jeudi 8 mars 2012

Rhodes contre le Colosse ?



Lorsque l'ancien et le nouveau se mélangent violemment, mordant ainsi à plein croc dans la nuque de la théâtralité humaine, eh bien, c'est évident, les temps changent, même ici, à l'autre bout de la mer Égée, sous le signe du printemps.



* Photo de couverture: Rhodes, le 7 mars 2012

19 commentaires

Agan a dit…

Vae Victis!

silence a dit…

« À l'année prochaine mais libres »......non, pas l’année prochaine.Ce 25 mars, et partout en Grèce.
Les banksters et leurs collabos grecs nous ont voles nos vie, nous n'avons plus d'avenir, il faut changer tout cela.
Stop aux mensonges des politiciens, des journaux,stop a tous ces corrompus, ils doivent être juges et payer!
Vive la Grèce!

emmanouil a dit…

bonjour, je trouve symboliquement assez amusante l'image des comme toujours glorieux politiques qui se refugient dans un batiment mussolinien ...

'Les politiques sont des dindons qui se prennent pour des aigles et font la roue comme des paons'', Gustave Flaubert

David a dit…

Je pense que nous assistons en Europe à un coup d'état financier, pas seulement contre la Grèce mais contre tous les pays d'une Europe morte politiquement. C'est l'ultralibéralisme mondial ou banksters qui prennent le pouvoir en Europe. Le journal Marianne en France titre : "L'Europe finance les banques qui se gavent sur la dette" et l'article est révélateur en substance. Voici le lien : http://www.marianne2.fr/L-Europe-finance-les-banques-qui-se-gavent-sur-la-dette_a216167.html
Les choses bougent ailleurs.
Des économistes sérieux mettent en question la politique européenne et posent les bonnes questions sur l'orientation non démocratique de l'Europe.
Des gens s'enrichissent sur la misère que l'on veut installer en Grèce mais ailleurs. On verra un peu plus claire après les élections en Europe. Pour l'instant ils tentent de gagner du temps.
Ils jouent avec le feu.
Les mensonges cyniques utilisés depuis plusieurs dizaines d'années ne peuvent construire une Europe des peuples.
Nous venons doucement aux bonnes questions.
Mais un tsunami est toujours possible à tout moment.
Ils perdent le contrôle de la machine financière.
Dès que le soleil aura réchauffé un peu les terres après un hiver froid les choses vont se faire.
Il faut que la terre mature pour donner la vie, le blé de la vie. Nous en sommes là.
Les jours qui viennent sont déterminant. Soyons attentifs. Cela peut aller très vite.
Quand on joue avec les allumettes il ne faut qu'une étincelle.
Que cela se fasse surtout dans le respect des vies....

Agan a dit…

Vous devriez réagir avant qu'il ne soit trop tard. Cet immobilisme est aussi criminel que les banksters qui viennent chercher, dans vos poches, jusqu'à votre dernier centime .

mike a dit…

@ agan : Je voulais vous écrire ceci : "Ne le prenez pas mal, mais que faites vous en France pour enrayer ce scenario ?".

Mais je pense que ceci serait plus juste : "que faisons nous en France ? "

Et puis finalement je me suis dis que si vous etes sur ce blog c'est que vous vous sentez un minimum concerné par la situation Grecque, et générale...
Cordialement....

Agan a dit…

D'une part je suis au Canada, d'autre part je me sens très concerné en effet et j'aimerais que les Grecs et éventuellement les européens se secouent de leur torpeur. Ne croyez pas que j'en ai contre ces pauvres gens qui sont dépossédés de tout. Mais je nous encourage fortement à dire non à tous ces "Blankfein" de Goldman Sachs qui croient que Dieu les a désigné pour nous asservir. Par le: "Vous devriez réagir avant qu'il ne soit trop tard" que j'ai lancé, je voulais signifier à tous que je vois le régime des colonels poindre au loin et que les Grecs n'ont vraiment pas besoin de cela.

