vendredi 10 février 2012

Police de caractère


Manifestation des policiers - Athènes 09 février
Ce midi Place de la Constitution il y a déjà du monde. En face du «Parlement», la police veille devant le bâtiment maudit. Les manifestants arrivent de partout. Durant toute la journée nous commentons les nouvelles. Toutes les nouvelles, bonnes ou mauvaises. Mais quelles peuvent-elles être enfin ces bonnes nouvelles? Eh bien en voilà une, qui heureusement ne passe pas inaperçue dans le reste de l'Europe: «Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu'il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier. (...) Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l’ESY) ne pouvaient être résolus. Les travailleurs ont répondu à l’accélération du régime des mesures impopulaires d'austérité en occupant l'hôpital et l'ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les travailleurs de l’assemblée générale» (voir par exemple le site de Mediapart en France).

Puis, la très mauvaise nouvelle ce matin : le FMI a imposé son plan pour ce qui est de la récolte de l'impôt. Plus de 200 centres des impôts fermeront durant 2012, les trois quarts du pays. Désormais, l'impôt et sa perception (ex-élément régalien d'un État qui n'est plus souverain), sera transféré aux banques, voilà l'essentiel de la nouvelle ère issue du Mémorandum II, nouvelle peu évoquée par les grands médias qui «préfèrent » se focaliser sur les baisses des salaires. Nous comprenons alors mieux, pourquoi depuis des mois, les gouvernements Papandréou et Papadémos ont organisé la pagaille dans les centres des impôts, ont dénigré les fonctionnaires, (lesquelles en partie pratiquèrent la corruption et tout le monde était au courant, y compris ailleurs que chez nous). Laisser le système s'effondrer pour ainsi apporter le dernier levier de notre future liberté aux banques. Car hors dette, les recettes de l'État grec suffisent à faire face aux dépenses publiques, surtout que nous pouvons tout remettre déjà à plat pour mieux gérer, mais pas sous Occupation. Si on y ajoute la suppression de toutes les conventions collectives et l'abolition de ce qui en restait du droit du travail, nous nous apercevons de la parousie diabolique... du vrai mécanisme lié à la dette souveraine, pour nous et pour les pays suivants. Voilà ce qu'apporte véritablement le Mémorandum II (si il passe au «Parlement»), et je me demande si, dans un an, cette disposition maîtresse du totalitarisme bancocrate ne finira pas, par apparaître ouvertement comme mesure d'urgence... à caractère permanent, dans la Règle d'or en gestation, surtout après les élections françaises et allemandes. C'est également le vrai sens de l'ultimatum Merkozien et Bruxellois. Alors citoyens des pays d'Europe, à part vos bulletins de vote, préparez aussi vos réveils et faites-les sonner surtout à temps !
Manifestation des policiers - Athènes 09 février

Car chez nous, la Troïka, cette meilleure mine antipersonnel jamais inventée, demeure notre grande mauvaise nouvelle permanente. Elle nous fait exploser, corps et âme. Nous discutons entre nous sans cesse, le tout dernier choc d'hier, le presque accord entre les “gouvernants” et ses représentants, sur un presque plan de sauvetage, lié à un presque prêt, pour un à peu près... pays. Sauf que c'est déjà à peu près la révolte. Nous observons le système politique bouger... comme les poissons sont pris à l'hameçon et les oiseaux au filet ! C'est nous qui mourons, mais finalement c'est lui qui agonise. Les députés et ministres raccontent tout et son contraire, les Troïkans haussent le ton et à Bruxelles on se déclare très allergique à l'ouzo. Zorba a trop dansé impunément avec les loups, donc on change de film.

Il neige encore chez nous et à Bruxelles c'est le grand froid. «Une nouvelle réunion de l’Eurogroupe, le forum des ministres des Finances de l’Union monétaire, est prévue mercredi prochain pour approuver l’aide à la Grèce, sous réserve que les conditions posées soient remplies. (…) Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker inflexible (...) en a fixé trois. En premier lieu, le parlement grec va devoir d’abord approuver dimanche le plan de rigueur sur lequel les partis politiques grecs et les représentants des créanciers publics de la Grèce, réunis au sein de la «troïka» (UE-BCE-FMI), se sont mis d’accord sur le principe dans la journée. » (quotidien Libération, 10/02/2012).

