jeudi 5 avril 2012

Le nom du mort


«Le gouvernement d’occupation de Tsolakoglou (*) a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant 35 ans, (sans aucune contribution de l'État). Mon âge, ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que si un grec prenait une kalachnikov je n’aurais pas été le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne, ou sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir, prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la Piazzale Loreto, à Milan ».

Lettre manuscrite du pharmacien retraité âgé de 77 ans qui a mis fin à ses jours sur une pelouse de la place Syntagma le 4 avril 2012.
(source : kathimerini.gr)

[* Le général Georgios Tsolakoglou, signataire de l'armistice avec les forces allemandes, fut le premier chef de gouvernement grec sous l’Occupation, nommé par les nazis (30/04/1941-02/12/1942). Son nom en Grèce est synonyme de « collaborateur »].


Le cyprès - place de la Constitution 4 avril à midi
Le cyprès - place de la Constitution 4 avril dans l'après-midi

Rapidement durant toute la journée du 4 avril, la nouvelle du suicide sur la place de la Constitution a fait son chemin. À part les médias, la rue a été aussi un vecteur essentiel de la nouvelle et surtout de sa portée. Car c'est précisément ce vecteur essentiel qui est créateur de lien politique.

De bouche à oreille et en mouvement perpétuel. Dans la rue et en plein air fertilisant les idées et formant les consciences. C'est ainsi que nous avons pris connaissance de sa dernière lettre, tout comme nous avons aussi appris que ces dernières 24 heures, cinq autres personnes ont «opté» pour le suicide en Grèce. Inlassablement, et de la même manière, « virements automatiques définitifs », imposés par le régime bancocrate. Le dernier suicide connu, alors tard dans la soirée de ce 4 avril, fut celui d'un homme de 38 ans en Crète, un albanais vivant et travaillant chez nous depuis longtemps, père de deux enfants, chômeur de longue durée, il s'est jeté du balcon de son domicile.

À Athènes, c'est à partir de midi que le suicide du matin, a pris de l'ampleur dans le syllogisme collectif. Dans un bistrot du centre ville, un jeune homme s'est montré gêné, car « le malheureux aurait pu se suicider chez lui ». Aussitôt, une femme a répliqué en rappelant « que cet acte, est d'abord un acte politique, au-delà de son aspect tragique, car cet homme s'est suicidé pour nous et pour nous faire réagir, sur cette même place des manifestations, devant le Parlement ». Le jeune homme a compris.

Place de la Constitution 4 avril au soir
Athènes - devant la Faculté de Droit - 4 avril 2012
Soir du 4 avril




"Vengeance" Place de la Constitution 4 avril au soir

J'ai senti la portée de cet acte, se transformer en fait politique majeur au fil des heures. À midi déjà, des gens étaient sur place, puis, dans l'après midi et vers le soir, des centaines de personnes redevenaient des témoins actifs du temps présent. Des manifestants lycéens et étudiants se sont rendus devant le monument du soldat inconnu (entre la place et le Parlement), tandis qu'au même moment, les premières compagnies de MAT (CRS) se précipitèrent sur la place.

Au pied du cyprès, des anonymes ont déposé des bouquets de fleurs, des cierges et des dizaines de messages manuscrits appelant notamment « Au soulèvement du peuple » « Soulevez-vous, son sort sera le sort de nous tous », « Salopards gouvernants, un jour nous vous suiciderons » , « Le sang du peuple va vous noyer », « La liberté ou la mort », « Vengeance » , pouvait-on lire sur ces messages écrits, le maître-mot n'étant plus « l'indignation » mais « la vengeance ».

Le soir la place s'est remplie davantage. Notre police prétorienne, œuvrant pour les occupants, intérieurs et extérieurs, a chargé comme d'habitude, Parmi les citoyens passés à tabac par les policiers, il y avait une jeune journaliste de la chaine ANT-1. Puis, il y a eu des interpellations, et tout cet usage de la chimie habituelle. Alchimies encore, du régime bancocrate. Les politiciens ont peur de la rue et nous le savons. Dans l'air du temps, il y a aussi les élections, d'ailleurs toujours hypothétiques, enfermant pourtant, les représentations des partis de gauche dans un carcan tristement étriqué. Un vieil homme que j'ai rencontré sur la place vers 21h, alors très ému, les larmes aux yeux, s'est adressé à un groupe de jeunes ainsi : « pour une révolution, il faut du sang, prenez les armes et tuez-les ».

