| Manifestation des policiers - Athènes 09 février |
Ce midi Place de la
Constitution il y a déjà du monde. En face du «Parlement», la
police veille devant le bâtiment maudit. Les manifestants arrivent
de partout. Durant toute la journée nous commentons les nouvelles.
Toutes les nouvelles, bonnes ou mauvaises. Mais quelles peuvent-elles
être enfin ces bonnes nouvelles? Eh bien en voilà une, qui
heureusement ne passe pas inaperçue dans le reste de l'Europe:
«Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur
hôpital local et ont publié une déclaration disant qu'il était
désormais entièrement sous contrôle ouvrier. (...) Les
travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent
depuis longtemps du Système de santé national (l’ESY) ne
pouvaient être résolus. Les travailleurs ont répondu à
l’accélération du régime des mesures impopulaires d'austérité
en occupant l'hôpital et l'ont déclaré sous contrôle direct et
complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant
prises par les travailleurs de l’assemblée générale» (voir
par exemple le site de Mediapart en France).
Puis, la très mauvaise
nouvelle ce matin : le FMI a imposé son plan pour ce qui est de la
récolte de l'impôt. Plus de 200 centres des impôts fermeront
durant 2012, les trois quarts du pays. Désormais, l'impôt et sa
perception (ex-élément régalien d'un État qui n'est plus
souverain), sera transféré aux banques, voilà l'essentiel de la
nouvelle ère issue du Mémorandum II, nouvelle peu évoquée par les
grands médias qui «préfèrent » se focaliser sur les baisses
des salaires. Nous comprenons alors mieux, pourquoi depuis des mois,
les gouvernements Papandréou et Papadémos ont organisé la pagaille
dans les centres des impôts, ont dénigré les fonctionnaires,
(lesquelles en partie pratiquèrent la corruption et tout le monde
était au courant, y compris ailleurs que chez nous). Laisser le
système s'effondrer pour ainsi apporter le dernier levier de notre
future liberté aux banques. Car hors dette, les recettes de l'État
grec suffisent à faire face aux dépenses publiques, surtout que
nous pouvons tout remettre déjà à plat pour mieux gérer, mais pas
sous Occupation. Si on y ajoute la suppression de toutes les
conventions collectives et l'abolition de ce qui en restait du droit
du travail, nous nous apercevons de la parousie diabolique... du vrai
mécanisme lié à la dette souveraine, pour nous et pour les pays
suivants. Voilà ce qu'apporte véritablement le Mémorandum II (si
il passe au «Parlement»), et je me demande si, dans un an, cette
disposition maîtresse du totalitarisme bancocrate ne finira pas, par
apparaître ouvertement comme mesure d'urgence... à caractère
permanent, dans la Règle d'or en gestation, surtout après les
élections françaises et allemandes. C'est également le vrai sens
de l'ultimatum Merkozien et Bruxellois. Alors citoyens des pays
d'Europe, à part vos bulletins de vote, préparez aussi vos réveils
et faites-les sonner surtout à temps !
| Manifestation des policiers - Athènes 09 février |
Car chez nous, la Troïka,
cette meilleure mine antipersonnel jamais inventée, demeure notre
grande mauvaise nouvelle permanente. Elle nous fait exploser, corps
et âme. Nous discutons entre nous sans cesse, le tout dernier choc
d'hier, le presque accord entre les “gouvernants” et ses
représentants, sur un presque plan de sauvetage, lié à un presque
prêt, pour un à peu près... pays. Sauf que c'est déjà à peu
près la révolte. Nous observons le système politique bouger...
comme les poissons sont pris à l'hameçon et les oiseaux au filet !
C'est nous qui mourons, mais finalement c'est lui qui agonise. Les
députés et ministres raccontent tout et son contraire, les Troïkans
haussent le ton et à Bruxelles on se déclare très allergique à
l'ouzo. Zorba a trop dansé impunément avec les loups, donc on
change de film.
