dimanche 8 décembre 2019

Juste saison



Douceur d’un hiver qui s’annonce suffisamment incertain. De retour de sa sortie de pêche, le caïque du capitaine Yórgos emmène sa prise, sitôt d’ailleurs achetée sur le port. “Nous nous sommes fatigués aujourd’hui”, précise Eleni, l’épouse du capitaine ; elle est aussi de la sortie, invariablement semble-t-il de chaque sortie. Vieux Péloponnèse sans touristes et alors séquences évoquant vaguement ce pays de Jacques Lacarrière. Une autre Grèce, les chants et les figures de l’ombre.

lundi 2 décembre 2019

Campagne annuelle de soutien - décembre 2019 - janvier 2020



Votre blog, “Greek Crisis” entre dans la neuvième année... de son histoire. Libre mais souvent accablé, il prend note des instants et des humeurs autour de lui tout en poursuivant sa route d'après ses bien piètres matériaux du quotidien et toute leur... toxicité, puis ses poètes, et enfin ses animaux, plus ‘adespotes’ (sans maître) que jamais. Une histoire de plus de 750 textes depuis ce bien lointain mois d’octobre 2011, et des analyses sincères que l'on peut partager ou pas bien entendu.

“Greek Crisis” (libre de toute appartenance institutionnelle et politique partisane) ne fonctionne comme vous le savez qu’à l’aide de dons, de votre contribution, servant à couvrir ses coûts, en réalité les besoins... de plus en plus primaires de son auteur, car le blog sans ses lecteurs, il n’existerait tout simplement pas.

Cette campagne exceptionnelle de soutien financier en cette période précise, devenant ainsi par la force des réalités une campagne régulière en chaque fin d’année, est donc lancée, et elle durera deux mois, jusqu’à la fin janvier 2020.

Il s’agit de solliciter votre intervention et votre soutien pour atteindre en deux mois les 2.000€ en plus si possible, de ce que constituent pour nous les sommes permettant respectivement un fonctionnement minimum du site “Greek Crisis”, passer l’hiver en quelque sorte.

Pour effectuer vos donations, c’est sur la page spéciale “Donation” via le bouton ‘Pay Pal’ ou directement (si vous préférez) sur le compte bancaire indiqué sur la même page.

Un Grand MERCI pour votre fidélité et votre soutien ainsi que pour vos messages et remarques. Nous devons tenir... encore cette année, dans l’adversité et les incertitude en cette fin... des temps.

Panagiotis Grigoriou




* Photo de couverture: Animal adespote. Thessalie

Donation - Appel mensuel


Merci de votre soutien !


Gavras n'est pas Gavroche



Les salopards politiques qui “gouvernent”, imposent si possible leur version des faits, voire les imaginaires qui en découlent. Tel est le cas du narcisse Varoufákis. Ce mondain très compatible Sóros, cet apatride professionnel a donc le culot d’imposer via le cinéma d’un Gavrás finissant, la soi-disant fatalité comme seule issue à l’histoire. Mais Gavrás n’est pas Gavroche, sauf que des amis du blog depuis la France, tombent comme on dit sous le charme du film. Une réponse alors s’impose.

jeudi 28 novembre 2019

Basse époque



Pays trempé... comme une soupe. Encore une fois, on croit à notre vieille soupe aux tripes, celle que l’on déguste aux bourgades supposées paisibles, voire même visitables, du pays réel. Écran de fumée pour dissimuler la guerre, s’agissant du grand remplacement qui est en cours. Remplacement grand et alors rapide. Les migrants musulmans en tant que futurs colons basculent par milliers chaque semaine du côté des frontières de la Grèce, frontières que le “gouvernement” Mitsotákis garde soigneusement ouvertes à tout vent mauvais. Sous les seuls ordres de Berlin et de la sphère Sóros, Mitsotákis, tout comme avant lui Tsípras, la dernière des pacotilles politiques, accomplit le plus grand crime contre le pays et contre son peuple depuis l’existence de la Grèce contemporaine. Telle est en réalité sa mission.

jeudi 21 novembre 2019

Ne laissez pas votre pays sombrer



Vent de saison. Sur les côtes de l'Attique, c'est le moment des dernières baignades, des serf-volants, tout comme d'une insouciance alors fausse et déjà morbide. “Ce n'est plus comme il y a dix ans, à l'époque nous n'avions pas de vrais soucis, il faut l’admettre. De nos jours, on se laisse plutôt porter par le vent qui balaie notre pays”, disait l'autre jour un poissonnier à sa cliente sur le port de Rafína. Et à Athènes, c'était la dite “fête”, la commémoration de la presque vraie révolte des étudiants de l'École Polytechnique du mois de novembre; c'était sous le régime des Colonels, en 1973.

jeudi 14 novembre 2019

Passoire... et Pasarán



En Grèce, le 11 novembre n’est pas une journée de la mémoire historique. En 1918, la guerre n’était pas vraiment terminée, la division du pays entre Venizélistes et Royalistes prenait des allures de guerre civile et l’armée grecque se mobiliserait bientôt en 1919 en Asie Mineure contre la nouvelle armée turque des Kémalistes. Campagne perdue pour la Grèce en 1922; la fin de la guerre, ce n’est donc pas 1918. Et en 2019, c’est toujours la guerre, une autre guerre, plus sournoise et alors hybride, il fallait autant s’y attendre.