Ce jeudi matin sur la place Syntagma, il y avait encore l'odeur de la chimie policière mais aussi celle de la vie, la notre. Nous étions là, autour du cyprès, porteur désormais de nos messages et surtout du sien. « Ce n'est pas un suicide, c'est un assassinat politique », puis ce nouveau graffiti sur le marbre : « Le nom du mort devait être Papandréou, le nom du mort devait être Samaras, le nom du mort devait être Karatzaferis... ».
"Le nom du mort devait être Papandréou..." - graffiti sur marbre - Place de la Constitution 5 avril 2012 au matin

Par la radio (real-FM), on apprend qu'hier également, une retraitée a mis fin à ses jours en Italie. « Je ne pouvais plus vivre, d'une retraite amputée ainsi », tel fut son ultime message.

Décidément, les messages ainsi ultimes se multiplient à travers l'Eurozone. Notre pharmacien étant un enfant des temps de l'occupation et de la famine de 1941, il a bien détecté l'odeur de l'époque et le vent mauvais. L'occupation revient, et pas seulement que dans les stéréotypes. Peu importe si c'est autrement. L'éditorialiste Trangas (real-FM), tient Madame Merkel pour responsable de cette nouvelle mauvaise Europe, mais sur la place Syntagma on se disait que c'est plutôt l'Union Européenne qu'il faut briser. « Eh Grecs, l'U.E. est en train de nous tuer », a crié un homme devant le cyprès.

"Ce n'est pas un suicide, c'est un assassinat politique" - 5 avril 2012

Autour du cyprès - place de la Constitution 5 avril au matin

Les membres d'une équipe de documentaristes venus d'Allemagne se sont confiés il y a quelques jours à un de mes amis : « cette Europe est morte, elle fait du mal à tout le monde », c'est dommage, je n'ai pas pu les rencontrer.

Jeudi midi, Athènes sous une pluie fine, douceur.

Loukanikos - place de la Constitution - 4 avril 2012

25 commentaires

Unknown a dit…

Courage!

... Malheureusement "vous êtes les premiers"... Mais bon nombre de citoyens européens sont conscients de ce qui se trame...

Merci de relayer ces informations... Absentes de nos médias français...

Cdt.

olaf a dit…

Concernant Maastricht, l'une de mes premières élections en 92, j'ai voté contre, pas mal de gens avaient tiré la sonnette d'alarme en montrant l'aspect ubuesque de ce sac de nœuds. Maastricht aurait dû être un vote pour, ou contre, un état fédéral, ni plus, ni moins.

Renaud Schaffhauser a dit…

Texte bouleversant. Geste d'espoir et de désespoir. Puisse-t-il faire vaciller la grande Hache de l'Histoire. Le 4 avril 2012 : on n'oublie pas.

asty a dit…

La lecture de ce blog interpelle, pour qui essaie de se tenir au courant de la situation sociale en Grèce. D'un côté ce désepoir qui affleure entre les lignes ( et l'information par Médecins sans Frontières de l'état sanitaire du pays proche d'un pays du tiers monde) de l'autre les articles sur divers grands journaux français ( Le Monde, Le Point, Libé...)des faux aveugles de Zanthe traqués par l'administration avec bien évidemment les sous entendus officiels ( sur le dégré de duplicité du peuple grec...) et la réthorique méprisante qui va avec. Je me pose toutefois deux questions: La première concerne les élections , perpétuellement semble t il repousées ( pas encore de date officielle) S'agit il d'un leurre pour " tenir" le peuple et l'empêcher de manifester plus violemment?
La seconde concerne le port industriel du Pirée partiellement vendu au chinois sous l'aire Papandréous, avec baisse importante des salaires. Je me souviens avoir lu qu'un certain nombre de dockers refusant cette baise avaient essayé de survivre en proposant une alternative . Que sont ils devenus, comment est géré cet immense port actuellement?