Il neige encore chez nous
et à Bruxelles c'est le grand froid. «Une nouvelle réunion de
l’Eurogroupe, le forum des ministres des Finances de l’Union
monétaire, est prévue mercredi prochain pour approuver l’aide à
la Grèce, sous réserve que les conditions posées soient remplies.
(…) Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker
inflexible (...) en a fixé trois. En premier lieu, le
parlement grec va devoir d’abord approuver dimanche le plan de
rigueur sur lequel les partis politiques grecs et les représentants
des créanciers publics de la Grèce, réunis au sein de la «troïka»
(UE-BCE-FMI), se sont mis d’accord sur le principe dans la
journée. » (quotidien Libération, 10/02/2012).
Nous nous disons
aussi entre nous que notre personnel politique agit de la sorte car
il reçoit depuis des années les «allocations lobotomie»,
pour autocensurer d'abord, pour nous infliger le même sort ensuite.
Mais finalement nous sommes encore capables d'un certain
raisonnement, alors comme l'exprimait hier mon ami l'instituteur,
«nous arriverons à mettre en place
autre chose, en imaginant un peu ses contours».
Ceci-dit, nombreux
sont ceux qui pensent sérieusement que dans une certaine proportion,
ce personnel politique dit «de gouvernement»m ministres et autres
députés, font objet des chantages et en subissent même des
menaces. Sur la publication de leur vrai patrimoine, constitué...
gentiment par le meilleur stakhanovisme du pot-de-vin, et autres
commissions, de la part de ceux qui siègent, quelque part entre
Bruxelles et la Mitteleuropa du très «grand et libre»
marché. Et par conséquent, ils seraient déjà menacés
d'emprisonnement. Par exemple, la saisie des biens immobiliers de
Akis Tsokhatzopoulos (PASOK, «socialiste»), Ministre
légendaire de l'ex Défense Nationale (?), ami de trente ans de tous
les vendeurs d'armes. Comme ce Tsokhatzopoulos est hors jeu
politiquement, sa mise en examen, comme celle peut être du moine
Efraim du Mont Athos, (mise à part les pièces à conviction réelles
dans les dossiers d'instruction), peut s'interpréter comme une
menace vis à vis des autres politiciens encore en place. Nous nous
disons aussi que peut-être les menaces seraient encore plus graves,
allant jusqu'à les menacer d'assassinat, sur eux ou sur leurs
proches. Est-ce paradoxal? Voilà pour notre dernière rumeur
en cours.
Ce qui pourtant semble
d'avantage évident, est que ces politiciens, seront rapidement
remplacés. Depuis Bruxelles, Berlin et Paris, on orchestre toute une
campagne de dénigrement des politiciens grecs, «ils sont
irresponsables», «incapables», «nous ne pouvons pas se baser sur
leurs affirmations», il y a qu'à voir les dernières déclarations
du Merkosysme où des eurocrates centraux. Comme si, depuis trente
ans, ils ne les connaissent pas assez. Au même moment, les grands
médias, les télévisions surtout ici, si ardentes dans la défense
du Mémorandum I et de la Troïka en 2010, depuis un mois environ,
font prétendument volte-face, pour faire passer l'idée, que les
gouvernants sont «petits, politiciens véreux et traîtres».
Au même moment, un proche conseiller de Papadémos, a exprimé
publiquement sa vision d'avenir, «une gouvernance technocrate, sans
politiciens», et en échos la funeste Ministre à l'Éducation,
Anna Diamantopoulou, lui emboite le pas. Oui, Madame, a longtemps
siégé au sein de la Commission de Bruxelles, donc elle doit savoir
mieux que quiconque, qui et comment tient réellement la barre du...
Bruxellic. Ainsi nous le voyons venir. Des «technocrates» comme en
Italie, remplaceront les manœuvriers, déclassées désormais en
éléments de ballast, car la fin de la croisière est proche.
