vendredi 20 avril 2012

Usages


Fil barbelé sur le grillage du jardin potager collectif - Athènes centre, 19 avril 2012
Nos usages et gestes du quotidien évoluent au fil des mois. Les chômeurs restent cloitrés chez eux, certains « vacanciers » ne sont pas revenus de leurs villages où ils se sont rendus pour Pâques. Dans Athènes même, la vie est au ralenti. Il y a moins de circulation, moins de monde dans les transports en commun, moins de commerces ouverts, et moins de manifestations. Étrange vraiment, ce mutisme apparent de notre transformation.

Un expert comptable s'est suicidé par pendaison ce matin en Crète. Selon le reportage (protothema.gr), l'homme, âgé de 45 ans, aurait aussi laissé un message politique : « je ne supporte plus cette situation ».

Place de la Constitution - billets de "loterie" - 19 avril 2012

Il ne connaissait pas (selon les mêmes sources) des difficultés d'ordre économique, et il n'aurait pas de dettes. Détail de l'histoire, c'était à Heraklion, rue Mitsotakis que son corps a été trouvé. Notons, que la famille politique des Mitsotakis est bien connue des Grecs, notamment par Konstantinos Mitsotakis, dont ses pères et grands-pères étaient des parlementaires. Élu au Parlement en 1946, c'est en 1965 qu'il fait sécession du gouvernement de Georges Papandréou, entraînant avec lui nombre d'autres nouveaux élus et faisant chuter le cabinet du grand père de Giorgos Papandréou... de 2012 ! En 1978, il s’est joint au nouveau parti « Nouvelle Démocratie » de Konstantínos Karamanlís. Il est devenu Premier ministre en 1990 pour se retirer de la vie politique en 2004. Son fils, Kyriákos Mitsotákis, est un parlementaire de la Nouvelle Démocratie (2012), et sa fille, Dóra Bakoyánni, ancienne maire d’Athènes, se trouve actuellement à la tête du nouveau parti de droite pro-Mémorandum, «Alliance démocratique » (« Dimokratiki Symmachia »). Voilà pour ce qui est de notre régime démocratique exemplaire... en « politicoparentalité » établie.

Pourtant, la période électorale, déjà très courte, comporte enfin, bien des risques et des peurs. Les tenants du pouvoir et les parentelles diverses et variées, ne peuvent plus jouer sur tous les tableaux mais désormais, ceci se voit. Les médias appartenant aux « jardiniers d'Athènes », proposent leurs dernières salades sur les ondes, redevenues alors très courtes du fait des circonstances. Fragments d'obus puissants, mais tombant à côté des « cibles ». Fragmentation politique, aussi en pleine gestation, socialement multi-couche.

Le cyprès sur la Place de la Constitution - 19 avril 2012
Sur la Place de la Constitution, le cyprès où notre concitoyen pharmacien s'est suicidé reçoit moins de visites, mais il devient, aux dires des tous, un nouveau lieu de mémoire, comme l'ensemble de cette place d'ailleurs. En attendant les suites politiques méta-électorales, on peut toujours espérer au moins, toucher le grand jack-pot à la loterie nationale, 2.500.000 euros tout de même, à condition d'acheter un billet. Seulement, il n'y a pas frénésie non plus autour du stand, bien au contraire, c'est plutôt calme et sur cette même place des (anciens ?) indignés, certaines personnes, assises sur les bancs publics, préfèrent lire une version grecque du magazine « Focus ». Dans les environs, un autre vendeur ambulant, de maïs cette fois, jeune immigré venu d'Asie, répondant à l'interrogation de son patron grec, affirma qu'il n'avait rien vendu depuis trois heures. 

Dans ce même quartier, j'ai remarqué que du fil barbelé a été posé sur le grillage du jardin potager collectif, autogéré et expérimental, près du centre ville (voir aussi le billet du 26 mars 2012 sur ce blog). Il y a eu des intrusions sans doute, ou alors des actes de vandalisme. De plus en plus souvent, il est question de destruction dans notre univers quotidien. Des vies, des biens mobiles ou anciennement durables, des planifications « vitales » et des habitudes désormais révolues. Seules les banques et le PASOK, semblent encore tenir.

