jeudi 10 mai 2012

Auditeur libre


Sur un mur - Athènes 9 mai 2012
« Je vous interpelle depuis l'île de Crète, je suis un agriculteur de la région de la Canée. J'ai toujours voté à droite et je me considère comme quelqu'un de droite. J'ai voté SYRIZA à ces élections et je revoterai SYRIZA, car Samaras, sa Nouvelle Démocratie et les autres, ont trahi. Je préfère immobiliser ma voiture et me déplacer désormais sur le dos de mon âne, plutôt que de céder devant chantage et l'esclavage imposés par l'Europe », (message d'un auditeur – radio Real-Fm ce jeudi matin).

Dans les cafés de la capitale on entendra difficilement autre chose. Tous les dieux du système bruxellois, pour ne pas dire du système-monde, nous tombent sur la tête. C'est intéressant !
 
Athènes 9 mai 2012
Les dernières déclarations depuis l'euro-centre, mêlant savamment la dramatisation et le chantage peuvent ne pas produire les effets escomptés me semble-t-il, même si, « (…) la Grèce va recevoir, jeudi 10 mai, 4,2 milliards d'euros sur les 5,2 milliards que ses créanciers devaient lui verser à cette date, a annoncé mercredi le Fonds de secours de la zone euro (FESF) dans un communiqué, précisant que la Grèce n'avait pas besoin du milliard restant avant juin. (...) Si la Grèce veut rester, il n'y a pas de meilleure voie que celle que nous avons adoptée, on ne peut pas avoir l'un (le sauvetage financier) sans l'autre" (les économies et les réformes), a affirmé le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, lors d'un colloque à Bruxelles. Le ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle, a lui aussi estimé qu'Athènes ne recevrait plus d'argent sans respect des engagements vis-à-vis de ses créanciers. Son homologue luxembourgeois, Jean Asselborn, est sur la même ligne. "Nous devons dire à présent au peuple grec que la situation est sérieuse, qu'aucun pays de l'UE ne pourra débloquer ne serait-ce qu'une parcelle de ces 130 milliards d'euros que nous avons mis à la disposition des Grecs s'il n'y a pas de gouvernement en état de fonctionner, qui respecte les règles établies et gère l'argent qui est versé", a-t-il dit lors du même colloque à Bruxelles », (Le Monde, édition électronique du 10/05).

Place Koumoundourou au siège de SYRIZA - Athènes 9 mai 2012
Alexis Tsipras par la presse grecque - Athènes 9 mai 2012
Une première réponse à Wolfgang Schäuble, Guido Westerwelle, Jean Asselborn et surtout à l'onzième président de la Commission Européenne, est déjà formulée dans un café athénien ce matin : « Nous ne sommes plus dupes. Cet argent n'ira pas à la Grèce, tout ira dans la poche des voleurs internationaux. Qui a audité la dette, pour autant que je sache ? Par quel mandat du peuple les partis de la coalition, PASOK en tête, ont-ils signé le Mémorandum ? Avez-vous vu ? C'était à la télé hier, on interviewait une représentante SYRIZA depuis Bruxelles, soudainement, quel respect ! Tsipras ne se laisse pas intimider, qu'ils aillent se faire.... Eh, tiens, sais-tu comment faire avancer nos voiture à l'hydrogène, un ami prétend que nous pouvons modifier sa carburation moyennant 500 euros. Je ne sais pas si cela est vrai finalement, en tout cas, nous nous attendons à une nouvelle vie, mon souci n'est pas écologique mais économique... Ah oui, les salopards vont tout faire pour éviter les élections de juin, car SYRIZA arrivera en tête, il représentera 25% des suffrages au moins. »