Donc nous sortons de
nouveau dans les rues. Pour une fois, toute la gauche appelle
simultanément à la révolte. «Tous dehors, tout le
temps». Vendredi, samedi, dimanche. Transport en commun en
grève, avocats en grève, juges se déclarant hostiles au Mémorandum
et bancocrates qui annoncent la couleur déjà du Mémorandum II dans
la précipitation. Noir. Diminutions des salaires dans le privé et
dans le secteur public allant de 22% à 42% sur des salaires déjà
amputés deux à trois fois. Bientôt le yaourt grec et celui de la
Bulgarie vont couler ensemble, et dans un an, nous irons former tous
ensemble Albanie comprise, la nouvelle Union Balkanique. Mais nous
n'avons plus tellement d'imagination et encore moins de rêves si
précis pour ainsi dire.
| Blague en cours Papandréou "donnant son cerveau" |
Un ami m'a téléphoné
depuis son lieu de travail, le premier coup de fil de ce genre depuis
une ou deux semaines. Car il faut dire que nous comptons plus d'un
million de chômeurs officiellement, 5.000 nouveaux par jour, selon
certaines estimations récentes, donc avoir des amis encore au
travail, cela devient une chance dans le dernier fétichisme du temps
de crise. Il vit à Athènes et il travaille dans l'édition en tant
que commercial. Il occupe un poste d'encadrement et de direction.
L'entreprise se portait bien jusque là, bonnes ventes, pas
d'endettement et pas de licenciements, ni de réduction de salaire,
enfin pas tout à fait, les bonus ont été supprimés depuis le
premier Mémorandum, mais bon, qui allait protester. Une vrai
exception culturelle cette maison d'édition. Eh bien, plus
tellement. Pour la première fois, le chiffre d'affaires stagne et
surtout les livres invendus reviennent de plus en plus nombreux. «Ah
si tu savais, dans notre boite, les gens, disons toujours bien payés
et sans retards depuis 28 ans étaient confortablement installés
dans encéphalogramme politiquement plat ! Vacances, sorties, le
piano des enfants et le dernier film dans les salles. La première
année sous le Mémorandum, nous avons voulu l'ignorer un peu.
Ensuite, nos amis et bien certains parmi nos conjoints se sont
retrouvés au chômage. Le patron nous demande 20% de travail en
plus, sans contre-partie, en termes de salaire, mais nous acceptons.
Monsieur M., patron à l'ancienne, ancien ouvrier, ancien paysan,
ancien petit vendeur lui-même, nous apporte des oranges, de la fêta
et du pain tous les jours. Depuis toujours nous considérions que
c'était surtout drôle, à présent, nous nous en servons pour
compléter nos stocks à la maison, car nos salaires ne suffisent
plus. Déjà dès janvier, ils ont été amputés de 100 à 200
euros, car la nouvelle taxe dite de solidarité, version 2012, est
directement et obligatoirement prise à la source, car ceux par
exemple, qui se sont retrouvés avec un conjoint au chômage, et
bien, ils ont... ignoré l'avis 2011. Tu sais je gagne 1900 euros
net, et j'ai versé pratiquement un mois entier pour cette taxe, on
vient d'annoncer 22% de diminution sur les salaires du privé, tout
abattement dans le calcul de l'imposition est supprimé, et j'ai
versé 1850 euros pour l'autre nouvelle taxe sur l'immobilier. Donc
faisant le cumul, depuis deux ans, notre revenu disponible est
pratiquement divisé par deux... et encore, le patron se refuge toute
idée de licenciement. Nous voulons aider notre boite, ce n'est plus
la lutte des classes chez nous, mais la survie, une affaire
nationale... la guerre. Mais tout est devenu si sombre. Nos dernières
blagues au boulot datent de l'avant Noël, nous nous efforçons, nous
voulons poursuivre, travaillant dans la qualité, mais nos forces
nous quittent car le moral n'y est plus. Nous voyons alors les
employés des autres boites dont les salaires ont été réduits de
moitie, en plus par leurs patrons, et nous tremblons de peur. Sans
chauffage chez nous cet hiver, sans envie de vivre, nous voyons notre
vie comme dans un camp de concentration, et on ne peut pas dire que
notre patron soit le kapo, non loin de là. Heureusement que ce midi
nous avons découvert la nouvelle blague sur Internet... ce don
d'organes de Papandréou, tu sais, là où on le voit offrir son
cerveau à l'humanité et de son vivant, mais nous n'avons pas
tellement rigolé. Ça ne passe plus... Je te laisse, je me remets au
travail, j'en ai besoin...»