Sur les bancs publics, en lisant une version grecque du magazine « Focus » - 19 avril 2012
"Non au ravage sur les caisses de retraite et aux licenciements" - Athènes 20 avril 2012

Dans un magasin, au centre-ville également, la caissière et le client tombent d'accord au moins, sur le constat politique : « Nous ne voterons plus pour ces salopards, PASOK et Nouvelle Démocratie, ils doivent dégager du paysage politique lundi 7 mai... ».

En France aussi, on va voter. Ces élections françaises ne passent pas inaperçues chez nous, comme c'était le cas jadis. Les sondages et les déclarations des candidats depuis la France n'échappent pas aux commentaires de la presse grecque. On n'en finit pas de parler. Dans un café littéraire connu de la capitale de notre Baronnie, des universitaires et des écrivains débâtaient récemment, du sort de notre « petite patrie », selon leurs propos. « Attendons la France, attendons les résultats depuis Paris, pour une fois ils sont bien plus significatifs pour nous tous, ici. Et savez-vous pourquoi ? Tout simplement, parce que si c'est François Hollande qui passe, eh bien, peut-être... que la France ira affronter enfin l'Allemagne sur l'Europe et dans l'Europe. Ainsi, des alliances peuvent être redéfinies au sud de l'U.E., et par conséquent, notre position changera. Rien que pour renégocier le Mémorandum déjà, nous aurons besoin d'alliances, de toute façon nous sommes faibles, et c'est ainsi que nous avons besoin de l'Europe, notre place y est... Poutine tardera encore, avant de mettre en place un autre grand pôle géopolitique, donc nous n'avons plus d'autre choix pour le moment... Nous n'irons pas nous débarrasser de l'Allemagne seuls contre tous. Et attention, les Américains veulent nous récupérer en... entier et sans l'euro, cela se comprend. En plus, je suis certain que tout va être chamboulé dans la géopolitique de notre prochain monde, la Chine par exemple, s'effondrera éventuellement dans vingt ans. Alors évoquer le sort de la petite Grèce, c'est du grotesque vis à vis de l'histoire ».

François Hollande dans la presse grecque - 20 avril 2012
Ce n'était pas un avis partagé par tous, mais les autres écoutèrent avec attention cet écrivain connu. Leur discussion a tourné ensuite, autour de l'euro et de la drachme. Un universitaire a qualifié la drachme « d'option monastique » et pour cette même raison, relevant du repli impardonnable. « Les gens ne peuvent pas comprendre que le monde change à ce point, ils sont en train de s'autodétruire, puis, par le biais du vote, nous ne pourrons rien changer, préparons plutôt les élections suivantes, ou même les élections d'après, pas celles du 6 mai. Nous formerons alors un parti bien à nous, pour enfin gouverner et restructurer ce pays ». Vers la fin de leur discussion une personne a voulu évoquer le cas d'un de leurs connaissances, un scientifique, se disant prêt à voter en faveur de « l'Aube Dorée » (extrême droite). « Mais c'est idiot, pourquoi ? », s'est demandé l'écrivain, à voix haute. Ce à quoi elle répondit : « C'est pour punir le PASOK et la Nouvelle Démocratie, mais, méfions-nous de ce vote, il y a beaucoup de gens qui ne l'expriment pas, seulement derrière l'isoloir, ils choisiront le bulletin de l'Aube Dorée, ne nous étonnons plus de rien, car la crise a renversé nos repères et nos attitudes, notre confort d'avant est moribond... vous savez quoi, moi par exemple, je vends ma résidence secondaire sur l'île, je ne peux plus l'entretenir ».

Pauvres universitaires, si riches en idées. En préparant leurs prochains colloques après l'été, ils ont pourtant exprimé une certaine inquiétude au sujet du sort qu'allait subir leur aventure collective : « existerons-nous vraiment à l'automne prochain ? », une question excellente en somme. Je ne pense pas que nos facultés seraient porteuses de renouveau, et ceci, au-delà des universitaires, d'ailleurs sympathiques. Pour opérer une vraie rupture en politique, la sympathie ne suffit guère, me semble-t-i.