Hydrogène ou pas, Alexis Tsipras, n'a pas pu former un gouvernement hier (mercredi 9 mai). Mais pour pratiquement la première fois depuis toujours, le chef d'une formation politique de gauche, est convoqué par le président de la République dans le cadre de ses prérogatives, afin de former un gouvernement. Je précise, de gauche, et non pas PASOK. Le leader de la gauche radicale, a affirmé devant son groupe parlementaire : « Nous ne pouvons pas réaliser notre rêve d'un gouvernement de gauche (...). Demain [jeudi] je vais rendre le mandat confié par le président de la République et nous allons continuer de participer aux procédures prévues par la Constitution. [Accepter] un peu de Mémorandum c'est impossible. Soit nous continuons la politique erronée, soit nous inaugurons une autre politique. (…) ». Vendredi, Alexis Tsipras sera à Paris, il rencontrera selon la presse, Jean-Luc Mélenchon.


"A vendre" - Athènes 9 mai 2012
En permission, Place de la Constitution - Athènes 9 mai 2012
Evangélos Vénizélos, le dirigeant du parti socialiste (Pasok), est désormais chargé par le chef de l'État, Carolos Papoulias, de former un gouvernement de coalition. « Je vais recevoir le mandat [pour former un gouvernement] et poursuivre l'effort national », a indiqué le chef du PASOK, et aussitôt tous les perroquets du système médiatique se sont lancés dès hier soir, dans la « préparation » de l'opinion à, accepter la « seule perspective logique » d'un « gouvernement d'union nationale composé de l'ensemble des forces favorables au maintien de la Grèce dans l'Europe et dans la zone euro » . Le parti de la Gauche Démocratique de Kouvelis (6%), va peut-être accepter, qui sait ? Je note que Fotis Kouvelis est un... croyant de la zone euro et du « destin européen du pays », selon ses propres déclarations. Mais dans ce cas, il risque de connaître sa mise à mort politique rapide, comme le LAOS de Karatzaferis. Je crois que la Nouvelle Démocratie et le PASOK, sont également de formations condamnées à disparaître dans pas longtemps.

Dans l'air du mauvais temps également, ce communiqué qui vient de tomber, depuis la direction du parti de la Gauche Démocratique (jeudi 14h), où on apprend que « la direction de SYRIZA, par sa gestion globale de la situation, risque de conduire le pays vers de nouvelles élections. Leurs conséquences probables peuvent être : la renaissance du bipartisme et un virage conservateur. Les déclarations contradictoires des dirigeants de SYRIZA sur l'orientation économique du pays, ainsi que l'insistance sur l'abrogation de la convention entre la Grèce et ses créanciers, rendent tout accord politique encore plus difficile, étant donné que cette insistance équivaut simultanement, au défaut total du pays, et à la rupture, vis à vis de la zone euro. L'expression de telles positions maximalistes, empêche ainsi toute solution. La politique de la direction de SYRIZA, a comme seul horizon, la prochaine campagne électorale. À la Gauche Démocratique par contre, nous insistons sans tergiverser sur la nécessite d'une désolidarisation progressive du Mémorandum, en négociant âprement avec nos créanciers, mais nous insistons de façon égale, sur la nécessité de préserver la place du pays au sein de la zone euro » (source : in.gr). 
 
Derrière l'affichage municipal, une banque - Athènes 9 mai 2012
Athènes 9 mai 2012
Indépendamment de la décision de la « Gauche » Démocratique, ce soir ou demain ; sur le moyen terme en tout cas, un nouveau parti systémique serait en gestation. Anna Diamantopoulou et Christos Papoutsis, anciens ministres PASOK et anciens membres de la Commission Européenne, n'ont pas réussi leur réélection. Vont-ils rester au sein du PASOK ? D'autres par contre à la Nouvelle Démocratie, tout autant fervents défenseurs également de l'ancien monde, connaissent le succès. Mon ami Georges, a téléphoné ce matin depuis son île, Chios, pour exprimer sa tristesse : « Le député élu ici sous étiquette de la Nouvelle Démocratie, ancien cadre de la Commission de Bruxelles, a fait distribuer à domicile dans les villages, de nombreux bulletins de vote « préparés », ciblant surtout les personnes âgées. Chacune de ces enveloppes destinées à nos vieux, contenait... un billet de cinquante euros, mais ces pratiques ne sauveront plus le système car à Athènes, les gens se sont réveillés. »

