mercredi 16 mai 2012

La dette, la dot et la litote



Panagiotis Pikrammenos, nouveau Premier ministre (source : in.gr)
La « litote », est un terme très en vogue par les temps qui courent ; en grec moderne, il signifie « l'austérité ». Il était déjà question de litote avant le Mémorandum, mais depuis, la réalité a dépassé le cadre. Et pas qu'en Grèce. Comme en Italie, une personne de plus (un homme de 51 ans), s'est suicidé dimanche dernier en Béotie, un petit entrepreneur en « difficultés », selon le reportage. Mais à présent, les reportages sur les suicides ne font plus les gros titres. En tout cas, voilà encore un, parmi nos électeurs... définitifs, plus de deux mille, recensés par les statistiques de notre guerre en cours.

Hier mardi, j'ai reçu de nouvelles de saison, en provenance de la région de Volos (en Grèce Centrale), étonnamment tristes aussi : « Tu sais, mon cousin ici, le fleuriste, a vécu un enterrement très douloureux la semaine dernière, il a l'habitude pourtant. Rien ne va plus, tout se détraque. Antigone, une jolie femme, âgée de trente cinq ans, avait retiré toutes ses économies, jusque là restées sur un compte. Elle avait déjà échappé aux mafias locales qui de l'intérieur, se tiennent... professionnellement informées, car dans notre ville récemment, un retraité qu'avait retiré 250.000 euros de la banque, s'est fait cambriolé le soir même, des inconnus ont fait irruption à leur domicile pour voler cet argent.

Dispensaire de la Sécurité Sociale, au Nord d'Athènes, consultations en orthopédie - mai 2012
Ah oui, cette pauvre Antigone avait planqué ses économies dans un placard de sa cuisine ; elle avait dit à sa mère que cet argent représentait en quelque sorte sa dot, un capital de départ pour le dire en termes plus modernes, car Antigone pensait se marier. Elle travaillait encore, elle n'était pas chômeuse. L'explosion d'un petit chauffe-eau gaz, a provoqué un incendie et Antigone s'est précipitée aussitôt dans sa cuisine pour sauver son petit capitale, c'est sous le placard que son corps a été retrouvé par les pompiers. Quant à la douleur ressentie à son enterrement, sans commune mesure avec les enterrements du passé, il y avait une douleur politique, a précisé mon cousin. Il n'en revient toujours pas, il est sous le choc ; il y pense tout le temps ». Voilà comment Antigone de Volos a trouvé la mort entre deux élections législatives historiques, sa dot se mêlant... à notre « dette ».

La démesure, et le début de la fin, telles sont les coordonnées géographiques de l'air du temps ce matin pour les tenants de l'ancien système politique et pour nos petites habitudes sans aucun doute. Enfin. Hier encore, Carolos Papoulias la gentille marionnette du système par lequel il a accédé à son mandat (Président de la République), a tenté en vain, à tordre une fois de plus, l'esprit et la lettre de notre Constitution dans un seul but : former un ultime gouvernement pro-Mémorandum, d'où les intimidations, la propagande, et au bout du compte, ce torrent de boue, déversée par les médias sur SYRIZA. Sauf que dans cette guerre psychologique, le système a perdu une première bataille. Certes, un dernier petit milliard d'euros s'est volatilisé et les guichets des banques sont désormais vides. Provopoulos, le banquier en chef à Banque Nationale de Grèce tire la sonnette d'alarme : « le système bancaire est sur le point de succomber ». Mais la rue est désormais informée : « Provopoulos, homme de Goldman Sachs, dirigeant à la tête d'une Banque à 96% étrangère et courroie de l'occupation, a obligé les caisses de retraite et de santé, les hôpitaux et les universités à « placer » leurs économies sur des « titres » pourris, une semaine avant le Mémorandum II de février. Ensuite ces titres ont été dépréciés et nous voilà désormais sans hôpitaux et sans universités. Provopoulos paiera » (propos tenus devant un arrêt de bus mardi soir à Athènes). Ce qui n'empêche pas l'inquiétude générale, non sans stoïcisme. On reconstitue des stocks en produits alimentaires dans les placards et dans les caves, plus quelques bidons d'essence chez certains et on savoure le grand flottement sur les plages. Tragédie, soleil et catharsis. L'État grec vient de geler tout paiement, sauf salaires et retraites ce mercredi. Lundi soir, aux dispensaires de la Sécurité Sociale, au Nord d'Athènes, une dame âgée, venue pour une consultation en orthopédie a brusquement voulu se rendre aux toilettes : « Je ne trouve pas le papier hygiénique » ; « Il n'y aura plus Madame, nous n'avons pas les moyens d'en acheter, vous devez toujours garder dans votre sac à main, des mouchoirs en papier, ah oui ; il n'y a plus de kinésithérapeute conventionné non plus, c'est terminé, adressez-vous au secteur privé, mais il va falloir tout payer... »

