dimanche 15 janvier 2012

Indignés II ?



La grande histoire ne gardera peut être pas une seule trace de ce dimanche soir. Pourtant, place de la Constitution, les indignés étaient de retour, mais cette première (?) salve devant le palais d'hiver de la Papadémocratie avait plutôt l'air d'une audition, au mieux d'une petite répétition dans le théâtre du futur.

9 commentaires

RED a dit…

Bonjour à Loukanikos! ^^

Je l' avais déjà vu ..
une vidéo où il apparaît

http://www.spi0n.com/loukanikos-le-chien-grec-manifestant/

Solidarité!

de Belgique

râleuse a dit…

bonjour
souhaitez nous la bienvenue, nous arrivons dans votre club! mais je me demande si le français sera aussi courageux que le grec??

Y. Yanka a dit…

Grand merci pour ces tranches de vie en direct, ce sont là de précieux documents.

Tenez bon, amis grecs !

De Belgique

finceparaisodos a dit…

bonjour,
en france,les parkings de supermarché sont toujours bondés, y compris le dimanche lorsque la préfecture a autorisé leur ouverture: l'incompréhension(pour ne pas parler de l'indifférence) à l'égard de ce que vous vivez est totale, le quotidien de ce que vous nous décrivez est cantonné en france aux 10% de personnes dans la précarité
Les classes moyennes et celles qui frôlent la classe supérieure
sont au mieux incrédules sur le sort identique qui peut leur être réservé.
C'est pourquoi votre témoignage est important ,il nous dresse la liste sombre de ce qui nous attend et qui nous laissera stupide et dans le désarroi: le livre de leon Werth"DEPOSITION" journal quotidien tenu par cet intellectuel avant et pendant la 2e guerre
mondiale expose parfaitement l'état d'esprit de la plupart des couches sociales de l'époque à l'égard d'évènements dont ils croyaient pour la plupart que cela ne pourrait les atteindre

RED a dit…

Comme je l' ai déjà écrit, cette crise nous rendra plus humain, à moins que ce soit le retour de la barbarie.
Mais la barbarie, on y était déjà, le consumérisme, l' ignorance du sort fait au plus pauvre, l' individualisme forcené où nous nous sommes laissés entraîner sont de la barbarie à mes yeux. Je dis souvent ces derniers jours, on ne pouvait de toutes façons pas continuer comme ça.
Il existe des témoignages, ceci dit, que près des camps de concentration durant la seconde guerre mondiale, il y avait des maisons, des villages ; les gens pouvaient parfois même les voir de leurs fenêtres, sans se poser davantage de questions. Et c' est un peu le cas aujourd' hui (mais ce le fut depuis longtemps avec l' Afrique, l' Asie, etc) avec la Grèce, on se doute, on sait (ou on ne veut pas savoir) ce qui y a lieu et on fait comme si.
En psychologie, on sait que le retour du refoulé peut-être terrible.

Denderman a dit…

Votre dissection anatomique du quotidien grec est glacialement terrifiante. Mais comme le "Costa Concordia" échoué sur le flanc, c'est l'image qui me vient de l'avenir de la zone euro. La "Croisière Euro" s'est amusée et régalée à crédit pendant 10 ans. Devenue "Costa Discordia",elle est en train de s'échouer sur les récifs de la Mare Nostrum. Ses passagers grecs,espagnols,portugais sont déjà passés de la croisière à la galère. D'autres suivront. Retour à la terre.

Aire Libre a dit…

J'ai lu avec une très grande attention plusieurs billets de votre poignant témoignage et de la dramatique situation que les grecs sont amenés à vivre.
Ma solidarité envers le peuple grec augmente chaque jour -
Nous sommes européens, dans le même bateau qui sombre - Un grand nombre de citoyens européens l'ignore encore ou feint de l'ignorer - Qui eut cru qu'un système tel que le capitalisme, chéri-chérit - puisse nous vouloir du mal !? Quelle ironie du sort.

"C’est pourquoi, loin de se résigner, il est maintenant nécessaire de s’opposer à l’emprise de l’idéologie du mesurable, de la platitude comportementale et de l’insignifiance, de s’opposer au démantèlement des relations soignantes, des heures et lieux d’élaboration. Il est temps de maintenir les précieux liens sociaux que le travail de « penser ensemble » a tissés, comme il est temps d’affirmer à nouveau la valeur du rêve insensé, du jeu de l’enfant, de la parole approximative, de la pensée hésitante, de la métaphore poétique, de l’histoire subjective et du résultat imprévu face à une idéologie de la non-pensée exacte. Contre l’activité offensive de l’insignifiance, il est vital d’aimer le sens, de chérir la parole, de nourrir le désir de penser ensemble et de défendre l’éthique d’une représentation humaine de l’homme." Castoriadis

Toutatis a dit…

On ne le dira jamais assez. Le problème des dettes européennes est un problème entre européens. Si vour regardez ce document
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=61325
vous vous apercevez que la dette des pays de la zone euro envers l'extérieur représente 16% du PIB, c'est-à-dire très peu.
On nous parle de "marchés" parce qu'on veut nous masquer l'identité des détenteurs de cette dette, ils sont tout près pourtant.
C'est essentiellement une histoire de relations entre riches et pauvres de la zone euro. Et ces riches et pauvres ne sont pas concentrés dans certains pays. Ils sont uniformément répartis partout.

menfin a dit…

merci pour ces nouvelles de grece
je vous suis de belgique .courage a vous tous

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