mardi 21 février 2012

Attentistes



Le Mémorandum II est passé. Nous attendons alors ses suites. Au “Parlement” l'hyper-projet de loi doit tout faire avaler en dix jours. Tout passe à la moulinette, droit du travail, licenciements dans la fonction publique, hausse de la TVA, baisse des salaires dans le secteur privé, réduction des retraites, et même le seuil d'imposition.

12 commentaires

Toutatis a dit…

Il vaut mieux regarder ce qu'en pensent des gens qui sont loin. Ils sont plus objectifs et plus froids, car moins impliqués.
D'après des sites américains donc, il semblerait que la sortie de la Grèce de l'euro et le défaut total sur la dette sont inéluctables. Et en attendant on embrouille un peu les esprits, en leur distillant des nouvelles improbables, et en grande quantité. On ferait tout pour que les Grecs ne retirent pas d'un seul coup tout leurs euros des banques (un "bank-run", c'est ce qui s'est passé en Argentine...), du moins ceux qui ne l'ont pas déjà fait. En effet après la sortie de l'euro, tous les avoirs bancaires seraient convertis en drachmes, avec immédiatement une perte de valeur d'au moins 50%.
Il semblerait que des scénarios analogues soient inéluctables pour le Portugal et l'Espagne aussi. Pour l'Italie ce serait encore évitable. D'ailleurs ça commence à bouger en Espagne (Valence), puisque l'état a forcé les provinces à appliquer les mesures d'austérité.

Jacoti a dit…

Olivier Delamarche sur le dernier prêt grec:
http://www.youtube.com/watch?v=jKCH70tpW60
Malheureusement, mais ça on le savait, ce prêt ne sert à rien.
Bien à vous.

Toutatis a dit…

Autre information que vous connaissez surement. Il y aurait 280 milliards d'euros détenus par des Grecs dans des banques suisses, dont 1% seulement seraient déclarés. Les Allemands ont fait face eux aussi à de l'évasion fiscale et on obtenu des Suisses une taxe de 26,375% sur les fonds déposés par des Allemands en Suisse.
Curieusement je n'ai pas l'impression que ce trésor caché (qui mériterait bien une taxe de 50% au moins) ait été évoqué dans les récentes négociations. C'est bizarre quand même....

Panagiotis Grigoriou a dit…

Je partage votre analyse sur la prochaine mise en scène des crises à l'intérieur de la zone euro. Une ou plusieurs sorties possibles, et depuis hier, un grand forcing à travers les médias ici en Grèce, pour convaincre les Grecs de la "nécessité" de renflouer les banques grecques, autrement que par les dispositions du nouvel accord de "prêt" accordé comme on dit à la Grèce. "Ramenez vos euros à la banque du coin, il n'y a plus aucune crainte" répètent sans cesse les dirigeants et certains journalistes "compréhensifs". Mais il n'y a plus la moindre souveraineté économique, système bancaire, crédit et finances publiques, comme potentiellement toute propriété privée des citoyens grecs peut être saisie pour servir au remboursement des titres détenus par les "créanciers".
Donc effectivement; il ne se passe rien pour l'instant pour ce qui est des avoirs des Grecs en Suisse ou ailleurs, mais il y aura probablement des suites. En tout cas le scénario issu des analystes outre Atlantique ne semble pas être le seul, donc patience !
Merci pour vos commentaires et le débat.

Aire Libre a dit…

Je souhaitais vous renseignez ce blog (trouvé par hasard ce matin) qui me semble intéressant recelant à la fois de nombreuses références et analyses. j'y découvre par exemple un article, très documenté, intitulé : "Monti, Grèce, Barroso,"réfractaires" "nationalistes" I & II.
Un extrait :" Pour Mario Monti (le Monde, 10 mai) la Grèce actuelle souffrirait d'un « déficit » de « productivité », de « compétitivité » et, par là, de « croissance ». Rien de moins.

L'ancien commissaire européen « oublie » la politique récurrente de délocalisations industrielles et financières, recherche et technologie comprises, que la prétendue « élite » dont il fait partie a défendue et pratiquée depuis les années 1980. Le tout, au nom d'une « division internationale du travail » qui n'a existé que dans les déclarations et les écritures de ces « sommités ».

