auprès des jeunes.

Telle serait la boucle de l'acculturation individualiste dans laquelle ont été « baptisés » les « citoyens » de notre ultime « cité » avant le crash, et en Grèce, on sait que pour cette raison, c'est la course contre la montre.
Hara Kalatzidou mezzo-soprano - Athènes 10 juin 2012
Nous nous sommes retrouvés dimanche soir, dans une salle de spectacle – restaurant de la rue Fylis, dans un quartier central de cette ville d'Athènes en désintégration chronique. Ghettoïsation, population issue de l'immigration, criminalité et insécurité réelles et supposées, laissant peu de place à la réflexion comme dans toutes pareilles impasses de l'humanisme. Nous y avons assisté à un concert, piano et chant, un événement bénéficiant du soutien moral de notre mouvement culturel et politique anti-mémorandum, « Enotita 2012 » (Unité 2012). Il n'y avait pas grande foule pourtant, et dans une salle pouvant contenir plus de cent personnes, nous étions une vingtaine d'heureux participants. Le prix pourtant était bien... de saison, douze euros par personne pour une assiette froide, boisson comprise, bière ou vin. Les moins infortunés d'entre nous en plus, se sont portés volontaires, supportant par solidarité le coût disons général. Nos pratiques culturelles et relationnelles changent alors, tout comme les prix. Une certaine « solidarité organique » se met ainsi en place, car la honte de s'avouer pauvre est en train de disparaitre, c'est aussi une autre conséquence de la crise.

Apostolos Kanaris pianiste - Athènes 10 juin 2012
Hara Kalatzidou, ancienne mezzo-soprano à l'Opéra d'Athènes a chanté durant deux heures, un répertoire exigeant et varié, de la chanson française et américaine des années 1940-1960, et jusqu'aux compositions de Manos Hadjidakis, de Mikis Theodorakis de la même époque. Hara a dû quitter l'Opéra national, apès le démantèlement de sa scène d'opérette, une autre conséquence de la politique du memorandum I, déjà. Depuis, elle recherche comme tout... notre monde. Apostolos Kanaris qui l'accompagnait au piano, vient de signer un contrat avec un Scène Lyrique en Allemagne : « je viens de passer une double audition, c'est rassurant, mais je suis triste. Mon frère est déjà soliste à l'Orchestre philharmonique de la ville de Bonn, mais nos parents en deviennent encore plus tristes que nous. Pendent longtemps, ils ont espéré voir notre travail et nos talents s'épanouir ici, d'ailleurs en Grèce, l'Opéra et la musique classique ont souvent connu une piètre promotion, c'est dommage car nous existons... enfin nous existions. »

Giorgos Manikas, médecin et écrivain, déporté en 1968 par le régime des Colonels sur l'île de Gyaros devenant ainsi le médecin de ses autres co-déportés, a pris la parole durant l'entracte : « Nous avons un besoin cruel culture, de notre culture et de celle des autres peuples, pour demeurer dans les Lumières et pour ne pas sombrer davantage dans la barbarie. Un peuple acculturé ne défendra pas sa liberté. La gauche a perdu la bataille de la culture et de la morale, face à l'argent et à l'individualisme, nous devons tout reprendre à zéro presque, le temps nous est compté ».

Giorgos Manikas, médecin et écrivain - Athènes 10 juin 2012
Moments et mondes parallèles. Parmi notre petit public enthousiaste, certains ont profité de l'entracte pour sortir et vérifier que leur moto par exemple... n'était pas volée. Le seul lien entre l'univers du dehors et celui de l'intérieur se résumerait à la mondialisation et à ses conséquences. Cette fabrication d'une société « hachée » serait en somme le grand succès de la mondialisation de ultra-libéralisme, ainsi le temps serait venu... pour achever le « travail », et peut-être aussi, une bonne partie de l'humanité avec.

"Nos poubelles sont encore ramassées" - Athènes 8 juin 2012
Ce même Dimanche soir, mon ami Georges, habitant sur l'île de Chios, s'était rendu au meeting d'Alexis Tsipras à Chios même. Il vient de me téléphoner, pour exprimer ses sentiments : « Il y avait du monde, mais guère plus que deux mille personnes, il ne faut pas oublier qu'ici, la Nouvelle Démocratie était déjà arrivée en tête, face à SYRIZA aux élections du 6 mai. Nous ferons le maximum dans la mesure du possible. Un ami, ancien « apolitique » a voulu m'accompagner hier. Après discussion, il s'est décidé à voter SYRIZA lui aussi. Mais une fois sur place, il a vu qu'au meeting, ils s'étaient aussi rendus, des anciens du PASOK, et tu sais parmi eux, figurait cet odieux Kostakas, ancien Secrétairerie d'État et proche de Tsohadjopoulos. 