Toutatis a dit…

C'est quoi les dettes publiques ?
J'ai de plus en plus l'impression que c'était un anesthésiant destiné à faire accepter aux populations un changement de régime économique (la "globalisation"). Une fois la transformation effectuée, il ne reste plus qu'à faire payer la facture aux dites populations.
Pour voir si je dis vrai dans le cas de la Grèce il faudrait voir comment s'est transformée l'économie grecque pendant la constitution de cette dette.

Aire Libre a dit…

Une autre information que je vous livre.
Un livre : L'invention de la crise, escroquerie sur un futur en perdition, de Lukas Stella, 2012
‎"La crise n’est pas une fatalité, ni un accident de parcours, c’est une invention construite de toutes pièces, qui permet au capitalisme financier de parfaire sa domination en usurpant tous les pouvoirs. Nous sommes entrés dans l’État d’ur...gence d’une guerre ouverte contre les populations. Ce n’est pas le dysfonctionnement du système qui est ici en cause, mais bien l’économie elle-même dans son fonctionnement, son achèvement inévitable.

Il s’agit maintenant d’appréhender le système sous tous ses aspects et dans toute la complexité de ses interactions, pour mieux comprendre comment la création de richesses a été accaparée par la haute bourgeoisie dans le processus de la mondialisation, accéléré par l’informatisation généralisée, la prolifération des dettes, et par le pillage d’un futur déjà ruiné. L’escroquerie de ce temps décompté se précipite, l’espace se restreint aux marchandages et aux spéculations dévastatrices, c'est alors que notre survie s’amenuise dans les restrictions, la misère et la barbarie.

Le règne de l’exploitation et de sa servitude, des séparations guerrières et des arnaques mafieuses, paraît se réduire aujourd’hui au scénario d’une catastrophe programmée. Quand il n’y a plus d’avenir, on peut alors abandonner les préjugés réducteurs d’un passé révolu. C’est le moment de prendre le pouvoir sur ses propres conditions d’existence au cours de situations incertaines, par des pratiques libertaires en coopérant tous ensemble à l’auto-organisation d’une démocratie générale."

Lukas Stella

JFA a dit…

Cher Panagiotis,

Merci pour ces nouvelles concrètes, souvent poignantes, toujours intéressantes et que nous attendons quotidiennement avec impatience. Je sens poindre dans les réponses de certains lecteurs, quelques critiques sur l'attentisme des Grecs, sur leur manque de combativité. Mais que faire face à ce tsunami social? Que faisons nous,nous-mêmes, en France, pour préparer ce même scénario qui nous menace? Sortir de l'euro?... Repenser tous les traités de l'UE pour y intégrer des normes sociales? Mettre à bas le système capitaliste mondial?... Pendre tous les bankstères avec les boyaux des politiciens et autres parasites?... Tout ceci est bien aléatoire, bien compliqué. Pour ma part, je n'ai rien trouvé d'autre que de bricoler une vignette que j'ai collée sur la vitre arrière de ma petite auto avec ces quelques mots:

Λόγω αλληλεγγύης, ειμαι Και εγώ Ελληνας !
Par solidarité, je suis grec aussi !

http://jesuisgrec.blogspot.com/
http://greekcrisisnow.blogspot.com/

Peut-être quelques personnes de plus liront-elles ces deux blogs, le vôtre et celui du groupe de Nantes... Peut-être quelques uns trouveront-ils une idée de lutte réaliste, concrète, fédérative. En attendant, encore merci. JF Aupetitgendre, Le Grau du Roi (France)

Anonyme a dit…

http://www.fipa.tm.fr/fr/programmes/2012/krisis-23466.htm

Cara a dit…

Bonjour Mr Grigoriou et à tous
Adepte de ce blog depuis des mois, je constate avec plaisir que de plus en plus de gens réagissent. Cela montre que beaucoup de monde le lisent. Plus nous serons nombreux et plus, chacun de notre côté, nous pourrons informés ceux que nous connaissons (ou pas) de la situation réelle en Grèce. Car, évidemment, en dehors de ce qui se passe à Bruxelles concernant la Grèce aucun média, ou presque, n'évoquent le calvaire du peuple !

