mercredi 9 mai 2012

“Permanent Monitoring“



Dans la rue, on peut désormais sourire au temps. Les mots planent partout, la moindre phrase devient significative, et surtout, elle sonne juste: “On les aura... ”, “Ils ont peur maintenant... ”, “Nous ne savions plus comment faire, mais nous trouverons le chemin... ”. Comme ces femmes, travaillant à l'accueil au sein d'une entreprise athénienne...



* Photo de couverture: Mikis Theodorakis. Photo: avgi.gr

15 commentaires

Anonyme a dit…

"sauf qu'un tel imaginaire ne se fabrique pas en une campagne électorale après trente ans de népotisme, de corruption et de consumérisme."
Effectivement il y a donc un prix a payer pour réparer ces 30 ans....la faute aux autres ?à l'Europe ? C'est tellement plus simpl(ist)e.
Bonne chance dans vos choix.

Stéphane

Toutatis a dit…

Y a t'il un plan pour gérer l'immédiat et le concret ?
Car selon les informations que l'on reçoit ici, la Grèce paye ses fonctionnaires grâce à des prèts versés régulièrement. Le prochain vient très bientot. Que se passe-t'il s'il ne vient pas ? Ne pensez-vous pas que l'opinion risque d'être un peu préparée par disons, quelques retards de prèts bien organisés juste avant les élections ?

Anonyme a dit…

Le réveil peut être long parfois, il faut laisser le temps au temps...Au moins la Grèce réagit,c'est un signe d'espoir et 30 années sur la durée de l'échelle des sociétés humaines ne représentent qu'un épiphénomène.. bravo la Grèce !

Un partageux a dit…

Belle surprise que le résultat de Syriza même s'il ne résout rien dans l'immédiat. Souhaitons aux Grecs de voir Syriza rassembler plus largement gauche et écologie pour devenir le premier parti lors des prochaines élections.

Toutatis a dit…

Etonnant quand même que les partis favorables à l'euro et à l'Europe soient très fortement majoritaires. A mon avis ils n'ont aucune chance d'améliorer la situation (à la rigueur ce serait possible si tous les autres pays européens allaient dans le même sens). En ce qui concerne l'économie KKE est bien plus cohérent. Aube dorée je ne sais pas, j'ai été incapable de trouver son programme économique (s'il y en a un).

Anonyme a dit…

Merci. Vous avez ouvert la brèche. Résistez, nous sommes avec vous !

Anonyme a dit…

Bonnes nouvelles...

Hauts les coeurs !

Anonyme a dit…

Ardents à la lutte !

garlaban a dit…

"Les médias affolés suggèrent des « solutions car le pays a besoin d'être gouverné »"
Pas évident du tout, ça. Regardez les Belges, combien de temps ont-ils vécu SANS gouvernement.
C'est une solution provisoire qui en vaut bien une autre. En tous cas, ça plongerait les gnomes de Bruxelles, ceux de Francfort et ceux de Washington dans des abimes de pepléxité.
Bon courage, nous sommes vraiment très nombreux ici à vous soutenir.

oulipia a dit…

Le chantage odieux a commencé : les 5 milliards qui devaient être versés demain par l'Europe... ne seront que 4, décision punitive pour le pays qui a mal voté !!!!

De tout coeur avec vous, que le peuple grec garde courage et vote encore contre la Peur, contre le Μνημόνιο de la honte.

Anonyme a dit…

C'est faux, la Belgique n'a jamais été sans gouvernement. L'ancien gouvernement d'Yves Leterme restait simplement au pouvoir en attendant que les négociations aboutissent et qu'un nouveau gouvernement puisse être formé.
Un pays a besoin d'être gouverné !

Patrick a dit…

Comment SYRIZA argumente-t-il la position de maintien dans la zone Euro avec le rejet du mémorandum ? Tout le monde présente cela comme contradictoire ici. Mais ne serait-ce pas une grande victoire d'arriver à découpler la question de la dette de celle des politiques d'austérité ? Car, de deux choses l'une : ou les bancocrates croient réellement que les économies sur les dépenses publiques qu'ils imposent à la Grèce vont directement lui servir à payer sa dette et ils ne savent donc pas compter ou les mesures n'ont pour autre but que de créer un climat favorable et dérégulé pour le retour d'une hypothétique croissance et ils se moquent du monde. La dernière hypothèse est que le rapport entre la dette et l'austérité imposée à la Grèce est purement moral. Les grecs devraient souffrir pour expier les fautes de leurs dirigeants. Rester dans l'Eurozone tout en refusant cette logique c'est remettre la question financière à sa place. Est-ce cela l'argument ? Merci de me répondre si vous pouvez.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir et merci pour votre commentaire et pour votre question à laquelle vous répondez déjà suffisamment je crois. Le rapport entre la dette et l'austérité tient du prétexte;les bancocrates utilisent la dette comme une arme pour rendre les populations en esclavage. En même temps, ils peuvent considérablement gagner en pariant sur telle ou telle catastrophe, car je pense que ces gens savent tout de même compter. Donc chez SYRIZA il y a plusieurs positions en interne, mais il y a une ligne décidée et une politique globale de rejet du Mémorandum. Certains et ceci sincèrement, pensent rejeter le Mémorandum tout en restant dans la zone euro, c'est une position intelligente je trouve, car elle contient en elle-même d'autres possibilités, indéfinissables pour le moment. Autrement-dit, un vrai rejet du Mémorandum, obligera les autres pays à redéfinir leur politique, notamment la France et l'Allemagne. En somme, c'est comme si depuis Athènes on disait aux autres pays de la zone euro que comme en réalité le problème de l'euro est de la crise, n'est pas grec à la base, mais induit dans les mécanismes de cette monnaie, eh bien alors réfléchissez sur son avenir. Et nous pouvons alors déjà parier, que par exemple si l'Allemagne (ou la France) ne trouvent plus leur compte comme on dit communément au sein de cette monnaie, eh bien alors ces pays peuvent d'eux-mêmes, initier la rupture monétaire. Dire, vouloir et œuvrer contre le Mémorandum et en même temps instaurer un audit de la dette, est une tactique prudente mais efficace car elle dévoile les faiblesses du système établi, et il ne s'agit pas évidemment d'une révolution bolchevique. Pour finir, là ou la propagande officielle est sur le point d'échouer,consiste à comprendre qu'aucune croissance humainement digne et durable n'est possible sans sortir du cadre actuel. Restons attentifs.

Patrick a dit…

Merci pour cette réponse qui nous encourage à continuer à essayer de nouer des liens de solidarité. De la politique des dirigeants européens dépend l'issue de la lutte grecque et de cette issue dépend le sort de tous les pays européens.

Marie de France a dit…

Bonjour les amis de Grèce,

Un message pour vous dire que vous n'êtes pas seuls. Nous sommes des milliers et des milliers en France à parler de vous sur nos blogs et dans nos familles.

Nous vous aimons !

Et nous avons confiance en vous.

Bien sincèrement


Marie
http://partageons-ensemble.over-blog.com/

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