Nous nous disons aussi entre nous que notre personnel politique agit de la sorte car il reçoit depuis des années les «allocations lobotomie», pour autocensurer d'abord, pour nous infliger le même sort ensuite. Mais finalement nous sommes encore capables d'un certain raisonnement, alors comme l'exprimait hier mon ami l'instituteur, «nous arriverons à mettre en place autre chose, en imaginant un peu ses contours».

Ceci-dit, nombreux sont ceux qui pensent sérieusement que dans une certaine proportion, ce personnel politique dit «de gouvernement»m ministres et autres députés, font objet des chantages et en subissent même des menaces. Sur la publication de leur vrai patrimoine, constitué... gentiment par le meilleur stakhanovisme du pot-de-vin, et autres commissions, de la part de ceux qui siègent, quelque part entre Bruxelles et la Mitteleuropa du très «grand et libre» marché. Et par conséquent, ils seraient déjà menacés d'emprisonnement. Par exemple, la saisie des biens immobiliers de Akis Tsokhatzopoulos (PASOK, «socialiste»), Ministre légendaire de l'ex Défense Nationale (?), ami de trente ans de tous les vendeurs d'armes. Comme ce Tsokhatzopoulos est hors jeu politiquement, sa mise en examen, comme celle peut être du moine Efraim du Mont Athos, (mise à part les pièces à conviction réelles dans les dossiers d'instruction), peut s'interpréter comme une menace vis à vis des autres politiciens encore en place. Nous nous disons aussi que peut-être les menaces seraient encore plus graves, allant jusqu'à les menacer d'assassinat, sur eux ou sur leurs proches. Est-ce paradoxal? Voilà pour notre dernière rumeur en cours.

Ce qui pourtant semble d'avantage évident, est que ces politiciens, seront rapidement remplacés. Depuis Bruxelles, Berlin et Paris, on orchestre toute une campagne de dénigrement des politiciens grecs, «ils sont irresponsables», «incapables», «nous ne pouvons pas se baser sur leurs affirmations», il y a qu'à voir les dernières déclarations du Merkosysme où des eurocrates centraux. Comme si, depuis trente ans, ils ne les connaissent pas assez. Au même moment, les grands médias, les télévisions surtout ici, si ardentes dans la défense du Mémorandum I et de la Troïka en 2010, depuis un mois environ, font prétendument volte-face, pour faire passer l'idée, que les gouvernants sont «petits, politiciens véreux et traîtres». Au même moment, un proche conseiller de Papadémos, a exprimé publiquement sa vision d'avenir, «une gouvernance technocrate, sans politiciens», et en échos la funeste Ministre à l'Éducation, Anna Diamantopoulou, lui emboite le pas. Oui, Madame, a longtemps siégé au sein de la Commission de Bruxelles, donc elle doit savoir mieux que quiconque, qui et comment tient réellement la barre du... Bruxellic. Ainsi nous le voyons venir. Des «technocrates» comme en Italie, remplaceront les manœuvriers, déclassées désormais en éléments de ballast, car la fin de la croisière est proche.

