vendredi 25 mai 2012

« Xerxomanes »

Monument de la bataille - Salamine 24/05/2012
Décidément Salamine est à l'honneur ce dernier temps. On comprend pourquoi car il y a urgence. Pierre Khalfa dans un article paru au journal Le Monde (édition électronique du 25 mai 2012), souligne l'évidence historique de ce mai-juin 2012 : « (…) Avec ce vote, les Grecs sont en train de mettre de nouveau en œuvre ce que leurs ancêtres avaient découvert : face à ce qui était présenté comme inexorable, ils ont décidé par eux-mêmes. Le peuple grec a commencé à reprendre son destin en main. Jadis, Xerxès, roi des Perses, avait voulu punir les Grecs de leur insolence pour s'être révoltés contre sa domination. Aujourd'hui, la réaction de la plupart des dirigeants européens le rappelle étrangement. Des mesures de rétorsion ont immédiatement suivi le résultat des élections. Le FMI a remis à plus tard une nouvelle tranche de prêt à la Grèce, d'un montant de 1,6 milliard d'euros, qui devait être versée fin mai et l'agence de notation Fitch a abaissé les notes de long terme de la dette d'Athènes. L'annonce de nouvelles élections législatives pour le 17 juin a suscité des déclarations menaçantes. Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a ainsi déclaré à propos du Mémorandum : "C'est un programme d'aide préparé de façon très minutieuse, et on ne peut pas le renégocier." La directrice générale du FMI, Christine Lagarde a renchéri : "Si les engagements n'étaient pas tenus, il y a des révisions appropriées à faire." (…) C'est dire que la rupture de la Grèce avec les politiques néolibérales aurait un impact qui dépasserait très largement ce pays. Comme il y a 2 500 ans, les Grecs ont une nouvelle bataille de Salamine devant eux, mais l'ennemi n'est plus à l'extérieur de l'Europe, mais en Europe même, car ce sont les classes dirigeantes européennes qu'il faut vaincre. »


Autour du monument de la bataille - Salamine 24/05/2012

À Salamine même, et en attendant le dénouement imminent de... l'évidence historique, les habitants jouent aux cartes dans les cafés de bord de mer, à deux pas du monument à la gloire des ces si lointains combattants, de la grande bataille navale. Leur monument, oublié sur sa colline qui domine la baie du chantier naval et des épaves, reçoit parfois la visite des écoliers et de quelques rares touristes. Hier par exemple, trois classes d'un collège publique du Pirée s'y sont rendues, ce qui devient rare en ce moment, car depuis l'arrivée des nouveaux « Perses-Troïkans », nos écoles sont en... cale sèche.

Ces Perses d'aujourd'hui, ne sont pas les Iraniens de Téhéran bien entendu, car cette fois-ci l'invasion serait venue de l'Ouest avec les complicités intérieures et endogènes adéquates. Comme jadis et comme toujours. L'histoire ne se répète pas, sauf qu'elle a un sens. Ainsi, au dernier Conseil de l'U.E. de cette semaine, on a formulé à l'encontre du peuple grec un ultimatum, relevant du néocolonialisme, désormais sans déguisement aucun, et on commence vraiment dans ce pays à y voir Suse du côté de Bruxelles. Surtout que ce chantage bancocrate d'adresse directement aux citoyens grecs, car pour une fois, ils seraient en train de se transformer en électeurs réels : « Vous devez élire le gouvernement de notre choix, afin de poursuivre notre politique, laquelle vous a été imposée déjà par la ruse, le mensonge, la corruption de vos élites dont nous nous en occupons depuis longtemps, et en fin de compte, par ce coup d'État déguisé et permanent, opéré depuis les élections de 2009 que nous avons provoqué, accélérant ainsi, la mise en œuvre de l'EuroTINA chez vous, et chez nos autres sujets, tous piégés dans cet univers concentrationnaire que constitue l'Union Européenne ». Voilà en somme, les termes du chantage en légère paraphrase. Dans la mesure où, toute liberté de la presse n'est pas encore supprimée, telle est également l'analyse sans déguisement non plus, d'une partie de notre presse (Avgi, Iskra.gr, To Pontiki).
Lieux de la bataille - Salamine 24/05/2012
Vers le monument de la bataille - Salamine 24/05/2012
Salamine 24/05/2012