Un ancien pilote de ligne à la retraite, en sirotant son café à deux euros dans le même quartier, pense tout haut, désormais comme tout le monde : « On touche le fond, ainsi les vraies questions ne peuvent plus être évitées comme durant ces années de facilité et de mensonge, de fausse richesse, de clientélisme, de déconsidération du travail, et du Pasokisme, ce poison qui nous gangrène toujours. Notre société est divisée en deux parties : Il y a parmi nous, ceux qui ont peur car ils ont encore un peu d'argent, en Grèce ou ailleurs, ou ils touchent le cas échéant un salaire de misère dans la fonction publique. Ils craignent la fin de l'euro, le chaos. Puis, il y a les chômeurs, les petits commerçants en faillite, ceux qui ont tout perdu ; eux, ils considèrent que la route de l'euro et peut-être bien celle de la construction européenne est déjà un couloir de la mort ou sinon au moins, ils s'en fichent. Sont-ils les plus nombreux ? Voilà le nœud gordien et voilà la décision, seulement les gens, n'ont pas tout compris. Ils pensent que comme par magie, l'abolition du Mémorandum nous ramènera à la situation de 2009, SYRIZA ou pas, mais ils se trompent. »

Réunion publique SYRIZA - 14 mai 2012

Nous naviguons en eaux troubles, mais au moins nous naviguons. Nous nous attendons aussi à ce que les perroquets du système globalisant, affairistes, politiciens et autres journalistes des « grands médias », désignent comme un « accident », pouvant prétendument empêcher, la tenue des élections en juin. Kyriakos Mitsotakis, (fils d'ancien Premier ministre) et député de droite (Nouvelle Démocratie), a évoqué récemment dans un entretien radio cette « probabilité » avec insistance. Quoi qu'il arrive, quoi qu'ils disent, ces politiciens de l'ancien monde provoquent de plus en plus de dégout, « ils n'ont jamais travaillé ces gens, ils vivent de la politique de père en fils et nous, comme des idiots, nous votions pour eux en échange d'un service, des miettes, tandis que les politiciens se remplissaient les poches, rien que l'argent de Siemens qui leur arrivait par valises, fut considérable », tel fut l'avis, exprimé publiquement par l'ancien pilote. Trois femmes (retraitées également) assises autour d'une table voisine n'ont pas osé contredire, et la discussion a vite tourné à l'inquisition : « Et le PASOK, ce poison mortel, un jour il va falloir punir tous ces gens qui ont trahi le pays, tous les journaux en Europe et aux États-Unis l'admettent désormais, Papandréou, son ministre Papakonstantinou, Venizélos et toute cette bande mafieuse, ont ôté au pays toute possibilité de négociation en 2010, le pays a été livré à la Troïka, emballé dans du papier. »

J'ai remarqué que chez les dames, une d'entre elles, avait soigneusement plié son journal « Ta Nea », pour qu'on ne puisse pas le reconnaître. « Ta Nea » est un pilier historique du Pasokisme, appartenant au groupe Labrakis (DOL), dont l'affairisme scandaleux intéressera un jour la justice, si le pays change vraiment. Mais je trouve amusant que désormais, les derniers adeptes du Pasokisme se cachent. Historiquement en Grèce, ce sont les gens de gauche évitèrent toute exhibition de leurs journaux, Rizospastis ou Avgi, en lieu public (entre 1950 et 1980), et voilà qu'à présent les rôles s'inversent. Il en est de même en ce qui concerne, certains lecteurs de Kathimerini, autre pilier... des « partis centraux » en Grèce.

Réunion publique SYRIZA avant l'heure - 14 mai 2012
Les nouveaux cieux, s'ouvrent sous les coups de foudre. Les réunions de quartier chez SYRIZA (ouvertes à tous les habitants désirant participer), sont très intéressants en ce moment, car pleines de contradictions. « Alors la question de la souveraineté nationale n'existe pas pour SYRIZA, et qu'allons nous faire avec l'euro ? Sommes-nous pour, ou contre l'Europe ? », a demandé un participant aux orateurs, cadres SYRIZA, dont Georges Tsipras, portant le même nom qu'Alexis, le chef du parti. La réponse a été un peu confuse : « Nous comprenons que le cadre de la nation est une réalité indépassable et ainsi on ne peut plus laisser cette notion, y compris au niveau de l'argumentaire politique, aux seules mains de l'Aube dorée ; non, ils n'ont pas ce monopole. Pour ce qui est de l'euro et de l'orientation du paysan celle que nous souhaitons en tout cas, je rappelle que nous sommes un parti majoritairement pro-européen, cela veut d'abord dire que nous appartenons à la famille de la gauche européenne. Nous nous battons ensemble, avec Mélenchon en France ou Die Linke en Allemagne, nous espérons ainsi un changement en Europe, surtout après l'élection de François Hollande, même si nous ne sommes pas un parti de la social-démocratie. Ces questions sur l'Europe et l'euro seront posées à un autre moment je pense », réponse prudente mais visiblement sincère, de la part de Georges Tsipras.