Agan a dit…

Tout n'est pas tout blanc ou tout noir:


http://blogs.lecho.be/buzness/2012/04/l%C3%AEle-aux-aveugles-ou-quand-les-grecs-fraudent.html

Toutatis a dit…

Chez nous les pharmaciens sont considérés comme des ultra-privilégiés, à l'abri de la concurrence (on n'ouvre pas une pharmacie comme on le veut). Ils ont des revenus supérieurs même à ceux des médecins. Mais peut-être en est-il autrement en Grèce, ou alors ne s'agit-il simplement que d'une personne travaillant dans une pharmacie qui est appelée "pharmacien".

En ce qui concerne les suicides, on constate que leur nombre baisse considérablement en temps de guerre, et que leur nombre très variable d'un pays à l'autre n'est pas du tout corrélé au revenu moyen dans les pays en question. Il faudrait donc voir s'il y a bien vraiment une épidémie de suicides en Grèce. Il faut se méfier de l'attention qu'on leur porte. On a beaucoup parlé chez nous par exemple des suicides parmi les employés de France-Telecom. Mais en comparant le nombre de suicides au nombre d'employés on s'est aperçu qu'il y avait peu de différences avec le taux de suicide moyen de la population, et que le taux était bien plus important dans d'autres professions, les agriculteurs et le policiers par exemple, qui se suicident en silence. Je pense que ces manifestations à propos de suicides sont un peu artificielles. La situation objective devrait suffire sans qu'il y ait besoin de prétextes. S'il y a besoin de prétexte, c'est peut-être qu'on a une vision confuse de cette situation et qu'on cherche quelque chose à quoi se raccrocher. Mais où cela conduira-t'il ?

Catitalia a dit…

Bonsoir,

C'est exact, une retraitée c'est cette semaine jetée de son balcon. Sa retraite, de 800 € mensuel, devait etre ramenée à 600 €.

A part elle, et il faut ajouter au chiffre de 2 suicides que donne Le Monde (dans l'article qui traite du mort athénien : http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/04/le-suicide-d-un-retraite-dans-les-rues-d-athenes-bouleverse-la-grece_1680523_3214.html) dans ma péninsule également très lourdement goldmansachsisée, deux autres suicides d'entrepreneurs romains.

Antonio Di Pietro, dont les lecteurs français se souviennent peut etre comme le juge à l'origine de l'opération "mains propres" est le seul à les imputer directement au chef du gouvernement.

Pour les italophones : http://www.corriere.it/politica/12_aprile_04/di-pietro-monti-suicidi_29b0e2d6-7e65-11e1-b61a-22df94744509.shtml

Catitalia a dit…

Bonsoir,

Chez moi aussi, les pharmaciens étaient des ultra-privilégiés et on n'ouvrait pas une pharmacie comme on voulait.

D'ailleurs c'est le grand credo du GoldmanSachs local et de sa pleurnicheuse de ministre du travail (Madame Fornero avait la larme à l'oeil quand elle a annoncé aux Italiens les sacrifices qu'ils allaient devoir faire sur les retraites) : pour relancer la croissance il faut LI-BE-RA-LI-SER. Fin des privilèges des pharmaciens, des avocats, des chauffeurs de taxi, des assureurs et des ... ben... des travailleurs. Fin de l'article 18 du code du travail : on facilite beaucoup les licenciements. C'est bien connu mettre facilement les gens au chomage, le travailleur kleenex, facilite la croissance !

Toutatis a dit…

Moi ça ne me gène pas qu'on mette les pharmaciens à égalité avec les autres commerçants, ainsi que pas mal d'autres professions. Certaines professions de la santé s'enrichissent chez nous à cause de pratiques anti-libérales, et pourtant dans ces milieux on soutient très fortement la droite. Par exemple les dentistes de la région de Nice sont très opposés à la concurrence de leurs voisins italiens, qui proposent des soins deux fois moins cher, et cherchent à l'interdire. En conclusion je ne pense pas que toutes les mesures de Monti soient mauvaises, mais peut-être qu'il cherche à en faire passer des mauvaises en les entourant de quelques bonnes.