Petros Papakonstantinou, éditorialistes à iskra.gr, souligne de même, sans fioritures : « ceux qui croient encore que l'Union Européenne est la solution et non pas le problème, se promènent dans les nuages. Et pour revenir sur terre, il suffit de lire le communiqué du récent Conseil de Bruxelles, imposant une fois de plus, le dictat des gauleiter (sic) au protectorat méditerranéen. Récemment, le Ministre français des Affaires étrangères, le socialiste Laurent Fabius, a sévèrement prévenu les Grecs, que leur souhait de rester dans la zone euro, n'est pas compatible avec un vote en faveur des partis politiques qui les conduiraient hors zone euro. Pour faire court, je dirais que certes, il y a eu le passage de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, mais l'hybride franco-allemand Merkozy s'est mué en Merkhollande (sic), sauf que le message adressé aux indigènes rebelles ne change point : Vous devez élire un gouvernement... Samarelos (sic), c'est à dire de Samaras (Nouvelle Démocratie), Venizélos (PASOK) et de toute autre tendance pro-mémorandum possible, dans le cas contraire, préparez-vous à vous faire hara-kiri. » Je tiens à préciser, que le site iskra.gr n'est pas un forum pour illuminés, mais un espace de débat politique ouvert, officiellement lié à l'aile gauche de SYRIZA et créé à l'initiative de son député, Panagiotis Lafazanis, (les hellénophones trouveront d'ailleurs une facette de ma modeste contribution au débat politique en cours, sous forme d'article :  TΟΞΙΚΗ ΠΑΛΗ  - « Lutte toxique »).
Depuis Salamine : 24/05/2012
L'hebdomadaire satyrique To Pontiki (« La Souris », 25/05/2012) note avec un brin d'humour, que « le Président français a offert un cadeau inestimable à Evangelos Venizélos, le recevant de manière quasi-officielle, outrepassant même tout protocole, car François Hollande a reconduit le chef du PASOK sur le perron de l'Élysée, ce qui prouve à quel point, les socialistes français, se considèrent en opposition frontale face à SYRIZA. Les sociaux-démocrates Allemands ont d'ailleurs offert ce même cadeau à Venizélos, se montrant au même moment très sévères vis à vis de SYRIZA, lui refusant toute ouverture possible dans la re-négociation du Mémorandum [contrairement aux cadres du P.S. en France, leurs homologues du SPD, ont reçu Alexis Tsipras et sa délégation à Berlin]. Depuis les instances dirigeantes du PASOK, on fait remarquer que ces dernières semaines, la social-démocratie européenne s'en inquiète de la montée brusque de SYRIZA et de sa gauche radicale en Grèce. Ainsi, et agissant dans l'urgence, on soutient le PASOK coûte que coûte, dans un processus de réaction faisant face à un courant politique en plein essor, et surtout, désormais capable de faire douter sur la possibilité dont disposeraient les partis socialistes, quant à garantir la pérennité de l'édifice de l'Europe sociale. Surtout qu'en France, à la prochaine échéance électorale, les amis d'Alexis, ne doivent pas se renforcer au détriment du vote P.S., c'est aussi une autre évidence. »
Effet « Cipralex » ? - "To Pontiki" - 24/05/2012

Maison à vendre - Salamine 24/05/2012
Maison en ruines - Salamine 24/05/2012
Ex-Taverne "Milan" - Salamine 24/05/2012
"Mort aux richez" - Salamine 24/05/2012
Mais voilà que le protectorat se rebiffe, c'est qui est perceptible désormais dans l'air du temps, y compris du côté de Salamine, où on continue certes à jouer aux cartes ou à suivre un match de basket à la télévision au café du coin, comme si de rien n'était, et pourtant... SYRIZA, comme nous le rappelle avec brio notre hebdomadaire satyrique, serait d'abord un antidépresseur à usage collectif, le « Cipralex », avant même toute efficacité politique avérée. C'est un jeu de mots, le médicament existe vraiment, c'est de l'escitalopram, appartenant à la classe des médicaments appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS). Il s'utilise pour traiter la dépression, le trouble obsessif-compulsif (TOC) et l'anxiété généralisée (AG). Car si on y réfléchi bien, c'est aussi cela la gauche réelle, de la bonne humeur aux antipodes de l'austérité et de sa tristesse intraveineuse.
Salamine - côte Est, la dernière épicerie-café à l'ancienne, 25/05/2012
Et... son chat légué par l'épicier - 25/05/2012
Dans cette petite localité de Salamine sur sa côte Est, la dernière épicerie-café à l'ancienne, a fait faillite, se transformant depuis l'hiver dernier en habitation de fortune pour un retraité vivant seul. Il s'agissait bel et bien d'un de ces établissements que l'on trouvait partout en Grèce avant la C.E.E., pour le plus grand bonheur des voyageurs avant-gardistes, des géographes et des ethnologues, toujours amateurs (et inventeurs) d'exotisme. Aux dires des voisins, il semblerait que c'est depuis les élections du 6 mai que ce retraité, à part de nourrir le chat légué par l'épicier, écoute désormais sa musique populaire assez fort, du chant rebetiko, et qu'en plus, mais c'est alors un comble, il se met à danser tout seul. Je ne sais pas si c'est vraiment que depuis les élections, mais en tout cas, c'est exact qu'à la tombée de la nuit, le vieux se met à danser. Effet « Cipralex » ?