Mon ami s'est alors énervé. Des membres du KKE (parti communiste), aussi présents mais gardant une certaine distance avec le rassemblement se tenant à l'écart, l'ont approché, on se connait tous ici évidemment. « As-tu vu, les Pasokiens retournent leurs vestes alors ? » et mon ami se dit à présent prêt à voter communiste, ce n'est pas bien grave finalement, il y a pire, voter pour Chryssi Avghi (Aube dorée) par exemple. Ah oui, je voudrais te dire que je ne viendrai pas à Athènes, j'étais convoqué en tant que témoin dans un procès, opposant les syndicats enseignants et le ministère de l'Éducation. L'administration a fait comme si ce procès n'existait pas, elle n'a donné aucun signe de vie, aucune pièce n'a été produite et apportée de sa part, on nous a seulement avertis, deux jours avant le procès, il n'aura pas lieu avant l'automne. C'est une affaire entre eux je crois, les juges n'ont pas rempli leur tâche, nous sommes perdants encore une fois. Déjà que pour venir jusqu'à Athènes c'est un vrai sacrifice, plus personne ne voyage, et à bord des avions on rencontre désormais les entrepreneurs locaux, ainsi que certains cadres, travaillant pour le compte des armateurs, pour nous autres, c'est bien fini... On votera et on avisera. De toute évidence, il y a un vrai clivage entre le vote chez vous à Athènes et chez nous ici... »

Georges, diplômé en économie, enseignant suppléant, ayant été aussi cadre dans le secteur privé durant plus de vingt ans, actuellement au chômage.
Des banderoles au-dessus des marchés de plein air - Athènes 8 juin 2012
A Athènes, des banderoles posées au-dessus des marchés de plein air, annoncent les prochains meetings SYRIZA. Et on y achète les premiers melons de saison, avant de lever les yeux vers le ciel pour distinguer le fait politique. Certains bistrots de la capitale acceptent encore les chiens errants, mais discrètement, tandis que nos poubelles sont encore ramassées. Mais il y a de la nouveauté : sur la place Syntagma, la Nouvelle Démocratie vient d'installer un grand kiosque, une première re-occupation de la place pour ces fervents promoteurs de l'ancienne sémantique du pire. Pas loin, un kiosque du LAOS (parti de l'extrême droite « collaborationniste » au sein de la coalition du mémorandum lors du cabinet Papadémos), n'intéresse plus les passants. Tandis qu'à travers ses affiches, Kouvelis et sa « Gauche Démocratique » prétendent apporter « la solution », devant une entrée de l'ancienne Assemblée Nationale (1875-1932) et sur ses colonnes on a écrit le mot « Chaos », sémantique en somme apparemment nouvelle.

Un kiosque du LAOS - Athènes 8 juin 2012
Kouvelis et sa « Gauche Démocratique »
Un retraité grec, mendiait au feu rouge devant l'hôtel Hilton à Athènes, minuit passé, prenant la place du Pakistanais, alors « œuvrant » de jour à proximité du même feu souvent resté au rouge, aux dires des automobilistes. Car dans Athènes, on s'arrête encore au feux rouges (ou presque). Cependant, l'ancien monde meurt, dans un traitement irrévérencieux dans la mise en énigme de notre prochaine histoire. Feu rouge ou feu vert ? On votera et on avisera.

Sur les colonnes de l'ancienne Assemblée Nationale on a écrit le mot « Chaos » - Athènes 8 juin 2012
 

17 commentaires:

Anonyme a dit…

ô temps suspens ton vol !
L'électeur vous fait de ces volte-face que plus
rien hélas ne nous surprend.
Hébétés, tétanisés, recroquevillés, lepénisés, résignés...oui, résignés c'est encore pire, mais jusqu'où ?.

jpd a dit…

A lire les textes de Panagiotis, nous voyons combien en France, nous continuons à sombrer dans la béatitude et l'inconscience molle. Heureusement, si je peux dire, la Grèce nous montre la réalité telle que nous risquons de la vivre d'ici peu. Tenez bon et votez Syriza !!

David a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Toutatis a dit…

Millère s'est complètement discrédité en étant un bushiste fanatique, et en soutenant la guerre en Irak.

David a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
David a dit…

Votre propos ressemble plus à une fatwa intellectuelle qu'à un projet de dialogue. Des millions de personnes pensent le contraire. Je ne suis pas intéressé par ce type de dialogue et de sentence qui bloquent la confrontation des idées et ne font pas évoluer la réflexion intellectuelle. Sorry

Toutatis a dit…

Cette histoire d'immeuble où tous les appartements ont été cambriolés est significative (de la Grèce comme de la France).
Les habitants de l'immeuble auraient pu se réunir, tous ensemble, et faire des tours de garde pour surveiller et protéger. De même le pays tout entier aurait pu se réunir et décider de prendre son destin en main, en coupant tous les liens qui l'en empèchent.
C'est facile à dire, quand on voit qu'ici en France les gens ne se connaissent pas dans un même immeuble, et que parfois quelqu'un vivant seul est mort dans son appartement et est découvert un an après. La société de consommation divise la société en petites cellules, voire en individus, qui ont le fantasme d'un développement séparé.