Intervenant brièvement à ce débat, j'ai alors fait remarquer que peut-être « cet autre moment », c'est peut-être pour bientôt, dans quelques mois, voire dans quelques semaines. Tout le monde a rigolé, orateurs compris, car il n'y a pas d'autre réponse possible peut-être ; si ce n'est, que seules les contradictions nous feront bouger dans un sens ou dans un autre, et ceci tend à devenir la règle, régissant la gestation du futur.

Georges Tsipras (à gauche) - Reunion publique SYRIZA - 14 mai 2012
Quelle accélération des temps présents ! Les mentalités se reconstruisent en quelques jours seulement en ce moment, tandis que durant trois décennies, tout était presque figé : « Notre seule espoir c'est SYRIZA, Alexis Tsipras est dangereux pour le système du népotisme pervers et avant tout, responsable de la situation actuelle, à savoir celui du PASOK et de la Nouvelle Démocratie. Ces deux formations politiques sont mortes, brûlées dans incinérateur du Mémorandum, je vous le dis moi, Georges Trangas, homme de droite, je soutiens SYRIZA. Je sais que dans ce parti il y a des contradictions et certaines tendances extrêmes, seulement, détrompez-vous braves gens [si vous êtes de l'extrême gauche et vous soutenez SYRIZA], SYRIZA demeure pourtant un parti systémique, dans la mesure où il appartient à la famille des convictions pro-euro et pro-européens, dont j'appartiens aussi. Je livre le combat contre le Mémorandum mais je reste pourtant, un partisan de l'Euro et de l'Europe, pas celle d'Angela Merkel certes, car nous ne l'avons élue Présidente de l'Union Européenne », tel était le ton ce matin sur Real Fm, à l'heure du deuxième café.

Par un hasard issu de l'air du temps, j'ai été témoin d'une analyse assez semblable récemment, dans un café fréquenté par des étudiants. Car ce mercredi, on vote également pour élire les représentants délégués au sein des syndicats étudiants, les discussions sont très animées cette année, plus que d'habitude. Autour d'une table, deux étudiants et sur la table, du tabac à rouler, leurs téléphones mobiles et deux petits cafés très serrés comme leurs propos. L'un d'entre eux, se disait prêt à voter en faveur des syndicalistes SYRIZA, son ami, appartenant visiblement à une mouvance d'extrême gauche, a voulu s'imposer par un autre argumentaire, en reflet à celui de Trangas : « Oui, je ne suis pas aveugle, je vois que SYRIZA prend la tête du mouvement à gauche, mais SYRIZA n'est pas ce que tu vois. Par ces élections, les gens ont renforcé la droite, plutôt que la gauche. Il ne faut pas lire les journaux ou parfois même ce qu'on trouve sur internet, réfléchis plutôt en termes de philosophie politique : aux élections du 6 mai, certes nous avons clamé clairement un grand « non » au Mémorandum, sauf que, ce vote comporte une deuxième dimension plus profonde pour ne pas dire sournoise : Les formations positionnées plus à droite que la droite, c'est à dire l'Aube dorée, ainsi que celles qui sont de fait, plus... à droite de la falmille de gauche, c'est à dire SYRIZA, pour ne pas évoquer ce saltimbanque de la « Gauche Démocratique », Kouvelis et son Pasokisme de seconde main, eh bien ces formations sont les grands vainqueurs du scrutin. Ainsi, et malgré les apparences et les déclarations faciles, c'est d'un vote conservateur qu'il s'agit et non pas, d'un vote portant plus à gauche, comme on veut nous faire croire. Le système remplacera provisoirement le PASOK par SYRIZA moyennant quelques aménagements au Mémorandum, sans toucher ses fondements, sauf sur la corruption peut-être, c'est déjà bien certes, mais cela ne donnera pas le pouvoir aux prolétaires. C'est du provisoire, tu verras, le capitalisme n'a plus besoin d'une nouvelle social-démocratie, et pas seulement qu'en Grèce, la vraie pagaille arrivera ensuite. »

Son ami n'était pas du même avis : « Tu ne vois pas que nous ne pouvons rien composer à partir de tes idées sur les prolétaires, car les gens sont avant-tout décervelés et idiots après trente ans de PASOK. Il n'y a rien d'autre que notre réalité présente, certes peu enviable aux yeux d'un idéal de société de gauche, mais nous agissons sur le présent seulement, et pour dire les choses autrement, l'Aube dorée et SYRIZA travaillent sur le présent, pas l'extrême gauche ; conclusion, il faut agir, et ainsi accepter SYRIZA et ses contradictions, le laisser jouer et jouer avec lui au poker politique, nous n'avons plus le luxe d'attendre. Après tout, être de gauche signifie d'abord mouiller sa chemise non ? »

Policiers sur un trottoir - Athènes mai 2012
Heureusement que certains de nos jeunes réfléchissent et en débattent, pas tous en tout cas encore, il me semble.