Donc nous sortons de nouveau dans les rues. Pour une fois, toute la gauche appelle simultanément à la révolte. «Tous dehors, tout le temps». Vendredi, samedi, dimanche. Transport en commun en grève, avocats en grève, juges se déclarant hostiles au Mémorandum et bancocrates qui annoncent la couleur déjà du Mémorandum II dans la précipitation. Noir. Diminutions des salaires dans le privé et dans le secteur public allant de 22% à 42% sur des salaires déjà amputés deux à trois fois. Bientôt le yaourt grec et celui de la Bulgarie vont couler ensemble, et dans un an, nous irons former tous ensemble Albanie comprise, la nouvelle Union Balkanique. Mais nous n'avons plus tellement d'imagination et encore moins de rêves si précis pour ainsi dire.
Blague en cours Papandréou "donnant son cerveau"
Un ami m'a téléphoné depuis son lieu de travail, le premier coup de fil de ce genre depuis une ou deux semaines. Car il faut dire que nous comptons plus d'un million de chômeurs officiellement, 5.000 nouveaux par jour, selon certaines estimations récentes, donc avoir des amis encore au travail, cela devient une chance dans le dernier fétichisme du temps de crise. Il vit à Athènes et il travaille dans l'édition en tant que commercial. Il occupe un poste d'encadrement et de direction. L'entreprise se portait bien jusque là, bonnes ventes, pas d'endettement et pas de licenciements, ni de réduction de salaire, enfin pas tout à fait, les bonus ont été supprimés depuis le premier Mémorandum, mais bon, qui allait protester. Une vrai exception culturelle cette maison d'édition. Eh bien, plus tellement. Pour la première fois, le chiffre d'affaires stagne et surtout les livres invendus reviennent de plus en plus nombreux. «Ah si tu savais, dans notre boite, les gens, disons toujours bien payés et sans retards depuis 28 ans étaient confortablement installés dans encéphalogramme politiquement plat ! Vacances, sorties, le piano des enfants et le dernier film dans les salles. La première année sous le Mémorandum, nous avons voulu l'ignorer un peu. Ensuite, nos amis et bien certains parmi nos conjoints se sont retrouvés au chômage. Le patron nous demande 20% de travail en plus, sans contre-partie, en termes de salaire, mais nous acceptons. Monsieur M., patron à l'ancienne, ancien ouvrier, ancien paysan, ancien petit vendeur lui-même, nous apporte des oranges, de la fêta et du pain tous les jours. Depuis toujours nous considérions que c'était surtout drôle, à présent, nous nous en servons pour compléter nos stocks à la maison, car nos salaires ne suffisent plus. Déjà dès janvier, ils ont été amputés de 100 à 200 euros, car la nouvelle taxe dite de solidarité, version 2012, est directement et obligatoirement prise à la source, car ceux par exemple, qui se sont retrouvés avec un conjoint au chômage, et bien, ils ont... ignoré l'avis 2011. Tu sais je gagne 1900 euros net, et j'ai versé pratiquement un mois entier pour cette taxe, on vient d'annoncer 22% de diminution sur les salaires du privé, tout abattement dans le calcul de l'imposition est supprimé, et j'ai versé 1850 euros pour l'autre nouvelle taxe sur l'immobilier. Donc faisant le cumul, depuis deux ans, notre revenu disponible est pratiquement divisé par deux... et encore, le patron se refuge toute idée de licenciement. Nous voulons aider notre boite, ce n'est plus la lutte des classes chez nous, mais la survie, une affaire nationale... la guerre. Mais tout est devenu si sombre. Nos dernières blagues au boulot datent de l'avant Noël, nous nous efforçons, nous voulons poursuivre, travaillant dans la qualité, mais nos forces nous quittent car le moral n'y est plus. Nous voyons alors les employés des autres boites dont les salaires ont été réduits de moitie, en plus par leurs patrons, et nous tremblons de peur. Sans chauffage chez nous cet hiver, sans envie de vivre, nous voyons notre vie comme dans un camp de concentration, et on ne peut pas dire que notre patron soit le kapo, non loin de là. Heureusement que ce midi nous avons découvert la nouvelle blague sur Internet... ce don d'organes de Papandréou, tu sais, là où on le voit offrir son cerveau à l'humanité et de son vivant, mais nous n'avons pas tellement rigolé. Ça ne passe plus... Je te laisse, je me remets au travail, j'en ai besoin...»