Catitalia a dit…

Bonsoir encore,

Le credo de notre version locale de Goldman&Sachs c'est que ces libéralisations des professions libérales vont faire baisser les prix et donc permettre de relancer la consommation des ménages étranglés par la crise économique et les augmentations de taxes en tout genre que nous subissons depuis son arrivée au pouvoir. Il sera intéressant d'observer la validité du credo.

Quant à l'introduction d'une très grande flexibilité dans le code du travail, toujours selon notre Goldman&Sachs, c'est destiné à rendre le pays "attractif" pour les investisseurs étrangers : il était d'ailleurs en Chine la semaine dernière.

Wayne a dit…

Word from Athens: Pedro Olalla (for English subtitles click cc under picture:
http://www.youtube.com/watch?v=jX7Kqb21b44&feature=related

Giuditta a dit…

Je suis en larmes!
Et en Italie aussi c'est une hécatombe!
La liste provisoire:
http://qn.quotidiano.net/cronaca/2012/04/04/692449-suicidi-crisi-economica.shtml

Cara a dit…

@ Toutatis

"En ce qui concerne les suicides [...] Il faudrait donc voir s'il y a bien vraiment une épidémie de suicides en Grèce"
S'il n'y avait que Pangiotis Grigoriou qui le disait on pourrait éventuellement se demander s'il ne "grossit" pas trop le trait mais il n'est pas le seul. Il suffit de s'informer (voyez le discours fin janvier à Strasbourg, repris sur le site du CADTM) et d'écouter car des journalistes grecs l'ont dit sur nos médias, même si nos médias refusent pour la majorité de dire l'exacte réalité du peuple grec et des autres italien, espagnol ou portugais.
J'ajoute que même si les suicides en France du type de ceux de France-Telecom sont peut-être "minimes" par rapport au nombre d'autres suicides, il n'en reste pas moins que lorsqu'ils sont sur le lieu de travail la portée est tout autre. Que vous faut-il de plus ? Que les gens se suicident par milliers, par millions pour ouvrir les yeux ?

@ Giuditta

Effectivement, j'avais d'abord entendu parler de la Sardaigne, où la situation est tout aussi critique et où il était indiqué que le taux de suicides, depuis la crise et les plans d'austérité, était le plus élevé d'Europe.

Oui, il serait grand temps que les peuples européens se soulèvent pour enrayer l'hémorragie. Autant le faire pour le moment par les urnes sinon cela se fera, un jour ou l'autre, dans un bain de sang. Et si ce n'est pas la panacée, au moins le Front de gauche a le mérite de vouloir commencer la rupture. Car, il faut lire aussi le livre de Jacques Généreux "Nous on peut" pour comprendre qu'il s'agit bien de rupture et non d'un énième accompagnement (et s'il faut sortir de la zone euro pour cela, s'il n'y a d'autre choix, on en sortira. Cependant, je partage l'idée que l'euro n'est qu'une monnaie, qu'il n'est pas LE problème. Il faut rompre avec les traités certes et ce qui est prévu dans le programme du Front de gauche)

olaf a dit…

Concernant les taux de suicides, la France et la Finlande sont mal, depuis des années, les gens se butent la tête et c'est banalisé :
http://www.who.int/mental_health/prevention/suicide/suicideprevent/en/

Le problème en Grèce, c'est que les taux étaient bas, preuve d'un pays un peu heureux de vivre, et désormais c'est une inflation de 50%, un choc relativiste qui préfigure ce qui se passe ou se passera ailleurs. La chute économique entraine la hausse des suicides. Il y a un lien mécanique inévitable entre les deux.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir et merci pour vos contributions. En effet en Grèce, on n'avait pas "l'habitude" de se suicider et ainsi on peut dire que la nouvelle "préparation" du temps et de l'avenir (possible et impossible) également ouvert cette brèche. Malheureusement ce n'est pas une légende, ni une situation sur-médiatisée. Dans un des premiers billets de ce blog datant d'octobre 2011, j’évoque le cas se deux personnes qui se sont suicidés, dans un village de mille habitants en Thessalie. Ces deux suicides ont bouleversé la petite communauté. C'est triste et révoltant à la fois.