"Certains clients emmènent désormais de chez eux une sucrerie" - Athènes 20 avril 2012

Au même café, exposition du peintre Nikos Oikonomidis - (20 avril 2012)


Entre temps, Akis Tsochatzopoulos du vieux PASOK historique, résidant désormais en prison, s'est retrouvé dans la cellule pour VIP, occupée il y a encore peu, par le moine Éphrem (du Mont Athos et du scandale de Vatopédi), remis en liberté sous caution récemment. Selon notre journal satyrique « To Pontiki » daté du 19 avril, les affaires de Tsochatzopoulos et celles d'Éphrem, se seraient même croisées, notamment par le biais de la société offshore Torcaso, immatriculée à Chypre, « brillante création » de cet ancien ministre « socialiste ». Selon l'instruction, Akis s'est enrichi de 25 millions de dollars, et il n'est pas le seul, « car la Grèce, n'achetait rien, même pas une paire de lacets sans commission occulte, versée par les fournisseurs. Le pays empruntait de l'argent pour financer ses autoroutes, qui coutaient ainsi sept fois plus cher au kilomètre qu'ailleurs, ou pour se doter, et pour le double du prix de marché, d'un certain nombre de sous-marins, d'ailleurs ils comportent bien des défauts de fabrication, [ils ont été vendus par des entreprises allemandes]. C'est justement cet argent que les créanciers veulent récupérer en imposant le Mémorandum » (« To Pontiki » - 19 avril 2012).


« Notre niveau de vie – et ainsi notre « seuil de survie » - doit considérablement baisser, pour que « le pays puisse s'en sortir », voilà la dernière précision importante, contenue dans un récent rapport du FMI (…) c'est dans ce but également que la gestion, la propriété même du pays est en phase de passer aux mains des créanciers » (« To Pontiki » - 19 avril 2012). Après quoi, on peut s'en enorgueillir du futur parti des universitaires mais à quoi bon, dans un pays décharné ?

Dans ce café littéraire, certains clients emmènent désormais de chez eux une sucrerie (emballée dans du papier d'aluminium), pour accompagner leur café, ne pouvant certainement plus supporter le surcout d'un dessert commandé sur place. Tout s'opère dans une certaine discrétion, voire dans la honte. Classe moyenne, usages nouveaux, honte.

Chez nos voisins, un musée italien brûle ses œuvres pour protester contre les coupes budgétaires (lemonde.fr), usage novateur aussi dans l'art, nouvelle Europe, art de vivre et d'y mourir.


 

20 commentaires

fincaparaiso a dit…

bjr,
croire que la victoire de Hollande permettra de renegocier les traités européens ,c'est encore croire aux socialistes......ce qui s'est passé avec Papandreou ne suffit il pas aux grecs?
les dirigeants socialistes des pays européens ont la même idéologie économique et financière que leurs homologues néo- liberaux : l'Espagne de zapatero en est un exemple très récent et les Français avertis savent que Hollande rentrera dans le rang néo liberal très rapidement s'il est élu;quant aux universitaires, l'histoire a toujours montré qu'ils étaient parmi les premiers à se soumettre aux pouvoirs en place.
sentiment de culpabilité, honte, sidération devant des décisions inimaginables ,impensées à proprement parler,voila ce que certains vivent déjà, que d'autres européens vont vivre très bientôt pendant un temps qui sera toujours trop long

Panagiotis Grigoriou a dit…

Je ne pense pas que tous les Grecs sont de cet avis. Ces gens, ces universitaires que je ne connais pas personnellement mais par un certain hasard, je me suis trouvé à leur proximité, pouvant ainsi suivre leur conversation, sont sans doute très cultivés et fort intelligents,ayant même un sens aigu de géopolitique, sauf qu'ils n'ont jamais été apparemment concernés par les problèmes de l'ensemble de la société et du monde du travail, au même type que les autres salariés. Ainsi appartenant, jusque là en tout cas, aux cercles du pouvoir économique et politique, ils n'iront pas changer aussitôt radicalement d'orientation. Il est tout de même intéressant d'observer que dans une société en crise, toutes ses couches sont touchées, mais pas de la même manière.