Hier après midi j'ai aidé Vangelis, mon cousin agriculteur, à sortir du hangar, son semoir en ligne, conventionnel qu'il vient de s'acheter d'occasion. Il m'avait demandé à lui traduire la notice et nous avons voulu en faire un test avec le tracteur. Il reste à déterminer avec exactitude la dose de semis du trèfle, en kg/ha, pour les vitesses et les rotules nous avons tout trouvé. Vangelis veut vivre de ses terres mais il doute fort. «Déjà que nous ne trouvons plus de bois de chauffage à nous acheter dans tout le département. Yannis s'est rendu avec son gros camion jusqu'à Corfu pour en acheter du bon bois, de l'olivier. Il espérait douze stères, il en a eu pour six, les quantités ne suffisent plus pour tout le monde. Donc, quelle trèfle l'année prochaine, si le gasoil sera à deux euros ou 2.500 drachmes au litre. En plus ils faut se prémunir contre les voleurs, car si on attend quelque chose de cette pauvre police qui n'a plus d'essence dans ses véhicules...»
Le semoir de Vangelis - 09/12/2012
Eh bien, j'ai tout de suite compris quel est l'autre grand processus en cours. Comme pour l'administration des impôts, nos policiers sont déconsidérés, subissent des baisses de leurs salaires, certains ne sont pas loin des 600 euros mensuels, leurs véhicules ont de moins en moins de pièces et de carburant dans un pays, où la criminalité explose, de façon organisée par le Bruxellisme bancocrate et ses valets locaux. Et en plus, les policiers se disent contraints dans leur basse besogne, c'est à dire taper sur leurs amis et parents chômeurs ou retraités. Eh bien, ils seront remplacés je crains par une sorte d'armée d'occupation, OTAN ou Eurocorps, surtout si, le contrôle de la police et de l'armée leur échappe désormais chez nous.

Hier jeudi des policiers répondant à l'appel de leur syndicat, ont manifesté d'abord devant le siège de la Police à Athènes, ensuite devant l'Hôtel Hilton, résidence alors de la Troïka et enfin, devant les locaux de la représentation de la Commission Europenne à Athènes. Les policiers se sont dit prêts à mettre la Troïka sous mandat d'arrestation. Les Troikans seraient sans doute en train de rédiger le prochain ultimatum en duplex avec Bruxelles. Mais attention à la mise en page et à la... Police de caractère.
Athènes 10/12/2012
13h37 premier usage des lacrymogènes sur la Place de la Constitution et les manifestants reculent... ensuite le calme précaire et à 14h20, le chef du LAOS – extrême droite, annonce que son parti ne votera pas le Mémorandum II. Voici ses déclarations :

« La Grèce et l'Europe, les instances de l'U.E. sont sous la bote allemande. En réalité Madame Merkel, et sa camarilla des pays suivants, Hollande, Autriche, Finlande et Luxembourg se retrouvent dans une sorte de château à proximité de Berlin, et à partir de cet endroit, l'Allemagne donne ses ordres au reste de l'Europe, y compris aux Commissaires de Bruxelles, lesquels, ce sont de simples pantins. L'Europe n'existe pas, il faut revenir aux prérogatives initiales des instances de l'U.E., sinon c'est la fin de l'Europe, nous en Grèce en tout cas, nous n'acceptons plus les humiliations. Monsieur Poul Thomsen [représentant du FMI au sein de la Troïka] est persona non grata en Grèce.  La chancelière allemande nous joue un grand bluff au poker, la Grèce ne fera pas faillite car sinon la réélection de certains en France, en Allemagne et même aux États-Unis deviendra alors plus difficile. Madame Merkel qui en a profité de nous tous en Europe, nous dit à présent j'ai le porte-monnaie plein, donc je vous écrase tous. Je viens de prendre contact avec les groupes au parlement Européen afin de provoquer une session plénière sur la Grèce et sur le reste (…) Ce n'est pas le travail des manifestants que d'emmener la solution, ce n'est pas la rue qui décide (…) Moi et mon groupe parlementaire nous ne voterons pas en faveur du Memorendum II. Mais la Troïka ne comprend pas que son insistance amènera la gauche au pouvoir, j'ai peur de la révolte, j'ai peur de la déclaration d'hier des syndicalistes policiers, donc il faudrait trouver d'autres forces pour faire face à la révolte, voilà ce que je crains davantage (...) Je maintiens ma confiance à M. Papadémos en lui laissant la décision sur le maintient des ministres de mon parti au sein du gouvernement. (…) La Grèce ne tombera pas, mais il faut garder la paix sociale et surtout ne pas laisser la gauche faire sa gymnastique révolutionnaire. En tout cas je ne souhaite pas les elections en ce moment mais plus tôt, un gouvernement composé de technocrates». [Conférence de presse en direct des locaux du parti de LAOS de Giorgos Karatzaferis 14h - 10/02/2012]

