| Melons de Crète - Athènes 8 juin 2012 |
Les
faits historiques ne se répètent guère, ou alors il s'agit d'une
farce, c'est bien connu. Précisément, nous y sommes en Grèce
depuis ces derniers jours, et nous assisterions même à cette double
farce : l'avènement d'une ambiance relevant à la fois de la Guerre
froide, et la République de Weimar. Tout conduit à penser que la
récente tournure du « débat » politique, les
intimidations verbales et physiques, les agressions en tout genre, la
décrépitude généralisée des institutions restantes, les méthodes
et les « arguments » ralliant à la fois maccarthysme et
machiavélisme, relèvent de ce premier point de non retour dans
lequel nous nous trouvons, après deux ans de Mémorandum et trente
ans de République mensongère. Sous l'emprise aussi d'un régime,
s'exerçant comme une variante, quelque peu atypique ou balkanisée
du « monstre
doux
».
| "Certains bistrots de la capitale acceptent encore les chiens errants" - Athènes 8 juin 2012 |
Et
c'est précisément par le truchement de la mise en énigme de
l'histoire immédiate que le futur désormais si proche, se génère
sous nos yeux. La droite... Samariste (Samaras est le chef de la
Nouvelle Démocratie) reprendrait du poil de la bête (et quelle bête
!), accusant SYRIZA de tous les maux... prévisibles, à découvrir
prochainement sur les écrans plasma du court 21ème siècle, ainsi
que de sa prochaine Grande guerre tout autant prévisible, si Tsipras
gagne les élections... cela va de soi. La Guerre froide et le 38ème
parallèle sont de retour, la Guerre civile grecque aussi.
On
oublierait presque que la Grèce et une partie de la péninsule
coréenne se trouvent à la même latitude, et que ce fameux 38éme
Parallèle du nord, décidément historique, traverse la Grèce,
passant même au nord d'Athènes. Ainsi, la droite (PASOK compris),
la Troïka, et la bancocratie, veulent faire croire que SYRIZA
incarne la version moderne du « péril rouge ». On
réalise dans ce but de nombreux spots propagandistes... d'une bonne
teneur en détergent en psychologie collective, tout en injectant au
même moment, une forte dose « de l'instinctif » en
rappel, dans un corps social souffrant, et le cas échéant, si cela
ne suffit plus, on peut aussi déverser un purin plus que toxique,
sur les candidats de l'aile gauche de SYRIZA par exemple, comme l'a
fait récemment, la chaîne de télévision MEGA, et ceci, à maintes
reprises.
À
SYRIZA c'est alors l'urgence. Construire un véritable autre projet,
prévoir les suites possibles, répondre aux adversaires politiques,
assumer
le cas échéant la responsabilité du chaos. Enfin,
et ceci n'est pas une moindre affaire, avancer en équilibriste et
sans balancier, entre une position « européenne »
(« pour une Europe des peuples et dans la volonté de reformer
les Traités et des institutions »), et une Europe redevenue
(crypto)nationale à travers ses pratiques de « gouvernance »,
et pour finir, sous la haute autorité des escrocs mondiaux
incontournables (?) et redoutables. Et pour ce qui est de la
synchronie, peu avant un effondrement global désormais pressenti
comme étant très probable. Et c'est comme si, un équivalant de
SYRIZA (ou une autre configuration politique), arrivait au pouvoir en
France, en Russe ou en Allemagne, au 28 juin 1914, Août étant alors
imminent.
| Hara Kalatzidou mezzo-soprano - Athènes 10 juin 2012 |
On
peut par ailleurs remarquer sans s'y tromper, que désormais, tout
acte politique s'opérerait déjà et progressivement sous l'emprise
d'une certaine « culture de guerre et de la violence »,
sournoise, rampante, et pour tout dire, redoutable. Et en pareil cas
d'habitude, c'est l'extrême droite qui peut apparaitre comme étant
« plus en phase avec la société », à la plus grande
satisfaction des bancocrates « réellement existants »,
car ces derniers comme on le sait, ne sont jamais directement
concernés par le sort réservé aux
nouveaux... gueux de l'ostière. Car se « mettre
en phase avec la société » ne serait pas forcement gage
d'humanisme. Ainsi les courageux Syrizistes, doivent également se
mettre en phase avec le syllogisme collectif, sauf que la société
doit se dépasser en substance, et contre elle-même.
