vendredi 30 mars 2012

Conjonctures bousculées



Nous savons tous depuis Thucydide et l’Épitaphe de Périclès, que la vie est faite de vicissitudes variées, de conjonctures bousculées, imprévues et non rationnelles du point de vue des désirs de tout un chacun, comme le rappelait à ce propos, et il y a déjà bien longtemps, Cornelius Castoriadis.

7 commentaires

Anonyme a dit…

"J’ai utilisé plusieurs fois l’image du milieu du gué, pour évoquer la situation de la monnaie unique : impossible de rester au milieu de la rivière lorsque la tempête gronde. Il faut donc rejoindre au plus vite une rive ou l’autre, soit retourner en arrière en abandonnant l’Euro, soit aller de l’avant vers le fédéralisme. Mais notre chroniqueur de LA CRISE a un raisonnement binaire simpliste, en avant ou en arrière ; quel manque d’imagination ! En effet, il y a une troisième solution, brevetée Merkozy : considérant que certains pays sont inaptes à aller de l’avant et trop faibles pour revenir en arrière, pour abréger leur souffrance le mieux est de leur mettre la tête sous l’eau afin de les noyer au plus vite… pour ensuite permettre à leurs dépouilles de reposer, mortes mais guéries, en Terre Sainte d’Euroland ! Requiescant in pace ! [...]"

http://www.ieim.uqam.ca/IMG/pdf/LaCrise_no19.pdf

David a dit…

Nous sommes en Europe, tous au même rythme que les grecs dans l'enfoncement de la récession, régression, et dans le mensonge cynique. Constat des incompétences, de l'analphabétisme économique disent les américains à propos de « Sarko» et de sa fiancée allemande. Plan mortifère, dans lequel s'englue l'Europe, la Grèce peut-être en pionnière, mais dans la synergie de mort, voulue, incontrôlée, jusqu'au crash peut-être pour tous. Les consciences s'endorment, ou sont victimes de la technique du homard pour les peuples. Recette : « on plonge le homard, dans l'eau froide, on monte doucement en température et il s'endort et là on met le chaleur à fond et il est cuit, sans rien avoir senti, et tendre, et goutteux.... »

Bibi a dit…

Bonjour, votre article est fort interessant, même (ou parce que?) s'il est dérangeant, je trouve. Etre obligé de se questionner est si inconfortable!

Vous lire citant "la révolte avant la récolte" m'interpèle, me dérange. L'humain ne s'habiturait-il pas à tant d'innacceptables, finalement?

Ne se serait-il pas habitué à cette finance qui revend avec bénéfices des biens avant de les avoir acquis, alors que nul quidam ne peut vendre ce qu'il ne détient? Y compris, peut-être les contrées et consommateurs, en les maintenant passifs donc rentables...

Pour ce qui est de la Grèce, je n'en sais rien, mais pour ce qui est de la France, lorsque le chef d'état déclare, lors d'un discours à son parti, le 24/01/09, au sujet de son désir d'un nouveau capitalisme: "...J’ai toujours pensé que cette crise était grave et, quand une crise est grave, on ne ravale pas en surface la façade, on la refonde. ..."(source www.u-m-p.org/sites/default/.../discours_nicolas_sarkozy_24.pdf) et qu' il est applaudi, que ses propos sont relayés par les médias, ceci sans que nul ne relève qu'il ne déclare là que vouloir refonder... la façade! Et tant d'années que, régulièrement, se disent "Il y en a marre", "Cela ne peut continuer" et s'entendent les mots "refus", "colère". Et ceci en étant gouverné par quelqu'un employant des termes orduriers envers un citoyens, lorsque ce n'est pas le tutoiement.

Pour ce qui est de la Boulé, ce n'est effectivement peut-être pas encore son heure, mais, qui sait, peut-être qu'un jour, réapparaîtra-t-elle. Et qui sait, peut-être bien quelque chose de mieux!

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir Merci pour vos contributions essentielles. Ma réponse provisoire est que finalement l'humain prend autant la mesure, que... l'habitude de l'inacceptable. Surtout lorsque depuis bien des années, sa "citoyenneté" se trouve réduite à peu de choses et d'idées vraiment neuves, plus le consumérisme qui n'arrange rien de beau ni de bon. Mais, votre question de fond, je me la pose également,d'ici, de mon petit devant-poste de la grande transformation et du passage en réalité au XXIe siècle. Tout peut encore arriver, seulement, le temps historique peut dépasser l'immédiat, y compris pour ce qui est de la réaction des femmes et des hommes, et pas seulement en Grèce

Chris a dit…

Alternative " No ! " Is There !

ANIT = équivalence de l'imagé et du réel

Thatcher is dead

Anonyme a dit…

"Ma réponse provisoire est que finalement l'humain prend autant la mesure, que... l'habitude de l'inacceptable."

C'est le nœud gordien de constater à postériori ce que l'on a accepté
à titre individuel ou collectif, sous anesthésie partielle.

Quand le dur réveil arrive au hasard d'un choc sur un meuble, c'est le dur cauchemar qui s'estompe.

Anonyme a dit…

Comme l’ont appris aux Grecs les Perses, les Scythes ou les Macédoniens il est essentiel pour que le plan fonctionne de respecter scrupuleusement son ordonnancement : 1° on pille 2° on brûle. Pas l’inverse. A ce titre, l’agression ce week-end du parlement grec par une foule de citoyens un peu taquins inquiète les autorités européennes.

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