Terrasse de café - Athènes 10  mai 2012
Malheureusement, je ne peux pas confirmer les affirmations de mon ami Georges, habitant de Chios. J'ose espérer qu'il ne s'agit que de rumeurs, néanmoins, si une telle affaire intéresse encore les journalistes, il me semble qu'il y a toujours six vols quotidiens entre l'aéroport d'Athènes et celui de Chios, le vol dure seulement 45 minutes. C'est une île d'armateurs où on y cultive le lentisque Pistacia lentiscus, arbuste méditerranéen à l'origine du mastic.

Mais à Athènes, on est loin du mastic et de l'île (presque) paisible. Un chauffeur de taxi hier soir, sur une place athénienne, en attente d'un hypothétique client, a préféré « partager » ses hypothèses politiques : « Cryssi Avghi » se renforcera, je l'espère en tout cas, car ces gens ont un vrai programme et ils n'ont peur de rien. Aux prochaines élections, cette formation fera déjà du 12%, c'est très probable. Mais élections ou pas, le jour où ils seront au pouvoir, ces politiciens voleurs seront pendus et tout le pays, sera nettoyé... ». Heureusement que sur la Place Syntagma, les marcheurs venus de France, d'Espagne, d'Italie et d'ailleurs, nous rappellent d'autres valeurs. Ils ont aussi apporté un message pour Dimitri... sous son arbre. Dans le quartier où se trouve le siège du parti SYRIZA, des commerces appartenant à des Chinois ont aussi fait faillite. Rue d'Athéna, derrière l'affichage municipal renseignant les citoyens de l'emplacement exact des bureaux de vote, se trouve une banque. Signes des temps.

Hier (9 mai), un enseignant – conférencier invité par l'Université d'Athènes, venu exprès nous faire partager son savoir et sa sagesse depuis son lointain pays, l'Inde, a été arrêté par la police grecque. Le professeur Shailendra Kumar Rai, se rendant sur les lieux du colloque, n'avait pas ses papiers sur lui, à l'Indian Council for Cultural Relations on va sans doute apprécier l'hospitalité grecque.

Après les taxis de la Marne, voilà les taxis du fleuve Achéron... en plein mythe de l'Europe.


"Ils ont aussi apporté un message pour Dimitri..." - Athènes 9 mai 2012


25 commentaires:

Anonyme a dit…

Il est à souhaiter que de nouvelles élections aient lieu, car on peut espérer une avance de Syrisa. Mais d'ici là, quel matraquage!!!

La bourse cet après midi pariait sur la constitution d'une coalition, avec la Gauche Démocratique, sans doute.

Nous sommes avec vous par le coeur, et la pensée.

Okeanos a dit…

Merci pour ce billet qui montre bien la panique générale des grands partis historiques (en grèce et ailleurs) face à la population qui montre une volonté de changement sans ambiguïté. Pour une fois que cela peut se passer dans les urnes et de manière démocratique !

Je ne crois pas à l'augmentation de l'aube dorée pour les prochaines élections (je pars du principe que de nouvelles élections seront annoncées assez rapidement) : les messages de son président le soir des élections ont probablement fait peur à une partie de ceux qui n'ont voté pour ce "parti" que par rejet du reste.

Et devant cette force en construction qu'est Syriza, je pense que beaucoup vont décider de voter pour Tsipras. J'en connais qui ont voté KKE en espérent que Papariga change d'avis et coopère (la stratégie électorale n'est pas toujours des plus ... logique). Ils voteront Syriza aux prochaines élections.