Hier après midi j'ai aidé
Vangelis, mon cousin agriculteur, à sortir du hangar, son semoir en
ligne, conventionnel qu'il vient de s'acheter d'occasion. Il m'avait
demandé à lui traduire la notice et nous avons voulu en faire un
test avec le tracteur. Il reste à déterminer avec exactitude la
dose de semis du trèfle, en kg/ha, pour les vitesses et les rotules
nous avons tout trouvé. Vangelis veut vivre de ses terres mais il
doute fort. «Déjà que nous ne trouvons plus de bois de
chauffage à nous acheter dans tout le département. Yannis s'est
rendu avec son gros camion jusqu'à Corfu pour en acheter du bon
bois, de l'olivier. Il espérait douze stères, il en a eu pour six,
les quantités ne suffisent plus pour tout le monde. Donc, quelle
trèfle l'année prochaine, si le gasoil sera à deux euros ou 2.500
drachmes au litre. En plus ils faut se prémunir contre les voleurs,
car si on attend quelque chose de cette pauvre police qui n'a plus
d'essence dans ses véhicules...»
| Le semoir de Vangelis - 09/12/2012 |
Eh bien, j'ai tout de
suite compris quel est l'autre grand processus en cours. Comme pour
l'administration des impôts, nos policiers sont déconsidérés,
subissent des baisses de leurs salaires, certains ne sont pas loin
des 600 euros mensuels, leurs véhicules ont de moins en moins de
pièces et de carburant dans un pays, où la criminalité explose, de
façon organisée par le Bruxellisme bancocrate et ses valets locaux.
Et en plus, les policiers se disent contraints dans leur basse
besogne, c'est à dire taper sur leurs amis et parents chômeurs ou
retraités. Eh bien, ils seront remplacés je crains par une sorte
d'armée d'occupation, OTAN ou Eurocorps, surtout si, le contrôle de
la police et de l'armée leur échappe désormais chez nous.
Hier jeudi des policiers
répondant à l'appel de leur syndicat, ont manifesté d'abord devant
le siège de la Police à Athènes, ensuite devant l'Hôtel Hilton,
résidence alors de la Troïka et enfin, devant les locaux de la
représentation de la Commission Europenne à Athènes. Les policiers
se sont dit prêts à mettre la Troïka sous mandat d'arrestation.
Les Troikans seraient sans doute en train de rédiger le prochain
ultimatum en duplex avec Bruxelles. Mais attention à la mise en page
et à la... Police de caractère.
13h37 premier usage des
lacrymogènes sur la Place de la Constitution et les manifestants
reculent... ensuite le calme précaire et à 14h20, le chef du LAOS –
extrême droite, annonce que son parti ne votera pas le Mémorandum
II. Voici ses déclarations :
« La Grèce et
l'Europe, les instances de l'U.E. sont sous la bote allemande. En
réalité Madame Merkel, et sa camarilla des pays suivants, Hollande,
Autriche, Finlande et Luxembourg se retrouvent dans une sorte de
château à proximité de Berlin, et à partir de cet endroit,
l'Allemagne donne ses ordres au reste de l'Europe, y compris aux
Commissaires de Bruxelles, lesquels, ce sont de simples pantins.
