lundi 21 mai 2012

Fluidités



Il y a de la fluidité dans l'air. Des mentalités, soit changeantes soit “définitivement” acquises se télescopent violemment. Les déclarations au G8, d'ailleurs médiatisées assez mollement en Grèce, ne semblent pas entraver la marche vers ce nouvel empirisme dans le nouveau goût politique grec. Les gens sont plus souriants, première conséquence...



* Photo de couverture: “T'as besoin de combien d'euros pour te révolter ?”

24 commentaires

fincaparaiso a dit…

bjr,
la dévaluation à laquelle ont été soumis les grecs par les réductions drastiques de dépenses publiques ne peut plus être poursuivie par les troikans: alors ces gens ont trouvé la solution en faisant sortir la Grèce de l'euro, le retour au drachme se chargera de continuer la dévaluation mais cette fois ci par les institutions grecques.ainsi les troikans, libérés, pensent-ils, de ce poids vont pouvoir s'attaquer à un plus gros morceau,l'Espagne qui est en train de sombrer dans des proportions telles que le cas Grec semblera insignifiant.
il ne faut pas se fier aux "nouveaux dirigeants" français,n'oubliez pas les amitiés idéologiques, politiques , économiques et financières qui lient le clan PAPANDREOU et les HOLLANDE, FABIUS, MOSCOVICI .

Jeanne Favret-Saada a dit…

Maintenant qu'il est au pouvoir, Fabius oublie qu'il a voté "non" au referendum sur la Constitution européenne. Comme tous les leaders politiques européens, il identifie un "oui à l'euro" à un "oui au Memorandum". Tout en tordant le bras des citoyens grecs,il leur jure qu'il respecte leur droit des Grecs au suicide économique. La gauche française au pouvoir, n'est-ce que cela : la droite en plus hypocrite ? Amis grecs, continuez d'inventer notre futur à tous.

nadine bompart a dit…

Panagiotis, j'admire votre parfait maniement de la langue française, et votre façon de comprendre et nous faire comprendre la situation en Grèce. Merci pour cela!
Fabius ? Bah, il est comme les autres, il ne veut pas qu'on lui casse son jouet tout neuf... Bien qu'ayant été "noniste", il reste un membre éminent de la sociale-démocratie, bien loin des solutions préconisées par le Front de Gauche en France et Syriza en Grèce.
À vous lire, je me rends compte à quel point la France est loin, très loin même, de pouvoir rêver d'autres voies politiques. Pas assez souffert, apparemment...
Je sais que c'est facile, de chez moi, tranquille, de vous dire cela mais: on compte sur vous!
Que le pays qui a vu naître la Démocratie la restaure aujourd'hui serait une belle leçon pour tous les autres....
Courage!

Nicolas VDR a dit…

Les français de gauche n'ont pas voulu prendre de risques durant ces élections et nombreux sont ceux qui au premier tour ont voté PS alors que leur cœur penchait Front de Gauche.Ils se sont dit qu'il valait mieux assurer le coup plutôt que de voir Sarkozy rempiler. Du coup, le Front de Gauche n'a fait que 11%. Pour paraphraser quelqu'un, ils ont voulu la sécurité au détriment de leur liberté, ils ne méritent ni l'une ni l'autre.
Croire que le PS est de gauche...avec des Moscovici et autres Emmanuel Macron (qui a travaillé chez Rotschild), le CAC 40, la finance, l'oligarchie en général n'ont aucun soucis à se faire.

Nicolas VDR a dit…

Je suis assez d'accord avec ce que vous écrivez mais, pourquoi demander aux autres ce que nous, en France, nous aurions pu et dû faire il y a quelques semaines seulement en faisant passer le Front de Gauche ?
Vous avez sans doute raison (malheureusement) lorsque vous écrivez que les français n'ont peut-être pas assez souffert pour prendre conscience de la gravité de la situation. Ils ont même oublié, pour la grande majorité d'entre-eux, d'où venaient leurs acquis sociaux, qui les avait amenés et à quel prix; ils pensent que c'est normal, comme peut l'être la succession des saisons, comme lorsqu'ils tournent le robinet pour avoir de l'eau...Lorsque les chiens de garde leur expliquent que les caisses sont vides, c'est de la faute à l'autre, l'assisté, le profiteur, l'immigré et le pire, c'est que ça marche. Peu de gens vous diront que le système bancaire, la finance sont pour partie responsable de la situation.

Un partageux a dit…

[...] pas au point de subir une catastrophe humanitaire, de surcroît dans l'indignité et la déshumanisation."