Pour répondre à ceux qui ici et là s'étonnent, voire se fâchent, à cause de l'apathie apparente des Grecs, primo, le fait de ne pas tout foutre en l'air ne veut pas dire que le feu ne couve pas sous la braise. Ensuite, facile à dire "mais bon sang que faites-vous ?". Et nous, en France, en Europe (et au Canada)que faisons-nous ? Qu'avons-nous fait jusque là hormis dormir sur nos deux oreilles ? A part s'enfouir la tête dans le sable. Surtout ne rien voir, ne rien écouter, ne rien entendre. Pourtant, les signes étaient là depuis bien longtemps, depuis des décennies. Nous devrions tous être dans les rues par milliers, par millions, chaque jour, pour dénoncer ce qui se passe en Grèce, au Portugal, en Espagne et, même, en Allemagne (les mini jobs à 1 €, les millions de travailleurs qui vivent sous le seuil de pauvreté).
Mais non, on attend sagement les prochaines élections. Et en France que voit-on ? Un F. Hollande à 30 % d'intentions de votes, du vote "utile" alors que le PS s'est abstenu lors du vote du MES tout cela, non pas parce que comme le disent tant tous les ténors du parti, car "ils sont avant tout pour la solidarité entre les pays mais contre l'austérité et-que-le-MES-est-un-BON-outil-mais-pas-comme-ça-mais-bon-fallait-bien-faire-kekchoz ! Alors, qu'il suffit de lire les déclarations diverses et variées sur d'autres sujets encore pour savoir qu'en fait ces socio-démocrates sont POUR le MES, sont POUR la destruction du code du travail et en fait sont POUR l'austérité (bien-sûr du moment qu'elle ne les touchera pas eux-mêmes !).
Alors facile de donner des leçons aux autres, aux Grecs qui ne se bougent pas. Mais il faudrait peut-être nous bouger nous, tous, car réussir quelque part suffirait à changer ce monde pourri !

(PS/ Mr Grigoriou, suite à nos échanges de mails j'ai enfin réussi à accéder aux commentaires !)

Toutatis a dit…

Vous avez raison, et même certains (Mélenchon je crois) appellent Hollande Hollandreou.....
On nous casse les pieds avec la lutte entre la droite et la gauche alors que la vraie fracture elle date de 2005 en France. Entre ceux qui ont voté oui et ceux qui ont voté non au référendum sur le traité constitutionnel européen. Je ne sais pas comment ça s'est passé en Grèce, apparemment il y a eu une approbation massive de l'Europe avant la crise. Le déception doit être forte.

Denderman a dit…

Rhodes italienne c'est en effet l'"occupation allemande vers la fin de la guerre", mais aussi, en Juillet 1944, le "Martyre des Juifs de Rhodes", dont les familles rescapées ou survivants des camps comme des Menasché, Franco, Nahmias et autres furent, plus tard en terre africaine, nos voisins, collègues, amis.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour tous vos commentaires. Je crois aussi comme Lukas Stella que la crise n’est pas une fatalité, mais effectivement une invention construite de toutes pièces, qui permet au capitalisme financier de parfaire sa domination en usurpant tous les pouvoirs. Effectivement, la dette est une arme de destruction massive contre les sociétés, une sorte de bombe à neutrons, tuant les habitants d'un pays ou d'un continent, tout en laissant "l'économie intacte", mais ses concepteurs sont dans la chimère. Le premier acte de cette invention se joue chez nous, et en plus ces derniers jours il y a dans l'air une "préparation" de certains parachutistes réservistes pour la fête nationale du 25 mars. J'y reviendrai dans le prochain billet du blog, tout comme sur la prétendue victoire du PSI de la dette grecque. Je considère que nous avons déjà perdu beaucoup de temps, mais je le répète, hélas, la révolte ne se décrète pas et la solution n'est pas évidente à mettre en œuvre. Ceci-dit je partage vos inquiétudes, c'est vrai que nous sommes dans l'urgence et pas seulement qu'en Grèce, le régime des Banques, le tout dernier méta-capitalisme si on veut, a certainement une longueur d'avance sur nous, mais nous restons optimistes car déterminés, même si la partie risque d'être longue. Je crois beaucoup à la sensibilisation et au réveil des consciences en France et dans les autres grands pays (en démographie déjà) en Europe, mais je crains pourtant un scénario à la grecque après les élections en France, notamment. Si il y a déjà une petite leçon à tirer de la situation chez nous, elle se résume alors ainsi : ne cédez pas, n'acceptez aucune mesure dite d'austérité, car une fois la paupérisation installée, toute la codification des repères des femmes et des hommes dans une société change, et avant d'agir et faire agir les concitoyens, il faut bien adapter aussi sa propre approche du réel. Un dernier mot sur la communauté juive de Rhodes. Il y a ici une "Place des martyres Juifs" et cette terrible histoire n'est pas oubliée, heureusement. La communauté juive de Rhodes avait cette particularité, elle était en partie hellénophone, car elle était très ancienne, disons son établissement et son enracinement furent attestés depuis l'antiquité. Aussi pour cette raison, l'inquiétude était moindre et le piège des Allemands fut terrible. Beaucoup sont morts déjà, durant le "voyage" ...