Dedi a dit…

A ce lien, une entrevue avec Thierry Meyssan sur son point de vue de la situation au moyen orient et les enjeux (gaz) en Médittérannée impliquant stratégiquement Chypres mais surtout sur son point de vue à propos ce qui vous importe le plus c-a-d les prochaines élections françaises.
http://www.voltairenet.org/Thierry-Meyssan-sur-les-tentatives

Toutatis a dit…

Un autre point de vue

http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-grece-les-plans-de-sauvetage-ont-plonge-le-pays-au-bord-du-chaos-bientot-partout-en

où on apprend que "le gouvernement grec, à la fin du mois de Mars, pour faire face à une échéance de paiement de ses créanciers,a opéré une razzia sur les sommes détenues par diverses institutions publiques, hôpitaux régionaux, universités, régie électrique, sur leur compte à la banque centrale de Grèce".....

Panagiotis Grigoriou a dit…

C'est tout à fait vrai; je dois rappeler aussi que la Banque de Grèce est une institution opaque, incontrôlable, n'appartenant en aucun cas à l'État grec (sa participation est de 6%), mais à un conglomérat d'actionnaires privés issus de la finance internationale. Nombre de montage aboutissant à cette razzia récente, tout comme d'autres "montages" du passé (toujours au détriment des intérêts du pays et du peuple) concernent également cette institution.

Nicolas VDR a dit…

Quelle naïveté de croire que Hollande, si il est élu, se dressera contre les traités, contre la finance !
Dans son entourage, certaines personnes sont de la trilatérale, du cercle de l'industrie, du diner du siècle et j'en passe.
Non, au contraire, le capitalisme peut dormir sur ses deux oreilles.
Si il est élu, nous en reparlerons dans les semaines qui viennent.

Panagiotis Grigoriou a dit…

De la part des intellectuels c'est sans doute plus, que de la naïveté, car ils appartiennent au même univers et aux même cercles, en tout cas telle est une composante de leurs illusions. Nous en reparlerons sans doute. Merci pour vos commentaires.

Omphalos a dit…

Voilà ce qu' "ils" lisent : http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/19/la-commission-europeenne-tente-de-redorer-son-image-en-grece_1687883_3214.html

olaf a dit…

Sans manifs monstres aiguillonnées par Mélenchon, le risque est que
Hollande devienne Hollandréou, un clone.

Enfin, laissons lui 6 mois de crédit politique, 6 mois de grâce pour qu'il affirme ses positions face à l'Europe actuelle. Rendez vous en Septembre, la rentrée des vacances est toujours chaude en France, primo entrants sur le marché du travail augmentant les stats du chômage, enseignants pas contents revigorés après les vacances, plus bonus des échéances de la dette et un zeste de chute de la balance commerciale. Le mélange sera explosif...

Giuditta a dit…

Kalispera,
Mes amis Grecs reçoivent par e-mail un message demandant aux indécis de voter pour un quelconque petit parti; car les vote blancs et les abstentions seraient comptabilisés, 100%, au profit du parti vainqueur.
La constitution prévoyait un bonus de 50 sièges, mais il y a 2-3 mois la loi a changée.
Est-ce exact? Le peuple grecque a ete informée?
Pourriez vous me donner les références? (en Français ou en Grec).
Merci.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, ceci est exact et le peuple doit-être suffisamment informé à présent (je l'espère en tout cas): Ainsi, il faut à tout prix se rendre aux urnes (et voter contre les partis du Mémorandum) - deux références déjà en grec - parmi d'autres.

Bons résultats à nous tous (En France, en Grèce et dans les autre pays de ma vieille Europe)

www.palo.gr/cluster/articles/eidhseis-ellada/23/?clid=4616750

aliartos-city.blogspot.com/2012/04/50-3.html

Bibi a dit…

Bonsoir, 22h30 en France, et Marine Le Pen est reconnue comme 3ème homme! Ce qui est sidérant, car c'est une femme, et parce qu'elle représente le Front National. Heureux le pays qui dispose de boucs émissaires, d'êtres qui osent manger votre pain et piquer votre travail! Quelle horreur que telle chose soit possible aujourd'hui!