Il faut lire aussi entre les lignes bien entendu!

Annexe : traduction du texte (source: news.in.gr)

« Athènes le 9 février 2012
Destinataires
Les Représentants :
De la Commission Européenne M. Servaas Derooz
Du FMI M. Poul Thomsen
De la BCI M. Klaus Mazouch

Messieurs,

Le conseil étendu, en assemblée générale hier 8/2/2012 et aujourd'hui 9/2/2012, de notre Confédération composée des représentants de toutes les organisations des Agents de la Police du pays, a décidé à l'unanimité de s'adresse à vous, vous signalant ce qui suit :

Depuis deux ans, la Confédération Panhellénique des Agents de la Police, vous a prévenu sur le fait que cette politique que vous dictez et dont vous exigez l'exécution «mettant le pistolet sur la tempe », dynamite la cohésion sociale et assassine tout espoir de reprise de l'économie grecque.

Bien à temps, par des notes de protestation déposées auprès des instances ici de l'Union Européenne ainsi qu'auprès des Ambassades de l'Allemagne et de la France, nous avions alors exprimé notre opposition radicale à toute mesure qui insulte la dignité et la sensibilité démocratique de notre peuple.

Nous vous avions prévenus, que nous refusons à nous positionner face à nos parents, nos frères et sœurs, nos enfants, face à tout citoyen de ce pays qui proteste exigeant le changement de cap.

Nous proclamons tous, des politiques programmées qui garantiront les intérêts du peuple des travailleurs et de nous tous, car désormais nous survivons sous le seuil de pauvreté.

Les intérêts des bailleurs de ces prêts usuriers, les détenteurs des capitaux qui veulent nous arracher nos richesses nationales, ne doivent suivant aucune règle de droit, prévaloir sur les besoins élémentaires dans la survie quotidienne de tout un peuple. Et bien au-delà, la priorité donnée à la survie des citoyens d'une nation, repose sur le droit international et elle doit demeurer la priorité dans toute politique interne. D'autant plus que nous, tout comme la majorité de notre peuple, subissant le même sort, nous ne sommes en aucun cas responsables de la crise.

Néanmoins, puisque nous constatons que vous continuez sur la même politique catastrophique pour nous tous, nous voulons déclarer de manière catégorique qu'en aucun cas nous acceptons votre volonté, à savoir, nous conduire à nous entretuer avec nos frères.

Nous vous avertissons donc, étant les représentants légaux des Policiers Grecs, que nous exigerons la mise en place des mandats d'arrêt à votre encontre, pour non respect de notre législation, vous plaçant alors sous arrestation si possible immédiate. Ce non respect de la législation pénale est relatif à vos actes en cours, visant à abolir ou à réduire notre régime démocratique, notre souveraineté nationale, visant également à atteindre les droits et jouissances légitimes du peuple grec.

La Confédération Panhellénique des Agents de la Police appelle tous les policiers qui le souhaitent, à une «grève blanche», c'est à dire à ne plus opérer dans le cadre de certaines actions, comme la mise à disposition des pièces et documents émanant des Tribunaux, le croisement des données concernant les procès verbaux pour non respect de la législation sur l'urbanisme ou encore la surveillance des stades. »


18 commentaires:

Toutatis a dit…

Il semblerait que l'Allemagne souhaite la sortie de la Grèce de l'euro, et que d'autres pays dont la France soient contre.
Cela expliquerait les demandes répétées de nouveaux sacrifices par l'Allemagne.