Mémorandum, euro, litote, la dot et la dette, tout est en train de croiser. Dans Libération (15 mai 2012 – édition électronique), Jean Quatremer écrit que «[...] Même si les deux grands partis traditionnels, désormais en voie accélérée de marginalisation, acceptent de renégocier le « mémorandum » imposé par les créanciers de la Grèce qui liste les réformes à accomplir, cela risque de déboucher sur une impasse. En effet, pour les Européens, il n’est pas question de transiger si ce n’est aux marges : « si apparaissent des circonstances extraordinaires, je n’exclus pas a priori qu’on parle d’une prolongation des délais », a admis du bout des lèvres, lundi soir, Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe à l’issu d’une réunion avec ses collègues. « L’Eurogroupe mesure la portée des efforts consentis par les citoyens grecs. Il ne s’agit pas de relâcher ces efforts, au contraire, les réformes structurelles sont plus que jamais nécessaires », a-t-il martelé. Pas question, donc, d'avoir le beurre (l'aide internationale) et l'argent du beurre (pas de rigueur)[...] Mais imaginons que la Grèce joue le pire, c’est-à-dire la faillite, tout en restant dans la zone euro (c’est le souhait de 80 % des Grecs et les partis voulant clairement l’abandonner pèsent environ 25 % des suffrages exprimés). Elle n’aura certes plus droit à l’aide européenne et internationale (pas plus qu’aux marchés, mais c’est déjà le cas) et fera donc défaut sur ses 250 milliards de dettes dont les deux tiers sont entre les mains de l’UE et du FMI qui se prendraient donc une paume. Mais comme son budget primaire est quasiment à l’équilibre (en dehors des intérêts de la dette), l’effort supplémentaire à effectuer sera infime au regard de ce qu’elle a déjà fait. […] »

Toilettes - Athènes mai 2012
 Partiellement au moins, le correspondant de Libération à Bruxelles se trompe, le beurre c'est pour les « créanciers » et ceci depuis longtemps dans un hold-up bien ficelé, avec l'aimable participation des élites de notre baronnie, puis, « l'argent du beurre » nous « l'avons » déjà : un ami vient de me téléphoner à l'instant, il faisait figure jusqu'à ce matin, parmi les rares rescapés encore relatifs, de notre guerre : « Eh bien c'est fait, la direction de notre boite a convoqué le personnel. Au choix : accepter une diminution des salaires à hauteur de 30%, ou sinon il y aura des licenciements ; nous avons un mois pour réfléchir. Déjà que par l'imposition et par les taxes de toute sorte, j'ai déjà perdu 25% de mes revenus réels, c'est l'enfer qui s'avance ».

Sauf que notre « budget primaire est quasiment à l’équilibre », en dehors des intérêts de la dette, surtout en dehors des intérêts de la dette. Mais ce « petit »  détail est désormais connu de tous ici. C'est sans doute un des facteurs, une raison, contribuant à l'effondrement des partis du Mémorandum. Mais pour un avenir bien plus raisonnable, une seule raison ne suffit pas.

Aux informations de ce midi, on apprend qu'au menu servi dans les hôpitaux, il n'y a plus de yaourt, ni de viande, car le système est à bout de souffle. Et qu'une soixantaine de boutiques mettent la clef sous la porte par jour, de la mort lente à la mort rapide de l'économie de terrain. Un juge de haut rang, Panagiotis Pikramenos (« pikrammenos » signifie... être peiné), est notre Premier ministre, à la tête d'un gouvernement dit « de service » et de transition, ayant comme seule mission, l'organisation des prochaines élections, selon l'article 37 de notre Constitution. Météo un peu agitée pour les jour suivants et dès lundi, un temps estival, vivement les élections.

Balcon - Athènes mai 2012


26 commentaires:

Catitalia a dit…

Bonsoir,

Budget quasiment à l'équilibre en dehors des intérets, que je suppose énormes (?), de la dette, oui...

Ce qui apparait de plus en plus clairement, est que la Grèce a été menée là où elle en est à l'heure actuelle, d'une part par des problèmes graves structurels du pays certes, mais plus encore par la gestion désastreuse, immensément désastreuse des responsables européens, au premier rang desquels les Allemands et leur ex-caniche français. C'est la posture idéologique extreme de ces types qui a conduit le pays à s'enfoncer toujours plus profondément dans les difficultés. Personne, en Grèce, ne songe à demander que ce soit l'Allemagne de la très incompétente Merkel qui quitte l'Europe ?

Roberto Buffagni a dit…

Cher Monsieur,
merci beaucoup de votre travail d'information, et bonne chance à vous et à la Grèce, notre Grèce si bien aimée, dont nous tous sommes les enfants, dont c’est nous que sommes le débiteurs d’une dette impossible à payer. Quelle histoire déchirante , la mort d’Antigone, au seuil de ses noces comme l’autre…

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je lis ce blog depuis longtemps et je vous remercie pour votre travail bien documenté...

Ceci nous prouve encore que Merkel ne vivra pas prospère dans une europe en ruine: tout est lié et du sort de la Grèce dépend le nôtre...