Et avec SYRIZA, le vieux de Salamine et nos autres souris et chats, l'Europe se met aussi à danser. Les heures sont graves et on en tire le meilleur profit, entre un verre d'ouzo et deux déclarations de Tsipras ou de Wolfgang Schäuble, c'est selon. Le piège tendu aux peuples par la construction européenne, (celle-ci en tout cas, car nous n'avons pas d'autre sous la main), se referme sur elle. C'est soit les « les marchés », soit la démocratie, il n'y aura plus rien d'autre entre eux. Par un lapsus révélateur lors d'une interview accordée au journaliste Nikos Hadjinikolaou (24/05), Adonis Georgiadis, récent transfuge de l'extrême droite du LAOS au parti de Samaras, s'est demandé si vraiment « devons-nous conserver la démocratie coûte que coûte », pour aussitôt, tenter de noyer son petit pois(s)son fasciste. La question du journaliste était : « Devons-nous conserver l'euro coûte que coûte ? » Notons, que Samaras se vante que son parti, la Nouvelle Démocratie, se présenterait « comme étant la seule force authentiquement pro-européenne en Grèce, garantissant l'avenir européen du pays, ainsi que son maintien, au sein de la famille de l'euro, loin des aventures promises par la gauche irresponsable ». La Nouvelle Démocratie de Samaras, un parti devenu la déchèterie du recyclage politique, entre les libéraux en échec électoral (Dora Bakoyannis), et les ex-députés fascisants du LAOS, ce dernier, étant désormais un parti en voie de disparition, car compromis, depuis son « aimable participation » à la « gouvernance » Papadémienne.
Café avec connexion Internet - Salamine 24/05/2012
La vue en face sur le Pirée - Salamine 24/05/2012
La Troïka et l'Europe des « marchés », ne nous disent plus autre chose que ce piètre politicien, Adonis Georgiadis. La social-démocratie sait que tôt ou tard elle va se voir ôter son dernier masque, se montrant aux yeux de ses électeurs à visage découvert enfin, mais à ses risques et périls. Ou sinon, elle changera, risquant de toute façon sa propre disparition, probablement programmée me semble-t-il de toute façon. C'est déjà le cas du PASOK ici, qui d'ailleurs, il s'apparente davantage à un parti baasiste, qu'au P.S. français ou le SPD allemand, je le précise encore une fois, pour ceux qu'il ne l'auraient pas encore compris. Sous cet angle, SYRIZA demeure la formation politique la plus européenne (par sa culture politique) chez nous... mais acculée, entre Marathon et Salamine. (Marathon-Salamine est aussi une pièce d'opéra, composée en 1888 par Pavlos Carrer, les amateurs apprécieront !)

SYRIZA a aussi sans doute raison de ne pas désirer la sortie immédiate de la Grèce de la zone euro. C'est aussi une tactique qui consisterait à remettre les « Xerxomanes » du systémisme Troïkan et Européen (U.E.) à leur place, c'est à dire, face à leurs propres contradictions, euro compris. D'où sans doute leur rage dans le dénigrement de SYRIZA, mais peut-être aussi, leur désir à poursuivre... la guerre par d'autres moyens (?)

Un homme âgé de 60 ans, musicien au chômage a précipité sa mère (90 ans) dans le vide avant-hier, du 5ème étage de son immeuble, situé dans le quartier de Metaxourgeio à Athènes. Il s'est suicidé aussitôt se précipitant aussi dans le vide. La veille, un autre homme, s'est taillé les veines sur un banc publique, toujours à Athènes, et ainsi retrouvé mort. On évoque desormais un chiffre de 3.000 suicidé(e)s par « Troïkanocide », et 1,5 million de chômeurs dans ce pays. En Italie, on comptabilise plus d'un suicide par jour, lié aussi à la « crise », ce qui ne passe pas inaperçu chez nous non plus. Au FMI, au Conseil de Bruxelles et chez certains sociaux-démocrates européens, (car il y a des exceptions me semble-t-il), on sous-estime ce ultime paramètre : le sang et la mort sont d'excellents catalyseurs politiques, et moins contrôlables qu'on ne le pense finalement. Pour le comprendre, il n'y a qu'à poser la question aux journalistes dépêchés lors des obsèques de Dimitri Christoulas, ce pharmacien, qui s'est tiré une balle dans la tête sur la place Syntagma, au matin du 4 avril 2012, j'y étais (voir aussi le billet du 4 avril sur ce blog : « Cadavre du jour »).

"Marathon - Salamine" - Opéra d'Athènes 2010 - photo : politismospolitis.org 

43 commentaires:

Anonyme a dit…

Juste merci pour le blog, merci de tout coeur.

Ana - fidèle lectrice (de Suisse.)

Garlaban a dit…

La résistance au défilé des Thermopyles: c'est très exactement la même idée que j'avais moi-même développée voilà quelques jours sur Facebook.
C'est ma conviction profonde que le peuple grec, comme les mille valeureux héros de jadis, est aujourd'hui investi d'un rôle HISTORIQUE. Selon que sa décision sera telle ou telle, la face du monde, n'en doutons pas, et pas seulement du monde occidental, en sera changée.

Sophie K. a dit…

Étrange : je voyais "300" (le film de Snyder) hier soir, et je faisais également ce rapprochement...
Merci pour votre travail remarquable.

David a dit…

Vos analyses font de plus en plus référence ici dans la francophonie européenne, car les gens sont bien conscients de la désinformation réelle dont ils sont victimes. Grand merci pour votre travail. Il est très important.

Rostov a dit…

C'est l'occasion de lire ou de relire Hérodote.

Anonyme a dit…

L'Europe actuelle n'est qu'un empire. Un IV ième Reich. Le retour à la démocratie ne peut se faire, dans un premier temps, que dans un cadre national. Hors du contrôle de l'UE et de la troïka. C'est le périmètre où le peuple peut redevenir souverain.