C'est un résumé des tares des politiques appliquées depuis trente années. À ma modeste mesure je me fais le chroniqueur de la France d'en bas ou de tout en bas. En rappelant simplement cela dans chacun de mes portraits.

http://partageux.blogspot.com

Toutatis a dit…

J'ai du mal à saisir comment on peut prétendre lutter contre les banquiers sans s'en prendre à l'euro et l'Europe (au FMI et à l'OMC aussi).
Tant qu'on n'aura que des partis de gauche refusant les vraies mesures de rupture, le CAC 40, la finance, l'oligarchie en général n'ont aucun soucis à se faire.

Corcyre a dit…

Quel est le programme de SYRIZA pour la Grèce ?
Bonjour Panagiotis, pourriez-vous avoir la gentillesse pour nous qui vous suivons depuis la France, de nous faire une synthèse du programme de SYRIZA (les 10 mesures phares, par ex) ? On lit tout et son contraire dans les médias Français (populiste, extrémiste, humaniste) et les verbatims retenues du passage de Tsipras à Paris ne permettent pas de voir concrètement ce que pourrait être la politique d'un gouvernement de gauche en Grèce à partir de fin juin prochain. Merci d'avance, Corcyre

Chonchon a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Chonchon a dit…

Bonjour,

Voici quelques points du programme en francais:
http://europegrece.wordpress.com/2012/05/13/le-programme-du-syriza-pour-2012-economie-immigration-securite/

Toutatis a dit…

J'ai rarement vu un programme aussi irréaliste.

El Sinsé a dit…

En passant :
( Source Acrimed : http://www.acrimed.org/article3829.html )

Crise en Grèce, censure sur Arte (lettre ouverte)

Sous ce titre de notre choix, nous publions, avec l’autorisation de son auteure, une lettre de Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια (Acrimed).


Cré-@ctivement votre
El Sinsé

Anonyme a dit…

Entendu à l'instant sur france24.com : deux possibilités pour les Grecs, sortir de l'Euro et perdre 80% de pouvoir d'achat, y rester et perdre 50% du pouvoir d'achat...

Joyeux!

Bruno

Catherine a dit…

Bonsoir,

Votre dernier paragraphe consacré à l'Italie fait allusion à la tragédie intime d'un homme, une de plus, et au séisme, aux séismes à répétition de ces derniers jours. Mais il n'y a pas que la terre qui tremble en Italie : la classe, la caste fermée des individus prétendant incarner la politique est ébranlée.

Il y a eu des élections locales ce week-end. Elles se caractérisent par un taux d'abstention très élevé dans un pays ou il est traditionnellement bas et par l'émergence frappante de ce que l'on appelle ici le M5S, le Movimento 5 stelle, dont un membre vient de remporter la mairie de Parme. Contre toute attente.

Les journalistes, les journaux se focalisent sur celui que, fossilisés dans leurs modes de penser le monde (ou stipendiés pour orienter l'opinion de leurs lecteurs ?), ils voient comme un leader charismatique, un chef populiste, Beppe Grillo. Ce qui n'est pas tout à fait juste, le Grillo en question faisant surtout office de hérault, de tambour. Ces listes M5S sont en fait des listes de citoyens lambda décidés à réinvestir la chose publique. Non plus se borner à valider une fois tous les cinq ans des programmes élaborés dans des partis irresponsables mais les construire eux-meme ces programmes. Et ça fait une sacrée différence.

Le fait que ces listes, cette démarche, soit en Italie présentée comme de l'antipolitique donne une bonne idée du délabrement profond de la conception de la démocratie en cours dans nos pays occidentaux.

Par ailleurs, la pauvreté imaginative de nos "représentants" politiques fait peine à voir : leurs cerveaux géniaux sont tout juste capables de concevoir deux solutions ? La Grèce, reste dans l'euro et passe sous les fourches caudines des dirigistes européens ou elle en sort et se démerde toute seule. Pas d'autres alternatives.

Pourquoi la Merkel ne demande-t-elle pas un référendum sur la volonté des peuples européens de garder l'Allemagne dans l'euro ? Il pourrait en ressortir que toute l'Europe du Sud ne souhaite pas poursuivre l'aventure en sa sordide compagnie psychorigide...

Catitalia a dit…

Hum, désolée, erreur de manip : mon commentaire, que je ne peux plus effacer, ne s'adressait pas à Bruno mais en prenait simplement la suite.

Anonyme a dit…

http://www.acrimed.org/article3829.html (à lire...)