Elbereth, Belge, objectrice de croissance

Anonyme a dit…

http://videos.arte.tv/fr/videos/28_minutes-6654932.html

JiPai a dit…

Merci pour cette chronique, cher Panagiotis. Ça fait du bien de voir que les grecs se rebellent de la meilleure manière qu'il soit: En faisant confiance (sans doute) à ceux qui sont les plus logiques. Si SYRIZA gagne, les grecs gagneront, le peuple gagnera et à travers lui l'ensemble des forces démocratiques en Europe. Vous pouvez être la lumière que Melenchon a essaye d'allumer en France. Plus de suicides, ayez confiance en l'avenir. Sachez que les riches, eux ne se suicident pas, ils fabriquent souvent l'avenir à leur façon, avec leurs média et leur argent, leur sale argent. Ils sont en train de délester la Grece du peu d'argent qu'ils avaient encore sur place et mon coeur saigne un peu plus...

Michel a dit…

Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg, un des plus gros paradis fiscaux, qui donne des leçons de morale économique.
http://www.secrecyjurisdictions.com/PDF/Luxembourg.pdf
Et ça ne dérange pas nos technocrates européens.

Kohnlili a dit…

Nous sommes suspendus au sort de la Grèce. Nous adressons tant de voeux à ce petit grand pays. Puissent-ils ne pas être impuissants !

Anonyme a dit…

Oui merci à vous de nous laisser lire l'invraisemblable, nous n'oublions pas ce que nous devons aux Grecs, et pas qu'aux Antiques, mais aux Modernes aussi, leur résistance n'a-t-elle pas réussi à retarder d'autres armées ? J'ai aussi un regard très 'égoïste', nous pouvons tous devenir grecs demain.
depuis la France, Corinne

Anonyme a dit…

La République hellénique est notre mémoire vivante, les Grecs/Hellènes sont dans mon coeur, mais quelle colère, quel déni (ce sont des Grecs qui ont utilisé ses mots dans une conférence à Die) depuis la chute des colonels avoir laissé faire ses politiciens, quoique en France nous avons bien aussi nos PSok et Nouvelle UMP. Ce qui se déroule en Grèce devrait nous alerter sur les dangers qui assombrissent une certaine idée de l'Europe. Tout part des Balkans m'ont appris mes profs d'histoire.
Corinne (France)

Denderman a dit…

En 1955 à Léopoldville alors Congo Belge, maintenant Kinshasa République Démocratique du Congo , Adou Elenga , est mis aux arrêts pour sa chanson "Ate ndele mokili ekobaluka" en français : "Un jour le monde basculera". Chanson prémonitoire , sinon prophétique sur la fin de la colonisation belge en 1960,... 5 ans après, alors que le plan des officiels en Belgique tablait sur ...30 ans. Et si le "cantique électoral des grecs" était aussi prémonitoire de la fin des "bankolonisateurs" ? "The times they're a changin'" Bob Dylan ,autre chanteur prophète.

Anonyme a dit…

On voit bien que nous allons (tous) devoir" changer de monde". L'actuel s'écroule pour commencer, pierre par pierre, sous nos yeux, au pied de l'Acropole, dans ce Pays-Racine de notre Civilisation où la signification en grec de l'euro veut dire" moisissure".

Slaval a dit…

Bonjour,

Avez vous lu cette proposition de scénario de sortie de la Grèce de l'euro ? http://boilingfrogs.info/2012/05/greece-exit-eurozone

recapitalisation des banques sans taxation des contribuables, création d'un réseau de banques locales/mutualistes et distribution d'un "dividende monétaire" à tous les citoyens pour relancer l'économie !

Il me semble que l'auteur a de bonnes idées et de bons arguments, mais je suis pas certain de la faisabilité concrète et encore moins de la capacité des grecs à exiger que ce genre de mesures soient prises!

Votre avis?

Denderman a dit…

Cet après-midi, dans le cadre de spectacles de rues, appelés "Sortilèges", à Ath ville de Belgique proche de Bruxelles, à côté du célèbre "Sous les pavés la plage (Mai 68)", vu le slogan suivant : "Ne prenez pas vos vacances en Grèce, vous y êtes déjà (Mai 2012)".

madam☆gaspar a dit…

Laskarina Bouboulina et tous les autres grands révolutionnaires hellènes doivent se retourner dans leur tombe; pour voir la Patrie qu'ils ont créé, piétinée par ces insignifiants teknocrates contemporains :(

Anonyme a dit…

C'est mignon votre théorie, dommage qu'elle ne soit pas crédible. Si la Grèce cesse de rembourser les dettes qu'elle s'est faites, et sort de l'euro, une partie importante de sa population perdra TOUT ce qu'elle possède. Tout.
Avant de redémarrer avec le même défi, de mettre ses dépenses en équilibre avec ses recettes fiscales.
L'euro n'est qu'un symptôme.