Les grecs sont devant, ils hésitent mais en même temps font tomber les illusions. Nul doute que d'autres peuples vont suivre. Le plus tôt sera le mieux.

j'aime bien cette citation qui serait de Thucidide : « Un homme qui ne se mêle pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile. »

Anonyme a dit…

Moi aussi, en regardant "300" hier soir j'ai voulu rêver que ce n'était pas un hasard de programmation, mais un signe...

Merci, Panagiotis pour vos écrits, dont le style poétique rend parfaitement compte de l'"inquiétante étrangeté" de l'époque.

Pour finir, je dirais que c'est nous, Européens, qui devrions reprendre conscience de notre giganteque dette envers la Grèce : philosophie, théâtre, poésie, géométrie, statuaire, histoire, science politique... Nous vous devons la civilisation tout simplement. Comment pourront-nous rembourser la Grèce pour ce cadeau ?
Je me sens impuissante comme un membre de choeur tragique qui déplore les événements, mais est incapable d'infléchir le cours des choses.

fincaparaiso a dit…

bjr,
aucune Institution ne peut obliger la Grèce à "sortir de l'euro", tout simplement parce qu'elle n'existe pas, les fondateurs de l'union européenne ne l'ont pas prévue:ainsi dans l'hypothèse où SIRIZA l'emporterait son gouvernement pourrait "faire défaut" sans abandonner l'euro en considérant par exemple que l'Etat Grec et ses citoyens sont soumis à une Dette Odieuse dont il n'ont pas à s'acquitter.
les principaux dirigeants européens que sont la France et l'Allemagne craignent surtout un effet de contagion rapide et irréversible de ce possible positionnement politique d'autant que l'Espagne ,dont la dette colossale dépasse de très loin celle de la Grèce ,sombre litteralement sous nos yeux.
ce qui pourrait se passer est que l'Allemagne donne l'exemple en quittant l'euro!!

roberto buffagni a dit…

L'UE est un faux empire: comment peut exister un empire sans une armée, sans frontiéres, occupé par une armée étrangére?

Aire Libre a dit…

Fidèle à votre blog, je me pemets de vous rapporter les déclarations de Christine Lagarde concernant la Grèce, propos qui sont absolument scandaleux !
Lagarde hausse le ton : « Les Grecs doivent rembourser ! »
Dans un entretien sans langue de bois donné au Guardian, la directrice du FMI Christine Lagarde a sommé les parents grecs de prendre leurs responsabilités et de « payer leurs taxes ». « C'est l'heure de rembourser ! » insiste-t-elle.
et d'utiliser une odieuse analogie ......je vous laisse juge.
La Grèce doit faire face à un énième plan d'austérité obligeant l'Etat à faire des coupes drastiques dans les salaires, les pensions, la santé ou l'éducation. Interrogée sur le fait que les Grecs ont déjà fourni d'énormes efforts financiers pour sortir de la crise et sont de plus en plus nombreux à ne plus avoir accès aux services publics de base, Christine Lagarde a répondu qu'elle pensait plus « aux enfants d'une petite école d'un village au Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour et partagent une chaise à trois et qui ont soif d'apprendre. Parce que je pense qu'ils ont plus besoin d'aide que les gens d'Athènes. Et concernant Athènes, je pense autant aux personnes essayant sans arrêt d'éviter de payer leurs taxes qu'aux personnes qui n'ont plus accès aux services publics. » « Les parents doivent être responsables pour leurs enfants et doivent payer leurs taxes. C'est l'heure de rembourser ! », insiste-t-elle.

Solidairement

Alain Escot a dit…

« SYRIZA, comme nous le rappelle avec brio notre hebdomadaire satyrique, serait d'abord un antidépresseur à usage collectif » : Pas seulement pour les grecs, nous aussi mettons tout notre espoir dans cette étape historique que nous attendons avec impatience.

Merci encore Panagiotis pour vos textes si indispensables.

Cara a dit…

Bonjour

Encore un grand merci pour votre blog et toutes les informations qu'il contient.
Le vent semble tourner et tous les libéraux, qu'ils soient de droite ou "socio" (de social il n'y a plus guère que le nom) démocrates, le sentent et ça leur fiche la trouille. Nous sommes avec vous, nous vous soutenons, tenez bon et que SIRIZA l'emporte avec un pourcentage encore plus élevé que celui annoncé !

@ Aire Libre

Scandaleux en effet mais à ce niveau "scandaleux" est-il un terme suffisant ?

Amicalement à tous

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, je vous remercie pour vos commentaires je viens de les découvrir, connecté enfin via la wifi d'un café fermé mais pas... désarmé. Des gens s'y installent en terrasse pour se connecter apportant des boissons de chez eux, surréaliste. Pour la grande politique attendons encore un peu, puis enfin, les déclarations de Mme Lagarde n'ont pas impressionné grand monde ici sur Salamine.

à bientôt !

Anonyme a dit…

L'adhésion des élites, des médias à l'empire, le ralliement des partis institutionnels, la propagande, le chantage (bel exemple avec le peuple Grec), la peur (c'est L'euro ou le chaos), le non respect du vote des peuples (exemple du Non au référendum en France en 2005), et aussi sans doute un peu de "La servitude volontaire" dont parle La Boetie.
Et si ça ne suffisait pas les bandes armées reviendraient à l'ordre du jour. Mais on n'en est pas là. Il n'est pas "Minuit dans le siècle".

