mercredi 23 mai 2012

Salamine



Pour se rendre à Salamine d'habitude on embarque à bord d'une navette rapide au Pirée, ou sinon, étant véhiculé, on peut aussi opter pour les petits ferries au départ de Pérama. Ces “garages ouverts flottants” ont une capacité de transport d'une centaine de voitures chaque fois, sauf qu'ils ne se remplissent plus comme avant.



* Photo de couverture: Vers Nea Péramos, le 22 mai 2012

18 commentaires

Anonyme a dit…

Merci pour cette nouvelle chronique.
Cela fait du bien de se "décaler" ainsi en partant pour Salamine, histoire d'avoir un autre angle de vue.
Quant à la question de savoir si Syriza est réaliste ou non... c'est toujours la même dès qu'on avance une pensée hétérodoxe... (cf Stathis Kouvelakis) alors merci de poser la question et d'y répondre dans les termes qui sont les vôtres.
La politique "systémique" est-elle réaliste ? La troïka prend-elle en compte la réalité de la misère sociale ? Le FMI connaît-il la réalité de la démocratie ? L'argument du réalisme (posé dans les termes main-stream) ne tient pas la route deux secondes, nous le savons bien... Est-ce "réaliste" de mettre tant de gens dans la pauvreté en pensant que cela va relancer le pays ??
Votre blog est plus que jamais nécessaire, il nous fait rencontrer la vraie vie, quand les médias nous parlent banques...
Prenez le temps d'écrire mais... revenez vite !!
Merci encore et bon courage
J-Baptiste Billé

nadine bompart a dit…

Syriza n'est ni plus ni moins crédible que les autres formations politiques!
Bien sûr ça va être plus dur pour eux, dans la mesure où ils veulent faire vraiment bouger les choses, et c'est indispensable pour cela d'avoir le soutien et l'aide active de la population, mais au moins il se passera quelque chose!!
Pensez-vous que l'administration va les suivre ou va-t-elle pratiquer le blocage des institutions ? C'est un rouage extrêmement important...
Je ne crois pas que l'europe vous ferme la porte au nez; trop risqué!
En fait, A. Tsipras sera en position de force pour négocier, et avec la Troïka, et avec les banques. Ils n'ont pas d'autre choix!
Virer la Grèce créerait un précédent fort mal perçu, et ça pourrait leur retomber sur le nez; ils ne le feront donc pas.
Ce n'est pas un optimisme béat mais une simple constatation.
Ce jeune homme a toutes les cartes en main pour redessiner une Europe différente. Ce sera long, mais je gage qu'il peut y arriver...

fincaparaiso a dit…

bjr,
En France,nous attendons les élections de juin pour savoir si Hollandréou va régner ou bien gouverner.
très peu de français réalisent qu'ils vont devoir se serrer la ceinture assez brusquement, malgré l'avertissement symbolique donné par Hollandréou en baissant les salaires des ministres de 30%;
les problémes rencontrés actuellement par nôtre voisin immédiat l'espagne , aussi importants que ceux de la Grèce,laissent nos concitoyens de marbre.
Un seul souci en ce moment,les vacances d'été qui ,parait-il , "couteraient moins cher" en Grèce ou en Espagne.
Les médias font pourtant le maximum pour inquiéter les populations en établissant un lien entre élection de TSIPRAS et sortie de l'euro de la Grèce,affirmant que dans ce cas les économies de chacun seraient très affectées.
Mais rien n'y fait,l'exode estival l'emporte haut la main!!!

Toutatis a dit…

Relisons le programme
http://europegrece.wordpress.com/2012/05/13/le-programme-du-syriza-pour-2012-economie-immigration-securite/
". Embauches massives dans la santé, l'éducation et les services sociaux. Programme immédiat de création de 100.000 nouveaux postes de travail (hôpitaux, écoles, organismes liés à la politique sociale).
. Augmentation des indemnités pour les licenciements; mesures spéciales pour les chômeurs de longue durée ou de plus de 50 ans.
. Salaire minimum porté au niveau moyen des pays de l'UE 15 soit 1300 euros par mois.
. Augmentation des retraites."
L'irréalisme c'est de ne pas dire comment on finance ça. Tout le fric des riches est déjà parti depuis longtemps et hors d'atteinte. Maintenant c'est celui des presque pauvres qui est en train de partir. Ah si il y a ça: "Le SYRIZA considère que tout cela pourrait être rendu possible par une grande mobilisation des forces de gauche européennes."
A mon avis ils vont attendre longtemps. En fait ils tiennent pour acquis et définitif, voire même approuvent, un des aspects fondamentaux du système actuel : la disparition des frontières. Ce qui interdit toute solution autonome.

