dimanche 28 septembre 2014

Résiliences



Il nous apparaît que toute réalité dans les terroirs aux apparences paisibles, prend parfois sa source dans un récit. Dans ces campagnes grecques, on parle cependant peu, on prépare déjà l’hiver... puisque l’ordre du monde n’est certainement pas aussi brouillé qu’à Athènes. La crise serait alors à son rythme le plus lent, comme à Tríkala dans la région de la Thessalie, chef-lieu du département homonyme supprimé en 2010, où même, la rivière est régulièrement nettoyée. Visions locales.

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mercredi 24 septembre 2014

Sauver les meubles



Dans les espaces publics de passage et de rassemblement par essence éphémères, les générations et les lignées de la crise s’entremêlent. Athènes, gare centrale ferroviaire, matinée de septembre. Nos trains arrivent et partent le plus souvent à l’heure, et les usagers ne se lamentent plus sur leur sort immédiat comme autrefois. Cependant, les infrastructures respirent vaillamment le passé, fidèles aux... acquis surannés du vingtième siècle, et cela à l’image des hommes. Irrémédiablement d’après certains.

mercredi 17 septembre 2014

Mémoire collectée



La Grèce du moment commémore les siens, trépassés récents ou alors du temps d’avant. Certaines radios ont ainsi et enfin évoqué mardi 16 septembre la mémoire de Maria Callas, décédée à Paris il y a tout juste trente-sept ans, tandis que dans l’atmosphère déjà chargée de notre ville, les affiches, les manifestations et les concerts de la semaine ne feront certainement pas oublier qu’il y a un an, et plus précisément le 18 septembre 2013, le musicien et chanteur Pávlos Fýssas tombait assassiné de la main de l’Aubedorien Yórgos Roupakiás. Pays... privée de musique en quelque sorte.

ERT. Le personnel continue de diffuser...

Moniteur ERT en ligne via ertopen.com

vendredi 12 septembre 2014

Insularités



La crise, c’est aussi cet univers d’insularités provisoires ou momentanées, qui se joignent et s'entrecroisent à peine. Entre nous tous, à travers ce commun des mortels d’en bas, puis d’en haut ; les sociabilités grecques sont plus fragmentées que jamais. Et face au regard vide des usagers du métro ou des trop usés de la crise, la loi dite “de la reforme de la Sécurité Sociale”, puis celle, scellant le triste sort réservé à la petite propriété foncière et immobilière par la surimposition au-delà de toute considération des revenus des ménages, viennent alors d’être adoptées au “Parlement”, le tout, au moyen d’une énième affaire de procédure tordue.

mercredi 10 septembre 2014

Tempêtes



L’automne nous rattrape déjà. Ses prémisses, amplement discutées, davantage que la politique, indiqueraient autant l’horizon à leur manière. Tempêtes en mer comme sur la terre de notre pays, qui n’est plus nécessairement si ferme. C’est aussi en ce moment même et disons choisi, que le système de santé est sur le point d’être de privatisé de fait. Ainsi, la mise à mort potentielle, lente et aucunement fortuite de la population, est... exécutée par le personnel “politique” qui gouverne. Temps certainement tourmenté.

mercredi 3 septembre 2014

Choux de Bruxelles



Le pourparlers entre nos pantins et les représentants de la Troïka se poursuivent à Paris et à Athènes, tout le monde s’en moque. “Ils sont partis pour faire une croisière sur la Seine” écrit en première page le quotidien “Eleftherotypía”. De mon côté, au soir du 2 septembre et en direct par téléphone sur France-Inter lors de l’émission de Nicolas Demorand “Un jour dans le monde” j’argumentais face et contre Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles. Sauf que ma ligne téléphonique... “a sauté” comme on dit (du coté grec) cinq minutes avant la fin de l’émission, ainsi je n’ai pas pu répondre aux derniers propos bruxellois et encore moins, participer à la conclusion du débat.

lundi 1 septembre 2014

Carapaces



Août n’est plus. Notre quotidien porte certes toujours sa carapace de l’été, néanmoins, ce n’est qu’une pellicule qui ne protège plus de grand-chose et encore moins de l’hiver européiste. Septembre, dit mois “de la rentrée”, et déjà le théâtre de notre rue s'avère un véritable vecteur de la crispation... suffisamment ambiante.