Simone Le Baron a dit…

Παναγιώτη, συγχαρητήρια για την ποιότητα της ιστοσελίδας σου. Ελπίζω να σε βοηθήσει να να τα βγάλεις πέρα, το αξίζεις. Συνήθως οι άνθρωποι ποιότητας δεν τα πάνε καλά με το Σύστημα που μόνο η ποσότητα μετράει. Θα έρθει η ώρα μας! Θα τα πούμε μετά τις γιορτές. Φιλιά!

emmanouil a dit…

Suicide par le feu a Zakynthos ...

http://imerazante.gr/2012/03/19/44268

olaf a dit…

Grèce : Angélique Kourounis, @ux sources des bobards

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4828

olaf a dit…

« Ce qui se passe en Grèce échappe complètement aux Européens. Ils ne voient que des chiffres, ils ne voient pas les gens fouiller les poubelles ni le coup de pied dans la dignité d'un peuple. Dans six ou sept mois, quand la crise frappera vraiment à leur porte et que les pensions commenceront à être supprimées, alors ils se rendront compte qu'on est tous sur le même maudit bateau. Et seulement, ils comprendront la nécessité d'être solidaire. »

http://www.lesoir.be/actualite/monde/2012-04-05/grece-jamais-on-ne-pensait-en-arriver-la-907318.php

Je ne suis pas tout à fait d'accord, dans les autres pays européens beaucoup comprennent cette situation de mouise et avaient anticipé cette dérive. J'ai connu le chomdu et me suis expatrié en Allemagne pour cette raison, avant cette crise, pour ne plus avoir affaire à Pôle Emploi et aux procédures de recrutement débiles pratiquées en France. J'ai donc fait mes valises. Si nécessaire, j'irai en Australie ou au Canada, mais jamais plus je ne resterai dans un pays où je n'aurai rien à faire.

olaf a dit…

Autre blog sur la Grèce d'une française y vivant, le même topo en route pour l'Espagne, le Portugal...le "progrès" est en route :

Les suicides et tentatives de suicides (être désespéré n’est pas une garantie de réussite…), les actes de folie (un employé licencié prenant en otage ses anciens collègues), les grossesses qui s’interrompent spontanément, pour cause de mauvais suivi et de stress insupportable…

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-laure-veilhan/050312/silences

Sophie a dit…

La France, la Grèce, l'Espagne, l'Italie : les peuples n'en peuvent plus de se faire saigner par une oligarchie qui a fait main basse sur l'Europe. Soyons solidaires de ces grecs au bout du rouleau, inventons une Europe des peuples, virons tous ces technocrates incompétents, cupides, complices. Pour ma part, je ferai le 21 avril prochain ma révolution citoyenne dans les urnes, la seule qui vaille !

bibi a dit…

alors, la solution ne serait-elle pas de sortir de l'€, mais c'est vrai qu'en écoutant la plupart des médias, la sortie de l'euro nous coutera très chers, mais ce qu'ils se cachent de dire, c'est que si on y reste, on va mourir à petit feux.

Jasou a dit…

Le front de gauche propose également d'ouvrir les frontière ce qui gonflera indéniablement le nombre de demandeurs d'emploi en france....
Voter mélenchon, c'est voter le communautarisme à tout va...

Altern a dit…

"Un repas gratuit est une chose qui n'existe pas."

Altern a dit…

"Je jure par ma vie et mon amour de lui que je ne vivrai jamais dans l'intérêt d'un autre homme, ni demande à un autre homme de vivre pour le mien."

Enregistrer un commentaire

L'équipe de "greek crisis" respecte toutes les opinions, mais se
réserve le droit de ne pas publier des commentaires offensifs...