Bruno

Magne a dit…

Syriza à un programme généreux mais complètement irréaliste en particulier sur l'immigration

Corcyre a dit…

SYRIZA : problème de crédibilité ?
Merci pour ce lien très instructif sur le programme de SYRIZA. Incontestablement, ce programme de gauche radicale est aussi un programme populiste et clairement intenable/infaisable dans l'Europe et l'urgence actuelle.
C'est à mon sens problématique pour le peuple grec car pour entamer une négociation avec les partenaires européens (nécessaire vu l'impact du programme d'austerité et son inefficacité), SYRIZA doit être crédible sinon le gouvernement sorti des urnes après le 17 juin n'aura aucun interlocuteur face à lui.
Donc la question est que veut vraiment SYRIZA ? Il me semble que ce parti n'a pas véritablement fait une analyse réaliste de la situation et des solutions acceptables par toutes les parties prenantes (d'où le qualificatif de populiste). Je crois que SYRIZA malheureusement suit les mêmes traces que le PASOK d'Andréas Papandréou (le père) : des promesses, des promesses... Ce n'est pas de cela dont a besoin la population grecque mais d'une politique qui donne plus de temps pour réformer l'état grec et plus de temps pour restaurer les comptes publics ainsi que investissements dans les secteurs d'avenir (énergie notamment).
Je crains malheureusement que le personnel politique grec n'a pas encore fait sa révolution culturelle. Dommage pour la Grèce et les grecs.

BA a dit…

L’Eurogroupe est la réunion mensuelle (et informelle) des ministres des Finances des États membres de la zone euro, en vue d’y coordonner leur politique économique.

Mercredi 23 mai 2012 :

L'Eurogroupe appelé à étudier un abandon de l'euro en Grèce.

Le comité de préparation de l'Eurogroupe a demandé aux gouvernements de la zone euro de préparer chacun de leur côté un plan d'urgence dans l'éventualité d'un abandon de la monnaie unique par la Grèce, a-t-on appris mercredi de deux responsables européens.

Cette initiative a été approuvée lundi au cours d'une téléconférence du groupe de travail chargé de préparer les réunions mensuelles des ministres des Finances de la zone euro. Les membres du groupe de travail constituent aussi le conseil d'administration du FESF, le Fonds européen de stabilité financière.

Outre la confirmation de deux responsables européens, Reuters a pu consulter une note de travail rédigée par un Etat membre qui détaille notamment le coût potentiel, pour chaque pays de la zone euro, d'une sortie de la Grèce du bloc.

Ce document estime que si un tel scénario devait se produire, un "divorce à l'amiable" devrait être recherché, et qu'un soutien de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pourrait accompagner Athènes dans sa sortie de la monnaie unique.

"Pour l'heure, rien n'a encore été préparé au niveau de la zone euro, de crainte que cela s'ébruite", a précisé l'un des responsables.

Un deuxième responsable a confirmé l'existence de l'accord conclu lundi.

Les Bourses européennes sont en net repli à mi-séance, alors qu'une sortie grecque de la monnaie unique n'est plus considéré comme un tabou et que les investisseurs redoutent qu'aucune solution concrète pour stimuler la croissance n'émerge du sommet européen informel prévu dans la soirée.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE84M06820120523

Curieux a dit…

Merci beaucoup pour votre blog, qui apporte un éclairage intéressant sur la situation en Grèce. Néanmoins, n'étant plus de votre bord politique, une chose m'échappe toujours :
Pourquoi les Grecs semblent si peu nombreux à souhaiter la sortie de l'euro et de l'UE? Pourquoi voter pour Syriza et les communistes, alors que l'internationalisme "génétique" de leurs doctrines les condamnent à refuser les mesures qui seules pourront (souveraineté monétaire et nationale, contrôle des frontières, rapatriement des illégaux turcs/albanais/etc.) redonner de l'élan au pays ?

Anonyme a dit…

Et puis aujourd'hui, sur Inter, une interwiew de Alexis Tsipras sur Inter :

Alexis Tsipras, l’homme qui fait peur à l’Europe

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2468

Cré-@ctivement votre
El Sinsé

Anonyme a dit…

Avec toutes mes excuses pour l'oubli de cet autre lien :

L’avenir de l’Europe se joue en Grèce

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/230512/l-avenir-de-l-europe-se-joue-en-grece

Cré-@ctivement votre

El Sinsé

Erix a dit…

Vous croyez sincèrement que la relance prônée par Hollande est plus réaliste et plus crédible ?
Moi je dis aux Grecs : "Votez Syriza", que l'Europe sois mise devant ses contradictions et qu'ainsi elle s'attaque au vrai problème : la régulation de la finance internationale, le déséquilibre structurel du capitalisme, rendant les riches de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. C'est la base, l'essence même de ce système de répartition des richesses qui doit être modifiée...

Aster a dit…

D'accord avec vous.

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