Anonyme a dit…

Nous ne devons pas la "civilisation" à la Grèce. Les Gaulois n'étaient pas des barbares, mais une société évoluée.

Anonyme a dit…

Christine Lagarde est tout sauf ma tasse dethé, mais sur ce plan, elle a raison. Quand on emprunte, on rembourse. Seuls les voleurs ne remboursent pas ce qu'ils empruntent.
Les Grecs ont volé des milliards d'euros aux Européens. Milliers de fonctionnaires payés à ne rien foutre, milliers de chômeurs payés à ne rien foutre (ce sont les esclaves immigrés qui bossent), corruption démente, marchés publics truqués, les impôts qui ne rentrent pas... Exemple : dans un petit village du sud de la Crète, un seul taxi : une Audi Q5 nickel chrome à 50.000 euros... Seuls les Grecs sont responsables. Seuls les Grecs ont voté des années et des années pour ces ordures du Pasok et de Nea Demoktratia.

fincaparaiso a dit…

bjr,
très bien, ne faisons pas de grande politique..........mais pouvez vous me dire pourquoi vous parlez si peu du comportement de la jeunesse grècque vivant ce marasme??? est t'elle invisible?
se sent t-elle à l'abri? ne se sent - elle pas concernée? se réfigie t 'elle derrière son statut de demi dieu (commme en europe)?

Nicolas VDR a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Nicolas VDR a dit…
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Nicolas VDR a dit…
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Catitalia a dit…

Bonjour,

Oui, oui, z'ont meme inventé le pantalon et aussi le tonneau (donnant ainsi naissance à un peuple de pochtrons) qu'ils se sont d'ailleurs empressés de refiler aux Danaides pour qu'elles puissent le remplir ! Et pour les Gaulois hip hip hip hourrah !

Bon, sérieusement, la formulation de maladroite de l'Anonyme n°1 par emploi de l'article défini "la" devant civilisation (évidemment il n'existe chez les humains que des civilisations géographiquement localisées et historiquement datées), n'enlève rien au fait que la place de la Grèce (antique, parce que depuis qu'ils se sont flanqués dans les bras de l'orthodoxie c'est autre chose) dans la structuration intellectuelle d'un individu de notre temps est infiniment supérieure à celle que peut occuper la Gaule.

D'ailleurs on peut espérer que les Grecs auxquels leurs supposées qualités intellectuelles (bon, quid de l'effet des siècles d'orthodoxie ?) donnent la force d'Héraclès déferont l'hydre financière qui dévore l'Europe. Qu'ils ébaucheront, contraints qu'ils y sont, des modèles d'homo postconsumatoris.

BA a dit…

Dimanche 27 mai 2012 :

Les grecs se disent « humiliés » par les propos de Christine Lagarde.

Tollé général après les propos de Christine Lagarde au Guardian. Les internautes ont réagit rapidement sur la page Facebook de la directrice général du FMI après que celle-ci ait notamment appelé les grecs à payer leurs impôts.

Les réactions n'on pas tardé et les internautes ont été prompts à réagir aux derniers propos de Christine Lagarde sur la Grèce. Des milliers de commentaires ont en effet été publié sur sa page Facebook après que dans une interview au Guardian, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), ait appelé les Grecs à prendre leur destin en main en s'acquittant notamment de leurs impôts, ajoutant que les enfants démunis d'Afrique ont davantage besoin d'aide que la population grecque.

« Avez-vous simplement songé que nous étions à court d'argent ? » demande ainsi un internaute, résumant l'indignation de nombreux grecs après cet interview. Il est vrai que la directrice général du FMI n'y a pas été dans la douceur. « Je pense qu'ils devraient s'aider mutuellement en payant tous leurs impôts » explique-t-elle au Guardian, en évoquant « tous ces gens qui tentent en permanence d'échapper à l'impôt ».

Et d'enfoncer le clou en affirmant qu'elle « pense davantage à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour, qui partagent une chaise pour trois et qui cherchent passionnément à avoir accès à l'éducation ». « Je pense à eux en permanence, parce que je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes. »

Le peuple grec « humilié » selon le Parti socialiste.

En Grèce, où les partis politiques sont de nouveau en campagne en vue des élections législatives du 17 juin, le chef de file du Parti socialiste (Pasok), Evangelos Venizelos, l'a accusée d'avoir « humilié » le peuple. « Personne ne peut humilier le peuple grec en cette période de crise et je dis ça tout particulièrement à l'adresse de Mme Lagarde », a-t-il dit dans un discours où il appelle la directrice générale du FMI « à reconsidérer ses déclarations. »

Face à ces critiques, Christine Lagarde a expliqué sur sa page Facebook : « Ainsi que je l'ai dit à de nombreuses reprises par le passé, j'éprouve beaucoup de sympathie pour le peuple grec, pour les défis auxquels il est confronté. Une part importante de cet effort réside dans le fait que chacun assume sa part du fardeau. ». Sans pour autant convaincre tout le monde. Ce dimanche matin, seulement 417 personnes disaient « aimer » cette mise au point alors qu'elle avait suscité plus de 4.700 commentaires.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202083398068-les-grecs-se-disent-humilies-par-les-propos-de-christine-lagarde-327488.php

Magne a dit…

le gros problème c'est que l'état Grec est ineficace et corrompu , les impôts des non salariées et la TVA ne rentrent pas ou mal ce n'est pas un secret pour les Grecs et personne n'a jamais rien proposé pour remédier à cela quand on pense qu'en 2009 le Pasok à fait campagne sur le style il y a de l'argent ...........sous entendu on va le distribuer

TaPa a dit…

A RECOMMENDER!