Un partageux a dit…

Je souhaite à nos amis grecs de porter Syriza loin devant, en première position. Je leur souhaite aussi de voir le reste de la gauche (digne de ce nom) et les écologistes accepter de discuter avec Syriza pour élargir le Front. Je leur souhaite de voir à la suite des prochaines élections un gouvernement effacer toute l'ardoise sans plus de formalités. La dette ? Mettez les papiers afférents dans vos toilettes publiques...

Et je voudrais rassurer nos amis grecs. L'Allemagne ou la France ne vont même pas couvrir la Grèce d'un déluge de bombes pour cela. Hollande est surnommé "Mimolette" du nom d'un fromage fade et sans caractère. Et je doute fort que Merkel souhaite se voir décerner le surnom de "nouvel Hitler". Non, il ne se passera rien.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour, merci pour le débat et pour tous vos commentaires. Notre situation et nos réflexions évoluent au fil des jours. Tsipras déclare à la télévision américaine que "la politique de Madame Merkel est en danger pour la zone euro" (CNN, 17 mai), et chez SYRIZA, des économistes se préparent à envisager le plan A,B,C !

à suivre

Encore merci

Roberto Buffagni a dit…

Cher Monsieur Grigoriou,
Veuillez m’excuser si je vous dérange encore une fois, mais peut-être vous en Grèce ne pouvez imaginer avec combien de solidarité et d’émotion on suit, ici en Italie, votre bataille. Je crois qu’elle ne soit pas un simple bataille économique, je crois et beaucoup de nous croyons qu’elle soit une bataille pour la liberté des peuples et pour l’Europe aussi ; oui, pour la vraie Europe, qui ne peut, ne doit pas être ce monstre froid technocratique à langue de bois et qui a toutes le prétentions et les dures exigences d’un empire, mais d’un véritable empire n’a pas ni la grandeur, ni l’ indépendante souveraineté (personne ne se rappelle jamais, dans le médias, que ce géant économique est un nain politique, qui après 70 ans dès la fin de la deuxième guerre mondiale, après 20 ans dès la fin de l’URSS abrite toujours des centaines des bases militaires américaines dans son territoires).
Donc, veuillez nous pardonner si beaucoup de nous suivons votre bataille en nous rappelant des merveilleuses histoires de la Grèce ancienne que nous étudions à l’école ; e si votre bataille d’aujourd’hui nous rappelle les Thermopyles, où une petite troupe de spartiates et des théspiens s’opposa jusqu’à la mort à un grand empire sans liberté. J’espère, ça va sans dire, que votre bataille aura bonne chance, et que personne ne mourra, ni réellement, ni symboliquement; mais c’est pour vous dire que votre résistance a une signification historique beaucoup plus grande que le mémorandum de l’UE et les graves conséquences économiques et sociales qu’il a chez vous et chez tous les peuples d’ Europe. Ici, cher monsieur, s’agit de la liberté des peuples, et de l’idée même de l’Europe.
En nommant liberté et Europe, je me rappelle d’un autre grand défenseur de la liberté et de l’indépendance des peuples, et grand patriote, européen, le General de Gaulle. Je crois que dans votre bataille, vous pourriez trouver des bons conseils dans sa politique. Pour exemple : je crois que dans votre défi politique à vos adversaires UE, ce serait bon que la menace de sortir de l’euro, dont l’Allemagne et toute la UE a une grande peur, fut ménagée comme la menace de recourir à l’arme nucléaire dans la théorie de la « dissuasion du faible au fort » élaborée par les collaborateurs de de Gaulle, Gallois et Poirier : « Celle-ci repose sur l'idée que le " faible " est capable de menacer un agresseur éventuel "fort " d'une sanction exorbitante par rapport à l'enjeu, c'est-à-dire risquant d'infliger à l'agresseur, bien plus fort, des pertes non acceptables destinées à le dissuader ex ante de procéder à une attaque. »
Veuillez m’excuser cette longue lettre, et accepter tous mes souhaits de bonne chance.

Marie de France a dit…

Merci Panagiotis pour cet espace d'expression libre que vous offrez le bien-être de la Grèce.

Merci aussi au magazine d’actualités en ligne Rue 89 d’avoir consacré un article à cette si belle expérience « Incredible Edible Todmorden » qui se déroule sous nos yeux en ce moment dans le monde.

J’ai fait mes recherches et j’ai pu constater la réalité de tout ce qui se passe de manière absolument inouïe dans de très nombreux pays, avec cette « peas & love revolution ». En tapant les mots « incroyables comestibles » dans mon moteur de recherche, j’ai trouvé une quantité incroyable de blogs qui parlent de cette initiative citoyenne avec une immense joie. Je vous invite à le faire, et vous vous en rendrez compte par vous-même. Ces blogs sont tous unanimement sincères et reconnaissants pour cette fantastique démarche de partage lancée par des femmes bien intentionnées, à Todmorden, en Angleterre. Qu’elles en soient remerciées, ainsi que pour toutes celles et ceux qui y participent.

