vendredi 17 février 2012

Olympie outragée



Un après-midi dans la mer Egée contient la joie et la tristesse en parts si égales, qu’à la fin il ne reste que la vérité
Odysséas Elytis, poète (1911-1996, prix Nobel de littérature en 1979) - “Le Petit Marin”, éd. Ikaros., Athènes 1985, p. 57

Hier nous nous sommes retrouvés chez Pavlos. Chacun a apporté un petit quelque chose et surtout des idées. Heureusement, ainsi nous avons fait le plein d'idées. Pavlos est poète.

8 commentaires

Aire Libre a dit…

Je me permets de vous envoyer un lien vers une réflexion de Naomi Klein concernant la situation en Grèce pour information.
Comme vous le savez si vous lisez Okeanews, un nouveau documentaire est en préparation en Grèce : « Catastroïka » (voir ici pour soutenir le projet).
Dans le cadre de ce documentaire, une interview de Naomi Klein a été réalisée dont voici un extrait (transcription -je remercie très chaleureusement Panayota pour son aide –
- « Ce qui se passe actuellement en Grèce, ressemble en quelque sorte à ce qui s’est passé en Corée du sud durant la crise asiatique, dans le sens où il y a eut cette guerre évidente avec la démocratie. La Corée du sud était en pleine période électorale quand le FMI a obligé tous les candidats à la présidence à signer l’accord passé avec le FMI. En réalité le FMI a annulé le sens même des élections.
Et peu importe le résultat des élections, l’accord reste inchangé parce qu’ ils redoutaient que celui qui négocie avec le FMI, n’aura pas une grande influence politique pour imposer l’accord et perdra les élections.

C’est le moment ou le masque tombe complétement et où le système des marchés est en guerre avec la démocratie. Les projets du néolibéralisme sont de discréditer la démocratie et de faire en sorte que les élections deviennent une course au candidat le plus populaire. Les marchés veulent de la sécurité. La sécurité que les élections n’amènent aucun changement au statu quo des affaires.
Et il y a beaucoup de mécanismes pour assurer ce statu quo. La soit-disant indépendance de la banque centrale est un de ces mécanismes avec lequel ils disent : « les hommes politiques ne peuvent pas toucher à nos jouets ».

Dans « la Stratégie du Choc » je raconte que c’est ce qui s’est passé au Chili durant la période transitoire vers la démocratie. La fin de la dictature de Pinochet est survenue comme le régime Pinochet l’a voulue. C’était une transition contrôlée. Les « Chicago boys » (groupe d’économistes qui ont travaillé avec Pinochet) disaient ouvertement qu’ils allaient réinventer le sens, la définition de la démocratie, vers une démocratie technocratique.

Dans la réalité il s’agit d’une démocratie où l’économie est hors d’atteinte des politiques. Ils ont utilisé des mécanismes constitutionnels, de sorte que tout changement des règles du jeu économique devienne impossible ou illégal. Les programmes de restructuration sont une des manières d’atteindre leurs buts. Les accords du libre échange en est une autre.

Il y a plusieurs manières de raconter l’histoire du néolibéralisme, comme l’histoire du « comment lier les mains de la démocratie », de sorte qu’elle ne puisse pas inciter le pouvoir à changer l’économie.

La Grèce est considérée comme une nation peuplée d’enfants à qui il faut retirer des mains les clés de la voiture. »
Un lien, depuis ce site renvoie vers un de vos excellents articles "6ème étage ou 6ème avenue ? "
Je vous lis quotidiennement et me permet de diffuser vos billets sur le réseau social FB dans l'espoir d'une conscientisation massive de la population européenne face à ce que j'appelle "un génocide social de la Grèce"
De nombreuses manifestations se lèvent et s'élèvent en solidarité avec le peuple grec dans différents pays européens qui rejoindront sans aucun doute la Grèce dans le marasme humain, social, économique et financier.
Je vous remercie infiniment de nous tenir informer quotidiennement de la situation terrible que vous vivez et espère voir restaurer le concept "solidarité" trop souvent oublié dans ce système capitaliste et son corollaire "démocratie" dont nous assistons à la chute irrémédiable, du moins c'est la lecture que j'en ai.
http://www.okeanews.fr/strategie-choc-grece-interview-naomi-klein/
Solidairement vôtre autant que faire se peut, depuis la Belgique

http://www.catastroika.com/indexen.php

Panagiotis Grigoriou a dit…

Merci pour le lien et pour votre soutien. Cette interview de Naomi Klein est connue ici, mais hors "grands médias". Je partage l'essentiel de son analyse. Tout ce que je vous souhaite est d'éviter s'en arriver à ce stade en Belgique, en France, ailleurs, et même en Allemagne. Notre expérience ici démontre malheureusement que la prise de conscience "théorique", par avance de la stratégie du choc n'a pas empêché sa... mise en pratique.

Encore merci

garlaban a dit…

Depuis que j'ai découvert votre blog, je lui rends visite aussi souvent que possible. Et je le diffuse sans modération aucune.
J'ai appris à aimer la Grèce par la lecture de Jacques Lacarrière, que vous connaissez peut-être, qui en fit la compagne de toute sa vie. Ensuite pour avoir trouvé une famille d'accueil sur laquelle me greffer par mariage, moi, le français "de souche" sans aucun lien, famille en provenance de Mégiste, réfugiée en France dans les années 1920, fuyant devant les armées turques de Mustapha Kemal.
Comme le raconte Lacarrière, on chantait, sous les colonels, des chansons à thèmes politiques dans les cafés. Cette façon de résister existe t-elle encore de nos jours?
Sachez qu'ici en France, nous considérons grecques et grecs comme les combattants en première ligne contre le fascisme financier, que nous savons bien que notre tour viendra, et que nous sommes solidaires à 100% de ce que vous vivez.
Et merci mille fois pour votre témoignage.

Panagiotis Grigoriou a dit…

Bonsoir,oui Jacques Lacarrière était une grande figure dans ce lien entre la France et la Grèce, j'ai lu certains de ses écrits et je l'ai rencontré une fois brièvement. Des chansons à thème politique cela n'existait plus vraiment depuis sauf que depuis six mois environ il y a du renouveau. Tout doucement par contre !

merci

Thomaldrin a dit…

Votre blog fait desormais parti de ceux que je visite quotidiennement. Je vous annonce par ailleurs la tenue de sitting de soutient (par les indignés et autres) devant l'ambassade et tous les consulats de Grece en France ce Samedi 18 fevrier apres midi...repetant pour certain le sitting auquel j'ai pêrsonnellement participé le lendemain de la grande manifestation Athenienne qui a vu 199 traitres voter le memorendum II.
mes amitiés

Anonyme a dit…

Pour info, j'ai présenté votre blog ici :

http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/greek-crisis-a39105558

Ellinida a dit…

Bonsoir,
Je vous visite tous les jours aussi...étant grecque vivant en Belgique...je suis contente de lire ici la vérité,votre quotidien et non ce que les médias veulent montrer.Demain soir sur TF1,on parlera de l'actualité grecque dans l'émission 7 à 8 ...à voir.Sachez que mon coeur pleure de voir mon pays et son peuple souffrir ainsi.
Avec amitié et merci d'être là.

Toutatis a dit…

Il semble clair maintenant que l'Allemagne a prévu et organise la sortie de la Grèce de l'euro.

http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2012/02/germany-draws-up-plans-for-greece-to.html

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