Merci encore pour ces témoignages !

oulipia a dit…

Les premiers sondages post-élection donnent maintenant le SYRIZA premier Parti, entre 25 et 27% ! Magnifique !

Hélas, Chrysi Avgi encore à près de 6% - donc suffisant largement pour entrer à la Vouli...

Bien sûr d'ici juin, encore bien des choses peuvent se passer.

Anonyme a dit…

C'est la merde les frères mais on est avec vous, soyez confiants on garde tous le cap à toute gauche et ca va finir par passer, on vous soutient à 100%, résistance!!!!!!!

Anonyme a dit…

dans les hautes-alpes, il y a 100 ans, le député vivant à Paris distribuait la moitié des billets coupés en deux.
l'autre venait si il était élu !

Anonyme a dit…

Je vie à Montréal, au Canada, depuis 1975. D'origine grecque et Crétois de surcroit; donc, deux fois Grec, j'ai immigré ici pour, disons, une vie meilleure, cela est sujet à discussion, mais je pense et j'observe toujours ce qui se passe dans mon pays et dans tous les autres pays du monde. C'est qui se passe présentement en Grèce est, à mon avis, historique. Un tel moment historique offre aux Grecs l'opportunité de prendre leur destin en main. Je suis confient que mes compatriotes vont le faire cette fois-ci. En même temps je suis jaloux du fait de me trouver à l'étranger et ne pas pouvoir participer moi-aussi à l’écrasement du néolibéralisme et des élites locales qui le servent! Alors, lâchons pas et VIVE LA RÉVOLUTION GRECQUE DE 2012!!

Toutatis a dit…

Ce qui m'étonne ce sont deux attitudes contradictoires. D'une part une volonté de se libérer et de l'autre celle de rester attaché aux structures qui sont à la base de l'asservissement (l'UE et l'euro), mais cela a déjà été dit. Il est clair maintenant que si la Grèce avait quitté l'euro et fait défaut dès 2008 elle serait à présent sur la voie du rétablissement, et ça n'aurait pas couté plus cher au reste de l'Europe.
Et aussi une certaine naïveté qui consiste à penser que des changements à l'extérieur (en France, en Allemagne ?) amèneront la sortie de la crise. Il faut savoir que l'économie allemande est de plus en plus tournée vers l'Est de l'Europe. Je pense que la Pologne par exemple (pour qui la crise est inconnue, 4% de croissance en 2011) est 10 fois plus importante que la Grèce pour l'Allemagne. Alors ces choix politiques et électoraux, qui semblent uniquement basés sur l'émotion, ne devraient-ils pas s'appuyer d'abord sur une compréhension de la situation économique, voire géopolitique ?

Anonyme a dit…

Quel a été exactement le rôle du parti communiste grec dans l'échec de la formation du gouvernement de gauche ?

fincaparaiso a dit…

bjr,
informez nous svp,quels sont les interets qui poussent kouvelis à accepter de former un gouvernement avec le pasok et la ND?
d'autre part il ne faut jamais oublier, selon vos propres commentaires, que nous sommes en métadémocratie:peu importe au veritable patron des troikans (l'allemagne) que les élections genèrent un gouvernement contre nature,pourvu qu'il ait toute latitude pour continuer à appliquer sa politique de soumission sans partage à ses propres interets

Anonyme a dit…

Encore merci pour ce blog .
J'apprécie énormément les "histoires de la vraie vie" qui l'émaillent : aujourd'hui l'agriculteur , le café d'Athènes , Georges .
Car que vit-on ? la politique ? Non , on la subit. Ce qu'on vit c'est l'agression visuelle (et économique) de ces banques qui phagocitent nos villes , on vit le prix du maquereau (le poisson du pauvre) , les maisons à vendre invendables , les policiers et les chiens perdus : Tout cela dans les illustrations .
Tiens au fait quelle différences avec ici (france) : le prix du maquereau ,
les agriculteurs passant à gauche ... et c'est tout .
Ca donne à réfléchir .
Bernie