MERCI

Anonyme a dit…

Catitalia,

Mon message était certainement maladroit : j'avais juste oublié que le terme de "civilisation" pète de nos jours à la tronche de celui qui l'emploie au singulier.
Cela ne vous autorise pas à vous foutre de ma gueule dans votre paragraphe 1 et à m'administrer ensuite une leçon sur le mode "soyons sérieux". Vous vous prenez pour qui ?

Je voulais juste dire que les Grecs ont contribué énormément à la civilisation européenne et que nous leur devons beaucoup de notre propre culture. Ca va là, j'ai bon ?

Catitalia a dit…

Bonjour,

Le problème avec les "Anonyme" est qu'on ne sait pas auquel on parle * : vous etes l'anonyme 1 ou l' anonyme 2 ? D'après vos propos ("j'avais oublié...au singulier") je suppose que vous etes le premier anonyme (celui de "Moi aussi...choses"), auquel cas, je ne me moquais pas du tout de vous, mais du second anonyme (celui de : Et, pssit, les Gaulois aussi sont civilisés, qui est de mon point de vue une affirmation tellement évidente qu'elle en est ridicule).

Je suis d'accord avec vous sur la dette culturelle que les Européens ont envers le monde grec antique.

* PS : je ne voudrais pas avoir l'air de vous donner une leçon mais vous savez que si vous utilisez dans le menu déroulant "répondre en tant que" la ligne Nom/URL, il vous suffit de remplir la ligne "nom" pour vous distiguer des autres commentateurs de ce blog ? Ca facilite la lecture. :)

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, merci pour vos commentaires, c'est le sens du débat que de ne pas être (souvent) d'accord, restons s'il vous plait dans la politesse, le problème relevé sur les commentaires "anonymes" est réel, mais je dirais, que tant que les règles du débat sont respectées c'est aussi une manière acceptable. Dernier mot, pour ce qui est de la corruption des Grecs ("ils doivent payer"etc), je respecte ce point de vue mais les lecteurs habituels du blog connaissent ma réponse.

Cordialement

Anonyme a dit…

Bonsoir à tous, grecs et non grecs
je suis Hervé, et non un anonyme même si j'apparai comme àa
juste un petit mot à ceux qui interviennent, restez cool
c'est un des rares sites libre d'expression qu'on a plaisir à lire, où l'on peut exprimer sa vision des choses.
n'oubliez jamais qu'il n'y a pas qu'une vérité, et que vous ne la détenez pas
Socrate en est mort de l'avoir pensé
les faits sont là, un peuple souffre, le peuple grec, mais les espagnols aussi, je peux vous l'assurer, et les portugais et bien d'autres risquent de se retrouver dans cette situation.
que des nantis fachistes comme la miss Lagarde disent des énormités ça les regarde, ce n'est pas un scoop, elle est d'ailleurs toujours en exament pour complicité d'escroquerie ou je ne sais plus quelle appellation pour l'affaire des centaines de millions de Tapie, entre autre.
que les grecs aient été floués par leurs politiques qui les ont habitués à ne pas payer impots et taxes pour être réélus, nul ne le conteste.
qu'ils doivent se serrer la ceinture et souffrir pour redevenir un peuple démocratique dans le vrai sens du terme, je ne connais pas de grec qui le conteste
que ceux qui doivent payer le fasse, que ce soit difficile et qu'on soit obliger de les forcer, c'est évident.
Nous avons tous notre fierté, et avoir été berné et devoir reconnaître qu'on est le mauvais élève n'est pas facile. Oui mes amis grecs vous avez eu le premier le bonnet d'âne. Et après?
Quels sont les privilégiés de quelque pays que ce soit qui accepterait sans rien direqu'on leur sucre leurs avantages?
Pourquoi croyez vous que certains ont pleuré lorsque sarkozy a été battu? Pour ses beaux yeurx?
Non, pour les privilèges et niches fiscales, pour les 4/4 qui vont leur couter plus cher, pour leurs appartements payés au 1/4 par la loi Cellier, c'est à dire par les impôts de ceux qui en payent.
Alors peuple de Grèce souffrez puisque vous n'avez pas été capables de juguler cette hérésie fiscale, mais n'en rajoutons pas.
prenez votre destin en main, faites payer les riches, surtout ceux qui ont planqué leur argent ) l'étranger!
faites payer la richissime église, même si elle vous aide, de ci de la, c'est terrible à dire mais ses aides ne sont jamais désonteressées.
Aucune église au monde ne le fait pour la morale, mais pour garder ses fidèles comme un berger donne à manger à ses moutons
Prenez l'argent où il est, et donnez un espoir aux jeunes
développez le tourisme, faites comme les turcs qui payent l'avion pour que les touristes viennent par millier chez eux
La grèce est plus belle, plus accueillante que la Turquie, j'en sais quelque chose.
Et nous européens, essayons de les aider au lieu de les enfoncer ou de les montrer du doigt
ne soyons pas masos, soyons européens, partageons leur peine en crachant au bassinet, un peu plus un peu moins.
Partez en grèce, et vous aurez allégé un peu de leur peine
RV

Catitalia a dit…

Bonsoir Monsieur Grigoriou,

"... le problème relevé sur les commentaires "anonymes" est réel, mais je dirais, que tant que les règles du débat sont respectées c'est aussi une manière acceptable."