Qu'est-ce-que ce nouvel humain qui ignore que l'étranger de chacun c'est lui-même! Qu'est-ce-que que ce nouvel humain qui a fait naître ceci? Qui s'obsède de frontières, de rentabilité, de cupidité, de pouvoir, d'avidité, de plus ou moins-values, de différences, alors qu'il finira comme tout un chacun, ni plus, ni moins!

Ce genre de parti existe-t-il en Grèce? Si oui, j'espère que ce ne sera plus le cas bientôt!

Mais bon, pour ce qui est des résultats ici, ils ne sont pas mauvais, hormis cette tâche d'environ 20 pré-citée. Bien sur, cela dépend du côté où on se place...

Amicale Francophone des Amis de Syros a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Giuditta a dit…

Merci.
Bons résultats.
Mais je ne crois plus dans la politique.
Le problème est que les gouvernements de chaque pais européenne n'a plus de pouvoir.:(
Tout ça est du cinéma.
J’espère de me tromper...
Connaissez vous?:
http://video.google.com/videoplay?docid=-1590349746148192100

Jean-François a dit…

6 mois ? Vous lui laissez 6 mois ? Je doute que banques, Agences de notation,et Troïka soient de leur côté aussi généreux que vous.
Que ce soit Hollande ou Sarkozy, le calvaire de la France commencera très probablement au lendemain de l'élection, si ce n'est avant.

Nicolas VDR a dit…

Quel bel exemple les français viennent de donner ! L'exemple de la xenophobie, du repli sur soi, de la bêtise et de l'ignorance.
Les médias, comme de coutume, tentent d'expliquer le vote pour l'extrême droite comme un mécontentement de la part des ouvriers, des commerçants et des artisans.
Non, ce n'est pas un vote de mécontentement mais un vote de conviction, de haine de la différence, de la bêtise.
Ce pays me fait HONTE !

Bibi a dit…

Bonjour, voici le texte de l'adresse que Réseau Education Sans Frontières a adressé, en février, aux candidats à l'élection présidentielle en France, ainsi que les réponses lui ayant été adressées: http://www.educationsansfrontieres.org/article40743.html
J'ai relayée cette "adresse aux candidats" sur ma page FB, en la titrant "Sans voix du côté droit?"

Je suis surprise que des idées si xénophobes ne donnent le moyen à qui les entretient de répondre à des questions claires posées par un réseau qui, chaque jour, aide à gérer des situations inhumaines.
Surprise et terriblement inquiète.

Toutatis a dit…

Il ne faut pas croire que ce qui vous obsède intéresse forcément toute la population. Apparemment ce n'est pas le cas. Ils ont bien d'autres problèmes.
Je suis même persuadé que la grande majorité de la population est opposée à ce que fait RESF. Moi-même je vois plutot RESF comme des gens qui veulent être charitables avec mon argent, alors qu'à mon avis la charité doit être faite par un sacrifice personnel.

Bibi a dit…

@Toutatis, vous y voyez une obsession, mais ce n'est pas le cas pour moi. Mais bon, mon propre regard sur moi-même n'est pas forcément le plus objectif, je ne dispose certes pas du recul nécessaire!

Pour ce qui est de RESF, je précise que le moteur des nombreux membres, sans directeur, est le consensus, pas l'argent.

J'ai relayé cette lettre aux candidats parce que chacun(e) d'eux a abordé le thème de l'immigration, chacun à sa manière, selon ses valeurs, certains jouant de ce thème pour "racoler". C'est leur choix.

Je trouve juste dommage d'utiliser ce thème dans un but électoral, et de ne pas répondre aux quelques questions posées par un réseau concerné chaque jour par cette question.

Et je l'ai également relayé ici, parce que des valeurs pleinement assumées, d'autant plus par des candidats à des élections présidentielles, me sembleraient plus saines!

Mais bon, ce n'est que mon avis, que je partage!

Geof a dit…

Peut-être la solution à tout vos problèmes, et elle vient de chez vous, la Grèce :
http://www.dailymotion.com/video/xqa93r_etienne-chouard-arretez-de-voter_news
En tous cas, ici, Sarko ou Hollande, un seul parti, l'UMPS.

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