L'Europe n'existe pas, il faut revenir aux prérogatives initiales
des instances de l'U.E., sinon c'est la fin de l'Europe, nous en
Grèce en tout cas, nous n'acceptons plus les humiliations. Monsieur
Poul Thomsen [représentant du FMI au sein de la Troïka] est
persona non grata en
Grèce. La chancelière allemande nous joue un grand bluff au
poker, la Grèce ne fera pas faillite car sinon la réélection de
certains en France, en Allemagne et même aux États-Unis deviendra
alors plus difficile. Madame Merkel qui en a profité de nous tous en
Europe, nous dit à présent j'ai le porte-monnaie plein, donc je
vous écrase tous. Je viens de prendre contact avec les groupes au
parlement Européen afin de provoquer une session plénière sur la
Grèce et sur le reste (…) Ce n'est pas le travail des
manifestants que d'emmener la solution, ce n'est pas la rue qui
décide (…) Moi et mon groupe parlementaire nous ne voterons
pas en faveur du Memorendum II. Mais la Troïka ne comprend pas que
son insistance amènera la gauche au pouvoir, j'ai peur de la
révolte, j'ai peur de la déclaration d'hier des syndicalistes
policiers, donc il faudrait trouver d'autres forces pour faire face à
la révolte, voilà ce que je crains davantage (...) Je
maintiens ma confiance à M. Papadémos en lui laissant la décision
sur le maintient des ministres de mon parti au sein du gouvernement.
(…) La Grèce ne tombera pas, mais il faut garder la paix
sociale et surtout ne pas laisser la gauche faire sa gymnastique
révolutionnaire. En tout cas je ne souhaite pas les elections en ce
moment mais plus tôt, un gouvernement composé de technocrates».
[Conférence de presse en direct des locaux du parti de LAOS de
Giorgos Karatzaferis 14h - 10/02/2012]
Il faut lire aussi entre
les lignes bien entendu!
« Athènes le 9
février 2012
Destinataires
Les Représentants :
De la Commission
Européenne M. Servaas Derooz
Du FMI M. Poul
Thomsen
De la BCI M.
Klaus Mazouch
Messieurs,
Le conseil étendu, en
assemblée générale hier 8/2/2012 et aujourd'hui 9/2/2012, de notre
Confédération composée des représentants de toutes les
organisations des Agents de la Police du pays, a décidé à
l'unanimité de s'adresse à vous, vous signalant ce qui suit :
Depuis deux ans, la
Confédération Panhellénique des Agents de la Police, vous a
prévenu sur le fait que cette politique que vous dictez et dont
vous exigez l'exécution «mettant le pistolet sur la tempe »,
dynamite la cohésion sociale et assassine tout espoir de reprise de
l'économie grecque.
Bien à temps, par des
notes de protestation déposées auprès des instances ici de l'Union
Européenne ainsi qu'auprès des Ambassades de l'Allemagne et de la
France, nous avions alors exprimé notre opposition radicale à toute
mesure qui insulte la dignité et la sensibilité démocratique de
notre peuple.
Nous vous avions
prévenus, que nous refusons à nous positionner face à nos parents,
nos frères et sœurs, nos enfants, face à tout citoyen de ce pays
qui proteste exigeant le changement de cap.
Nous proclamons tous,
des politiques programmées qui garantiront les intérêts du peuple
des travailleurs et de nous tous, car désormais nous survivons sous
le seuil de pauvreté.
Les intérêts des
bailleurs de ces prêts usuriers, les détenteurs des capitaux qui
veulent nous arracher nos richesses nationales, ne doivent suivant
aucune règle de droit, prévaloir sur les besoins élémentaires
dans la survie quotidienne de tout un peuple. Et bien au-delà, la
priorité donnée à la survie des citoyens d'une nation, repose sur
le droit international et elle doit demeurer la priorité dans toute
politique interne. D'autant plus que nous, tout comme la majorité de
notre peuple, subissant le même sort, nous ne sommes en aucun cas
responsables de la crise.
Néanmoins, puisque
nous constatons que vous continuez sur la même politique
catastrophique pour nous tous, nous voulons déclarer de manière
catégorique qu'en aucun cas nous acceptons votre volonté, à
savoir, nous conduire à nous entretuer avec nos frères.
Nous vous avertissons
donc, étant les représentants légaux des Policiers Grecs, que nous
exigerons la mise en place des
mandats d'arrêt à votre encontre, pour non respect de notre
législation, vous plaçant alors sous arrestation si possible
immédiate. Ce non respect de la législation pénale est relatif à
vos actes en cours, visant à abolir ou à réduire notre régime
démocratique, notre souveraineté nationale, visant également à
atteindre les droits et jouissances légitimes du peuple grec.
