mercredi 25 avril 2012

Parrhèsia



C'est au petit garage de l'avenue Olof Palme, près de la Cité Universitaire d'Athènes que monsieur Thanassis, un client, vient de déposer sa voiture, une Toyota Carinna II de 1992 ce mercredi matin. “Aidez-moi à descendre de mon véhicule, j'ai soixante douze ans, vous, vous êtes encore jeunes, mais arriverez-vous vraiment sains et saufs à cet âge ? Juste une vidange, sans changer le filtre...”



* Photo de couverture: Artemis. Attique, le 25 avril 2012

5 commentaires

Toutatis a dit…

A mon avis il faut regarder plus loin que l'Europe. Il y a un pays très intéressant en ce moment, c'est l'Argentine. Intéressant car il déclenche la colère chez beaucoup d'éditorialistes de la presse économique, pour pratiquement toutes ses actions. Je pense que ce pays nous donne l'exemple. Mais c'est encore trop tot peut-être. Et même ceux qui sont très opposés à la bancocratie me semblent incapables d'avoir une réaction de type argentin.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Vous avez raison sur l'Argentine, elle peut être un exemple, seulement la géopolitique et institutionnalisation de l'Europe (du "troïkanisme") rendent la tâche plus difficile. Votre remarque est juste, car toute réaction de type argentin doit d'abord affronter la suprastructure de l'Union Européenne.

fincaparaiso a dit…

bjr,
pourquoi pensez vous que les "élections" seront supprimées bientôt alors qu'elles font le jeu des institutions financières internationales,alors que les gens élus pratiquent une politique à l'opposé de leurs engagements sans que cela n'émeuve quiconque?

d'autre part l'énigme de l'inertie de la jeune génération à l'égard de la situation politique, économique et financière de leurs pays comme d'ailleurs de leur propre situation (excépté pour les individus très peu nombreux qui réagissent en
s'expatriant ou feu le mouvement de indignés )semble n'interesser que peu d'analystes ou d'observateurs: pouvez vous donner votre avis sur ce point?

Toutatis a dit…

Les seules élections qui vaillent et qui soient vraiment efficaces, ce sont les référendums, surtout ceux d'initiative populaire. Ce sont eux qui ont empèché les politiciens de trahir leur peuple en Islande. Un autre va bientot avoir lieu en Irlande.
Mais il faut bien voir que très peu de gens, en particulier d'intellectuels, approuvent les référendums, car parfois les peuples en réclament qui ne sont pas "politiquement corrects" (cf. en Suisse).

Cara a dit…

"les individus très peu nombreux qui réagissent en
s'expatriant ou feu le mouvement de indignés )semble n'interesser que peu d'analystes ou d'observateurs"

De quels analystes ou observateurs parlez-vous ? La plupart sont des gens qui soutiennent à fond le système alors, effectivement, ils ne risquent pas d'évoquer le mouvement des indignés ou tout autre volonté de changement.
Le 1er tour des élections en France nous en a donné la preuve incontestable. Si le front National est si haut (encore qu'en terme de voix il est juste un peu plus élevé que celui de 1995 ou 2002 quand on y ajoutait les votes de Mégret ou de Villiers en leur temps) s'il est si haut c'est bien parce que les "analystes", "observateurs" ou autres journalistes de la pensée unique l'ont monté au pinacle depuis des années et des années. Car même si c'était pour en dire du mal, le FN est très pratique pour faire peur aux "bonnes gens" et leur éviter de penser, de réfléchir. En outre, les avez-vous entendu ces analystes évoquer la Grèce autrement qu'en terme de chiffres, d'euros et jamais en terme d'humanité pure et simple? Mais là aussi, s'ils faisaient simplement leur boulot il se peut que les électeurs ne soient alors pas d'accord pour accorder leurs votes aux mêmes représentant de cette oligarchie.
Quant aux Français, ils refusent de chercher l'information où elle est. Ils refusent tout autant d'entendre quand on les met en garde. Pour eux la Grèce est aux antipodes de leurs réalités et ils sont tellement persuadés que cela ne peut nous arriver. Conneries ! Quand ça va nous tomber sur le nez, plus vite qu'il ne faut de temps pour le dire, ils pleureront mais ce sera trop tard.

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