Il est possible que je me sois exprimée de manière un peu sèche, et ambigue : mon propos n'était pas d'induire les commentateurs à choisir un nom identifiable, mais de les informer de cette possibilité facilement accessible. Ayant moi-meme longtemps hésité devant cette case "URL", je souhaitais partager la (modeste!) découverte qu'il n'était pas nécessaire de la compléter pour publier avec un nom.

Pour rester dans le thème de la sous-discussion ci-dessus dans laquelle j'ai eu ces interventions manifestement maladroites, à savoir la place, le poids meme de la Grèce dans notre imaginaire d'Européens non grecs, je signale ce poème de circonstances de Gunter Grass
(http://www.sueddeutsche.de/kultur/gedicht-von-guenter-grass-zur-griechenland-krise-europas-schande-1.1366941), malheureusement accessible aux seuls germanophones. A moins que les journaux grecs ne s'en soient faits l'écho.

Catitalia a dit…

@ Hervé
"faites payer la richissime église"

Il serait intéressant de savoir quels sont les projets en la matière de la ND et du Pasok (pour Syriza on sait : nationalisation des biens et taxes sur les revenus).

Parce que les adversaires non grecs de Tsirpras (faut voir la virulence des propos de certains Allemands en particulier, mais aussi des Français), et donc favorables aux dociles partis promemorandum, mettent souvent ce point là en avant : l'absence des impots pour l'Eglise ou pour d'autres catégories protégées (les armateurs par exemple), comme une marque de la profonde incurie grecque.
S'il s'avérait que leurs favoris ND/Pasok continuent à protéger l'Eglise et "les riches", il ne serait pas déplaisant de les mettre face à leurs contradictions.

Jean-Baptiste Billé a dit…

Merci encore une fois pour cet article ; je ne peux que redire que ce blog est précieux et indispensable et que plusieurs amis le lisent, à présent !
Je n'ai quant à moi jamais voulu être anonyme, c'est pourquoi j'ai signé précisément mes quelques modestes contributions en fin de propos ; c'est juste que je ne savais pas comment faire apparaître mon nom en début !
Au fait, Panagiotis, votre livre en cours porte sur quel sujet précis ?
Bon courage en tous cas et merci encore
Jean-Baptiste Billé

Magne a dit…

Bonsoir Catitalia il me semble évident que la ND et Le Pasok ne vont pas proposer de réformer le statut de l'Eglise ....par contre si Syriza nationalise les biens il ne pourra pas y avoir taxe sur les revenus ....d'autres part les revenus de l'Eglise sont taxés actuellement peut être mal calculés ou trop faiblement taxés il est est vrai aussi que l'Eglise joue un certain rôle social que ne joue pas l'état , il y'a beaucoup à changer à ce niveau la

Catitalia a dit…

Bonsoir Magne,

Vous etes savez ou vous supputez juste que ND et Pasok ne vont pas davantage mettre l'Eglise à contribution ?

Quelles taxes paye aujourd'hui l'Eglise ? Quel pourcentage de ses revenus ? (et quel pourcentage de ses revenus paye un grec lamda ?)

Il me semble que les Grecs ont manifesté, pour une large part d'entre eux, le désir (et la volonté ?), par leur vote, de changer un certain nombre de choses. Il me semble aussi que l'UE et le FMI font une pression psychologique (seulement ?) énorme pour que soient gentiment réélus les représentants des partis qui ont mis le pays dans l'état où il est

Magne a dit…

pour les impôts des particuliers voir http://www.lemoci.com/Grece/14-Fiscalite-Comptabilite.htm en gros les salariés paient plein pots et a eux la fraude n'est pas possible
pour la ND et le PASOK je suppute .......vu l'influence importante de l'Eglise sur la société à part le KKE et Syriza je ne vois personne capable de réformer le statut de l'Eglise ....

Jean-François a dit…

ce qui pourrait se passer est que l'Allemagne donne l'exemple en quittant l'euro!!

Mais qu'ils partent ! Ils seront les premiers à s'en mordre les doigts car, sans Euroland, l’Allemagne n'est plus rien... sinon le vassal préféré de l'Empire Russe, peut-être

jiemo a dit…

Lagarde insulte nos frères grecs et vénère Tapie notre délinquant national ! Le monde tourne décidément à l'envers et contre tous !!!

Il nous faut une Europe de gauche (la vraie) et vous , amis grecs , pouvez y aider en votant pour le parti de rupture Syriza , en France nous espérons quelques places pour le Front de Gauche aux législatives .

Si nos efforts se conjuguent , certains rentiers vont avoir des cheveux blancs .