On pourrait ajouter les mesures en faveur d'une immigration massive, tout à fait bénéfique dans le contexte actuel....

Ce n'est tout compte fait qu'un étalage de bons sentiments. Ce que j'appelle "réaliste" c'est un programme opérationnel dans lequel les buts sont proposés, mais surtout les moyens effectifs pour y parvenir. Car proposer des buts sans moyens crédibles d'y parvenir, c'est de l'arnaque. ça ne peut satisfaire que quelques idéalistes coupés du monde réel.
Quant aux architectes du système actuel ils sont tout à fait réalistes, ce sont leurs buts réels qui ne sont pas dévoilés. Au récent sommet du G8, voici le point 8 du communiqué final, qui montre bien de quoi ils ont vraiment peur : "Nous tiendrons notre engagement de bannir les mesures protectionnistes, de protéger les investissements et de poursuivre les efforts bilatéraux, plurilatéraux et multilatéraux, cohérents avec le cadre de travail de l’OMC et le supportant, de réduire les barrières opposées au commerce et à l’investissement, et de maintenir l’ouverture des marchés".

Giuditta a dit…

Salut. J’habite a sur un ile des Cyclades. La semaine dernier j'ai eu une étrange maladie très épuisante. Je était très mal, et beaucoup de monde ici a eut la mémé chose. Maintenait je suis très déprimée et vidée! Jamais dans ma vie j'ai été aussi malade! Si, il sont les avions qui rependent dans l'air des produits chimiques. En Italie il y a des chercheurs qui ont ramassée toute le prouves scientifiques que cet vrai. Mais ne pouvons rien faire.
L’histoire de Niko Ago est bien triste! La xénophobie ça rappelle des bien tristes moments de l'histoire passée! Je suis une étrangère ici (italienne), je ne travaille pas, je vole pas le travail à autrui, mais je connais beaucoup de albanaises que travaillent très durement ici, il ont tout ici ... ce serait très tristes que ils deviens les "boucs émissaires" de la crise.

Nicolas VDR a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
roberto buffagni a dit…

Je vous signale le rèflexions sur la Grèce de Philippe Grasset, essayiste belge, dans son site "http://www.dedefensa.org":

"Quant à la Grèce… Avant-hier, Russia Today interrogeait le journaliste Panagiotis Sotiris à propos de ceux qui, comme l’imposant Spiegel, promettent à la Grèce-quittant-l’euro et aux Grecs qui votent, les flammes de l’enfer (“jumping into the fire”, – toujours le langage de la Fin Dernière) ; et Sotiris, dans un registre un peu différent du ministre de la protection du citoyen Michalis Chrysohoidis, qui expédiait les affaires courantes en promettant aux citoyens qu’il protège la guerre civile et les Kalachnikov, se contentait de répondre : «Well, we are [in] the fire. How [much] worse can it get? We are in the fifth year of recession, we have unemployment over 21 per cent. There’s no exit strategy and people are in despair. This is what happened in the last election. This was expressed, this social devastation took a political form, so it’s much better to actually think about a radical change in policy…»

La porte s'ouvre sur la politique

…Et les paroles de Sotiris nous rappellent finalement l’essentiel : ce qui se passe aujourd’hui en Grèce du point de vue de l’évolution politique, c’est le citoyen qui l’a voulu, par le moyen du processus politique. Quoi que l’on pense du processus, des conditions de son déroulement, de la sagesse du citoyen et de la mesure de ceux qu’ils favorisent dans ses choix, – et il y a beaucoup à penser, – il importe pour l’essentiel de ces temps exceptionnels de garder à l’esprit le qualificatif de “politique” ; c’est cela qui compte, bien au-delà du reste. Dans ce tremblement de terre qui nous secoue depuis 2008, pour la première fois dans une phase majeure de cette chute crisique, ce ne sont ni les marchés, ni la planche à billet, ni les directions politiques en place et suivant les instructions du Système qui décident, mais un processus politique où s’exprime l’insurrection populaire née de l’attaque du Système… Inutile de s’attarder à sa valeur, à son efficacité, à ses perspectives, – il faut laisser cela aux réductionnistes et s’armer d’inconnaissance à cet égard. L’essentiel est qu’il s’agit d’un nouveau domaine qui a été atteint, et dans lequel la crise est emmenée pour y rencontrer des situations d’une forme nouvelle pour elle. (Qui s’occupe aujourd’hui du yo-yo consternant des “marchés” ? Personne, parce que l’essentiel de l’attention est désormais pris par l’évolution de la situation politique grecque, qui se déroule dans les processus des négociations pour un gouvernement, puis dans la perspective des prochaines élections. En cela, nous sommes passés dans le domaine de “la politique”, celui que nos “politiques” [nos directions politiques] veulent de toutes leurs forces écarter.)"
http://www.dedefensa.org/article-la_gr_ce_en_voie_d_exfiltration__16_05_2012.html