La Confédération
Panhellénique des Agents de la Police appelle tous les policiers qui
le souhaitent, à une «grève blanche», c'est à dire à
ne plus opérer dans le cadre de certaines actions, comme la mise à
disposition des pièces et documents émanant des Tribunaux, le
croisement des données concernant les procès verbaux pour non
respect de la législation sur l'urbanisme ou encore la surveillance
des stades. »
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18 commentaires:
Il semblerait que l'Allemagne souhaite la sortie de la Grèce de l'euro, et que d'autres pays dont la France soient contre.
Cela expliquerait les demandes répétées de nouveaux sacrifices par l'Allemagne.
Une "preuve" serait les affirmations répétées de Mme Merkel souhaitant que la Grèce reste dans l'eurozone. Cela en raison d'une maxime concernant les politiciens : "ne croyez jamais qu'une chose est décidée tant qu'elle n'est pas officiellement démentie".
J'ai mal à la Grèce , et ai peur pour l'avenir en "Europe" !
C'est scandaleux. Et vous savez quoi? Pas une image, pas un mot du drame qui se déroule à nos portes dans les 2 journaux télévisés de 20h du 10 février... Pas un mot de solidarité ou de compassion de nos candidats aux présidentielles, à l'heureuse exception de JL Mélenchon.
On m'avait présenté une Union Européenne protectrice des peuples; c'est pour ne pas démentir la détestable politique Merkozy que les journalistes obéissants se taisent.
Mais quand allez-vous dégager votre gouvernement et ces fascistes de la troika?
Le pire qui puisse arriver à merkozy, c'est que la Grèce leur dise "Allez, ça suffit, la plaisanterie a assez durée, votre Europe, vous pouvez vous la mettre là où on pense, votre dette, vous pouvez vous assoir dessus, vous n'aurez RIEN."
Le peuple grec n'a plus grand-chose à perdre et ce serait peut-être salutaire, et également pour les peuples d'Europe puisque le duo infernal franco-allemand serait discrédité ?
Le budget des Hauts-de-Seine (dont sont originaires la plupart des voyous qui dirigent la France actuellement) équivaut au PIB de la Grèce. La population de la Grèce est moindre (en nombre) que la Région Ile de France. Tout cela n'est qu'une mascarade pour faire un exemple avec la Grèce (un autel du sacrifice, en quelque sorte) pour dire aux autres pays d'Europe : "Voyez ce qui vous attend, si vous ne filez pas droit, si vous ne faites pas ce que l'on vous ordonne de faire..."
LA DICTACTURE DE L'UE CONTINUE, bientôt les hommes de l'EUROGENFOR vont intervenir sans que les médias s'en offusquent ou même en parlent.
http://soleilvert1.blogspot.com/2011/10/leurogendfor-est-debarquee-en-grece-le.html
Le seul moyen pour la Géce est l'application de l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui permet de sortir du piège de l'UE.
Aujourd'hui, nous sommes tous Grecs.
Car demain, c'est chez nous que cela va arriver...
Les médias sont silencieux sur le vécu au quotidien du peuple grec qu'engendre ces mesures d'austérité.
Comment voulez-vous relancer l'économie en appauvrissant le peuple?
Quand allons-nous nous débarrasser de cette Union Européenne qui devient une véritable dictature au service des banques.Il arrive un moment où il faut savoir dire STOP.
Mais l'actuel gouvernement grec, imposé par la troïka, aux ordres de la finance anglo-saxonne car directement issu de ces rangs, préferera sacrifier le peuple grec plutôt que d'envisager une sortie de la zone euro! Les textes discutés sont proposés en anglais ( c'est dire si on respecte la souveraineté de ce pays) et une réunion a été retardée car un ministre avait demandé une traduction.Je pense que le peuple se trouve dans une impasse totale sauf à envisager des moyens radicaux et cette optique est effrayante. Pendant ce temps là, l'extrème droite se positionne en défenseur des faibles: pas besoin d'être un politicien chevronné pour comprendre la tactique. Honte à l'Europe!
ou "Demain, vous risquez d'être tous grecs" . C'est ce que nous insinuera la finance du diable, par ses porte-voix politiques italo-luso-ibero-franco-belges, pour nous imposer encore plus de démesure dans la rigueur et l'austérité. La technique du "shock and awe", appliquée actuellement en Grèce et chère aux stratèges pentagonaux.