Résistance !!!

dussardier a dit…

Bonjour et merci pour votre travail.
Une chose me manque pour me représenter la situation actuelle: la composition du système médiatique en Grèce. Quels journaux, télés,personnalités, (ou blogs...)peuvent être dits inluents?
Car comment Syrisa a-t-il pu percer une hostilité que je m'imagine quasi-unanime? Et quels sont les outils qui permettent de le rabaisser?( ce matin les bourses sont contentes paraît-il car les sondages font espérer des votes "raisonnables")

La Princesse de Clèdes a dit…

Catitalia,

Ce n'était donc qu'un affreux malentendu ! Vous savez bien que le "malentendu" constitue l'un des plus solides ressorts de la tragédie grecque :-)).

Je ne commente pas souvent sur les blogs et vous remercie pour vos conseils : même si c'est sous un pseudonyme, je préfère assumer les propos que je tiens sous identité numérique.

La Voix des Autres a dit…

Fi donc de Lagarde ! A quoi bon persister à commenter les propos mensongers de cette antiquité néolibérale dont le combat est celui de la haute finance dévoyée et celui des multinationales contre les peuples complètement désaxés de la planète terre. D'abord de quel remboursement parle-t-elle ? Et de quelles créances ? Les dés sont pipés, le bon sens détourné ou ridiculisé. Tout gouvernement souverain devrait dans un premier temps refuser l'ingérence des organismes internationaux genre FMI. Les agences de notation ne sont que des marionnettes machiavéliques et cyniques, actrices de la stratégie de déstabilisation en cours consistant à "féodaliser" les états-nations. Ce qui se passe par exemple en Syrie, comme ailleurs sur tous les fronts où fait rage une guerre de conquête systémique qui ne dit pas son nom, devrait nous interpeller d'urgence. Les armes et les troupes de mercenaires coûtent des sommes colossales et qui paye pour ses guerres qui ne servent que des intérêts privés, comme en Libye où les multinationales se partagent les morceaux de choix ? Je veux dire par là que nous ne sortirons plus de la mouise à l'échelle locale, le processus de la mondialisation étant déjà trop avancé. Nous ne reviendrons plus en arrière. Nous avons déjà laissé crever les palestiniens, et tant d'autres peuples. Depuis 1945,les nations occidentales exportent conflits, massacres, dictatures...etc... pour que des petits groupes apatrides aux pouvoirs démesurés raflent la mise avec la bénédiction de nos élus grassement rétribués pour leur complicité. Maintenant c'est aux peuples des nations les plus riches de trinquer. Hollande/Papandreou même combat à la différence près que le premier va devoir remonter ses manches pour nettoyer les fosses sceptiques (il a été élu pour ça ) et ses amis de Bilderberg lui prodigueront bien volontiers quelques conseils sur la marche à suivre mais ne bougeront pas le petit doigt. Je me souviens d'une époque où en France, aussi bien qu'en Grèce, nous nous passions très bien des banques, des carnets de chèques (les cartes n'existaient pas ) et nous étions rétribués en fonction du contrat que nous avions négocié. En plus pas d'agios, pas de frais sur les découverts. Je n'avais pas vingt ans lorsque le compte en banque a été rendu obligatoire. Je me souviens aussi qu'en Grèce, les hommes avaient des liasses impressionnantes de billets dans leurs poches et qu'ils me disaient lorsque je leur en demandait la raison : "Les banquiers c'est tous des voleurs, nous les grecs nous sommes des gens de confiance".

BA a dit…

Le Fonds monétaire international (FMI) a publié, mardi 5 juillet 2011, le contrat de travail de sa nouvelle directrice, Christine Lagarde. L'ancienne ministre des finances touchera un salaire annuel de 551 700 dollars (soit 380 727 euros), soit un salaire mensuel d'environ 31 700 euros. En outre, cette somme n'est soumise à aucun impôt, grâce au statut de fonctionnaire international des salariés du FMI.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/07/05/christine-lagarde-arrive-au-fmi-la-grece-dans-le-viseur_1544783_3234.html

Madame la marquise Christine Lagarde est comme les aristocrates d'avant la Révolution française, qui ne payaient aucun impôt, eux non plus.

Madame la marquise demande au peuple grec de payer des impôts, mais madame la marquise ne paie pas d'impôt sur le revenu.

A la guillotine, cette aristocrate.

A la guillotine, et avec elle tous les autres aristocrates.

Magne a dit…

Fouquier Tienville et autres Staline le retour ......on sait ou cela commence et ou cela fini ....

Sophie K. a dit…

Pas de guillotine pour Lagarde (j'ai horreur de la Terreur), mais qu'elle paye des impôts, ça oui! C'est fabuleux, quand même, dans un cas comme le sien, d'aller donner des leçons à des gens qui n'ont plus rien. Quelle bande de tartuffes, décidément !

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/polemique-christine-lagarde-elle-non-plus-ne-paie-pas-d-impots-28-05-2012-1718258.php

Anonyme a dit…

Bonjour,

Pour info :

Christine Lagarde reproche aux Grecs de ne pas payer d’impôts, mais elle-même n’en paye pas !

Du fait de son statut de fonctionnaire international, la patronne du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, est dispensée de payer des impôts sur ses 380 000 euros de traitement annuel.

- 27 mai 2012

http://www.reporterre.net/spip.php?article2995

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