Une "preuve" serait les affirmations répétées de Mme Merkel souhaitant que la Grèce reste dans l'eurozone. Cela en raison d'une maxime concernant les politiciens : "ne croyez jamais qu'une chose est décidée tant qu'elle n'est pas officiellement démentie".

jiemo a dit…

J'ai mal à la Grèce , et ai peur pour l'avenir en "Europe" !

Nafissatou a dit…

C'est scandaleux. Et vous savez quoi? Pas une image, pas un mot du drame qui se déroule à nos portes dans les 2 journaux télévisés de 20h du 10 février... Pas un mot de solidarité ou de compassion de nos candidats aux présidentielles, à l'heureuse exception de JL Mélenchon.
On m'avait présenté une Union Européenne protectrice des peuples; c'est pour ne pas démentir la détestable politique Merkozy que les journalistes obéissants se taisent.
Mais quand allez-vous dégager votre gouvernement et ces fascistes de la troika?

Nicolas VDR a dit…

Le pire qui puisse arriver à merkozy, c'est que la Grèce leur dise "Allez, ça suffit, la plaisanterie a assez durée, votre Europe, vous pouvez vous la mettre là où on pense, votre dette, vous pouvez vous assoir dessus, vous n'aurez RIEN."

Le peuple grec n'a plus grand-chose à perdre et ce serait peut-être salutaire, et également pour les peuples d'Europe puisque le duo infernal franco-allemand serait discrédité ?

Le budget des Hauts-de-Seine (dont sont originaires la plupart des voyous qui dirigent la France actuellement) équivaut au PIB de la Grèce. La population de la Grèce est moindre (en nombre) que la Région Ile de France. Tout cela n'est qu'une mascarade pour faire un exemple avec la Grèce (un autel du sacrifice, en quelque sorte) pour dire aux autres pays d'Europe : "Voyez ce qui vous attend, si vous ne filez pas droit, si vous ne faites pas ce que l'on vous ordonne de faire..."

Rolland a dit…

LA DICTACTURE DE L'UE CONTINUE, bientôt les hommes de l'EUROGENFOR vont intervenir sans que les médias s'en offusquent ou même en parlent.
http://soleilvert1.blogspot.com/2011/10/leurogendfor-est-debarquee-en-grece-le.html
Le seul moyen pour la Géce est l'application de l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui permet de sortir du piège de l'UE.

Leelou a dit…

Aujourd'hui, nous sommes tous Grecs.
Car demain, c'est chez nous que cela va arriver...

Les médias sont silencieux sur le vécu au quotidien du peuple grec qu'engendre ces mesures d'austérité.
Comment voulez-vous relancer l'économie en appauvrissant le peuple?

Quand allons-nous nous débarrasser de cette Union Européenne qui devient une véritable dictature au service des banques.Il arrive un moment où il faut savoir dire STOP.

asty a dit…

Mais l'actuel gouvernement grec, imposé par la troïka, aux ordres de la finance anglo-saxonne car directement issu de ces rangs, préferera sacrifier le peuple grec plutôt que d'envisager une sortie de la zone euro! Les textes discutés sont proposés en anglais ( c'est dire si on respecte la souveraineté de ce pays) et une réunion a été retardée car un ministre avait demandé une traduction.Je pense que le peuple se trouve dans une impasse totale sauf à envisager des moyens radicaux et cette optique est effrayante. Pendant ce temps là, l'extrème droite se positionne en défenseur des faibles: pas besoin d'être un politicien chevronné pour comprendre la tactique. Honte à l'Europe!

Denderman a dit…

ou "Demain, vous risquez d'être tous grecs" . C'est ce que nous insinuera la finance du diable, par ses porte-voix politiques italo-luso-ibero-franco-belges, pour nous imposer encore plus de démesure dans la rigueur et l'austérité. La technique du "shock and awe", appliquée actuellement en Grèce et chère aux stratèges pentagonaux.