Les
plages autour d'Athènes, étaient encore bondées ce week-end,
surtout le dimanche. Par 35°C, et ne pouvant plus « s'évader
loin » comme jadis, nos nombreux semi-déclassés sociaux, nous
tous en réalité, nous nous rabattons alors sur l'accessible. Où on
y emmène, repas, boissons, journaux et revues, idées et...
préoccupation. On parlera alors volontiers de l'insécurité ou des
cambriolages, et ceci n'a plus rien de théorique, car il a
d'immeubles, où aucun appartement n'a été épargné : « Ah...
qu'ils me prennent tout, d'ailleurs je n'ai plus rien de valeur
depuis le dernier cambriolage, seulement voilà... je crains
davantage d'y être là, chez moi au moment de l'infraction, je
crains pour ma vie, tu vois »,
discussion « exemplaire », entre deux nageuses.
| Hara Kalatzidou mezzo-soprano - Athènes 10 juin 2012 |
Inéluctablement,
ces discussions, se terminent toujours par un détour obligatoire
par... l'Aube dorée. Ainsi, lorsqu'on est relativement âgé, « on
condamne... mais on comprend quand même», et lorsqu'on est plus
jeune, voire très jeune, on peut surtout « comprendre et en
redemander du rab ». Le sentiment général est que l'Aube
dorée en sort requinquée de son dernier « grand moment »
télévisé, tout comme sa cousine un peu trop germaine récement, la
Nouvelle démocratie. Ilias Kasidiaris vient de porter plainte même,
contre le deux élues de gauche pour agression verbale (insulte), et
à l'occasion, contre la chaîne « Ant-1 » pour tentative
de séquestration. Il a porté plainte également, contre le
rédacteur en chef et directeur de l'hebdomadaire satyrique « To
Pondiki » (La Souris), pour abus de pouvoir. Ce dernier, depuis
le plateau de la télévision (car il participa à ce « débat »),
aurait aussitôt décroché son téléphone mobile pour joindre la
magistrate, laquelle a à son tour, a immédiatement ordonné
l'arrestation de Kasidiaris.
| Autocollant du parti de gauche ANTARSYA - Athènes 8 juin 2012 |
Sur
le site de la « Souris », nombreux sont les commentateurs
qui s'en prennent à Antonis Delatolas : « vous
faites partie du même système, Il aura fallu attendre deux
décennies pour qu'elle voie le jour un mandat d'arrêt à l'encontre
de Tsohatzopoulos, mais seulement trente secondes pour inculper
Kasidiaris pour un simple coup de poing ».
Rappelons-le, Tsohadzopoulos, cet ex-ministre PASOK à la défense,
ayant bénéficié des pots-de-vin en provenance de Siemens et
d'autres sociétés, les sommes s'élèveraient à plusieurs dizaines
de millions d'euros, selon les éléments de l'instruction,
partiellement rendus publiques.
La
« logique » de notre nouvelle vie politique devient alors
implacable, ainsi, toute condamnation de l'agression de Kassidiaris,
« argumentée à l'ancienne » devient difficile à tenir.
Lorsque la règle du débat politique s'apparente à un champ de
bataille, même transposé, lorsque la violence et la mort en
deviennent des expressions récurrentes à travers un éventail assez
large dans les attitudes individuelles et collectives (violence du
Mémorandum, déshumanisation grandissante, anomie, criminalité,
meurtres, suicides, indignation violente), plus la pulsion de la
mort, il ne faudrait plus s'étonner de « l'accueil réservé »
à l'acte de Kasidiaris, chez une partie de la population au moins,
et surtout auprès des jeunes.
Telle
serait la boucle de l'acculturation individualiste dans laquelle ont
été « baptisés » les « citoyens » de notre
ultime « cité » avant le crash, et en Grèce, on sait
que pour cette raison, c'est la course contre la montre.
| Hara Kalatzidou mezzo-soprano - Athènes 10 juin 2012 |
Nous
nous sommes retrouvés dimanche soir, dans une salle de spectacle –
restaurant de la rue Fylis, dans un quartier central de cette ville
d'Athènes en désintégration chronique. Ghettoïsation, population
issue de l'immigration, criminalité et insécurité réelles et
supposées, laissant peu de place à la réflexion comme dans toutes
pareilles impasses de l'humanisme. Nous y avons assisté à un
concert, piano et chant, un événement bénéficiant du soutien
moral de notre mouvement culturel et politique anti-mémorandum,
« Enotita
2012 »
(Unité 2012). Il n'y avait pas grande foule pourtant, et dans une
salle pouvant contenir plus de cent personnes, nous étions une
vingtaine d'heureux participants. Le prix pourtant était bien... de
saison, douze euros par personne pour une assiette froide, boisson
comprise, bière ou vin. Les moins infortunés d'entre nous en plus,
se sont portés volontaires, supportant par solidarité le coût
disons général. Nos pratiques culturelles et relationnelles
changent alors, tout comme les prix. Une certaine « solidarité
organique » se met ainsi en place, car la honte de s'avouer
pauvre est en train de disparaitre, c'est aussi une autre conséquence
de la crise.