Anonyme a dit…

@ Toutatis
« Tout le fric des riches est déjà parti depuis longtemps et hors d'atteinte. » Est-il vraiment hors d'atteinte ?
Faire ce que propose le Front de Gauche, repris par Sarkozy en cours de campagne, et que font déjà les US : poursuivre jusqu'à l'étranger les ressortissants du pays pour qu'ils s'acquittent de la différence d'impôt entre leur pays d'accueil et leur pays d'origine. Cela nécessite des accords internationaux, de gouvernement à gouvernement, et surtout des accords interbancaires...
Là, les banksters seront au pied du mur on verra s'ils "collaborent" – comme le mot leur va bien !... – aussi volontiers au partage des richesses qu'à la fascisation de la “gouvernance” européenne...

Alexandria 34 (France) PG-Front de Gauche

Toutatis a dit…

La Grèce essaye déjà de récupérer quelque chose de ce qui se trouve dans les banques suisses (200 milliards il parait) mais je doute qu'elle ait des moyens de pression comparables à ceux des Etats-Unis, qui peuvent menacer les banques suisses qui travaillent à Wall Street. L'Allemagne a aussi obtenu quelque chose. Je pense que c'est possible si ça vient d'un grand pays, en fonction des rapports de force. Autrement je n'y crois pas, car je pense que le système tout entier est conçu pour ça justement, réaliser l'indépendance des riches (appelés "investisseurs" ou "marchés") afin qu'ils constituent une hyper-classe indépendante des nations.

Michel a dit…

Bonjour,
Je trouve que la contraction de Hollande et Papandréou en Hollandréou est véritable en ce sens qu'Hollandréou n'hésitera pas un instant à appliquer, le moment venu, les mesures d'austérités qu'impose le système.
La guerre d’Espagne fut l’épreuve européenne de Blum, la crise grecque est celle de la présidence Hollande. En ce sens que Blum s'est bien gardé d'aller combattre le fascisme naissant en Espagne comme Hollande se gardera bien d'intervenir pour contrer la finance en Grèce et partout en Europe.
Il en est ainsi, les citoyens français auront enfin compris, après le passage par l'UMP et le digne représentant de la finance : M. Sarkosy et la connaissance des mesures "socialistes" par l'intermédiaire de Hollandréou se ressemblent fort bien.
Les réflexions citoyennes vont lentement, elles n'évoluent qu'au contact des faits, aussi, il faudra attendre au moins un quinquennat pour qu'ils s'aperçoivent que seul le Front de gauche à l'instar de Syriza en Grèce apportera une solution (cf Argentine).

Deux Fronts s'affronteront dans 5, 10 ans, le Fhaine et le Front de gauche.

hervé a dit…

toujours un plaisir que de lire votre site
je pense que les grecs n'ont pas à avoir peur de Hollande
c'est sans aucun doute l'un des présidents français les plus honnetes depuis 40 ans. Y a pas foto!
en plus il a des idées égalitaires et solidaires, ce qui n'est oas légion en europe et ce n'est pas un rêveur ni un démagogue.
c'est actuellement le seul en france à pouvoir modifier un peu la situation dans le bon sens.
je ne suis pas socialiste, j'ai manifesté et voté Mélanchon au 1er tour, je suis même libertaire, gauchiste comme disent les cons de droite, mais il faut être réaliste, le programme du front de gauche est sympa, mais pas applicable dans la situationd e crise de l'europe.
Ue nous soyons solidaires des grecs oui, qu'on articipe financièrement pour eux, les français le font et le feront, sna soublier qu'eux aussi ont peur, mais croire que le tribun peut vous mener au paradis, c'est une utopie, et ça c'est bien un mot grec!
Il y a des moments où il faut voter avec son coeur, mais il y a des moments où il faut voter avec sa tête!
la fierté est une chose, et j'en ai, l'honneur aussi, j'en ai un peu quoiqu'on a dit et fait tellement de conneries en ce nom que ça ne signifie plus rien
mais rien ne sert de faire comme ceux de chios qui préférerent se jeter du haut de la falaise
souffrir est une chose, se suicider en est une autre.
en tant que français et hellenophile, je ne me permetrtai pas de donenr des conseils ( je ne suis pas le payeur), mais mes chers amis grecs réflechissez bien, entre la peste et le choléra il faut parfois choisir
je vous fais confiance notre avenir de français dépen aussi de vous.
Nous aussi avons nos problemes et je suis moi même triste et angoissé.
aussi j'ai pris le taureau par les cornes.
non je n'irai pas en crète qui est vendue aux russes et aux allemands ( cote nord), mais pour me remonter le moral je pars la semaine prochiane à lesbos et chios, pour me méler à vous, visiter votre beau pays, dernier coin de Paradis en europe
et oui, on ne voit pas toujours le bout de son nez
et je dépenserai tout mes sous chez vous, voila une solution à vos problemes
en tant qu'ancien responsable tourisme national en france, j'ai la solution pour vous ramener un tas de devises, je ne plaisate pas, mais qui me contacterai pour écouter mon projet?
yassas les amis
a dans 15 jours au bord de l'eau avec un ouzo!
Hervé