JFA a dit…

JFA 11.02.2012 :
Cher Panagiotis, merci pour tes chroniques concrètes, claires et vivantes. Je passe plusieurs mois par an en Grèce et les nouvelles que je reçois de mes amis épirotes sont de jour en jour plus alarmantes. Reste malheureusement à trouver une issue possible à cette descente aux enfers. Dans ton texte du 10 février, il est fait allusion à la sortie de l’euro, voire de l’Europe, à la possibilité d’une union balkanique. Cette dernière idée est nouvelle pour moi. Et pourquoi pas en effet, une alliance entre la Grèce, l’Albanie, la Bulgarie…, face à la démolition en règle orchestrée par Berlin et Paris. Qu’en est-il de cette dette inique qui pèse sur la Grèce ? Pourquoi personne n’imagine son annulation pure et simple puisque les plans d’austérités successifs ne suffiront pas à son remboursement ? La Grèce vivrait bien mieux si ses impôts ne servaient qu’à son fonctionnement interne et non à nourrir le minotaure européen et banquier ! J’espère que le peuple grec nous montrera une fois de plus le chemin avant que d’autres états (Italie, Espagne, Portugal, France…) ne soient broyés à leur tour. Courage, Amis grecs et Fraternité. Jean-François.

râleuse a dit…

ce chant je le dédie a tous les policiers grèques qui s'unissent au peuple

http://youtu.be/IjVmy5lzoKA

jiemo a dit…

Une vague nouvelle sur F-rance 2 ce midi au journal , coincée entre neige et rugby , 2 minutes bâclées sans explication audible au peuple , un non évènement dramatique...

JeanJean a dit…

J'ai beau regarder ma télé, je ne vois rien aux infos, serait ce que tout ce que je lis ici ne serait qu'une invention ?

Coma81 a dit…

Bonjour, j'ai repris ta traduction de la déclaration de la police grecques sur mon site :
http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/un-mandat-d-arret-contre-les-representants-de-la-troika-en-grece-a39105558

Sinon un petit dossier sur la crise grec :
http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/le-feuilleton-grec-suite-et-fin-a5530487

sceptix a dit…

Je regarde les évènements d' Athènes en direct, ça barde, il y a des blessés et la police ne semble pas avoir rejoint la population, c'est une blague ! Nous sommes dimanche il est 17h50
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-des-blesses-a-athenes-video-en-direct-99170753.html

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir, non ce n'est pas une blague, il ne s'agit pas de toute la police mais d'une partie grandissante des agents et cadres qui ne partagent pas du tout la philosophie de ceux qui donnent les ordres, leur syndicat l'a exprimé sans équivoque. Pour l'instant les ordres sont suivis certes, mais attendons les suites, tout reste possible dans la durée et pas forcement ce soir. Merci pour vos commentaires.
P.G.

titika a dit…

je suis bien d'accord,quelle hypocrisie de la part de nos gouvernements,chacun pour sa tronche,à croire que ça arrange tous ces prétentieux que les "petits" et les classes moyennes se meurent doucement,pourvu qu'eux gardent leurs privilèges!!!!!!écoeurant,ça m'étonne pas que les plus jeunes ne croient pas au futur!!!!!Cristina

titika a dit…

Moi,aussi j'ai mal à la Grèce,j'ai hâte d'y retourner au mois de mai,remonter un peu le moral des amis,mais en même temps j'ai peur de ce que je vais découvrir,et que faire d'ici pour aider nous sommes à l'écart de la réalité!!!!!dur!!

titika a dit…

Bonsoir Panagiotis,merçi pour toutes ces infos,par contre chapeaux bas à ces policiers qui refusent cette dictature des plus hauts,il faut vraiment les encourager,courage à tous cher peuple grec,vous êtes des exemples pour nous car ici ça bouge pas beaucoup,et nous n'en pouvons plus du couple sarko-merkel et l'exemple allemand !!!!!cordialement Christina

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