| Apostolos Kanaris pianiste - Athènes 10 juin 2012 |
Hara
Kalatzidou,
ancienne mezzo-soprano à l'Opéra d'Athènes a chanté durant deux
heures, un répertoire exigeant et varié, de la chanson française
et américaine des années 1940-1960, et jusqu'aux compositions de
Manos Hadjidakis, de Mikis Theodorakis de la même époque. Hara a dû
quitter l'Opéra national, apès le démantèlement de sa scène
d'opérette, une autre conséquence de la politique du memorandum I,
déjà. Depuis, elle recherche comme tout... notre monde. Apostolos
Kanaris
qui l'accompagnait au piano, vient de signer un contrat avec un Scène
Lyrique en Allemagne : « je
viens de passer une double audition, c'est rassurant, mais je suis
triste. Mon frère est déjà soliste à l'Orchestre philharmonique
de la ville de Bonn, mais nos parents en deviennent encore plus
tristes que nous. Pendent longtemps, ils ont espéré voir notre
travail et nos talents s'épanouir ici, d'ailleurs en Grèce, l'Opéra
et la musique classique ont souvent connu une piètre promotion,
c'est dommage car nous existons... enfin nous existions. »
Giorgos
Manikas, médecin et écrivain, déporté en 1968 par le régime des
Colonels sur l'île de Gyaros devenant ainsi le médecin de ses
autres co-déportés, a pris la parole durant l'entracte : « Nous
avons un besoin cruel culture, de notre culture et de celle des
autres peuples, pour demeurer dans les Lumières et pour ne pas
sombrer davantage dans la barbarie. Un peuple acculturé ne défendra
pas sa liberté. La gauche a perdu la bataille de la culture et de la
morale, face à l'argent et à l'individualisme, nous devons tout
reprendre à zéro presque, le temps nous est compté ».
| Giorgos Manikas, médecin et écrivain - Athènes 10 juin 2012 |
Moments
et mondes parallèles. Parmi notre petit public enthousiaste,
certains ont profité de l'entracte pour sortir et vérifier que leur
moto par exemple... n'était pas volée. Le seul lien entre l'univers
du dehors et celui de l'intérieur se résumerait à la
mondialisation et à ses conséquences. Cette fabrication d'une
société « hachée » serait en somme le grand succès de
la mondialisation de ultra-libéralisme, ainsi le temps serait
venu... pour achever le « travail », et peut-être aussi,
une bonne partie de l'humanité avec.
| "Nos poubelles sont encore ramassées" - Athènes 8 juin 2012 |
Ce
même Dimanche soir, mon ami Georges, habitant sur l'île de Chios,
s'était rendu au meeting d'Alexis Tsipras à Chios même. Il vient
de me téléphoner, pour exprimer ses sentiments : « Il y
avait du monde, mais guère plus que deux mille personnes, il ne faut
pas oublier qu'ici, la Nouvelle Démocratie était déjà arrivée en
tête, face à SYRIZA aux élections du 6 mai. Nous ferons le maximum
dans la mesure du possible. Un ami, ancien « apolitique »
a voulu m'accompagner hier. Après discussion, il s'est décidé à
voter SYRIZA lui aussi. Mais une fois sur place, il a vu qu'au
meeting, ils s'étaient aussi rendus, des anciens du PASOK, et tu
sais parmi eux, figurait cet odieux Kostakas, ancien Secrétairerie
d'État et proche de Tsohadjopoulos.
Mon ami s'est alors énervé.
Des membres du KKE (parti communiste), aussi présents mais gardant
une certaine distance avec le rassemblement se tenant à l'écart,
l'ont approché, on se connait tous ici évidemment. « As-tu
vu, les Pasokiens retournent leurs vestes alors ? » et mon ami
se dit à présent prêt à voter communiste, ce n'est pas bien grave
finalement, il y a pire, voter pour Chryssi Avghi (Aube dorée) par
exemple. Ah oui, je voudrais te dire que je ne viendrai pas à
Athènes, j'étais convoqué en tant que témoin dans un procès,
opposant les syndicats enseignants et le ministère de l'Éducation.