Toutatis a dit…

En ce qui concerne les maisons à vendre invendables, c'est ce qui nous pend au nez, ici en France. Je ne sais pas si en Grèce il y a eu aussi une bulle immobilière monstrueuse comme chez nous, ça expliquerait aussi pas mal de choses.
C'est ce qui s'est passé aussi en Espagne, et cette bulle est en train d'éclater. Les méchants eurocrates n'y sont pour rien. C'est une grande partie de la population qui y a participé, pensant s'enrichir. Mais une bulle ça finit toujours par éclater, et alors ça fait très mal.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonjour,et encore merci pour vos commentaires et leur questionnement. D'abord sur le rôle du KKE (PC) : ses positions sont claires (sortie de l'euro et de l'U.E. et "vrai pouvoir au peuple" entre autres. Au KKE, ils refusent toute logique d'implication dans les affaires courantes (la gestion du pouvoir gouvernemental) lorsque "le vrai pouvoir politique appartient aux multinationales". La très brillante élue du KKE, Liana Kanelli a argumenté en direct sur une chaîne de télévision disant "que dans le cadre de la démocratie bourgeoise représentative, on ne peut pas aller au-delà d'une simple gestion du système", sur ce point le député SYRIZA Petros Tatsopoulos lui a alors posé la question évidente : "Donc pourquoi restez-vous encore au Parlement ?" et Kanelli n'a pas pu répondre à cette question.

Sur la géopolitique attendons encore un peu; elle est sur le point de la de-construction - reconstruction permanente et ces deux attitudes contradictoires dont vous parlez " une volonté de se libérer et de l'autre celle de rester attaché aux structures qui sont à la base de l'asservissement (l'UE et l'euro)", sont l'expression d'une cristallisation dans les esprits encore incomplète, c'est justement cette cristallisation qui fait peur aux bancocrates et pas seulement qu'en Grèce.

Pour retarder cette cristallisation, les bancocrates "caressent" des partis politiques qui ont été créés exactement pour cette raison (retarder), celui de Fotis Kouvelis je pense, et j'espère me tromper, mais mon opinion est faite sur cette affaire depuis juin 2010 lorsque Kouvelis a quitté SYRIZA en plein Mémorandum pour mettre en place une formation politique clairement pro "euro-unienne", que le reste de la gauche. J'ai ainsi considéré, et je l'avais écris sur ce blog avant les élections, que Kouvelis peut servir comme une béquille au système, en attendant peut-être les élections américaines et allemandes.

Les intérêts qui poussent Kouvelis sont avant tout les intérêts de la bancocratie, si son esprit demeure encore autonome, il peut comprendre ceci et changer d'attitude, après, si sur le plan personnel il y trouve "satisfaction" eh bien... je n'en sais rien. Et pour finir, l'histoire est aussi la somme des histoires vraies, y compris des chiens et des chats errants ou pas. Je note par exemple, que depuis le Mémorandum une violence accrue est exercée sur ces animaux errants, mort infligée, tortures, pendaisons - un Mémorandum change tout !

Merci à toutes et à tous

Anonyme a dit…

Quel Dimitri ?

Anonyme a dit…

Bonjour Panogiotis,

j'ai entendu sur France 24 que Kouvelis ne participerait pas à la coalition finalement. Sur la chaîne grecque ERT, je n'ai pas eu de confirmation cependant.

J'ai l'impression qu'on est reparti pour des élection finalement et en entendant la droite (ND), j'ai l'impression qu'elle cherche à faire croire aux grecs que l'échec d'une formation de coalition est due au SYRIZA et que ce sont des irresponsables.

J'espère que cette stratégie ne marchera pas aux yeux des électeurs.