Vous rendez-vous compte de ce que cela représente pour une mère de famille qui n’aura plus à se poser la question à la fin du mois, de ce qu’elle va pouvoir donner à manger à ses enfants ? J’aime mes enfants par dessus ma vie et je la donnerai pour eux. Pouvoir assurer à toutes les mamans de la terre enfin, et pour la vie, la nourriture gratuite provenant de l’abondance partagée de fruits et légumes est la chose la plus merveilleuse que notre Humanité puisse réaliser. Ils sont le don même de notre Terre nourricière, l’aurait-on oublié à ce point ? Ils sont la Vie. Et la Vie est Don. La Vie est Beauté, la Vie est Joie, la Vie est Une. Nous sommes tous Un. C’est en l’ayant oublié et en se croyant séparés les uns des autres, que la plupart des gens se sont déconnectés de la Source même de la Vie qui coule en eux. C’est la raison pour laquelle ils vivent dans la peur en permanence. Lorsque vous êtes déconnectés et séparés de la Source de la Vie, vous vivez avec la peur de l’autre, la peur du manque, la peur de ce qui va vous arriver demain. Regardez dans quel état se trouvent nos pays. Sont-ils en paix ? Sont-ils sereins en offrant une perspective joyeuse à tous nos enfants et nos jeunes ? Où en sommes-nous ?

Marie de France a dit…

Sur les nombreux blogs que j’ai pu consulter sur le sujet, j’ai remarqué une phrase qui me paraît fondamentale. Il est dit en effet à propos du miracle économique opéré par les habitants de Todmorden avec les incroyables comestibles : « Ils ont mis au placard l’idée qu’on leur a fait croire qu’ils étaient des victimes de leur système, de générations en générations. » En fait, tout le secret de ce succès spontané est là. Il y a eu un retournement de la conscience de ces gens, comme de tous les autres qui ont suivi de proche en proche le mouvement, et qui connaissent partout le même retour de l’abondance.

C’est en effet le seul changement de regard qui conduit à passer de la pénurie à l’abondance. Car en quittant la croyance erronée que tout est séparé, vous laissez définitivement tomber l’ensemble de vos peurs, et en cela, vous êtes en mesure de créer une nouvelle réalité d’abondance de manière tout à fait fluide, simple et naturelle. L’abondance est bien le fruit du partage, il n’y a pas à lutter pour y parvenir, mais au contraire à se soutenir mutuellement les uns les autres, dans le respect de chacun.

Cette nouvelle donne rend possible l’émergence d’une nouvelle économie d’abondance partagée. Il s’agit bien de la fameuse Nouvelle Économie vertueuse 2.0 qui est présentée sur le site de Médiapart. Cette Nouvelle Économie a pour effet direct de conduire à l’abondance SEULEMENT par le fait de changer de regard. Cette Nouvelle Économie de l’abondance partagée est une économie d’Open Source, comme pour internet, plus il y a de participants, plus il y a de ressource disponible car, oui, en effet, nous sommes toutes et tous les co-créateurs co-responsables de ce système partagé, pour reprendre les expressions de cet article qui m’a bien éclairée.

Je souscris à cette magnifique expérience participative « Incredible Edible Todmorden » et je rejoins avec mes enfants dès à présent cette démarche de partage librement consentie par tous ceux qui l’alimentent joyeusement en toute liberté dans le monde.

En retour, je souhaite apporter ma contribution par le partage de mon observation quotidienne, à présent, de toutes les réalisations heureuses de cette nouvelle abondance partagée qui émerge sur des nouveaux territoires chaque jour plus nombreux sur la Terre.

http://partageons-ensemble.over-blog.com/

Sincèrement vôtre,


Marie

Corcyre a dit…

Et le piège s'est refermé sur SYRIZA.
La surprise du score de SYRIZA passée, la séquence de négociation entre les différents partis grecs semble s'être révélée comme un redoutable piège pour SYRIZA qui apparait aujourd'hui tant dans les médias grecs dominants, qu'étrangers, comme le parti qui risque de faire sortir la Grèce de l'euro.
Les premiers sondages post négociations viennent d'ailleurs d'être publiés et la Nouvelle Démocratie (l'UMP grecque), tout comme le PASOK (PS), semblent avoir repris du poil de la bête et disposer virtuellement d'une majorité. La stratégie commune de ND/PASAOK a payé : SYRIZA sera battue dans les urnes et le mémorandum sauvé.
L'espoir d'une révolte démocratique par les urnes a fait long feu. La Grèce est retombée dans la peur, à l'image des informations diffusées par Papouillas sur la panique des banquiers qui là encore avait pour objectif de communication de susciter la crainte des citoyens, tout comme les très nombreuses déclarations d'eurocrates et de ministres allemands jouant sans cesse du bâton et de la carotte avec un niveau d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays de l'UE jamais connu ! Décidemment la démocratie grecque est morte et ce depuis plus de 2000 ans !
Pour agir, il ne nous reste plus qu'à venir en vacances cet été en Grèce dépenser nos euros, par solidarité, et parce que l’Eté, c’est la plus belle destination de Méditerranée !

François a dit…

Bonjour à tous nos amis de Grèce !