L'administration a fait comme si ce procès n'existait pas, elle n'a
donné aucun signe de vie, aucune pièce n'a été produite et
apportée de sa part, on nous a seulement avertis, deux jours avant
le procès, il n'aura pas lieu avant l'automne. C'est une affaire
entre eux je crois, les juges n'ont pas rempli leur tâche, nous
sommes perdants encore une fois. Déjà que pour venir jusqu'à
Athènes c'est un vrai sacrifice, plus personne ne voyage, et à bord
des avions on rencontre désormais les entrepreneurs locaux, ainsi
que certains cadres, travaillant pour le compte des armateurs, pour
nous autres, c'est bien fini... On votera et on avisera. De
toute évidence, il y a un vrai clivage entre le vote chez vous à
Athènes et chez nous ici... »
Georges,
diplômé en économie, enseignant suppléant, ayant été aussi
cadre dans le secteur privé durant plus de vingt ans, actuellement
au chômage.
| Des banderoles au-dessus des marchés de plein air - Athènes 8 juin 2012 |
A
Athènes, des banderoles posées au-dessus des marchés de plein air,
annoncent les prochains meetings SYRIZA. Et on y achète les premiers
melons de saison, avant de lever les yeux vers le ciel pour
distinguer le fait politique. Certains bistrots de la capitale
acceptent encore les chiens errants, mais discrètement, tandis que
nos poubelles sont encore ramassées. Mais il y a de la nouveauté :
sur la place Syntagma, la Nouvelle Démocratie vient d'installer un
grand kiosque, une première re-occupation de la place pour ces
fervents promoteurs de l'ancienne sémantique du pire. Pas loin, un
kiosque du LAOS (parti de l'extrême droite « collaborationniste »
au sein de la coalition du mémorandum lors du cabinet Papadémos),
n'intéresse plus les passants. Tandis qu'à travers ses affiches,
Kouvelis et sa « Gauche Démocratique » prétendent
apporter « la solution », devant une entrée de
l'ancienne Assemblée Nationale (1875-1932) et sur ses colonnes on a écrit le
mot « Chaos », sémantique en somme apparemment nouvelle.
| Un kiosque du LAOS - Athènes 8 juin 2012 |
| Kouvelis et sa « Gauche Démocratique » |
Un
retraité grec, mendiait au feu rouge devant l'hôtel Hilton à
Athènes, minuit passé, prenant la place du Pakistanais, alors
« œuvrant » de jour à proximité du même feu souvent
resté au rouge, aux dires des automobilistes. Car dans Athènes, on
s'arrête encore au feux rouges (ou presque). Cependant, l'ancien
monde meurt, dans un traitement irrévérencieux dans la mise en
énigme de notre prochaine histoire. Feu rouge ou feu vert ? On
votera et on avisera.
| Sur les colonnes de l'ancienne Assemblée Nationale on a écrit le mot « Chaos » - Athènes 8 juin 2012 |
Message plus récent

17 commentaires:
ô temps suspens ton vol !
L'électeur vous fait de ces volte-face que plus
rien hélas ne nous surprend.
Hébétés, tétanisés, recroquevillés, lepénisés, résignés...oui, résignés c'est encore pire, mais jusqu'où ?.
A lire les textes de Panagiotis, nous voyons combien en France, nous continuons à sombrer dans la béatitude et l'inconscience molle. Heureusement, si je peux dire, la Grèce nous montre la réalité telle que nous risquons de la vivre d'ici peu. Tenez bon et votez Syriza !!
Millère s'est complètement discrédité en étant un bushiste fanatique, et en soutenant la guerre en Irak.
Votre propos ressemble plus à une fatwa intellectuelle qu'à un projet de dialogue. Des millions de personnes pensent le contraire. Je ne suis pas intéressé par ce type de dialogue et de sentence qui bloquent la confrontation des idées et ne font pas évoluer la réflexion intellectuelle. Sorry
Cette histoire d'immeuble où tous les appartements ont été cambriolés est significative (de la Grèce comme de la France).
Les habitants de l'immeuble auraient pu se réunir, tous ensemble, et faire des tours de garde pour surveiller et protéger. De même le pays tout entier aurait pu se réunir et décider de prendre son destin en main, en coupant tous les liens qui l'en empèchent.
C'est facile à dire, quand on voit qu'ici en France les gens ne se connaissent pas dans un même immeuble, et que parfois quelqu'un vivant seul est mort dans son appartement et est découvert un an après. La société de consommation divise la société en petites cellules, voire en individus, qui ont le fantasme d'un développement séparé.
Je souhaites plus que tout que les grecs sortent de la dictature 'Europe' et sauvent leur vie et leur pays, Mais si le peuple grec se laisse encore embobiner par la propagande et vote pour ceux qui les ont mis dans la misère au lieu de voter Syriza, alors peut être le petit peuple mérite il sa misère! Propos assez dur de ma part j'en conviens, mais si les grecs tendent encore une fois le bâton pour se faire battre, il n'y a plus rien à faire pour ce monde qui réclame d'être mis en esclavage...