Laurent A

atao a dit…

Je n'arrive pas à comprendre ce que veulent nous dire les grecs: n'est-ce pas le déni de leur responsabilité ou de celle de leurs élus (mais nous sommes dans le pays de la démocratie)? j'aimerais mieux qu'ils nous appellent au secours et notre instinct de solidarité jouerait, j'en suis sûr, plutôt que de cracher dans les mains qui les ont nourris à partir de mensonges avérés.

Agan a dit…

Pauvres animaux, ils font encore les frais de la bêtise des Hommes. Quand au prix des carburants il faudrait que le peuple grec s'éveille et dise non à l'innommable embargo que les capitalistes font subir à l'Iran. Cela ne donne rien (encore une fois) et provoque seulement une spéculation ridicule qui fait monter les prix dans le monde entier. De plus comment se fait-il que votre petit pays ait une des armées les plus grosse d'europe (4% du PIB passe en canon et autre machin explosif, dans votre pays, comparé à 2,4% en France).

Il faut que vous vous débarrassiez de tous les bandits qui ont achetés vos votes durant tant d'années et donniez au monde entier l'exemple d'un nouveau type de démocratie.

Agan a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Agan a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Agan a dit…

J'ai oublié de rajouter, un fait très bizarre C'est que parmis toutes les demandes irréalistes de la troïka, de couper dans tous les aspects de la vie des grecs, un seul domaine échappe à ces coupures. Jamais la troïka n'a demandé que le domaine militaire et l'achat de truc qui font boum ne soient réduits. Serait-ce que l'industrie allemande, française et italienne dépendent trop de ces ventes d'armement?

Anonyme a dit…

Cher Monsieur Grigoriou
Etant donné les temps difficiles, je crois qu'il y a mieux que l'hydrogène:
http://www.onnouscachetout.com/themes/technologie/pantone.php
vous trouverez une recette pour bricoler les moteurs de bagnoles afin d'économiser 80% du prix du carburant, avec des performances plus proches du tracteur que de la voiture de sport mais bon... Vous aurez sans doute des bricoleurs, garagistes, et surtout faites en sorte que ce paysan que vous citez puisse en bénéficier et tous les grecs.
J'ajoute qu'autour de ce procédé il existe tout un réseau international de spécialistes, je crois même savoir que des camions américains roulent avec ce système !
avec tous mes encouragement et surtout: no pasaran !

Anonyme a dit…

Soyez fort! Il faut reprendre votre independance a commencer par reprendre le controle de la monaie donc spprimer toute celle qui existe actuelement. une solution ici dans l "argent-dette" 1 et 2
Http://bankster.tv/videos.htm
existe en anglais auss : taper "money as debt" pau grignon
pour info la "vrai" democratie c bien grec et c est un systeme de tirage au sort, pas des elections!
Courrage a tous pr commencer des maintenant a construire l autonomie de demain!
No pasaran! We are 99%! Viva zapata!
Un francais qui en connais plein dautre qui vous soutiennent pour un changement radical mais liberateur!

Annoïmir a dit…

Faut il craindre L'aube Dorée? Ont ils une chance?

Okeanos a dit…

Le KKE ne souhaite parler avec personne, ne négocie rien. L'approche du KKE est de sortir de l'Europe et de la zone euro : pas de volonté de discuter avec des partis qui souhaitent y rester.

Anonyme a dit…

une vie meilleure au Canada? eh eh, plus maintenant avec Harper et Charest, hein? 8-)

Oui, tenez bon les grecs! réinventez la démocratie participative! Vous serez (encore une fois) notre modèle.

Un québecois qui habite dans le Mile-End (Mtl)

Anonyme a dit…

Mr Grigoriou, je crois qu'il manque le mot 'plus' après 'clairement' dans cette proposition subordonnée:

"(...) lorsque Kouvelis a quitté SYRIZA en plein Mémorandum pour mettre en place une formation politique clairement pro "euro-unienne", que le reste de la gauche."

Merci encore pour tous ces comptes-rendu qui tranchent avec la couverture mainstream qui nous est servie ici en Amérique du Nord.

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