Michel a dit…

Bonjour,
A propos, lire cet article, ça fait du bien au méninges !

http://blog.mondediplo.net/2012-05-24-Euro-terminus

Bonne lecture et... réflexions.

Anonyme a dit…

Il est indispensable pour la Grèce de sortir de l'Union Européenne, la prison des peuples. Comment ce petit pays ruiné pourrait-il avoir le moindre impact. La seule porte de sortie pour la Grèce c'est:
socialisation des moyens de production, sortie de l'euro, dictature du prolétariat. Les travailleurs grecs doivent devenir maîtres de leur destin. C'est ce que proposent le KKE en Grèce et le Pôle de Renaissance Communiste en France.

Anonyme a dit…

Boire un ouzo pour leur remonter le moral !

Anonyme a dit…

Toujours en passant ...
Une interview de Cornélius à réécouter ou à découvrir pour d'autres ... Instructif:

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2208&var_recherche=Cornelius+Castoriadis

Cré-@ctivement votre

El Sinsé

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir,

Je viens de lire vos commentaires, je vous en remercie toutes et tous. Malheureusement je ne peux pas répondre à tous vos messages séparément, mais en tout cas je sais que vous sentez vous aussi l'histoire bouger en Grèce en ce moment (et bien au-delà). Suffisamment ? Pas assez rapidement ? Peut-on craindre un revirement ? SYRIZA emportera-t-il les élections de juin ? Je ne sais pas pour tout dire. Sauf que pour une fois et depuis bien longtemps nous assistons ici tout en y participant en tant qu'acteurs du changement - y compris sur Salamine - à un moment créatif dans la de-construction - reconstruction sociale et politique. D'ailleurs ces moments ne durent pas trop longtemps d'habitude. Une dernière remarque : je ne commenterai pas les actes du Président Hollande, vous savez que je ne souhaite pas, disons intervenir directement au débat interne à la politique française. Néanmoins, et partiellement, les questions d'ordre politique traversent nos pays pour ne pas dire que certains enjeux sont issus du même modèle anthropologique et économique, c'est un truisme que de le répéter, certes. Toute proportion gardée, je dirais seulement et sous une certaine réserve, qu'entre la France et la Grèce, déjà il y a un écart concernant la phase dans la crise. En Grèce désormais, nous votons parfois le "loup dans l'estomac" comme on dit ici, et notre choix, SYRIZA n'est pas tout à fait rationnel, heureusement. Ce qui implique potentiellement les surprises à attendre, nous réalisons enfin que vaut mieux surprendre les bancocrates plutôt que de les subir. Autrement-dit, nous avons tendance à préférer mettre le feu à l'édifice de l'Europe austère, plutôt que de succomber par une mort lente et "rationnellement" programmée.

Encore merci

Salamine dans un café, (le Pirée est en face)

Anonyme a dit…

" ...Néanmoins, et partiellement, les questions d'ordre politique traversent nos pays pour ne pas dire que certains enjeux sont issus du même modèle anthropologique et économique, c'est un truisme que de le répéter, certes..." dites vous. Quelque part, bien d'accord.

A ce propos, le dernier article de Fredéric Lordon, histoire d'en rajouter une couche :

" Euro, terminus ? " :
http://blog.mondediplo.net/2012-05-24-Euro-terminus#tdm

Cré-@ctivement votre
El Sinsé

Anonyme a dit…

Bonjour,
À ma connaissance, Philippe Grasset est un Français vivant en Belgique, en région liégeoise. On pourait le définir comme post-gaulliste, donc très critique à tout ce qui nous vient d'Amérique, et d'une indépendance qui l'a mené à une certaine radicalité. Ce qu'il dit du déplacement (relatif) de l'attention, des salles de marché vers la politique grecque, me paraît très juste.
C'est aussi le sens du dernier billet de Frédéric Lordon sur son blog, où il commence par "La science économique n’existe pas. Il n’y a que de l’économie politique" et de relever l'aspect politique et non technique, de toutes les questions qui se posent. (http://blog.mondediplo.net/2012-05-24-Euro-terminus)

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