Marre de cette dictature européenne... pouvoir des banques qui corrompe tout.
@Anonyme
je pense que la situation est plus complexe que ce vote.La violence et sa quasi légitimité due à la corruption antèrieure peut amener à ne plus respecter le scrutin et ne faisant plus confiance à des institutions(la justice entre autre )et la propagande exarcerbant les colères tout cela peut se terminer très mal. la farce peut être féroce.La position de SYRISA me parait très périlleuse et si elle arrive au pouvoir il faudra beaucoup de "doigté" pour apaiser et quels moyens aura-t-elle pour répondre sur tous les plans( insécurité,redonner confiance dans les institutions, sans parler du travail ect...)en sachant que tout sera mis en oeuvre pour les faire échouer de la part de nos valets européens de la finance Ces derniers préfèrent la droite et même l'extrème droite car eux ils ont toujours dans toutes les parties du monde été de leur côté.
Hello,
A l'attention de nos amis grecques, voici de quoi les faire bondir ! Moi ça me fait froid dans le dos de voir ce genre de facho s'exprimer librement et visiblement, je ne suis pas le seul... Mais sommes nous assez ?
BAV
L'Emmerdeur
http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/christophe-barbier-demain-rayer-la-35402
Je suis allée regarder cette vidéo et je suis effarée ... En bref, si les Grecs ne votent pas pour les partis pro-mémorandum, il faut les mettre sous tutelle, une colonisation franco-allemande... Et ce sera pour leur bien car comme ils ont inventé la démocratie, on va la leur réexpliquer et en créer une nouvelle pour eux !!! MAIS OU ALLONS-NOUS ??? Et ce monsieur est quand même un journaliste français, patron de l'Express et très souvent invité sur les plateaux de télévision !!!! Et la liberté des peuples de décider pour eux mêmes ?? Cela démontre bien comment les esprits ont été conditionnés !! On peut tout dire maintenant à propos de la Grèce et on laisse dire, sans se rendre compte des énormités émises ! Certains en font une colonie franco-allemande, d'autres veulent la vendre aux Turcs car les Grecs étaient mieux sous leur domination..!! Et ça passe... A quand l'Alsace vendue aux Allemands ?? Mais ça, bien sûr, ça ne passerait pas !!
La deuxième interview va bien au delà du cas de la Grèce, puisque l'auteur dit préferer la "république" à la démocratie, sans dire ce qu'il entend exactement par "république", mot que j'ai eu l'habitude, depuis tout petit, de comprendre en opposition avec "monarchie", mais qui a pris un tout autre sens, assez obscur, dans le discours politique actuel. Pour résumer, ce monsieur (comme les autres) met dans "république" toutes ses options politiques et économiques, qui sont celles de l' "élite" auto-proclamée dont il fait partie, et il refuse tout droit à la population de s'y opposer, même si elle est majoritairement contre. Cette affirmation est très importante, car pour une fois cette idée du caractère secondaire du peuple est affirmée clairement, alors que d'habitude elle est simplement sous-entendue.
J'ai écrit "FACHO" et je persiste ! Ce type tiens un discours anti-démocratique tant pour les Grecs que pour les Français.
Amis grecs, surtout ne cédez pas ! Sans vous, chez nous aussi ça va tourner mal !
Ici on ne sait pas trop comment vous aider, mais on y pense, on cherche.
BAV
L'Emmerdeur
Diviser pour régner.
impossible de voir la vidéo de Christophe Barbier, inaccessible sur tous les sites, et ce que je lis dans votre blog est de plus en plus terrifiant
délitement, anomie, où va la Grèce ?
Corinne
Ce soir dans une île des Cyclades nous avons reçu un député de Syriza, de Naxos. (Protonotarios) Nous étions peu autour d'une table d'un café du village. Il a fait le tour des villages de l'île.
Nous nous disons bien que nous n'avons pas le choix, mais si nous y regardions bien de plus près nous ne voterions pas pour lui.
Ce monsieur était d'une suffisance et ne participait pas au débat. Heureusement, autour de lui des assistants faisaient le dialogue et très bien, et alors on se dit, et pourquoi ses assistants ne sont pas à sa place.
Bref les accompagnateurs étaient dans la discussion alors que lui dans le mode de fonctionnement à l'ancienne. Pou tha fame apotse; Ou mangeons-nous ce soir ?
Nous espèrons que tous les députés de Syriza ne sont pas de ce niveau.
Bien à vous
Enregistrer un commentaire