JFA 11.02.2012 :
Cher Panagiotis, merci pour tes chroniques concrètes, claires et vivantes. Je passe plusieurs mois par an en Grèce et les nouvelles que je reçois de mes amis épirotes sont de jour en jour plus alarmantes. Reste malheureusement à trouver une issue possible à cette descente aux enfers. Dans ton texte du 10 février, il est fait allusion à la sortie de l’euro, voire de l’Europe, à la possibilité d’une union balkanique. Cette dernière idée est nouvelle pour moi. Et pourquoi pas en effet, une alliance entre la Grèce, l’Albanie, la Bulgarie…, face à la démolition en règle orchestrée par Berlin et Paris. Qu’en est-il de cette dette inique qui pèse sur la Grèce ? Pourquoi personne n’imagine son annulation pure et simple puisque les plans d’austérités successifs ne suffiront pas à son remboursement ? La Grèce vivrait bien mieux si ses impôts ne servaient qu’à son fonctionnement interne et non à nourrir le minotaure européen et banquier ! J’espère que le peuple grec nous montrera une fois de plus le chemin avant que d’autres états (Italie, Espagne, Portugal, France…) ne soient broyés à leur tour. Courage, Amis grecs et Fraternité. Jean-François.
ce chant je le dédie a tous les policiers grèques qui s'unissent au peuple
http://youtu.be/IjVmy5lzoKA
Une vague nouvelle sur F-rance 2 ce midi au journal , coincée entre neige et rugby , 2 minutes bâclées sans explication audible au peuple , un non évènement dramatique...
J'ai beau regarder ma télé, je ne vois rien aux infos, serait ce que tout ce que je lis ici ne serait qu'une invention ?
Bonjour, j'ai repris ta traduction de la déclaration de la police grecques sur mon site :
http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/un-mandat-d-arret-contre-les-representants-de-la-troika-en-grece-a39105558
Sinon un petit dossier sur la crise grec :
http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/le-feuilleton-grec-suite-et-fin-a5530487
Je regarde les évènements d' Athènes en direct, ça barde, il y a des blessés et la police ne semble pas avoir rejoint la population, c'est une blague ! Nous sommes dimanche il est 17h50
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-des-blesses-a-athenes-video-en-direct-99170753.html
Bonsoir, non ce n'est pas une blague, il ne s'agit pas de toute la police mais d'une partie grandissante des agents et cadres qui ne partagent pas du tout la philosophie de ceux qui donnent les ordres, leur syndicat l'a exprimé sans équivoque. Pour l'instant les ordres sont suivis certes, mais attendons les suites, tout reste possible dans la durée et pas forcement ce soir. Merci pour vos commentaires.
P.G.
je suis bien d'accord,quelle hypocrisie de la part de nos gouvernements,chacun pour sa tronche,à croire que ça arrange tous ces prétentieux que les "petits" et les classes moyennes se meurent doucement,pourvu qu'eux gardent leurs privilèges!!!!!!écoeurant,ça m'étonne pas que les plus jeunes ne croient pas au futur!!!!!Cristina
Moi,aussi j'ai mal à la Grèce,j'ai hâte d'y retourner au mois de mai,remonter un peu le moral des amis,mais en même temps j'ai peur de ce que je vais découvrir,et que faire d'ici pour aider nous sommes à l'écart de la réalité!!!!!dur!!
Bonsoir Panagiotis,merçi pour toutes ces infos,par contre chapeaux bas à ces policiers qui refusent cette dictature des plus hauts,il faut vraiment les encourager,courage à tous cher peuple grec,vous êtes des exemples pour nous car ici ça bouge pas beaucoup,et nous n'en pouvons plus du couple sarko-merkel et l'exemple allemand !!!!!cordialement Christina
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