Anonyme a dit…

Je souhaites plus que tout que les grecs sortent de la dictature 'Europe' et sauvent leur vie et leur pays, Mais si le peuple grec se laisse encore embobiner par la propagande et vote pour ceux qui les ont mis dans la misère au lieu de voter Syriza, alors peut être le petit peuple mérite il sa misère! Propos assez dur de ma part j'en conviens, mais si les grecs tendent encore une fois le bâton pour se faire battre, il n'y a plus rien à faire pour ce monde qui réclame d'être mis en esclavage...

coach personnel a dit…

Marre de cette dictature européenne... pouvoir des banques qui corrompe tout.

kesperer a dit…

@Anonyme
je pense que la situation est plus complexe que ce vote.La violence et sa quasi légitimité due à la corruption antèrieure peut amener à ne plus respecter le scrutin et ne faisant plus confiance à des institutions(la justice entre autre )et la propagande exarcerbant les colères tout cela peut se terminer très mal. la farce peut être féroce.La position de SYRISA me parait très périlleuse et si elle arrive au pouvoir il faudra beaucoup de "doigté" pour apaiser et quels moyens aura-t-elle pour répondre sur tous les plans( insécurité,redonner confiance dans les institutions, sans parler du travail ect...)en sachant que tout sera mis en oeuvre pour les faire échouer de la part de nos valets européens de la finance Ces derniers préfèrent la droite et même l'extrème droite car eux ils ont toujours dans toutes les parties du monde été de leur côté.

Anonyme a dit…

Hello,

A l'attention de nos amis grecques, voici de quoi les faire bondir ! Moi ça me fait froid dans le dos de voir ce genre de facho s'exprimer librement et visiblement, je ne suis pas le seul... Mais sommes nous assez ?

BAV
L'Emmerdeur
http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/christophe-barbier-demain-rayer-la-35402

Axelle Frebutte a dit…

Je suis allée regarder cette vidéo et je suis effarée ... En bref, si les Grecs ne votent pas pour les partis pro-mémorandum, il faut les mettre sous tutelle, une colonisation franco-allemande... Et ce sera pour leur bien car comme ils ont inventé la démocratie, on va la leur réexpliquer et en créer une nouvelle pour eux !!! MAIS OU ALLONS-NOUS ??? Et ce monsieur est quand même un journaliste français, patron de l'Express et très souvent invité sur les plateaux de télévision !!!! Et la liberté des peuples de décider pour eux mêmes ?? Cela démontre bien comment les esprits ont été conditionnés !! On peut tout dire maintenant à propos de la Grèce et on laisse dire, sans se rendre compte des énormités émises ! Certains en font une colonie franco-allemande, d'autres veulent la vendre aux Turcs car les Grecs étaient mieux sous leur domination..!! Et ça passe... A quand l'Alsace vendue aux Allemands ?? Mais ça, bien sûr, ça ne passerait pas !!

Toutatis a dit…

La deuxième interview va bien au delà du cas de la Grèce, puisque l'auteur dit préferer la "république" à la démocratie, sans dire ce qu'il entend exactement par "république", mot que j'ai eu l'habitude, depuis tout petit, de comprendre en opposition avec "monarchie", mais qui a pris un tout autre sens, assez obscur, dans le discours politique actuel. Pour résumer, ce monsieur (comme les autres) met dans "république" toutes ses options politiques et économiques, qui sont celles de l' "élite" auto-proclamée dont il fait partie, et il refuse tout droit à la population de s'y opposer, même si elle est majoritairement contre. Cette affirmation est très importante, car pour une fois cette idée du caractère secondaire du peuple est affirmée clairement, alors que d'habitude elle est simplement sous-entendue.

Anonyme a dit…

J'ai écrit "FACHO" et je persiste ! Ce type tiens un discours anti-démocratique tant pour les Grecs que pour les Français.

Amis grecs, surtout ne cédez pas ! Sans vous, chez nous aussi ça va tourner mal !

Ici on ne sait pas trop comment vous aider, mais on y pense, on cherche.

BAV
L'Emmerdeur

Anonyme a dit…

Diviser pour régner.

corinne a dit…

impossible de voir la vidéo de Christophe Barbier, inaccessible sur tous les sites, et ce que je lis dans votre blog est de plus en plus terrifiant
délitement, anomie, où va la Grèce ?
Corinne

Jacoti a dit…

Ce soir dans une île des Cyclades nous avons reçu un député de Syriza, de Naxos. (Protonotarios) Nous étions peu autour d'une table d'un café du village. Il a fait le tour des villages de l'île.
Nous nous disons bien que nous n'avons pas le choix, mais si nous y regardions bien de plus près nous ne voterions pas pour lui.
Ce monsieur était d'une suffisance et ne participait pas au débat. Heureusement, autour de lui des assistants faisaient le dialogue et très bien, et alors on se dit, et pourquoi ses assistants ne sont pas à sa place.
Bref les accompagnateurs étaient dans la discussion alors que lui dans le mode de fonctionnement à l'ancienne. Pou tha fame apotse; Ou mangeons-nous ce soir ?
Nous espèrons que tous les députés de Syriza ne sont pas de ce niveau.
Bien à vous

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