Agan a dit…

Bonjour je retranscris (je ne mets pas l'hyperlien car je veux que les gens le lise) un article parue dans 20minutes qui démontre comment fonctionnent les banksters: "Deux journalistes de l'agence Bloomberg, Nick Dunbar et Elisa Martinuzzi, révèlent que le maquillage des comptes du pays en juin 2001 a rapporté 600 millions de dollars à la banque d'affaires américaine...
Alors que la Grèce commence tout juste à respirer au lendemain du succès de la restructuration de sa dette, une enquête publiée mardi par Bloomberg lève le voile sur un épisode crucial du naufrage grec.

Ces révélations ont été rendues possibles par les premiers témoignages publics de deux personnages-clés de la transaction qui a permis à la Grèce dissimuler à ses partenaires européens l'ampleur de son endettement: Christoforos Sardelis, responsable du bureau de gestion de la dette à Athènes entre 1999 et 2004, et Spyros Papanicolaou, son successeur de 2005-2010.

Une endettement qui a presque doublé en quatre ans

Au cœur de l’engrenage: un accord de «swap» conclu avec la banque d’affaires Goldman Sachs en juin 2001. En pratique, l’opération consistait à échanger la dette contractée par la Grèce en dollars et en yens, contre un prêt en euros auprès de Goldman Sachs. Un échange réalisé en utilisant un taux de change «fictif, historique», explique les auteurs de l’enquête.

Cela avait pour effet mécanique de «faire disparaître environ 2% de la dette grecque de ses comptes nationaux», expliquent-ils. Et pour rembourser les 2,8 milliards d’euros empruntés à la banque, la Grèce a conclu un autre contrat de swap.

Un montage de produits dérivés d’une complexité extrême dont les responsables grecs n’étaient pas capables de mesurer les dangers, de leur aveu même. En quatre ans, la dette ainsi contractée par la Grèce auprès de Goldman Sachs allait bondir de 2,8 milliards à 5,1 milliards d'euros.

Mais pour la banque, l’affaire a été plus que juteuse: selon Spyros Papanicolaou, «le jour de la conclusion de l’accord en 2001, le gouvernement devait à la banque environ 600 millions de d’euros de plus que les 28 milliards qu’il avait empruntés».

Contactés par les deux journalistes, Goldman Sachs a refusé de confirmer ce montant. «Les swaps étaient l'une des techniques utilisées par bon nombre de gouvernements européens pour respecter les critères du traité de Maastricht», a répondu Fiona Laffan, porte-parole à Londres".

Toutatis a dit…

Un texte sur la Grèce qui date de...........1854 !

http://www.les-crises.fr/la-grece-contemporaine/

Cara a dit…

Agan

Merci pour la transcription de l'article. Pourriez-vous cependant donner le lien car je le ferai suivre volontiers.
Merci à l'avance

PS: je précise que j'ouvre toujours tous les liens qu'on nous présente ici car ils sont souvent importants pour les infos

Agan a dit…

Bonjour Cara, voici le l'hyperlien.

http://www.20minutes.fr/economie/895103-goldman-sachs-grand-gagnant-crise-dette-grecque

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