Je voudrais compléter le message de Marie de France, ci-dessus, ainsi que celui de Corcyre à l'instant, au sujet de cette impasse pour les citoyens grecs. En Angleterre, les habitants de la cité de Todmorden ont vécu la même peur pendant les 140 ans de la désindustrialisation du nord du Royaume-Uni. Ils ont connu une récession sans précédent avec un exode contraint de nombreuses familles, la précarité et le chômage, la peur du lendemain. Leur population est passée de 25.000 à 14.000 habitants. Avec l'arrivée de la crise des subprimes en 2008, ça a été le coup de grâce.

Comme l’explique Marie parfaitement bien, ils ont réussi, par la seule volonté des familles et des enfants, à retourner la situation de désespoir en une nouvelle ville rayonnante et autosuffisante, sans apport d’argent, par le seul fait de changer de regard. Ils ont abandonné la croyance erronée qu’ils étaient des victimes comme on a bien voulu leur faire croire et ont retrouvé leur souveraineté de citoyens libres en actant la décision qu’ils étaient les co-créateurs de leur réalité. Comme ils n’avaient plus de travail, ni de ressources, ni d’avenir, ils ont décidé, à partir seulement d’un petit groupe de 60 personnes volontaires, de planter des fruits et légumes partout où c’était possible en ville. De proche en proche, toute la population a compris qu’en devenant autonome, on redevient libre !

Et c’est ce qu’ils ont fait ! Avec la mention partout dans la ville « Food To Share ». Nourriture gratuite des fruits et légumes pour tout le monde, À VIE !

Ils sont passés de la pire des pénuries à l’abondance partagée dans un processus de co-création participative citoyenne. Ils font la fête de l’abondance régulièrement et invitent toutes celles et tous ceux qui veulent vivre cette expérience joyeuse à les rejoindre.

Leur ville s’appelle à présent : « Incredible Edible Todmorden unlimited ».

Vérifiez par vous-mêmes, c’est ici : http://www.incredible-edible-todmorden.co.uk/

Regardez le film et vous comprendrez les amis : http://www.youtube.com/watch?v=KGwrcVWI6bw

Vous êtes tous, sans exception, les bienvenus à vivre l’expérience de l’abondance partagée des « incroyables comestibles ». C’est libre, ouvert et gratuit pour tous. À vie !

Bien amicalement


François
http://www.incredible-edible.info/

Aquilina a dit…

Merci François !

Je suis allée voir les informations que vous nous communiquez si gentillement et je découvre la réalité de ce que vous nous dites. Il y a effectivement de nombreuses collectivités dans le monde qui choisissent cette nouvelle voie de l’autosiffisance alimentaire comme solution. Et je suis surprise de constater que la plupart de ceux qui s’engagent dans cette démarche, sont souvent les plus déshérités.

J’ai vu par exemple qu’il y avait des programmes bien avancés en Roumanie à cette page sur le site que vous nous indiquez : http://www.incredible-edible.info/?page_id=388

On y voit des photos et des vidéos de tous ces jeunes qui s’engagent dans cette nouvelle perspective, ça donne vraiment de l’espoir. Ils font la même chose en Slovénie, je connais un étudiant qui habite effectivement à Ig, je vais prendre contact avec lui.

J’habite un petit village dans le nord du Péloponnèse et je vais en parler autour de moi, je pense que ça devrait intéresser les autres familles, on n’en peut plus de cette situation, et je crois que cette idée peut fonctionner. Ici, on sait cultiver de belles tomates, on a plus de soleil que les anglais du nord de l’Angleterre, ça ne devrait pas être difficile. J’ai de la famille en France, je vais leur en parler, d’autant plus qu’ils sont tous à fond dans les légumes bio et la production locale, je vais leur demander conseil.

Il faudrait vraiment faire circuler cette information sans attendre, c’est incroyable de voir ça sous nous yeux.

Encore un grand merci du fond du coeur !


Aquilina
Je choisis la liberté !

Ελευθερία ή θάνατος

Anonyme a dit…

L'homme sage ne construit pas sa maison sur du sable.
Il faut d'abord rétablir la justice.
Inculper Goldman Sachs, poursuivre les voleurs, les usuriers, les délits d'initiés, les collusions, les conflits d'intérêt, les cartels, etc...
Reste le meilleur signale pour la Grèce, l'Europe et nos descendants.
Je suis persuader qu'au bout de quelques mois de ce nouveau régime les taux, les pressions et les problèmes vont miraculeusement se desserrer.

madam☆gaspar a dit…

ND 24,4 / Syriza 23,8 / 14,5 Pasok

Mais gardons tout de même espoir Corcyre

Anonyme a dit…

Oui un grand merci pour vos chroniques. Vu d'ici, par la petite lorgnette des médias officiels, la Grèce n'est qu'une affaire de chiffres, froidement comptable. Ici ce sont des tragédies humaines qui s'écrivent parfois en lettres de sang, sang dont se nourissent les banques... jusque quand ?

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