Monti s'en prend également aux « corporatismes » et à ce qu'il qualifie de « rentes de situation ». En clair, aux acquis sociaux, à la stabilité d'emploi... Les « élites européennes » réclament un maximum de précarité et les plus bas standards sociaux pour les « petits citoyens ». Pour elles-mêmes, cela va de soi, c'est très différent. Dans leur cas, il ne s'agit pas, semble-t-il, de rentes de situation mais d'une prétendue « excellence ».

Solidarité depuis la Belgique

http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/05/20/monti-grece-refractaires-nationalistes.html

Christian a dit…

Merci à nouveau pour ce billet très humain. J'ai eu le sentiment de manger le gâteau avec vous ! Et cette description de la participation pas évidente à des manifestations que l'on sait pourtant plus que nécessaire mais difficile à soutenir....
Que dire ?
Ici en France on sent que sur les blogs les prises de position se précisent. Lentement une compréhension de ce qui nous attend tous semble émerger... Votre sacrifice n'aura pas été pour rien ?!...

Agan a dit…

La Lagarde elle est en train de gronder le petit Papadémos, c'est pas beau à voir. Qu'est-ce que vous attendez pour vous révolter? Jusqu'à quand allez-vous accepter ces humiliations. Êtes-vous des hommes ou des lavettes? Vous êtes en train de forger vos propres chaînes et vous allez accepter cela? Le pays d'où nous vient la démocratie? À quand le "printemps" Grecs? Et si la Troïka vous ordonnait de travailler sans aucun salaire, vous accepteriez? Foutez ces ploutocrates dehors.

Agan a dit…

L'Argentine n'a-t-elle pas dit un moment donné au FMI, banque mondiale et autres voleurs: "c'est assez, mieux vaut la mort que la souillure" et ce fut sa meilleure décision. Elle fait désormais partie des émergents qui performent.

Blogoo'Sphère a dit…

Pour info: http://www.les-crises.fr/silence-la-grece-se-meurt/

Agan a dit…

Schäuble est en trai de dire que le plan d'aide ne sera pas suffisant, dixit de nouveaux prêts seront nécessaire avec de nouvelles mesures d'austérité. C'est une blague tragique.

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201917284818-plan-d-aide-a-la-grece-le-ministre-des-finances-allemand-emet-des-doutes-294275.php

Pendant ce temps Draghi (l'ancien de Goldman Sachs) enterre le modèle social européen: il estime que le filet social et la sécurité d'emploi sont affaires du passé. http://www.lecho.be/actualite/economie_politique_europe/Draghi_enterre_le_modele_social_europeen.9163753-3323.art

Wake up tous.

Agan a dit…

Que pensez-vous de celle-là:

"Wolfgang Schäuble s'est illustré ces dernières semaines au travers de plusieurs commentaires sur le dossier grec. La semaine passée, le ministre avait affirmé qu'il avait de gros doutes sur le bien-fondé de la tenue d'élections législatives dès avril en Grèce"

Schäuble l'Allemand veut décider quand auront lieux les élections en Grèce? Si ce n'était pas si dramatique j'en rirais.

Anonyme a dit…

Le but est de faire disparaître la démocratie en Europe; les états sont gênants , spéculer est le seul but des pouvoirs. Ici ,en France, le MES vient d'être accepté par l'assemblée et le sénat, grâce au vote abstentionniste des socialistes: 700 milliards d'euros vont être mis à disposition des spéculateurs, via une société anonyme basée au Luxembourg, sans aucun contrôle démocratique; une aide de ce "fonds" déclenche automatiquement les mesures d'austérité , de telle façon qu'il leur plaît; ainsi, le reste de l'Europe va être soumis aux mêmes mesures que la Grèce. On voit ici se dérouler la collusion impeccable de l'oligarchie : celle des multinationales, des paradis fiscaux, des dirigeants européens et des banques : même monde ,mêmes personnages.L'habillage démocratique offre encore quelques haillons , mais Athena ou Marianne se retrouvent nues. C'est joli, non ?

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